On a vécu un week-end de groundhopping à Bucarest (partie 1)

Pierre-Julien Pera
Pierre-Julien Pera - Publié le 11 mai 2017

Andrei Otineanu est un génie. Cet enfant de Pitești, devenu étudiant à Bucarest, aime parcourir le monde et ses terrains de football. Parti pour une année en Pologne pour ses études, Andrei a vécu en un an les plus grands matchs de l’Ekstraklasa polonaise, mais aussi de chauds derbies dans les divisions inférieures, ainsi que d’autres prestigieuses affiches comme Schalke 04 – Borussia Dortmund ou encore le Celtic – Rangers du mois dernier. Cette passion pour le football, le Romanian Groundhopper a souhaité les partager avec le plus grand nombre dans la belle ville qu’est Bucarest. C’est ainsi qu’il a organisé l’an dernier un week-end de groundhopping dans la capitale roumaine. Fort du succès de cette première édition, Andrei a remis le couvert et organisé ce week-end le Bucharest GroundHopping 2. Trois jours, six matchs, de Liga 1 à Liga 5. Nous y étions avec le plus grand des plaisirs !

FC Voluntari – ACS Poli Timisoara

Ah, Bucarest, tu m’avais tant manquée ! Le temps nous file entre les doigts et voilà des années que l’occasion ne s’était plus présentée de fouler tes interminables rues. Quel plaisir de te retrouver ! Une chose n’a néanmoins pas changé. Tes embouteillages sont toujours aussi inextricables. A peine arrivé à l’hôtel, il faut déjà partir. Les 21 participants sont prêts. Une immense majorité d’Anglais, deux Allemands et un Français donc. Quasiment tous sont des habitués du groundhopping. Un groupe était en Serbie le mois dernier, un autre était en Bulgarie le week-end précédent. Une poignée était de la première édition l’an dernier, et a souhaité revenir à Bucarest pour découvrir de nouvelle équipes et de nouveaux terrains.

De nouveaux terrains, ils vont en découvrir, et même de nouvelles villes. Car déjà la première mauvaise nouvelle fait son apparition : le match de Liga 4 entre le Comprest et le Progresul Bucarest a été reculé au lendemain. Impossible donc d’y aller. A la place, c’est un match de play-downs de Liga 1 qui nous est proposé. Direction donc Voluntari, ville du județ (département en VF) d’Ilfov, qui entoure la capitale. Voluntari, une ville où personne ne va. Andrei et ses deux collègues nous accompagnant n’y sont jamais allés. Plus embêtant, le chauffeur du minibus ne semble y avoir jamais mis les pieds non plus. Nous voilà donc perdus dans Voluntari, à la recherche d’un stade invisible !

De manière surprenante, la ville est plutôt étendue. GPS allumé, nous finissons par y arriver. Le quartier est tout neuf, propre, avec des bâtiments à deux ou trois étages et des jeux d’enfants jouxtant les vestiaires du stade. Avec ses tribunes basses et l’absence de système d’éclairage, le stade Anghel Iordănescu est effectivement invisible de loin. Notre arrivée, en revanche, ne passe pas inaperçue ! A l’arrivée du minibus, les stewards sont proches de la panique. L’inquiétude est palpable également chez la compagnie de gendarmerie, qui a cru avoir affaire à des hooligans, avant de comprendre qu’il s’agit de touristes, cinquantenaire pour une partie qui plus est. Le club était pourtant prévenu (un dirigeant vient d’ailleurs nous donner nos places valant 5 lei, soit 1,10€), et après de rapides discussions, tout rentre dans l’ordre. Tout ce petit monde s’avère éminemment sympathique mais visiblement pas habitué à une telle visite.

© Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

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Il est temps d’entrer dans le stade. 800 spectateurs environ ont pris place dans l’Arena Anghel Iordănescu, qui peut en contenir 4 600. L’ambiance y est familiale, et très bon enfant grâce au groupe de supporters locaux. Des supporters qui se distinguent par leur âge. Il s’agit en effet d’anciens supporters du défunt Rapid Bucarest venus retrouver leurs émotions d’antan au son ininterrompu de leur tambour, et de sa « samba comme à Giulești! »

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S’ils viennent aujourd’hui à Voluntari, c’est également parce que, comme le Rapid à son époque, le club aux couleurs similaire s’est lancé dans la mise en place d’une académie, une école de football pour les jeunes du coin, ce qui reste encore trop rare chez les clubs de Liga 1, dont les présidents pensent encore trop souvent au lendemain et trop peu au long terme. De fait, les enfants sont très nombreux dans la tribune ouverte, malgré le temps maussade. Beaucoup d’enfants, accompagnés de leurs parents, mais rien pour les accueillir. Ni buvette, ni produits du club. Si le premier point est forcément une déception pour nos collègues britanniques (l’alcool est de toutes manière interdit dans les stades des deux premières divisions en Roumanie), le second est le réel défaut des clubs roumains, qui ne misent absolument pas sur le merchandising et perdent certainement là une possible manne financière ainsi que la possibilité d’attirer et fidéliser les supporters, notamment les enfants.

Mais venons-en au terrain. Si le FC Voluntari a depuis longtemps assuré son maintien, c’est loin d’être le cas pour le Poli, même si ses dernières sorties lui ont donné bon espoir. Il n’y a pas photo dans ce match. Mené par Adrian Bălan en attaque, Florin Acsinte sur le côté gauche, mais surtout le délicieux Florin Cernat et Costin Lazăr (ex-Rapid) au milieu, le FC Voluntari domine son adversaire et ouvre logiquement le score dès la neuvième minute. On se dit alors que le match ne va être qu’une formalité pour les locaux. Erreur.

Florin Cernat, bientôt 37 ans mais un pied gauche toujours aussi doux. © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Les joueurs fêtent l’ouverture du score. © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

A la demi-heure de jeu, sur une des très rares incursions du Poli dans le camp adverse, Pedro Henrique est fauché dans la surface. L’arbitre siffle un penalty très contesté, et peut-être contestable au vu des images (voir le résumé vidéo ci-dessous). L’attaquant brésilien se fait justice lui-même. De là, le jeu se tasse un peu, et Voluntari n’arrive plus à se montrer aussi incisif qu’en début de match. Le score est de 1-1 à la pause et l’ennui n’est tué que par le joyeux groupe de supporters local dans les dernières minutes de jeu. En début de seconde période, les joueurs de Claudiu Niculescu reprennent aussi fort qu’en début de match et Doru Popadiuc redonne l’avantage aux siens dans un angle quasiment impossible. C’est l’explosion dans les tribunes! Enfants, parents, tout le monde refait d’un coup le plein de confiance. Les locaux continuent de dominer, manquent plusieurs occasions, mais s’imposent au final 2-1 sans contestation possible tant le Poli s’est montré faible sur cette partie.

La fin de match est quelque peu troublée par la météo. En milieu de seconde période, le temps tourne d’un coup et un violent orage se prépare. Les rafales de vent sont glaciales et les nuages obscurcissent rapidement le ciel. Dans les gradins, beaucoup sont venus en short et t-shirt. De ce fait, une grande partie des 800 spectateurs quitte précipitamment le stade quelques minutes avant le coup de sifflet final. Ceux qui restent attendent avec une certaine impatience de pouvoir s’abriter dans les voitures. Le manque de lumière se fait lui aussi sentir. L’obscurité est grande et la luminosité sur le terrain dépend en partie des panneaux publicitaires lumineux qui entourent le terrain. Les brusques changements de couleur de ces derniers éblouissent en passant au blanc, ce qui ne doit pas être bien agréable pour les joueurs. Avec ses infrastructures correctes et son académie de football, le FC Voluntari a tout pour monter petit à petit dans la hiérarchie de Liga 1 et devenir un club de première partie de tableau. A condition que la mairie ne le laisse pas tomber. Les projecteurs sont un chantier qu’il faudrait lancer au plus vite pour éviter le genre de désagrément que les joueurs ont eu en ce vendredi soir.

