Saison 2016/2017 : Un an de football en Roumanie

Pierre-Julien Pera
Pierre-Julien Pera - Publié le 26 juin 2017

Le FC Viitorul est donc le nouveau champion de Roumanie ! Au terme d’une saison absolument folle, l’équipe de Gheorghe Hagi a su résister jusqu’au bout au grand favori, le FCSB de Gigi Becali et Laurențiu Reghecampf, ainsi qu’à la surprise Dinamo pour s’offrir son premier titre à l’ultime journée. Pour la première fois depuis des lustres, trois équipes ont lutté jusqu’au bout pour l’emporter en Liga 1. Retour sur cette folle fin de saison.

La fusée Viitorul

« Je dois remercier ma femme pour tout. Elle m’a donné son approbation pour investir tout ce que nous avions dans le foot ! » Il y a très exactement dix ans, Gheorghe Hagi était viré de son poste d’entraîneur du Steaua Bucarest. Viré comme un malpropre par son parrain Gigi Becali après une dizaine de matchs à peine. Vexé de n’avoir pas pu travailler comme il l’entendait sur son projet de formation, le Roi Hagi décide de mettre sur pieds celui qui lui permettrait de travailler comme il l’entend : l’Académie Hagi.

En 1998 déjà, Hagi, visionnaire, menace les journalistes. Selon lui, le football roumain est en train de s’effondrer. Il avait raison vingt ans avant tout le monde. Sans formation, le niveau a peu à peu baissé, jusqu’au résultat que nous avons ces dernières années. Depuis, Hagi réfléchit au moyen de relever le niveau, de faire relever la tête au football roumain. La solution passe par la formation. Après avoir échoué à mettre son plan au point au Steaua, il créé son académie de football.  S’en suit quelques mois plus tard la création du FC Viitorul, où peuvent s’exprimer les jeunes de son école une fois adultes. Le succès est fulgurant.

L’incroyable développement des infrastructures du Viitorul, mises en avant par © gsp.ro

Fondé en 2009, le FC Viitorul remporte sa série de Liga 3 dès sa première saison. Promu en Liga 2, il n’y reste que deux saisons, avant de monter en Liga 1 dès 2012. S’ensuivent des années difficiles, où le club lutte contre la relégation. 13e en 2013, 12e en 2014, puis 11e en 2015, il réussit à chaque fois à se maintenir, parfois in-extremis. Avant de décoller pour de bon. Le déclic, c’est l’arrivée dans l’équipe de joueurs formés au club depuis leur plus jeune âge. A l’Académie Hagi, le mot d’ordre est simple: possession et pressing. Et toutes les équipes jouent en 4-3-3, le modèle utilisé par Hagi dans l’équipe première. En 2016, le président-entraîneur peut pour la première fois utiliser des jeunes entièrement formés dans son système. La progression est immédiate. Cinquième l’an dernier, le Viitorul a décroché sa première apparition européenne, avant d’obtenir son Graal cette année. Une excellente nouvelle pour la Liga 1.

Avec des moyens très limités, et des salaires dignes d’une équipe de seconde partie de tableau, le Viitorul a donc battu l’omnipotent FCSB. La victoire d’une certaine idée du football. Ou quand la formation bat l’argent roi. Là où Becali dépense des millions pour ses transferts, le Viitorul grandit tout en vendant ses meilleurs joueurs pour vivre. Răzvan Marin, parti cet hiver au Standard Liège, en est le dernier exemple. Ce titre change la donne. Qualifié pour les préliminaires de Ligue des Champions, le Viitorul semble trop juste pour atteindre la phase de groupes, mais va d’ores et déjà bénéficier d’une manne financière intéressante. Peut-être suffisante pour ne pas se départir de ses meilleurs éléments. Même si le roulement au sein de l’effectif est inévitable pour faire la place aux petits nouveaux, Hagi ne sera, pour la première fois, pas contraint de vendre pour financer son projet. Un virage important dans la vie du club, qui n’est dû qu’à un petit but.

Le FC Viitorul en 2009/2010, saison de son titre en Liga 3. | © ciprianstanciu.blogspot.com

Reste maintenant à voir comment le dirigeant Hagi compte gérer son effectif. Car lorsqu’il s’agit d’argent, on n’est jamais à l’abri d’une surprise. Et parfois de mauvaises surprises, notamment concernant la gestion de carrière de ses pépites. Pour apporter de l’argent dans les caisses de son équipe, Hagi semble prêt à tout. Et notamment à « sacrifier » la carrière du prodige Cristian Manea, passé du statut d’international à celui d’oublié en Belgique, après un transfert rocambolesque via Chypre. On peut ainsi se demander à quelle sauce Florinel Coman, considéré comme le plus grand espoir de l’effectif de cette année, sera mangé cet été.


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La folie jusqu’au bout

Mais revenons à notre saison de Liga 1. Lorsque nous avons laissé le championnat à la trêve, le Viitorul menait les débats avec deux points d’avance sur le FCSB à cinq journées de la fin de la saison régulière. Cinq matchs qui ont tout changé dans la hiérarchie.


