Merci pour tout Gheorghe Boghiu !

Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 7 septembre 2017

Dimanche dernier se disputait un match amical qui ne payait pas de mine entre le Zaria Bălţi et le Spicul Chişcareni, dans le Stadion Oraşenesc (stade municipal) de la capitale du nord du pays. Une victoire 2 à 0 des locaux mais surtout, il s’agissait d’un match d’adieu en bonne et due forme pour l’un des buteurs les plus prolifiques que le championnat moldave ait connu. Gheorghe Boghiu, à l’aube de sa trente-sixième année, retire ses crampons après avoir été la corne d’abondance des différents clubs où il est passé et y avoir laissé des souvenirs et beaucoup de buts. Retour sur la carrière soyeuse d’un véritable golgether qui a toujours été prophète en son pays.

Un but historique

Nous sommes le 25 mai 2016, l’été pointe le bout de son nez à Chişinău et la Moldavie du football est en pleine ébullition au crépuscule de cette saison 2015-2016 dont le championnat se dispute, le mot est faible, entre le Sheriff et le Dacia. Les deux équipes se sont neutralisées à Speia, lors de la dernière journée, entraînant la nécessité d’un Match d’Or pour choisir le champion, une semaine plus tard, au Stadionul Zimbru de Chişinău. Entre-temps, l’arène habituelle des Jaune et Vert accueille la finale de la Coupe de Moldavie en guise d’apéritif.

Devant des tribunes bien garnies et dans une belle ambiance, les joueurs du Milsami Orhei et du Zaria Bălţi livrent un match intense, ayant bien à l’esprit qu’une victoire ce soir-là n’amènerait pas seulement l’honneur et la joie de remporter un trophée mais aussi la chance de disputer des matchs européens quelques semaines plus tard. Les occasions sont peu nombreuses et permettent surtout aux gardiens de s’illustrer, parfois de manière peu académique. Avec un Zaria encore pas mal « ivoirien » à l’époque (Bamba, Kone et Dao sont titulaires), le score est toujours de 0-0 à trois minutes de la fin du match, moment choisi par Rakhaev pour changer le front de son attaque en faisant descendre Grosu, remplacé par Gheorghe Boghiu. La suite, on la connaît.

Auteur de dix buts en championnat cette saison-là, soit près d’un tiers des réalisations de son équipe qui termine à la quatrième place du classement et entame donc son retour au sein des écuries qui comptent dans le champ footballistique moldave, Boghiu trottine vers sa destinée, mystifie le marquage de Bolohan et délivre une équipe, un parcage, un stade, une ville, en reprenant tranquillement ce centre au cordeau d’Aziz Deen-Conteh, à la 99e minute. L’unique but des prolongations suffit. Le Zaria Bălţi remporte le premier trophée de son histoire, auquel est juxtaposée de manière indissociable la médaille de Boghiu.


Il ne le sait pas encore, mais il s’agit sans doute là du dernier soubresaut d’une carrière rythmée par les buts. Certes, il marque contre Videoton quelques semaines plus tard, au premier tour qualificatif de la Ligue Europa, parce qu’il ne peut s’en empêcher. Un temps de jeu réduit dans une équipe qui tourne bien, un total de six buts marqués l’année dernière et l’âge qui se fait sentir : Boghiu a sans doute réalisé, en ce début de saison, qu’il ne pouvait plus aider comme il le souhaitait ses coéquipiers. Le quatrième de couverture s’esquisse donc maintenant que sa carrière se clôt. Entre l’embouchure du Danube, Orhei, la Sibérie et les environs de Tiraspol, Boghiu a revêtu pas mal de maillots mais n’a jamais changé la bonne habitude qu’il avait lorsqu’il voyait des filets, à savoir mettre la balle au fond de ceux-ci.

O, ubi campi !