Les joueurs de Voluntari manifestent leur mécontentement. © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Dragoș Bălăuru est pourtant parti du bon côté. © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

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L’inquiétude pointe avant la pause. © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Puis c’est la joie au deuxième but! © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Heureux! © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Concordia Chiajna – ASA Târgu Mures

La pluie n’est finalement pas tombée avant notre départ de Voluntari. Le temps de saluer les supporters, qui nous remercient d’être venus (décidément pas habitués…) et nous montons dans le minibus, direction Chiajna. Un sandwich vite avalé et nous y sommes. Tout comme à Voluntari, l’accès se fait d’étroites ruelles bordées de maisons traditionnelles. Le chauffeur doit parfois prendre d’infinies précautions pour se faufiler entre les voitures des habitants garées sur les trottoirs. La nuit est donc tombée très vite sur le județ d’Ilfov. Par chance, nous évitons l’orage et la pluie, que nous pouvons entendre pas si loin. Nous sommes même à l’abri du vent glacial. Construit en léger contrebas de la ville, le stade du Concordia Chiajna est plutôt agréable. Entièrement couvert, il nous abrite parfaitement. Assez récente, puisque construite en 2007, cette arène d’un peu plus de 5 000 places a déjà accueilli des événements internationaux, et notamment l’Euro U19 en 2011 dont trois matchs, une demi-finale et la finale ont été disputées sur son pré. Seul bémol, la facilité avec laquelle les structures métalliques des sièges (finalement assez peu confortables) blessent les mollets! Ce soir, on restera debout.

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La ville de Chiajna s’est dotée de très bonnes infrastructures sportives. Une grande salle omnisports jouxte le stade, aux côtés d’un terrain de tennis en synthétique et de chambres pour les jeunes du club, juste derrière les tribunes. En revanche, toujours pas de buvette (le seul bar à proximité a fermé l’an dernier) ni de magasin du club. Présent en Liga 1 depuis 2011, le club peine ainsi à se développer, malgré ses installations. Son meilleur classement reste une neuvième place en 2012, avec Laurențiu Reghecampf comme entraîneur. Depuis, l’ancien club de Florin Gardoș (Southampton), Adrian Popa (Reading) ou Florin Niță (FCSB) se bat chaque saison pour son maintien. Avant-dernier à l’aube de cette neuvième journée de play-downs, le Concordia a une belle occasion de prendre des points face à la lanterne rouge. Criblée de dettes, l’ASA Târgu Mureș est quasiment condamnée à la relégation, voire à la disparition pure et simple, mais reste sur une série de trois matchs nuls et ne vient pas sans l’envie de prendre encore des points.

Si des deux équipes sont les deux dernières du classement, rien n’est dû au hasard. Le Concordia n’a remporté aucun match en play-downs et n’a marqué que deux buts lors de ses six dernières sorties, tandis que l’ASA reste sur deux défaites et quatre 0-0! Personne ne s’attend donc à du grand spectacle et le public n’est pas venu nombreux. Nous sommes ainsi moins de 700 personnes à avoir pris place dans des tribunes plus que clairsemées. L’ambiance s’en ressent. Pas de supporter ni de chant. Seul le défenseur de l’ASA Marius Constantin a droit à un traitement de faveur. L’ex-joueur du Rapid s’est toujours montré critique envers le Steaua et une partie du public, supportrice du grand club bucarestois, ne l’a pas oublié. Constantin est ainsi hué voire insulté à chaque prise de balle. A l’inverse, l’ancienne idole de Ghencea Bănel Nicoliță est lui applaudi et encouragé, même s’il défend lui aussi les couleurs du club visiteur.