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Privé de son maître à jouer Răzvan Marin, parti au Standard de Liège, le FC Viitorul ne retrouve pas le niveau qui était le sien avant la trêve. S’il bat le Dinamo d’entrée de jeu, le leader concède ensuite deux défaites face à l’Astra et au CFR Cluj. Des contre-performances dont ne profite pas le FCSB, qui concède quatre nuls pour une seule victoire lors de cette fin de saison régulière. C’est encore pire pour Craiova, qui concède trois défaites sur ces cinq matchs. Quant au Gaz Metan, troisième à la trêve, il est à la dérive après le départ de son buteur Llullaku et n’emporte aucune victoire, se contentant péniblement de deux nuls et trois défaites.

Les grands gagnants de ce mini-championnat de début d’année sont le CFR Cluj et surtout l’Astra Giurgiu. Après une sombre première partie de championnat, les hommes de Marius Șumudică pointaient encore à la douzième place du classement à la mi-saison. Dans la foulée de leurs exploits européens, ces derniers ont fait une seconde partie de rêve, avec dix victoires pour seulement deux défaites lors des douze dernières journées, dont un carton plein début 2017 ! Cinq victoires consécutives, dont une face au Viitorul, qui permettent à l’Astra de s’assurer sa place en play-offs avant même la dernière journée. Un luxe quand on sait à quel point le suspense a été intense. A l’aube de la dernière journée de cette première phase, le Gaz Metan, l’U Craiova, le CFR Cluj et le Dinamo se battent les trois dernières places en play-offs. La dernière journée met néanmoins rapidement un terme au suspense. Le CFR réalise l’exploit de battre le Viitorul, tandis que le Dinamo s’impose face à des Pandurii en perdition. De son côté, le Gaz Metan s’incline, comme on pouvait s’y attendre, dans la confrontation directe face à Craiova. C’est ainsi que le club de Mediaș est écarté de justesse par le Dinamo des play-offs, et doit se contenter d’assurer son maintien en seconde partie de saison.

Avec l’arrivée des play-offs, les cartes sont rebattues. Toutes les équipes voient leurs points divisés par deux, ce qui ne donne que deux petits points d’avance au Viitorul sur le FCSB. Mieux, le Dinamo, qualifié in-extremis, ne compte plus que cinq petits points de retard sur le leader ! Un Dinamo revitalisé par l’arrivée sur son banc de Cosmin Contra, qui tient la dragée haute au Viitorul lors de la première journée des play-offs. Avec un nul 0-0 au terme d’un match pénible, le Viitorul a perdu en un match l’avance qu’il avait amassé sur le FCSB au terme de toute une saison d’effort !

Rapidement, les play-offs voient deux groupes se former. D’un côté, le Viitorul et le FCSB luttent pour le titre, tandis que les quatre autres formations jouent les places d’honneur, et une éventuelle participation pour l’Europa League. Forte de son beau parcours, l’Astra Giurgiu veut viser haut mais s’écroule totalement, avec une seule petite victoire lors des dix journées de play-offs ! Comme l’an dernier, Craiova ne tient pas sur la durée et s’écroule également en play-offs, avec deux petites victoires au total. Un bilan qui provoque le départ de Gheorghe Mulțescu, qui sera remplacé par l’Italien Devis Mangia la saison prochaine. Enfin, le CFR Cluj termine sa saison en roue libre. Son maintien assuré, le club cherche surtout à sortir de la faillite, qui l’empêche de prétendre à l’Europe.

L’on se dirige donc vers une lutte à deux pour le titre. Jusqu’à la huitième des dix journées de play-offs, et le grand derby de Bucarest opposant le Dinamo au FCSB. A la surprise générale, le Dinamo, repris en main par Cosmin Contra, s’impose 2-1 grâce à un penalty transformé par Sergiu Hanca dans le temps additionnel ! A deux journées du terme, le Viitorul et le FCSB sont ainsi à égalité, avec deux petits points d’avance sur le Dinamo, qui peut prétendre au titre. La neuvième journée ne change rien. Si le Dinamo s’impose brillamment 3-0 sur le terrain du CFR Cluj dans le sillage d’un inarrêtable Hanca, les deux leaders s’imposent également à l’extérieur. A l’aube de la dernière journée, c’est donc toujours une lutte à trois pour le titre qui se profile, mais où le Dinamo et ses deux points de retard n’ont qu’une infime chance d’être titrés.

