#3 – Best of anniversaire : « Interviews » #Footballski3Ans

Quentin Guéguen
Quentin Guéguen - Publié le 22 février 2017

Depuis sa création il y a maintenant un peu plus de trois ans, plus d’une centaine d’interviews a été publiée sur Footballski. De Thomas Phibel, premier joueur à avoir été interviewé sur le site, à Ion Testemitanu, parfois traduites et souvent originales, ces joueurs, entraîneurs, dirigeants, agents, journalistes, supporters ou ultras nous ont fait découvrir leur quotidien et leur histoire dans leur domaine de prédilection. Hommes ou femmes, Français ou étrangers, c’est une fois de plus l’occasion de les remercier d’avoir accepté de répondre à nos questions, mais également pour leur disponibilité. Les interviews amènent de la vie et sont des témoignages uniques sur les situations dans les divers pays d’Europe de l’Est. Nous avons sélectionné dix interviews qui se démarquent peut-être un peu plus des autres. Les numéros sont là pour les lister et non les classer. Une liste, évidemment, non exhaustive parce qu’au final, on a discuté avec pas mal de monde.

1. Aristide Bancé

Impossible de rater Aristide Bancé sur un terrain, sa coupe de cheveux unique le mettant particulièrement en valeur. Sa surprenante arrivée au Riga FC, en Lettonie, fut l’occasion d’interroger le géant burkinabé sur son parcours extraordinaire et ses histoires rocambolesques.

Franchement, à part le foot, je ne sortais pas. Je ne me rappelle même plus du nom de la ville où j’étais…

Donetsk, Aristide. Donetsk. Entre Ukraine, Finlande, Allemagne, Afrique du Sud et Lettonie, Bancé a vu du pays, a marqué des buts et a donc pas mal de choses à raconter. Ces quelques matchs à Riga, neuf en tout et pour tout, lui ont permis de rester en forme et réaliser une super Coupe d’Afrique avec la belle équipe du Burkina Faso. Une interview longue, large et passionnante avec un globe-trotter extraordinaire.

On a discuté avec Aristide Bancé, globe-trotter et attaquant du FC Riga


2. Giorgi Kipiani

Les FootballskiTrip sont toujours l’occasion de rencontrer et d’interviewer les gens sur place, en face à face. C’est toujours mieux et plus facile que par téléphone. En plus d’être le directeur sportif d’un club de première division géorgienne – l’Umaglesi Liga -, Giorgi Kipiani est aussi le fils de la légende du football géorgien, David Kipiani.

Les jeunes joueurs n’ont plus d’idoles géorgiennes parce qu’il y a Messi, Ronaldo, Neymar et d’autres joueurs qui sont des exemples pour les jeunes joueurs.

L’occasion de discuter du passé, présent et futur du football géorgien, de la formation en Géorgie et des difficultés de mettre un projet en place dans un club sans beaucoup de moyens, dans l’ombre du grand Dinamo.

Toujours dans le FootballskiTrip en Géorgie, l’interview de Revaz Arveladze, ancien joueur évidemment mais surtout un des co-créateurs de l’Arveladze Foundation, qui vient en aide aux jeunes des régions pauvres de Géorgie à travers le football.

On a discuté avec Giorgi Kipiani, directeur sportif du Lokomotiv Tbilissi

On a discuté avec Revaz Arveladze, ancien international géorgien et co-fondateur de l’Arveladze Foundation


Nico « one shot » Rajsel, le jour de son match contre la Croatie © DR

3. Nicolas Rajsel

Actuellement à l’Union Saint-Gilloise en deuxième division belge, Nicolas Rajsel nous a ouvert ses portes et s’est confié en long, en large et en travers sur son début de carrière. Encore jeune à seulement 23 ans, l’attaquant international espoir slovène, né en France, a discuté de sa formation au Paris Saint-Germain, de son premier contrat professionnel avec Celje et de son expérience, justement, avec les Espoirs slovènes.

J’étais remplaçant et je n’ai joué que dix minutes mais c’était magique parce qu’on menait avant qu’ils ne reviennent au score et c’est moi qui marque le but de la victoire à la 88e. C’était un moment extraordinaire.