Dans ce triste match, on se dirige tout droit vers un 0-0 lorsque les locaux ouvrent le score sur corner. Peu après, l’expérimenté Marian Cristescu double la mise sur une énorme boulette du gardien Eduard Pap, qui ne méritait pas cela tant il a aidé son club depuis son arrivée cet hiver. Mais les faits sont là. L’ASA Târgu Mureș est résignée et rentre bredouille de son long déplacement (350 km, soit six heures de bus environ). Du côté des hommes de Dan Alexa, privé de banc car suspendu, c’est la délivrance. Les trois points permettent au Concordia de passer devant les Pandurii, et donc de passer d’une place de relégable à celle de barragiste. La lutte pour le maintien continue donc pour les Vautours.

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Bănel Nicoliță est grand, même flou. © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Metalul Resita – FC Brasov

Les aléas du tirage au sort des play-offs de Liga 1 n’ont pas été cléments avec nous: le FCSB et le Dinamo jouent à l’extérieur ce week-end. Nous en avons donc terminé avec la Liga 1, et ce n’est pas pour nous déplaire. Place maintenant au football vrai, celui des divisions inférieures. Direction Snagov en ce samedi matin, à une petite heure de route de Bucarest, pour un match entre le CSM Metalul Reșița et le FC Brașov.

Ce match est une particularité. Le Metalul Reșița joue à domicile à Snagov alors que la ville de Reșița se situe à plus de 500 km de là, dans l’ouest du pays. Le club n’a en fait plus rien à voir avec la ville. En grandes difficultés financières, le club a décidé de quitter Reșița l’été dernier, suite à la disparition sur faillite de la Voința Snagov. Le Metalul a récupéré les joueurs et le staff du défunt club local, et profite d’un stade au coût bien moindre que celui utilisé auparavant. Un calcul poussé par la misère dans laquelle vivent la grande majorité des clubs de Liga 2, où les revenus sont quasi-inexistants, faute de sponsors.

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Forcément, ce manque de moyens se fait sentir dès l’arrivée au stade. Lové entre les champs et la forêt, l’antique stade de feu la Voința Snagov est dans un état de délabrement avancé. Le charme de la Roumanie qu’on aime! La télé y est présente. Chaque semaine, la chaîne Digisport diffuse un match en direct le samedi matin. D’où la présence de deux camionnettes et de caméras jusque dans les tribunes. Ce qui ne manque pas d’engendrer quelques soucis lorsque les spectateurs s’appuient sur la rambarde, empêchant certains caméramen de filmer le terrain ! Dans ces mêmes tribunes, les quelques stadiers font du zèle en interdisant les bouteilles d’eau, mais laissent passer une poignée de personnes avec des gobelets fermés de café. L’on ne peut donc pas jeter d’eau sur les joueurs, mais le café brûlant, ça passe. Ces mêmes stadiers nous demandent si nous sommes venus pour le FC Brașov. Car malgré le calme et la bonne humeur ambiante, ils tiennent à séparer les supporters visiteurs des autres spectateurs. Une inquiétude qui ne tiendra même pas jusqu’au coup d’envoi.

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Alex hooliganu’ © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Quatre clubs ont déjà disparu cette saison sur les 20 que comptait la Liga 2 en début de saison. Les coûts sont importants, notamment pour les déplacements et les salaires, et les revenus faméliques pour la quasi-totalité des clubs. Le FC Brașov n’échappe pas à la règle. Une promotion pourrait même ne pas suffire à sauver le club. Et de promotion, il n’est pas encore question au coup d’envoi. Car l’équipe piétine en cette fin de saison en n’ayant pris que cinq points sur les cinq derniers matchs. Des points ont notamment été laissés en route face à des équipes de fond de classement. Il est donc hors de question de commettre un nouveau faux-pas face à la lanterne rouge, même si c’est à l’extérieur, où les résultats ont été moyens cette saison. Ce qui n’empêche pas les supporters d’être toujours présents, et très chaleureux envers nous, ainsi qu’envers leurs joueurs, qu’ils accueillent tout aussi chaleureusement à leur entrée sur la pelouse, en chantant l’hymne de leur club.