Trois clubs à la lutte pour le titre à la dernière journée, voilà qui n’était pas arrivé depuis des années, voire des décennies. Si le système des play-offs est discutable, il n’a pas son pareil pour tenir en haleine jusqu’au dernier match. La tension est maximale. Opposé au FCSB, le CSU Craiova est accusé par Becali d’avoir laissé filer son match précédent, face au Viitorul, en faisant tourner son effectif. Vexé par des déclarations du président du FCSB, le staff du CSU aurait en effet décidé de barrer la route aux Bucarestois. A l’Arena Națională, les Oltènes ne tiennent toutefois pas la route. Rapidement débordés, ils voient Denis Alibec ouvrir le score puis doubler la mise, avant que Jakolis ne marque à son tour. A la pause, le FCSB mène 3-0 et est virtuellement champion de Roumanie !

Car ses deux concurrents ne sont pas au mieux. Déjà pas maître de son destin au coup d’envoi, le Dinamo est rapidement sorti de la course au titre après l’ouverture du score de l’Astra Giurgiu. Le score est de 1-1 au retour aux vestiaires. L’intérêt est ailleurs. Même pour l’entraîneur de l’Astra, Marius Șumudică, qui préfère suivre le match du Viitorul sur un portable depuis le bord du terrain!

Le show Șumudică, dernier acte! | © capture d’écran Digisport.ro

Il a plusieurs occasions de vibrer. Car si le score est de 0-0 à Ovidiu, le Viitorul et le CFR Cluj ne ferment pas le jeu. Chaque équipe manque à plusieurs reprises d’ouvrir le score. Il faut néanmoins attendre l’heure de jeu pour que cela se produise. Acheté dans la semaine précédant le match par le FCSB, le défenseur du CFR Ionuț Larie commet une faute dans sa surface. Ancien du FCSB, où il n’avait pas été conservé, Gabi Iancu transforme le penalty, marquant ainsi le but le plus important de sa carrière. Quelle ironie du sort pour le FCSB ! Grâce à ce petit but, le Viitorul revient à égalité, mais est couronné champion.

Au coup de sifflet final, c’est la folie dans le petit stade d’Ovidiu ! Le Roi Hagi fait un tour d’honneur, embrasse ses joueurs, sourit, rit et danse comme il n’avait jamais dansé. A Bucarest, Denis Alibec est monté passer la fin du match avec les supporters en virage. Mais le cœur n’y est plus. Malgré la belle victoire, l’ambiance retombe. Le FCSB a perdu le championnat.

Hagi peut faire son tour d’honneur. Après avoir gagné le titre national dans toutes les catégories d’âge, le Roi Hagi atteint son objectif suprême, le seul qu’il lui manquait.  Seule l’équipe première n’avait pas encore été sacrée championne de Roumanie jusqu’à cette saison. Une erreur réparée. Hagi ne fait cependant pas le carton plein tant espéré, puisque les U17 et U19 ont été battus dans leurs championnats respectifs. Un point noir plutôt important puisque les jeunes, auteurs d’un bon parcours continental cette saison, seront absents de la Youth League l’année prochaine. Mais tout n’est pas fini. Car Gigi Becali n’aime pas être battu, et conteste ce titre. En cas d’égalité, le règlement stipule que les résultats des matchs entre les deux équipes concernées sont pris en compte. Un point noir subsiste: la FRF assure ne prendre en compte que les matchs de play-offs (à l’avantage du Viitorul) quand le patron du FCSB argue qu’il faut prendre en compte les quatre rencontres directes de la saison, à l’avantage de son club. Le conflit risque de durer un peu, Becali voulant aller jusqu’au Tribunal Arbitral du Sport pour obtenir gain de cause.

Le maintien… jusqu’à la 88e minute!

Si le suspense a été bouillant dans la lutte pour le titre, il l’a été tout autant en bas de classement, où la lutte pour le maintien a tenu en haleine jusqu’à l’ultime journée. Large dernier, l’ASA Târgu Mureș n’a pas participé à la fête. Au bord de la faillite, l’ex-vice champion de Roumanie n’a jamais fait illusion. Vainqueur de cinq matchs sur les 26 de la saison régulière, l’ASA n’en a remporté qu’un seul lors des play-offs! Bănel Nicoliță, auteur du dernier but de la saison, s’est révélé insuffisant.

Devant l’ASA, trois clubs sont en bataille : le Concordia Chiajna, les Pandurii Târgu Jiu et l’ACS Poli Timișoara. Trois clubs pour une place dans la charrette en compagne de Târgu Mureș, une place de barragiste et une offrant le maintien en Liga 1. En grosses difficultés financières depuis l’an dernier et le retrait de leur sponsor, les Pandurii de Târgu Jiu ont connu une année catastrophique. Loin de la troisième position qu’ils occupaient la saison dernière, ces derniers ont lutté toute la saison en fond de classement. L’arrivée de Flavius Stoican, ancien entraîneur du Dinamo, n’a pas eu l’effet escompté en fin de saison régulière. Le sursaut a lieu en play-offs, et notamment durant les matchs retour. Moribonde, l’équipe semble condamnée à la descente après une défaite 0-3 face au Poli Iași lors de la neuvième journée. Mais lors des trois journées suivantes, le miracle se produit et les Pandurii s’imposent face à leurs trois concurrents directs, ASA, Concordia et Poli ! Un match nul face au Gaz Metan plus tard, les joueurs de Stoican sont revenus dans la course.

