On a discuté avec Oleg Komunyar, ultra et dirigeant du Tavria Simferopol

Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 14 octobre 2016

Comme évoqué dans l’autre article du jour, le Tavria Simferopol a connu cette année une renaissance après deux années d’interruption dues à la situation dans la péninsule de Crimée. Cette renaissance est due à l’effort conjugué des ultras du club, de quelques généreux investisseurs et, enfin, des instances locales ; l’équipe évoluant désormais à Beryslav dans la région de Kherson. Pour revenir sur la situation du club, de la Crimée et du futur possible, nous avons eu le plaisir de discuter avec l’homme au coeur de ce projet. Son nom ? Oleg Komunyar. Ultra du club, ce dernier est vice-président de la fédération de Crimée liée avec l’Ukraine, et, de ce fait, est également dirigeant de son club de coeur. Un interlocuteur de choix, en somme.

Je me suis intéressé au mouvement ultra du club. J’y suis rentré et je m’y suis fait connaître, ainsi certains responsables m’ont remarqué et petit à petit je suis rentré à la fédération.

Parlez-nous d’abord un petit peu de vous et de votre parcours pour que nos lecteurs aient une idée plus précise de qui vous êtes ?

J’ai découvert le football quand mon grand-père m’a amené au stade pour l’ouverture du stade du Tavria après la rénovation de ce dernier. C’est comme ça que je suis tombé amoureux de ce sport. Bien sûr, j’en regardais avant à la télévision, un petit peu avec la saison 1998-1999, quand le Dynamo faisait un superbe parcours en C1. Ensuite, je me suis intéressé au mouvement ultra du club. J’y suis rentré et je m’y suis fait connaître, ainsi certains responsables m’ont remarqué et petit à petit je suis rentré à la fédération. Sinon dans la vie de tous les jours, je travaille dans le domaine de l’informatique.

Il n’y a pas toujours eu une bonne relation entre les ultras et les instances du football. Comment faites-vous la transition d’un côté à l’autre ?

Simferopol était une petite ville et tout le monde se connaissait, donc d’une manière ou d’une autre, on finit toujours par échanger. Nous, les ultras, avec les dirigeants, et les responsables avec nous. Cela a fonctionné et on a commencé à faire connaissance.

Et à propos des fumigènes par exemple ? C’est interdit par la fédération, sous peine d’amendes. Comment faites-vous avec votre double casquette ?

Les dirigeants du club ont toujours été compréhensifs, que ce soit avec les fumigènes ou avec les sièges arrachés à l’extérieur, même si parfois il y a pu y avoir quelques conflits. On essayait de ne pas le faire à chaque fois, tout de même. Et eux, même s’ils nous engueulaient parfois, comprenaient parfaitement que sans cela, il n’y a pas de football. Aujourd’hui, c’est différent, en quatrième division, les amendes sont de l’ordre de 30 euros (1000 grivnyas) contre 1000 ou 1500 en Première Ligue. Je considère qu’il faut toujours dialoguer et garder une compréhension mutuelle. Lorsqu’un club commence à se battre contre ses supporters, cela finit en général assez mal et cela ne va pas dans l’intérêt de l’équipe.

Les Ultras du Tavria en plein spectacle pyrotechnique © collection d'Oleg

Les ultras du Tavria en plein spectacle pyrotechnique | © collection d’Oleg

En 2014, faisiez-vous encore partie des ultras ?

Oui, à l’époque je faisais toujours partie du groupe.

Et maintenant ?

Toujours, le groupe est petit maintenant. Surtout que la partie des fans qui peuvent se rendre au stade est très petite, la plupart d’entre eux se trouvent en territoire occupé. De plus l’idée de la renaissance du club est venue de nous (ultras) et Sergey Kunitsin a saisi l’idée au bond pour la réaliser. Enfin, elle n’est pas réalisée jusqu’au bout, mais il s’efforce de le faire.

Dans le secteur 9, […] il y a eu une grande partie du groupe qui s’est avéré être des traîtres. Un des leaders assez importants du groupe fût même interrogé par le FSB (services secrets russes) au début des événements en Ukraine, et désormais il « dirige » le mouvement là-bas, mais il est clair que tout cela est orchestré par le FSB.