Si vous indiquez Năvîrneţ dans votre GPS, il n’est pas certain qu’il sache vous indiquer la route tant il s’agit d’un de ces petits villages reculés et paisibles dont la Moldavie a le secret. Situé dans le raion de Faleşti, au nord de la Moldavie, Năvîrneţ se trouve à 30 kilomètres de l’industrielle Bălţi et, malgré une distance d’une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau avec la frontière roumaine, il faut près d’une heure de route pour aller chez le voisin tant les points de passage sont peu nombreux entre les deux pays.

Un héritage de l’époque soviétique, pour ce petit hameau de 2 505 habitants d’après le dernier recensement national réalisé en 2014. A Năvîrneţ, 57 % des ménages ont déclaré ne pas avoir accès à un système d’approvisionnement en eau, et 85 % à un système de canalisation. L’héritage, encore ? Ici, nous sommes dans une partie de l’Europe où il est possible de rouler pendant des centaines de mètres, Pavel Stratan à fond dans l’autoradio, sans voir l’once d’une maison ou d’une construction humaine à l’horizon, et où la simple idée de passer le nouvel an sous la neige donne au village une saveur idyllique. Et des humains, d’en voir de moins en moins, puisque Năvîrneţ n’échappe pas au phénomène de dépeuplement du pays : le nombre de ménages a chuté de 1005 à 883 en 10 ans, quand le recensement de 2004 dénombrait près de 2 750 habitants.

Пусть в Новогоднюю ночь в вашу дверь постучится Счастье. #happynewyear2017

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Entouré de champs, de bétail et de leurs quelques étables, coincé entre deux larges étangs, Năvîrneţ est proche de la route qui relie Glodeni à Chişinău et ainsi de la belle Faleşti, le chef-lieu du raion du même nom, qui regorge des commodités introuvables au village et dont la fête de la ville reçoit régulièrement les artistes en vogue du pays et d’ailleurs, ainsi donc les citadins ont eu la chance d’apercevoir, cette année, Nelly Ciobanu, Pasha Parfeny et surtout Sunstroke Project quelques jours seulement après leur deuxième place à l’Eurovision. Mais à Năvîrneţ, les loisirs sont moins abondants, tandis que l’un des deux lycées du raion permet à plus de 300 élèves d’y étudier et que près de 100 enfants garnissent l’école maternelle. Si les jeunes manquent d’activités durant l’hiver, ce n’est pas le cas lors de la belle saison, occupés qu’ils sont dans les nombreux vergers que comporte le village.

#năvîrneț😍😊😘

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Dans ce décor virgilien, en 1981, le 26 octobre plus précisément, naît un certain Gheorghe Boghiu, ou plutôt Георге Богю puisqu’à l’époque, l’alphabet latin ne s’utilise pas sur la rive gauche du Prut. L’alphabet cyrillique est alors d’usage, que vous bectiez en roumain, russe, ukrainien, moldave ou gagaouze. C’est âgé de 17 ans que l’on retrouve sa trace dans un club de football, à savoir l’Olimpia Bălţi, ancien nom du Zaria, mais sans pour autant jouer un seul match. Boghiu part alors tenter sa chance ailleurs, d’abord en prêt au Dacia, puis en Russie, au Salyout Belgorod et ensuite à l’Avangard Kursk.

Rien n’y fait, Boghiu joue mais ne marque pas. Il revient alors aux abords de la Mer Noire, mais de l’autre côté de la frontière, à Galaţi pour jouer avec l’Otelul. Sous les ordres de Petre Grigoraş, Boghiu marque son premier but en tant que joueur professionnel le 31 mars 2007, contre le Jiul Petroşani. Néanmoins, utilisé avec parcimonie et ne disputant que 13 matchs, il décide de retourner à l’est, au Kazakhstan cette fois-ci.