A l’aube de la dernière journée, les Pandurii sont même sauvés, avec un petit point d’avance sur le Concordia Chiajna et l’ACS Poli. Tout doit donc se jouer lors de la dernière journée, qui ne se dispute pas sans son petit scandale. La LPF a en effet décidé de programmer ces trois matchs en nocturne, à 21 heures. Problème: le stade du FC Voluntari, qui doit recevoir le Concordia Chiajna, n’est pas équipé de lumière. La rencontre doit être délocalisée. La ligue, arguant que les proches terrains de Bucarest et sa banlieue sont indisponibles, trouve une solution à Pitești. Soit à plus de 120 km! La décision ne plaît ni au public de Voluntari, ni aux dirigeants des Pandurii et du Poli, qui se déclarent prêts à avancer les matchs à 18 heures afin d’éviter que ce Voluntari-Concordia ne se joue sur terrain neutre. Mais rien n’y fait. Insensible aux requêtes et lettres des deux clubs, la LPF maintient ses horaires.

Et les craintes ne tardent pas à se vérifier. Dès la 4e minute de jeu, le Concordia Chiajna ouvre le score face à un FC Voluntari loin de ses bases. De son côté, le Poli craque sur le terrain du Gaz Metan en encaissant un doublé du Brésilien Eric avant la mi-temps. A la pause, le Concordia est sauvé, les Pandurii sont relégables grâce à leur nul 0-0 à Botoșani, et le Poli est relégué. Avec deux points de retard, le Poli doit espérer un miracle pour sauver sa peau.

Il prend forme dès le début de la seconde période, sous la forme d’un but qui réduit le score à 2-1 et redonne un peu d’espoir. A la 80e minute, les choses se dessinent un peu plus avec l’égalisation du Poli. A 2-2, ce dernier est néanmoins toujours relégué, avec un point de moins que les Pandurii. Mais à Botoșani, la fin de match est parfaitement folle. A la 88e minute, les Moldaves ouvrent le score. Battus, les Pandurii sont à égalité avec l’ACS Poli, mais sont devancés à la différence de buts. Deux minutes, plus tard, Florin Ilie égalise! Les Pandurii sont de nouveau barragistes! Il ne reste plus qu’une poignée de minutes de temps additionnel. Mais à la 93e minute, Lorant Fülöp reprend victorieusement un centre en retrait et redonne l’avantage au FC Botoșani. Les Pandurii sont à terre.

A Mediaș, l’attente est longue. Le match est terminé entre le Gaz Metan et l’ACS Poli. Les joueurs savent que le Concordia s’est imposé 1-0 face au FC Voluntari, et attendent la fin du match des Pandurii pour savoir s’ils sont relégués ou barragistes. Pendus à leurs téléphones, les joueurs et leur staff attendent la fin des six longues minutes de temps additionnel accordées à Botoșani. L’attente, l’angoisse, l’espoir, et finalement l’explosion lorsque survient l’info du coup de sifflet final. Les Pandurii ont perdu, l’ACS Poli est barragiste!

Là encore, les débats vont durer quelques temps encore. Car les Pandurii font eux aussi recours au TAS de Lausanne. En cause, les trois points de pénalité reçus après le refus de l’équipe de disputer la seconde période sur le terrain gelé de Târgu Mureș lors de la dernière journée avant la trêve. Les joueurs, plus payés par le club, avaient refusé de risquer une blessure à quelques heures du mercato hivernal. La FRF n’était alors pas allée dans leur sens et avait sanctionné le club au classement. Une sanction que le président du club espère encore faire lever, et ainsi sauver les Pandurii, dont la descente pourrait bien signifier la disparition pure et simple au vu des dettes actuelles.

Quoi qu’il advienne de cet appel, sur le terrain, l’ACS Poli Timișoara arrache la place de barragiste, et joue sa place face à l’UTA Arad, troisième de Liga 2, dans un derby de l’ouest qui rappelle les plus belles heures des deux clubs. L’animosité est grande entre le club du Banat et les Transylvains. Au début des années 80, la même affiche pouvait réunir jusqu’à 40 000 personnes dans le grand stade Dan Păltinișanu de Timișoara, alors que les deux clubs évoluaient encore en Divizia B. C’est dire l’importance d’une telle affiche, qui plus est en barrage.