D’ailleurs, la plupart des ultras du Tavria sont restés en Crimée ?

Non, la plupart en sont partis. D’ailleurs, une grande partie est sur le front à l’Est. Ceux sont en général les plus jeunes qui sont restés dans la péninsule.

Les ultras du club ont toujours affiché leur attachement à l’Ukraine | © collection d’Oleg

Est-ce que certains des membres de votre groupe sont devenus « ultras » du TSK (le club de Simferopol évoluant en championnat de Crimée sous l’égide de la fédération russe) ?

On avait deux groupes au Tavria. Cinquième secteur (Pyatii Sektor) et Neuvième secteur (Devyatii Sektor). Dans notre groupe (5), il n’y a personne qui a été là-bas. Alors que dans le secteur 9, même si beaucoup ont quitté la Crimée également, il y a eu une grande partie du groupe qui s’est avéré être des traîtres. Un des leaders assez importants du groupe fût même interrogé par le FSB (services secrets russes) au début des événements en Ukraine, et désormais il « dirige » le mouvement là-bas, mais il est clair que tout cela est orchestré par le FSB. En résumé, oui, il y en a, mais c’est loin d’être la majorité.

Ceux qui se rendent aux matchs du Tavria sont ceux qui ont quitté la Crimée ?

Oui en général, mais certains viennent spécialement de Crimée pour les matchs. Du coup on a besoin de cacher leurs visages, car c’est quand même assez dangereux.

Une grande partie des supporters ont une fonction ou au moins un rôle dans la renaissance du club. Donc nous comprenons quelles sont nos forces et nos possibilités.

D’ailleurs, quelle est la relation entre les ultras et la nouvelle direction du club ? Le club est actuellement au quatrième niveau (premier niveau amateur). Qu’attendent les supporters ? Il n’y a pas de crainte d’une déception en cas de stagnation du club à ce niveau ?

Non, pas vraiment. Aujourd’hui, une grande partie des supporters ont une fonction ou au moins un rôle dans la renaissance du club. Donc nous comprenons quelles sont nos forces et nos possibilités. Mais je veux vous dire que si tout se passe bien, le management du club prépare déjà le dossier pour recevoir le statut professionnel afin de s’inscrire en deuxième division (troisième échelon). Donc je ne pense pas qu’il puisse y avoir de déception, puis je le répète, on ne devrait pas rester longtemps au niveau amateur, et la deuxième division sera déjà pour nous un pas important. Bien sûr nous avons toujours évolué en Première Ligue, mais aujourd’hui, tout le monde comprend la situation ainsi que nos possibilités.

Pourquoi évoluez-vous à Beryslav (région de Kherson) ? Je me souviens que l’an passé, on parlait de la ville de Kherson pour y faire renaître le Tavria.

Beryslav est tout de même une ville, petite certes, mais pas un village. En fait, à Kherson, les infrastructures sont pour ainsi dire très moyennes. Le stade du Krystal est en assez mauvais état. Alors qu’à Beryslav, nous avons trouvé des gens, des locaux, qui étaient prêts à aider le Tavria. Les pouvoirs locaux nous ont mis le stade à disposition tandis qu’un homme d’affaires nous a aidé avec le centre d’entraînement où l’équipe vit actuellement. C’est pour cela qu’on a choisi cette ville, plus également le fait qu’il n’y ait pas de club de football local. Et puis peut-être que la compétition avec Kherson va devenir intéressante.

Bien sûr, Kherson aurait été plus pratique, mais les conditions que l’on nous a mis à disposition à Beryslav étaient excellentes, et la ville est sympathique et propre malgré ses mauvaises routes.

D’où viennent les joueurs qui évoluent aujourd’hui au Tavria ?

On a réuni des joueurs principalement de la région de Kherson, mais aussi de celle de Donetsk (Mariupol) et quelques-uns de Kiev. On a principalement de très jeunes joueurs qui n’ont pas pu trouver d’équipes (ou qui étaient en manque de temps de jeu) et quelques-uns qui ont déjà une longue carrière et sont proches de la retraite. Bien sûr ce n’est pas le niveau de joueurs que l’on était habitué à voir au Tavria, mais ils font de leur mieux et c’est le principal. Ils vont se montrer et j’espère qu’ils resteront si on arrive à accéder au niveau supérieur. Mais il faudra tout de même se renforcer.