Une carrière atypique comme on les aime par chez nous.

On a discuté avec Nicolas Rajsel, attaquant de l’Union Saint-Gilloise


4. Oleg Komunyar

Nous avons interviewé des dirigeants. Nous avons également interviewé des ultras. Et nous avons interviewé un ultra qui est également dirigeant. Oleg Komunyar est vice-président bénévole de la fédération de Crimée liée avec l’Ukraine ainsi qu’ultra du Tavria Simferopol. Oleg discute, lui aussi en long, en large et en travers, du football en Crimée, de la renaissance de son club de cœur à l’extérieur de la péninsule et des difficultés face auxquelles il fait face pour remettre en place un projet viable.

Les dirigeants du club ont toujours été compréhensifs, que ce soit avec les fumigènes ou avec les sièges arrachés à l’extérieur, même si parfois il y a pu y avoir quelques conflits. On essayait de ne pas le faire à chaque fois, tout de même.

On a discuté avec Oleg Komunyar, ultra et dirigeant du Tavria Simferopol


5. Alexander Vencel

L’Euro 2016 en France et les divers affrontements entre sélections furent l’occasion d’interroger des gens dont on n’avait peut-être pas eu l’idée d’interroger auparavant. Ancien gardien de but de Strasbourg et du Havre notamment, Alexander Vencel s’est entretenu très longuement avec nous afin de revenir sur son enfance, du football tchécoslovaque et de son évolution ou encore de la situation actuelle en Slovaquie. Vencel discute aussi de ce qu’il est devenu puisque le Slovaque travaille désormais à la FIFA en tant que formateur de gardiens.

On a terminé la qualification pour la Coupe du Monde aux USA en 1994 pour un pays qui n’existait pas. Quand on traversait la frontière, les douaniers rigolaient à chaque fois. Ils savaient qui nous étions, mais s’amusaient en nous demandant où on allait, ce qu’on faisait. C’était une drôle de situation de jouer pour un pays qui n’existait pas.

On a discuté avec Alexander Vencel, ancien gardien international slovaque


6. Nicolas Diguiny

Natif de la région parisienne, ancien Vannetais notamment, Nicolas Diguiny tente de se faire une petite place dans le football grec. Parti tenté sa chance à Panthrakikos, un petit club qui jouait le maintien et qui est d’ailleurs descendu, Diguiny a réussi son pari de décrocher un meilleur contrat grâce à son transfert l’Atromitos. L’attaquant raconte son parcours entre National et Ligue 2 puis Grèce, et difficultés dans le championnat grec. Une interview parfois touchante d’un joueur déterminé et qui mérité le meilleur.

Moi, quand je suis venu ici, je savais ce à quoi je pouvais être confronté. J’étais préparé. Je suis venu sans famille ni enfant ici donc je savais que je pouvais avoir ce genre de problèmes et j’étais préparé mentalement. J’ai signé pour deux saisons en me disant que j’allais serrer les dents sur n’importe quel problème qui pourrait arriver, pour peut-être avoir ce que je mérite d’ici deux ans.

On a discuté avec Nicolas Diguiny, attaquant de Panthrakikos


7. Kristina Kozel

Kristina Kozel est une femme avec des idées et des convictions. Cette journaliste a ainsi lancé l’émission Kozel pro Futbol, où elle se rend dans divers stades en Biélorussie, les jours de match, pour couvrir une rencontre et ses dessous. Elle interviewe ainsi les joueurs et les supporters des clubs présents pour faire vivre la rencontre et amener de la couverture à un championnat qui en a bien besoin. C’est ainsi qu’avec Kristina, qui sort également depuis trois ans un calendrier annuel plutôt sexy – et ça mérité bien un clic, on a causé de football biélorusse, de ce qui va et ne va, de ces limites et de son futur, mais également de son métier et ses inspirations. Et aussi de Sergey Krivets, ce bel homme, le temps d’une question.