L’an dernier, l’UTA Arad s’était incliné dans ces mêmes barrages, face au FC Voluntari. Forte de son buteur Adrian Petre, golgheter de Liga 2 cette saison, la Vieille Dame de Transylvanie peu aborder cette double confrontation avec de bons espoirs. Qui seront quelque peu douchés après le match aller. Car si la défaite 2-1 est minime et laisse tout ouvert pour le retour à domicile, le match est totalement dominé par l’ACS Poli, qui manque plusieurs occasions d’aggraver le score en première période. Des ratés qui font péter les plombs à l’entraîneur Ionuț Popa dans les couloirs à l’issue de la rencontre. Un scandale comme seule la Roumanie peut nous en offrir. La courte victoire laisse les deux équipes sous pression pour le retour. Dans son petit stade Otto Greffner, le grand Stade Francisc Von Neumann étant toujours en travaux de rénovation, l’UTA marque dès la quatrième minute, et prend une option sur la dernière place en Liga 1. Le rêve tourne court. Le Poli est trop fort, domine une nouvelle fois les débats et s’impose au final 3-1. Une fois encore, l’UTA Arad rate la montée après une belle saison et devra encore se contenter de la deuxième division.

Les récompenses de l’année

A l’issue de cette longue et intense saison de Liga 1, les quatorze entraîneurs et capitaines des équipes de l’élite ont élu leur 11 de la saison. Une sélection où, sans surprise, le Viitorul est le plus présent, avec quatre joueurs. Le FCSB, l’Astra et le Dinamo y sont présents à deux reprises, la dernière place étant occupée par Hristo Zlatinski, l’international bulgare du CSU Craiova. Parmi les absents de cette liste, l’on peut citer Răzvan Marin et Azdren Llullaku, qui ont quitté le championnat cet hiver, le défenseur français du Viitorul Kévin Boli, Felipe Teixeira, qui a fait une énorme saison avec l’Astra, ou encore le jeune Andrei Ivan.

En Coupe de Roumanie, le vainqueur surprise est le FC Voluntari, qui s’offre le premier trophée de sa courte histoire, alors qu’elle n’est en Liga 1 que depuis la saison dernière. L’équipe entraînée par Claudiu Niculescu profite de l’hécatombe parmi les favoris lors de cette édition. Le FCSB est en effet éliminé aux tirs au but dès les 16e de finale par Mioveni, club de L2. Le Dinamo est lui battu en quarts de finale, toujours aux tirs au but, par le CSU Craiova. Les mêmes quarts de finale qui voient l’Astra Giurgiu éliminer le FC Viitorul. En demi-finale, le FC Voluntari réussit à se défaire du CSU Craiova, alors que l’Astra Giurgiu élimine facilement l’ACS Poli Timișoara. En finale, l’Astra est donc grand favori pour le titre, mais les joueurs de Șumudică ne parviennent pas à faire la différence, et finissent par s’incliner au terme d’une nouvelle séance de tirs au but. La surprise est immense. À tel point que le trophée soulevé par les joueurs de Voluntari affiche lui-même l’Astra Giurgiu vainqueur! La Roumanie qu’on aime.

© capture d’écran Digisport.ro

Le troisième trophée de la saison revient au Dinamo Bucarest. Il s’agit de la Coupe de la Ligue. Une coupe en bois remise au goût du jour il y a trois ans par la ligue, quinze ans après ses deux premières éditions. Une coupe en bois à laquelle seuls les clubs de Liga 1 participent, et qui n’offre aucune place européenne à son vainqueur. Elle n’offre même pas de récompense financière, puisque le FCSB, lauréat des deux dernières éditions, n’a toujours pas reçu les primes promises par la LPF. Après avoir éliminé le Fc Voluntari et l’Astra Giurgiu, le Dinamo Bucarest explose le FCSB en demi-finale (4-1 puis 3-1!) avant de battre relativement facilement le Poli Timișoara en finale (2-0). Les joueurs du Dinamo ont donc un trophée à soulever cette saison, et ils pourront même le garder. Car devant le faible intérêt manifesté par les médias, les spectateurs, et même les clubs, la ligue a décidé d’enterrer cette coupe, qui ne sera pas disputée la saison prochaine.

© Răzvan Păsărică / SportPictures.eu

En Liga 2, le chaos continue

L’on vous en parlait dans le résumé de la première partie de saison, la situation est catastrophique en Liga 2. Pour la première fois de son histoire, la deuxième division s’est disputée sous la forme d’un groupe unique, au lieu des deux habituels. Sans ressource (quasiment aucun sponsor et des droits télé faméliques), les clubs de l’antichambre de l’élite ont le plus grand mal à obtenir l’argent nécessaire à leur bon fonctionnement, et voient dans le même temps leurs dépenses augmenter par les longs trajets que cette poule unique instaure. Pour une bonne partie d’entre eux – voire la majorité – terminer la saison est déjà une victoire.

Au départ, les vingt clubs alignés sa battaient pour deux places en Liga 1, une place de barragiste, et éviter les cinq dernières places, synonymes de relégation en Liga 3. Si les deux premiers vont bien monter, il n’y aura pas de descente. Dès la mi-saison, quatre clubs ont mis la clé sous la porte: Șoimii Pâncota, ACS Berceni, Unirea Tărlungeni et CSM Râmnicu Vâlcea. Dernier du classement, et occupant de la seule place de relégable au terme de la saison, le Metalul Reșița (que nous avons vu au printemps) ne devrait finalement pas descendre. Car plusieurs clubs sont encore en voie de disparition.