De plus, il ne faut pas oublier que le club a été recréé avec un peu de retard et les effectifs des autres équipes étaient déjà clos. Ce fut difficile de recruter. On a l’équipe que l’on a, mais il n’y a rien de grave. Le principal c’est qu’ils mouillent le maillot.

Il n’y a pas de Criméens ?

Il y a un joueur du Tavria qui est originaire de Crimée et qui a joué l’an passé en KPL (Evpatoria probablement). Honnêtement, je ne le connaissais pas avant qu’il arrive chez nous. Mais je pense que beaucoup de joueurs de ce championnat, notamment du TSK, ne seraient pas contre venir chez nous. Il faut savoir qu’ils se font souvent duper là-bas : lorsqu’ils n’ont pas pu trouver d’équipes en Ukraine, on leur promet des salaires pour qu’ils viennent jouer dans la KPL (championnat de Crimée) et ensuite on ne le leur paye pas, ou seulement une partie très faible. Il y en a donc certains qui ne seraient pas contre l’idée de venir chez nous, mais ensuite c’est une question d’éthique : veut-on, nous, de ces joueurs dans notre Tavria ? Je pense que ce seront des questions à régler au cas par cas avec le joueur et les supporters.

D’ailleurs, à propos de Sergey Shevchenko, l’entraîneur du Tavria. Il était entraîneur du TSK en KPL, l’an passé. C’est une décision surprenante, d’autant que j’ai vu que les ultras étaient opposés à sa nomination. Où en est-on maintenant ?

Il est venu nous voir après le premier que nous ayons joué à Kharkov (contre le Solli Plus) et il nous a expliqué sa position. Il nous a dit qu’il lui fallait travailler et c’est pourquoi il a accepté l’offre du TSK à l’époque. Il nous a dit ce qu’il pensait de la situation politique, de l’occupation de la Crimée, bref son avis sur tout cela. D’ailleurs, il n’est pas resté longtemps en poste là-bas, car il a eu lui aussi des problèmes et n’a pas vraiment perçu les salaires qui lui étaient dus. Il est d’ailleurs de Kherson lui-même. Ensuite, il faut bien comprendre que dans la situation actuelle du club, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un entraîneur confirmé vienne.

Est-ce que les anciens joueurs du Tavria ou de son académie se sont intéressés à la renaissance de l’équipe ?

Oui, bien sûr. Beaucoup se sont renseignés, mais encore une fois, pour la plupart, ce sont des joueurs à qui il faut donner un salaire assez conséquent ou alors encore trop tendre. Mais notre projet a attiré l’intérêt d’anciens, par exemple notre ancien attaquant géorgien Vasil Gigadze qui m’appelle de temps en temps pour demander des nouvelles du projet. Zeljko Ljubenovic, le Serbe qui évolue désormais au Zorya Lugansk, ou Lucky Idahor, qui vit désormais en Angleterre, m’ont contacté. David Caiado, le Portugais, également. Même les joueurs à qui le Tavria doit quelque chose sur le plan financier appellent et nous souhaitent bonne chance.

Les joueurs du club devant leurs supporters et leurs portraits Les Ultras du club ont toujours affiché leur attachement à l'Ukraine © collection d'Oleg

Les joueurs du club devant leurs supporters et leurs portraits. Les ultras du club ont toujours affiché leur attachement à l’Ukraine  © collection d’Oleg

Aujourd’hui vous avez une équipe senior. Avez-vous également des équipes de jeunes ? Ou est-ce en projet ?

Oui! Pour obtenir le statut professionnel, il faut obligatoirement une DYuSSh (école de football) et il y en a d’ailleurs une à Beryslav, même si le niveau n’est pas le meilleur possible. Mais si des investisseurs arrivent comme prévu et que l’on devient professionnel, cette école deviendra celle du Tavria. De plus, cela nous permettra d’accueillir des enfants de Crimée qui voudraient venir et faire leurs études ici dans le même temps.

Quel est votre regard sur le championnat de Crimée (KPL) qui se dispute actuellement dans la péninsule ?