La particularité de nos joueurs biélorusses, c’est qu’ils ne reçoivent pas l’intérêt de la presse qu’ils mériteraient. Il y a des joueurs importants, reconnus comme tels, et la presse va automatiquement vers eux. Mais il y a des gars qui sont timides, modestes ou qui ont une expérience avec la presse très limitée et pas toujours glorieuse.

On a discuté avec Kristina Kozel, journaliste à la télévision biélorusse


8. Dariusz Mioduski

Dariusz Mioduski est l’actionnaire majoritaire et président du Legia Varsovie. Relativement actif sur les réseaux sociaux pour un homme de son standing, Mioduski a été un interlocuteur de choix pour une interview. Il se revendique d’ailleurs comme « un vrai fan de sports » et un supporter du Legia Varsovie. Et puisqu’il a un peu d’argent, il a décidé de racheter le club. Une discussion très intéressante où Mioduski nous présente sa vision des choses concernant l’avenir du Legia.

Mon projet pour le Legia est un projet à long terme. C’est le projet d’une vie. Cela ne signifie pas que je n’ai pas d’objectifs à court terme, bien sûr, car il est indispensable d’en avoir.

On a discuté avec Dariusz Mioduski, propriétaire du Legia Varsovie


9. Razvan Burleanu

Comme mentionné un peu plus haut, les FootballskiTrip nous offre la possibilité de rencontrer en face à face les acteurs du football en Europe de l’Est. Celui en Roumanie ne fut pas exception et ce n’est pas n’importe qui que nous avions rencontré puisque c’est un Razvan Burleanu, alors fraîchement élu à la tête de la fédération roumaine de football, qui nous avait accueilli dans son bureau pendant plus de deux heures pour discutailler de son projet pour le football roumain et tout le travail qu’il devait accomplir pour le mettre en place.

Il n’y avait pas de stratégie ni même d’intérêt pour la formation des jeunes footballeurs. C’est aujourd’hui une de nos priorités. Jusqu’en 2018, nous voulons que la fédération soit totalement partie prenante dans ce que nous appelons « la nouvelle génération », celle qui sera sur le terrain en 2020 et après.

On parle aussi de la réforme du football roumain, la formation des jeunes joueurs, la nécessité de développer les infrastructures, des problèmes actuels du football roumain, du changement de mentalité en Roumanie et de sa passion pour le football.

On a discuté avec Razvan Burleanu, président de la fédération roumaine de football


10. Oleksandr Ishchenko

Une interview traduite mais incroyable pour finir. Le DynamoKiev est une institution respectée depuis des décennies notamment grâce au travail que le club réalise avec ces jeunes. Chaque année, un ou deux jeunes formés au Dynamo viennent rejoindre le groupe professionnel. Le collectif de supporters du Dynamo, appelé Druzi Dynamo, a interviewé Oleksandr Ishchenko, l’entraîneur principal du centre de formation du Dynamo Kiev. Une discussion passionnante sur la formation en Ukraine, les problématiques actuelles, les difficultés dans les régions isolées, les problèmes avec la fédération, l’apport de techniciens espagnols au Dynamo Kiev et le nouveau paradigme au sein du Dynamo Kiev concernant la formation de jeunes footballeurs.

Ces dernières années nous ont ramené en arrière. Le gouvernement s’est désengagé du développement du sport, pas seulement du football. L’espoir ne subsiste que grâce aux clubs, mais le système fédéral doit trouver des moyens pour garder le football vivant.

On a discuté avec Oleksandr Ishchenko, entraîneur principal du centre de formation du Dynamo Kiev


Parmi les mentions honorables, on peut parler de Jordi Gratacos, ancien entraîneur chez les jeunes d’un Dnipro aujourd’hui en ruines, l’attaquant Harlem Gnohéré qui était encore au Dinamo Bucarest, l’agent de joueurs Franck Henouda, un des architectes du Shakhtar Donetsk de Mircea Lucescu, les deux parties de l’interview de Ludovic Obraniak (deuxième partie), Oleksiy Semenenko, le vice-président du Dynamo Kiev ou encore Nikolay Gostev.

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A propos de l'auteur

Quentin Guéguen

Quentin Guéguen

J'aime les draniki sans champignon, et accessoirement le football biélorusse et autrichien.

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