Parmi eux, l’historique FC Brașov a d’ores et déjà annoncé sa faillite. Tenu à bout de bras cette saison par un supporter-mécène qui y est allé de ses deniers personnels, le club a anticipé la décision de justice en annonçant lui-même la fin de son histoire. Les supporters organisent déjà la suite, avec la fondation du Steagul Roșu, de l’ancien nom du club, qui devrait repartir en Liga 5 dès la saison prochaine.

© Pierre-Julien Pera / Footballski

D’autres clubs sont encore dans le flou: le Foresta Suceava, qui n’a pas reçu l’appui tant espéré de la part de la mairie en raison de dettes, cherche encore une solution, mais devrait vraisemblablement disparaître cet été. Le Dacia Brăila, l’Academica Clinceni et l’Olimpia Satu Mare sont eux encore dans le flou en raison de graves problèmes financiers. Au final, personne ne sait encore combien de clubs s’inscriront pour la saison à venir en Liga 2. Le tout sous l’œil impassible de la FRF, plus prompte à infliger des pénalités de points aux clubs qu’à trouver une solution pour venir en aide à ces derniers, et surtout à leurs joueurs.

Au milieu de ce marasme ambiant, quelques équipes tirent leur épingle du jeu. Il s’agit de la Juventus Bucarest et du Sepsi OSK, deux promus de Liga 3 en début de saison, qui ont dominé la saison et gagné leur promotion dans l’élite dès leur première saison en Liga 2 ! Large leader tout au long de la saison, la Juventus Bucarest n’a pas tremblé pour sa place. Fondé en 1992, le club des faubourgs de la capitale connaît une croissance éclair. À tel point que son arrivée en Liga 1 ne se fera pas sans mal la saison prochaine. Son entraîneur Daniel Oprița ne pourra ainsi pas être sur le banc de son équipe dans l’élite, faute de diplôme nécessaire. La montée n’étant pas à l’ordre du jour en début de saison, l’ancien ailier du Steaua ne s’est pas inscrit en temps voulu aux cours pour l’obtention de la Licence A, et ne devrait pas bénéficier de dérogation de la part de la FRF. S’il est aujourd’hui en cours de formation, le flou demeure sur sa position au club à la rentrée. Autre problème, la Juventus ne pourra évoluer dans son petit stade, au pied des blocs de Colentina. Obligé de se délocaliser, le club jouera la saison prochaine au stade Ilie Oana de Ploiești. Un certain retour aux sources, puisque la Juventus Bucarest originelle (avec laquelle le club actuel n’a aucun lien) a vécu de 1924 à 1952, année où elle a déménagé à Ploiești, devenant le célèbre Petrolul Ploiești!

Le président de la FRF Răzvan Burleanu est quand même venu à Colentina féliciter Daniel Oprița pour le titre. © liga2.prosport.ro

L’autre club promu est le Sepsi OSK, qui détonne dans le paysage du football roumain. Le club basé à Sfântu-Gheorghe (Sepsiszentgyörgy en hongrois), est situé au cœur du Pays Sicule, région abritant la majeure partie de la minorité hongroise de Roumanie. A Sfântu-Gheorghe, près de la 80% des 50 000 habitants est d’ethnie hongroise. Un taux qui atteint 71% pour l’ensemble du Pays Sicule, région étalée sur trois județ de l’est de la Transylvanie.

Sans surprise, le Sepsi OSK est le club de la minorité hongroise. Fondé en 2011 par l’homme d’affaires hongrois Laszlo Dioszegi, le club est soutenu par la forte communauté hongroise de la région, ainsi que par plusieurs sponsors locaux. Mieux, le gouvernement hongrois pourrait lui aussi apporter son aide, par le biais du Puskás Akadémia FC. A travers ce club fondé par Viktor Orbán, le gouvernement hongrois, qui possède déjà d’importantes ramifications dans la région, serait intéressé par la création d’un centre de formation à Sfântu-Gheorghe. Cinq millions d’euros ont déjà été investis dans des projets similaires dans les villes voisines de Miercurea Ciuc et Odorheiul Secuiesc. Rien n’est cependant fait pour le moment.

Comme la Juventus Bucarest, le Sepsi OSK n’était pas destiné à atteindre si rapidement la Liga 1. Le problème du stade se pose également. Loin d’être aux normes requises, le petit stade local ne connaîtra pas l’élite. Après avoir essuyé un refus chez les voisins de Târgu Mureș, le Sepsi OSK devrait selon toute vraisemblance évoluer la saison prochaine à Brașov. Hors du Pays Sicule donc, ce qui n’empêchera pas les supporters de crier, chanter et vibrer en hongrois dans le texte.