Il rejoint la ville de Petropavlovsk, au nord du pays, pour jouer avec le FC Kyzylzhar, l’un des clubs fondateurs de la première ligue kazakhe. De nouveau, Boghiu joue quelques matchs, marque son but puis s’en va. Pas trop loin, puisqu’il signe avec le FC Chita, en 2009, lors d’un court passage du club en FNL, la deuxième division russe. Auteur de cinq buts en trente matchs, il commence à se faire un petit nom dans un championnat qui comporte habituellement quelques internationaux moldaves par-ci par-là. Boghiu ne reste pas et repart vers le sud, en Ouzbékistan, au FC Nasaf. Pour quelques mois seulement, car ses pérégrinations à l’étranger prennent fin à l’été 2010, quand le Milsami Orhei lui propose de rejoindre cette jeune équipe aux grandes ambitions.

Retour à ses pénates

On dit que le voyage forge un homme. Âgé de 28 ans, Boghiu est transformé et devient littéralement irrésistible en Divizia Naţională. Il affole les compteurs et devient vite la coqueluche des Vulturi Rosii, « new look » depuis la reprise du club par Ilan Shor. Boghiu arrive dans une équipe renouvelée et taillée pour progresser. Dès sa première saison, le club accroche une troisième place qualificative pour la Ligue Europa, grâce en partie aux 26 buts en 31 matchs de Boghiu. Au 21e siècle, seul Luvannor Henrique, lors de la saison 2014-2015, a marqué autant en une saison de Divizia Naţională.

Tout réussit à Boghiu cette année-là, du gauche, du droit, en force, et même en retournée acrobatique, l’un des plus beaux buts de la saison, qu’il marque sur le terrain du Sheriff. En manque d’attaquants en forme, le sélectionneur Gabi Balint décide de d’envoyer sa première convocation avec les Tricolorii à Boghiu en vue du match qualificatif contre la Suède, en juin 2011. Malgré une défaite 1-4, Boghiu joue 27 minutes et réalise un rêve de gosse.

© milsami.md

Convoité durant l’été, Boghiu reste pour la courte aventure européenne de Milsami et tente ensuite une ultime aventure à l’étranger, en signant dans les derniers jours du mercato à l’AZAL de Bakou, un club du subtop de Premyer Liqasi à l’époque, qui avait tout de même terminé premier ex-aequo avec l’Inter en 2008, laissant son rival remporter le titre à la différence de buts. Quelques bouts de match et deux buts marqués lors de ses deux titularisations contre l’Inter et Qarabag plus tard, on pense Boghiu bien parti pour tutoyer ses stats de la saison précédente. Malheureusement, le championnat azerbaïdjanais ne réussit pas au buteur moldave, qui ne marque que cinq petites banderilles pendant que l’AZAL loupe sa place au sein des play-offs pour le titre.

La fin de l’exil

« Nicăieri nu-i ca acasă », on n’est nulle part aussi bien que chez soi. Un retour s’impose alors, pour Gheorghe Boghiu, accueilli au Milsami Orhei comme s’il n’en était jamais parti. L’éloignement de la mère-patrie n’est pas une sinécure pour tout le monde. Boghiu l’a vécu, comme des centaines de milliers de ses compatriotes partis chercher ailleurs ce que leur pays n’est pas capable d’offrir, formant ainsi ce qu’on appelle grossièrement la diaspora, un tout complexe et difforme composé d’une kyrielle d’histoires individuelles, familiales et conjugales qui s’entrecroisent, se développent, s’entrechoquent, se décomposent, s’implantent et s’épanouissent à mille lieues de sa première paroisse.

Certains y restent, d’autres partent, certains reviennent, d’autres repartent, mais tous ou presque, d’une façon ou d’une autre, gardent à l’esprit d’où ils viennent et qui leur a mis leur première plăcintă dans la bouche : les envois de fonds depuis l’étranger équivalaient à plus d’un tiers du PIB en 2006 et leur part reste encore au-delà de 20% pour l’année 2015. Une question de survie, ou les moyens d’offrir un meilleur quotidien, une meilleure éducation, à ceux qui sont encore sur place, en attendant que ça aille mieux, car le rêve et l’espoir sont le propre de l’être humain et les beaux jours viendront. Ou pas, puisque chaque recensement, si l’on croit à la validité des chiffres qui en sortent, contient son lot de villages abandonnés, tandis que d’autres subissent des transformations saisissantes dues aux allers-retours incessants des capitaux et des personnes entre la Moldavie et les pays d’accueil, comme en témoigne le fameux exemple de Corjeuți, à l’extrême nord-ouest du pays, dont les répliques d’une vie à la française avaient poussé les équipes de France Televisions d’aller y faire un tour et un reportage en 2015.