Ce n’est que de l’ornement, comme tout ce qu’il se passe en Crimée. Ils créent une image de « belle vie » que ce soit en politique, socialement ou dans le football. Ils ont du football, même un joli nom « Première Ligue de Crimée », mais le niveau du championnat est visible par l’affluence aux matchs. Quand il y a 100 personnes pour les matchs du TSK, cela montre bien que ce football n’intéresse personne. Ils ont créé en moins d’un mois des clubs dans des villes où il n’y avait pas de football ainsi que des mouvements de supporters avec l’aide du FSB. Ils ont fait des écussons, des bannières, des images. Le match d’ouverture était parfaitement organisé, mais cela s’éteint au fur et à mesure. Le championnat a le même niveau que le championnat de la ville de Kiev, pour faire une comparaison. Même dans la division où nous évoluons aujourd’hui, le niveau et l’affluence sont meilleurs.

Malheureusement, nous ne pouvons pas organiser de championnat de Crimée, mais avec le Tavria, nous avons de quoi faire. Ensuite, nous espérons pouvoir aider des jeunes qui veulent quitter la Crimée. C’est notre premier devoir.

Y a-t-il un dialogue entre votre fédération de Crimée de football et celle qui s’est constituée dans la péninsule sous l’égide de la fédération russe ?

Ils ont un dialogue avec l’UEFA qui les a reconnu en tant fédération amateur associée, mais pas avec nous. Nous avons notre propre fédération. Malheureusement, nous ne pouvons pas organiser de championnat de Crimée, mais avec le Tavria, nous avons de quoi faire. Ensuite, nous espérons pouvoir aider des jeunes qui veulent quitter la Crimée. C’est notre premier devoir.

Quelle place avait, et a toujours, le football dans la vie de la Crimée ? Est-ce une terre de football pour vous ?

Oui, suffisamment. Le Tavria était aimé. Après les matchs, quand vous parcouriez le marché, les gens parlaient du match. Quand on a gagné la coupe d’Ukraine, la ville ne parlait que de cela pratiquement durant un mois. D’ailleurs, je reçois toujours des messages, notamment de mes ex-professeurs, pour me dire que le football manque et qu’ils espèrent le retour du club si la région est libérée. Ensuite, il y avait aussi un club à Sevastopol, qui avait certes un petit stade de 5 000 places, mais qui était très souvent plein. Alors qu’aujourd’hui, on y trouve maximum 300 personnes pour la KPL.

Certains de nos ultras ont été condamnés par contumace à 15 ou 20 ans de prison, car ils ont participé à la défense de l’Ukraine sur le front de l’est. Je crains que la même chose puisse m’arriver.

D’ailleurs, qu’en est-il aujourd’hui des ultras du FK Sevastopol ?

Quand tout allait bien, ils disaient qu’ils étaient « patriotes ukrainiens » et avaient des amitiés avec le Karpaty Lviv et le Dnipro Dnipropetrovsk, mais ensuite on a vu qu’il y avait plus de traîtres chez eux. Néanmoins, certains d’entre eux ont déménagé en Ukraine et sont allés également sur le front pour défendre l’Ukraine. Mais il faut prendre en compte que le patriotisme a toujours été plus faible à Sevastopol ; la ville était peuplée de Russes qui sont restés y vivre après avoir servi dans la flotte soviétique ou russe, car les conditions de vie y étaient très bonnes. Ainsi, il y avait peut-être une majorité pro-russe dans cette ville, mais vous connaissez l’expression russe « des pierres pourraient tomber du ciel que l’on resterait un peuple uni ». Aujourd’hui, cela change lorsque les gens commencent à sentir l’effet des pierres. Cependant lorsque l’Ukraine U21 jouait dans la ville, le stade était plein et la sélection était largement soutenue.

Retournez-vous en Crimée de temps en temps ? En avez-vous la possibilité ou le souhait ?

Non ! Je ne peux pas y rentrer… Enfin, je peux y rentrer, mais je ne pourrai pas revenir ensuite et je pourrai me retrouver en prison pour une quinzaine d’années. Certains de nos ultras ont été condamnés par contumace à 15 ou 20 ans de prison, car ils ont participé à la défense de l’Ukraine sur le front de l’est. Je crains que la même chose puisse m’arriver.