Divisions inférieures: la belle saison des clubs historiques

Le football roumain est à un tournant de son histoire. Depuis une décennie, ce sont des dizaines – voire des centaines, sans aucune exagération – de clubs qui ont disparu partout dans le pays. Plus de la moitié des 96 clubs ayant évolué au moins une saison en Divizia A (ou Liga 1) depuis 1921 ont disparu, en attendant le FC Brașov et peut-être les Pandurii Târgu Jiu. Pire, des neuf clubs couronnés champions de Roumanie depuis 1990, cinq n’existent plus aujourd’hui: U Craiova, Rapid Bucarest, Unirea Urziceni, Oțelul Galați et le Steaua Bucarest, dissocié du FCSB.

Face à ces faillites à grande échelle, un vent nouveau est apparu ces dernières années chez les supporters des équipes dites « de tradition. » Celui des clubs créés et gérés par les supporters, selon le modèle espagnol des socios. Un modèle initié à Timișoara par les supporters du défunt Poli, avec l’ASU Poli Timișoara, qui est aujourd’hui le club suivant ce modèle le plus haut placé dans la hiérarchie. Après trois promotions consécutives, l’équipe a obtenu son maintien en Liga 2 pour sa première participation à ce niveau. Les cotisations des 540 supporters-dirigeants que compte le club assurent à elles seules près de 20% de son budget. Sans compter les innombrables campagnes de levées de fonds effectuées lors des matchs, et l’aide fournie par les supporters du Borussia Mönchengladbach, avec lesquels ils sont restés liés malgré la disparition du Poli originel.

Les brillants supporters du Poli © Facebook/Poli Timișoara

Devant la réussite de ce projet, d’autres clubs ont vu le jour sur le modèle des socios, après la disparition de clubs : FC Vaslui, FC Argeș, Farul Constanța, Petrolul Ploiești ou U Cluj ont ainsi vu leurs supporters faire poursuivre leur esprit dans les plus basses divisions du pays, Liga IV et Liga V. Avec une belle réussite cette saison.

L’un d’eux sera ainsi présent en Liga 2 la saison prochaine. Après plusieurs querelles avec la mairie de Pitești, le FC Argeș n’a pas participé au championnat cette saison. Seul le SCM Pitești, le club de la mairie, s’est inscrit en Liga 3, dont il a été, et de loin, le meilleur club cette année sous les commandes de Nicolae Dică. Promu en deuxième division, le club devrait y redevenir le FC Argeș, après que la mairie ait annoncé avoir acquis la marque originelle. L’annonce ravit les supporters, attachés au nom et logo de leur club. Après avoir boudé le SCM, ces derniers devraient revenir en nombre au stade la saison prochaine. Un retour qui ne se fera néanmoins pas sous la forme de socios, puisque le club restera géré par la mairie.

Une autre équipe historique fera elle aussi son retour en Liga 2 la saison prochaine : le Ripensia Timișoara. Refondé 64 ans après sa disparition, le club phare des années 30 est de retour en deuxième division 69 ans après sa dernière apparition à ce niveau. Un retour qui offrira un derby haut en couleur à la grande ville du Banat avec l’ASU Poli. Les deux équipes se sont déjà affrontées voilà deux saisons, en Liga IV. Le Poli avait alors pris le dessus et obtenu sa promotion à l’étage supérieur. Sans rivalité, les supporters-socios des deux clubs promettent une très chaude ambiance au stade Dan Păltinișanu pour leurs retrouvailles. Avec l’objectif commun de faire grandir leurs clubs et permettre au football roumain de retrouver son prestige d’antan.

La réussite a été superbe également pour les clubs historiques évoluant cette saison en Liga IV, puisque pas moins de cinq d’entre eux ont obtenu leur promotion pour la troisième division ! Des clubs dont les supporters assurent le spectacle. Car, pendant que la Liga 1 se morfond avec des moyennes de spectateurs faméliques et des équipes sans histoire ni supporters (Concordia Chiajna, FC Voluntari, ACS Poli voire même l’Astra Giurgiu), la fête est totale dans les stades des divisions inférieures. Le meilleur exemple est certainement le Petrolul Ploiești. Après la faillite du club la saison dernière, les supporters ont créé une nouvelle entité, qu’ils suivent assidument. Avec plus de 5 000 spectateurs à chaque match à domicile, le Petrolul a parfois joué devant plus de monde que tous les clubs de Liga 1 réunis ! Et pour son dernier match, celui de la montée en Liga 3, les supporters – qui ne paient pas de cotisation annuelle mais paient un billet d’entrée aux matchs et participent librement au financement du club – ont préparé un formidable spectacle. Habitués des tifos, ils ont ainsi présenté de superbes images dans toutes les tribunes du stade Ilie Oană, où plus de 15 000 personnes sont venues assister au spectacle !