Bien qu’il s’étiole à mesure que la capture de l’Etat entrave le sens de l’optimisme et la création d’opportunités durables au sein du pays, l’attachement à la mère-patrie guide toutefois, sauf dans de rares cas, ces nombreux récits qui écrivent eux-mêmes l’histoire du dépeuplement récent que rencontre la Moldavie. L’exil, tout en étant source d’excitation et de soif de changement, est indissociable du mal du pays, comme le fredonne si bien Pasha Parfeny dans Acasă :

Vreau să mă întrebi în şoaptă
Lângă nucul de la poartă
Când să mă aştepţi, cu pâine caldă din cuptor
Vreau să-ţi povestesc în şoaptă
Lângă nucul de la poartă
Cum se zbate inimă de dor

J’aimerais que tu me demandes en chuchotant
A côté du portail
Quand m’attendre, avec du pain qui sort du four
J’aimerais te raconter en chuchotant
A côté du portail
Comment le cœur convulse de nostalgie
– Pasha Parfeny, Acasă

Et de retour à la maison, Boghiu retrouve son sens du but. Durant son court séjour en Azerbaïdjan, Milsami a terminé quatrième du championnat et remporté la Coupe, donnant lieu à une nouvelle tentative européenne dès le mois de juillet. Deux buts de Boghiu, face à Aktobe, ne suffisent pas puisque les Kazakhs parviendront à gagner 3-0 à domicile après avoir perdu 4-2 en Moldavie. Les bases sont posées et Gheorghe Boghiu de filer vers un deuxième titre de meilleur buteur avec 16 réalisations au total. Milsami se qualifie de nouveau pour la Ligue Europa, mais Boghiu ne peut aider les siens qu’au premier tour, face à Dudelange, une blessure au genou le tenant ensuite éloigné des terrains jusque fin septembre. Il faut attendre le 20 octobre 2013 pour qu’il marque de nouveau, face au Speranţa Crihana Veche. Douze autres buts vont suivre, qui font de Boghiu l’un des golgethers les plus prolifiques du pays avec cette troisième saison à plus de dix réalisations.

© futaa.com

Toutes les routes mènent à Bălţi

Milsami termine sixième cette saison-là. Boghiu décide alors de rejoindre le nouveau dauphin du Sheriff, à savoir le FC Tiraspol (ex-Constructorul Chişinău), pour la saison 2014-2015. L’équipe entraînée par Vlad Goian puis Lilian Popescu sort une bonne saison mais ne peut rien faire pour lutter contre le trio de tête, emmené par… Milsami. Après avoir loupé le premier trophée du club d’Orhei, Boghiu doit admettre qu’il est parti l’année de son premier titre de champion. Il se console en terminant deuxième meilleur buteur du championnat derrière Ricardinho, avec 13 buts au compteur. Quatre à la suite !

© Adrian Blănaru | Presasportiva

Le FC Tiraspol, demi-finaliste de la Coupe et quatrième au championnat, gagne le droit de disputer la Coupe d’Europe, mais son président en décide autrement en dissolvant le club. Ses bonnes performances au cours de la saison permettent toutefois à Boghiu d’être appelé par Curteian en équipe nationale, alors que les Tricolorii ont bien besoin de marquer des buts. Il donne une passe décisive lors d’un amical contre la Roumanie en février, est titulaire contre la Suède en mars, et marque son seul et unique but en sélection dans l’enfer de Vaduz, au Liechtenstein, en juin, dans une campagne qualificative où la Moldavie marque à quatre reprises…

Voilà donc Gheorghe Boghiu, 34 ans, auteur de 68 buts en Divizia Naţională, ce qui le place huitième dans le classement des meilleurs buteurs de la ligue, sans club pour la saison 2015-2016. Fort heureusement, de la même façon qu’on pense toujours à un retour chez soi lorsqu’on est à l’étranger, on pense toujours à revenir, un jour ou l’autre, sur les traces de ses premières marelles et de ses premiers ballons. Le premier club de Boghiu, le Zaria Bălţi, sort d’une saison désastreuse où il a évité de justesse la relégation.