J’ai couru sur le terrain, et quand l’équipe a reçu la coupe, le capitaine de l’équipe me l’a donnée pour que je puisse la tenir quelques secondes.

Revenons-en à vous ! Quel est votre meilleur souvenir lié au football ?

Je pense que c’est quand on a gagné la Coupe. J’ai couru sur le terrain, et quand l’équipe a reçu la coupe, le capitaine de l’équipe me l’a donnée pour que je puisse la tenir quelques secondes. C’est le moment le plus mémorable pour moi.

© collection d'Oleg

© collection d’Oleg

Comment jugez-vous l’impact de la guerre sur le football en Ukraine ?

L’impact est très grand. Tout d’abord, les propriétaires des clubs n’ont plus autant d’argent pour soutenir leurs clubs. Mais c’est peut-être un mal pour un bien, beaucoup de clubs étaient entretenus par des fonds issus de la corruption ou, en tout cas, pas toujours très légaux. Aujourd’hui, il y a une vraie lutte contre la corruption dans notre football et ensuite la guerre qui ont tout changé. Ensuite, pour ce qui est des supporters, il y a beaucoup moins de gens qui vont au stade, peut-être même moitié moins. Le football est devenu moins intéressant dans notre vie.

Je pense que le mouvement ultra m’a apporté beaucoup en responsabilité. […] Je ne pense pas que ce soit un mouvement fait pour tout le monde, mais c’est une très bonne école de la vie.

De plus, les ultras ont grandi. Quand on voit ses amis sur le front, on pense surtout à faire des choses pour les aider. Les ultras sont devenus plus responsables. Je me souviens que lorsque l’on regardait nos collègues serbes ou croates à l’époque, en temps de guerre, on ne comprenait pas vraiment la situation et on était étonné. Aujourd’hui, on comprend mieux et on est devenu plus responsable ; les petits problèmes du passé ne sont plus vraiment importants au regard des problèmes actuels.

Que vous a apporté le fait d’appartenir au mouvement ultra dans votre vie ?

Je pense que le mouvement ultra m’a apporté beaucoup en responsabilité. Mûrir, défendre ses amis, être là dans les moments difficiles, prendre des décisions. Je ne pense pas que ce soit un mouvement fait pour tout le monde, mais c’est une très bonne école de la vie. Dans un tel collectif, si tu fais les choses de travers, tu ne peux pas y rester longtemps. Avec le Tavria, pour moi, cela a été une chance qui m’a permis de rencontrer des dirigeants dans le football. Quand il y a 200 ou 300 personnes qui font des choses dans un stade et qui ont un peu de pouvoir, les dirigeants ne peuvent pas ignorer cela et donc cela permet de se rencontrer.

© collection d'Oleg

© collection d’Oleg

Que pensez-vous de la sélection ukrainienne et de son niveau actuel ?

On en revient à la même chose : si le niveau de football en clubs s’est effondré, c’est logique que celui de la sélection baisse aussi. Ce sont les mêmes gars qui jouent en championnat qu’avec la sélection, à l’exception de Konoplyanka, Zozulya ou quelques autres qui évoluent à l’étranger, mais sont le plus souvent sur le banc. On verra. Maintenant, nous avons un nouvel entraîneur, il y a de l’espoir. On espère que des jeunes vont se révéler avec lui.

Enfin, pouvez-vous nous donner votre avis sur le football français ? Sur le terrain et dans les tribunes.

Honnêtement, je ne suis pas très au fait des mouvements de supporters français. Je connais un peu les ultras du PSG, ceux de Marseille qui font de belles performances. Nous avons eu la chance d’affronter Rennes il y a quelques années en Coupe d’Europe. On voulait les rencontrer, mais je crois qu’aucun supporter n’avait fait le déplacement jusqu’à Simferopol. Donc je ne connais pas très bien les ultras chez vous, mais le club qui attire ma sympathie, c’est Marseille. Le club en lui-même, le stade, les performances des supporters.

Remerciements à Oleg Komunyar pour sa franchise, son aide et sa disponibilité. Благодарим Олега за свои время, честность и помочь.

Adrien Laëthier


Image à la une : © collection d’Oleg

On a discuté avec Oleg Komunyar, ultra et dirigeant du Tavria Simferopol
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Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

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