Au nord-ouest du pays, c’est à Cluj que l’on trouve le club comptant le plus grand nombre officiel de socios. Il s’agit de l’ACSF „Alb-Negru“ al Studenţilor Clujeni, soit l’Association Club Sportif de Football Noir et Blanc des Etudiants de Cluj en français. Le nom officiel du club succédant à feu l’Universitatea Cluj. Un club qui comptait 1 000 socios en début de saison, devrait atteindre les 2 000 la saison prochaine et vise les 10 000 d’ici peu, et une accession en Liga 2. Tout au long de l’année, les nombreux supporters ont ambiancé les petits stades champêtres de Transylvanie, comme ceux du Petrolul ont pu le faire dans le sud du pays. Larges champions du județ de Cluj, les Etudiants ont facilement acquis leur promotion lors du barrage les opposant au Lăpușul Târgu Lăpuș, champion du Maramureș. Deux victoires 8-0 et 6-0 offrent à l’U Cluj et à ses chauds supporters leur place en Liga 3.

Comme tout au long de la saison, les supporters de l’U Cluj se sont déplacés en masse à Târgu Lăpuș © Cristian Cosma

En Dobrogée, le SSC Farul Constanța n’a lui aussi pas tremblé pour obtenir sa promotion en troisième division. Le Suporter Spirit Club s’est en effet imposé 7-2 dès le match aller des barrages, à l’extérieur. Le travail a été fini 1-0 à domicile pour une promotion dès la première saison de son existence.

Les deux autres équipes « de tradition » à avoir acquis leur promotion en Liga 3 l’ont obtenue dans la douleur. Large champion de Bucarest, invaincu durant toute la saison, le Progresul Spartac, créé et tenu par d’anciens supporters du Național Bucarest, a perdu le match aller des barrages sur tapis vert. Au moment de recevoir le champion de Ialomița, le club bucarestois n’a en effet convoqué qu’un seul médecin, quand le règlement en demande deux. Une erreur humaine assumée par le club qui peut faire écrouler toute une saison. Au match retour, le Progresul Spartac doit ainsi réaliser l’impossible sur le terrain de la Voința Crevedia. A la pause, les deux équipes sont à égalité 2-2. Mais en seconde période, les Bucarestois attaquent à outrance… et font la différence ! Au final, c’est une victoire 6-2 qui offre la promotion à cette belle équipe que l’on avait eu la chance de voir début mai.

Les choses ont été difficiles également pour l’Oțelul Galați. De son nom complet Suporter Club Oțelul Galați, le successeur du défunt champion de Roumanie a dominé son championnat local dès sa première saison d’existence, mais s’est mis, à la surprise générale, en difficulté en s’inclinant 1-0 lors du match aller des barrages de promotion. Pour l’aider à inverser la tendance à domicile lors du match retour, près de 9 000 personnes ont pris place dans le stade Oțelul. Une magnifique ambiance qui a poussé les joueurs. Après un but marqué dès la sixième minute, les locaux ont tremblé jusqu’à la fin du match, et le but libérateur marqué à la 87e minute !

 

Enfin, de grands noms ont brillé également en Liga V, le dernier échelon. Le FC Bihor, le Ceahlăul Pitra Neamț et l’AFC Rapid font ainsi partie des clubs promus en Liga IV. Une division où les Bucarestois, l’un des quatre (!) clubs se voulant successeur de feu le Rapid Bucarest, retrouveront le Sportul Studentesc, le Venus, et peut-être le CSA Steaua, descendant du Steaua originel que l’Armée espère toujours pouvoir inscrire cette saison. Pour faire une fois encore de cette quatrième division l’une des plus intéressantes à suivre la saison prochaine.

Le renouveau du football roumain est en marche sous nos yeux. Après des années noires, la solution passe selon toute vraisemblance par ces clubs historiques gérés par leurs propres supporters. Loin des richissimes hommes d’affaire corrompus jusqu’à la moelle dont les clubs sont tombés les uns après les autres au fil de leurs arrestations (Petrolul Ploiești, Astra Giurgiu), faillites personnelles (Unirea Urziceni) ou malversations en tous genres (Oțelul), les supporters ne sont pas guidés par le gain, mais par la passion. La passion de leur club, qu’ils souhaitent voir progresser tout en évitant de nouvelles disparitions. Pour que le football roumain retrouve enfin le niveau qui était le sien. Avec des stades pleins, une grande ferveur populaire, un travail axé sur la formation et, but ultime, de meilleurs résultats sur le plan continental.

Pierre-Julien Pera


Image à la Une : © AFP PHOTO / DANIEL MIHAILESCU

Saison 2016/2017 : Un an de football en Roumanie
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A propos de l'auteur

Pierre-Julien Pera

Pierre-Julien Pera

Papy de la team. Tombé amoureux de Bucarest un jour d'hiver 1998. L'est devenu de toute la Roumanie au fil des ans. Ecrit envers et contre tous la gloire et la beauté de son football depuis 2006 sur Parlonsfoot et Footballski. Regarde les matchs de Liga 1 roumaine et de Premium Liiga estonienne. En attendant désespérément le retour du Yakutia Yakutsk en 3e division russe. Faut vraiment être cinglé.

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