Repris en main par le nouvel homme fort de la ville, le club supporté par Renato Usatîi se rebiffe et propose à Boghiu de faire partie d’une équipe bâtie pour être réellement compétitive. Rakhaev guide les siens vers la quatrième place, son meilleur buteur en championnat se prénommant Gheorghe, avec six buts, tandis que le vétéran, comme nous l’avions conté ci-dessus, aide grandement les siens, avec quatre buts au total, à gagner le premier trophée du club avec cette Coupe de Moldavie arrachée au forceps face à… Milsami. Les histoires s’entrecroisent, s’entrechoquent, toujours, partout.

© vk.com/zariabalti


Lire aussi : Le Zaria Bălţi vers le renouveau


Nous arrivons à l’épilogue de la grande carrière de Gheorghe Boghiu, qui participe de moins en moins aux succès de son équipe. La saison dernière, le Zaria progresse et tutoie le podium dans un championnat ultra disputé, mais Boghiu ne marque que six petits buts, alors qu’il ne peut rien faire en finale de la Coupe, monté au jeu en plein milieu de la tornade que le Zaria subit contre le Sheriff (5-0 score final). La perspective d’une fin de carrière est alors déjà présente dans son esprit. De nouveau peu utilisé en ce début de saison, Boghiu décide de partir cette année, ne sentant plus la force de continuer.

De longs applaudissements, des hommages, un maillot de l’équipe nationale, une peinture et l’amour de tout un public et de toute une ville. Voilà ce qu’a reçu Gheorghe Boghiu en marge du match amical disputé face au Spicul dimanche passé. Les louanges se succèdent. « C’est grâce à lui que nous avons soulevé la Coupe, on l’a amenée à Bălţi et tout le monde s’en est réjoui » évoque Andrian Bogdan, le président actuel du club, tandis que le directeur sportif Grigorichin lui offre un joli autoportrait. Fort ému, l’attaquant connaît quelques difficultés à déclamer ses remerciements, aux supporters, aux citadins, au club, à ses coéquipiers, à la Fédération Moldave de Football, à toutes celles et ceux qui lui ont permis de connaître une telle carrière et qui l’ont accompagné durant celle-ci. Puis, après cinq petites minutes sur le terrain, c’est de nouveau une salve d’acclamations nourries qui accompagne sa sortie du terrain.

© 1news.md

D’une mentalité exemplaire, Boghiu n’a pris aucun carton rouge dans sa carrière. Toujours prompt à motiver et guider les siens, on remarquait rapidement, dès qu’il était sur le terrain, qu’il avait un sens du but hors du commun et une touche technique au-dessus de la moyenne. Boghiu a laissé des bons souvenirs partout où il est passé, c’est sans doute pour cela qu’il va sincèrement manquer au football moldave tout entier. « Rapide et intelligent, énergique et plein d’abnégation, prêt à donner toutes ses forces et tout son talent pour accrocher la victoire à chaque match, joueur collectif capable de devenir individualiste au moment opportun, déterminant le sort de beaucoup de matchs importants », précise sports.md. Boghiu n’est plus un footballeur, mais reste dans le jeu puisqu’il évoluera de temps à autres avec les équipes de vétérans et commencera bientôt une formation pour devenir entraîneur. « Il apportera encore beaucoup au football moldave, car dans la vie d’un combattant sportif et d’une personne remarquable comme lui, il y a beaucoup de choses intéressantes à transmettre », conclut-on sur sports.md. Merci pour tout, Gheorghe, et bonne chance pour la suite !

Par Thomas Ghislain


Image à la une : © vk.com/zariabalti

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