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Sur le terrain, il n’y a pas photo. Avec des joueurs rodés à la Liga 1 comme Paul Iacob (ex-Viitorul), Andrei Poverlovici (ex-Botoșani), Sabin Sburlea (ex-Vaslui et Rapid) ou encore Sebastian Chitoșcă (prêté par le FCSB), les Jaune et Noir sont nettement supérieurs à leurs adversaires. Sur corners, centres, coup-francs, les actions se multiplient. « Oh le chapeau, tu peux reculer? Je vois rien! » Le caméraman du fond se rappelle à nous et provoque de grands éclats de rire. A la 24e minute, le Metalul finit par craquer. C’est le tout jeune Ştefan Răchişan (18 ans) qui marque pour sa toute première titularisation en équipe première ! Le chef de groupe des supporters s’improvise alors speaker et fait crier à ses collègues le nom du buteur. Un joueur qui a refusé l’été dernier un transfert au Dinamo pour rester dans son club formateur.

L’affaire pourrait sembler entendue à la mi-temps, mais c’est là encore une erreur. En seconde période, l’équipe, totalement méconnaissable, déjoue totalement. Il faut dire que l’état de la pelouse n’aide guère à développer du jeu. Les faux rebonds sont légions et les joueurs régulièrement trompés par les caprices du ballon. Et le Metalul égalise. Sur une contre-attaque, l’ancien de l’U Craiova Mihai Dina est lancé en profondeur et trompe le gardien brașovean. Le match s’équilibre alors pendant un temps, avant que les joueurs du FC Brașov ne jettent leurs dernières forces dans la bataille. C’est hélas déjà la saison des vendanges et, lorsqu’ils ne ratent pas le cadre, c’est le portier du Metalul qui sauve les siens.

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Le buteur du Metalul Mihai Dina (n°23). © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

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L’entrée en jeu en seconde période de Rareș Enceanu, jeune milieu offensif prêté par le FCSB, n’y change rien. Les deux équipes se séparent sur un score de 1-1 qui n’arrange personne. Du côté des locaux, on quitte le terrain la tête basse. Le petit point de pris ne suffit pas et le Metalul Reșița est mathématiquement relégué en Liga 3. Si tout est perdu sportivement, rien n’est jamais fini en Roumanie et le club peut encore se maintenir en deuxième division en cas de nouvelle disparition d’un club. Et ils sont nombreux sur la sellette : les Pandurii Târgu-Jiu et l’ASA Târgu Mureș luttent contre la faillite en Liga 1, tandis qu’en deuxième division, le Foresta Suceava, le Dacia Unirea Brăila et l’Olimpia Satu Mare sont en danger. Sans oublier évidemment le FC Braşov qui, avec ce nouveau match raté, a quasiment dit adieu à toute chance de promotion en pointant à quatre points du barragiste Sepsi. Forcément déçus, les joueurs ne manquent néanmoins pas de venir saluer leurs supporters. En attendant d’en savoir plus sur leur avenir…

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Multă baftă în continuare băiețiilor de sub Tâmpa! © Pierre-Julien Pera / Footballski.fr

Après la Liga 1 et la Liga 2, il est maintenant venu pour notre week-end de groundhopping de rejoindre les divisions inférieures. Et de quitter le județ d’Ilfov pour (enfin!) rentrer à Bucarest et découvrir le charme des stades et équipes de la capitale. L’aventure continue !

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Image à la Une : © Pierre-Julien Pera / Footballski

On a vécu un week-end de groundhopping à Bucarest (partie 1)
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A propos de l'auteur

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Papy de la team. Tombé amoureux de Bucarest un jour d'hiver 1998. L'est devenu de toute la Roumanie au fil des ans. Ecrit envers et contre tous la gloire et la beauté de son football depuis 2006 sur Parlonsfoot et Footballski. Regarde les matchs de Liga 1 roumaine et de Premium Liiga estonienne. En attendant désespérément le retour du Yakutia Yakutsk en 3e division russe. Faut vraiment être cinglé.

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