Euro 2016 : Béla Guttmann et la malédiction de Benfica

Pierre-Julien Pera
Pierre-Julien Pera - Publié le 18 juin 2016

Depuis ses victoires en Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1961 et 1962, le Benfica Lisbonne n’y arrive plus. Malgré cinq finales de Coupe d’Europe des Clubs Champions et trois de Coupe UEFA (devenue Ligue Europa), le grand club lisboète ne parvient pas à faire de nouveau graver son nom sur un trophée européen. Affront suprême : le FC Porto, l’ennemi juré, y est lui parvenu quatre fois depuis son dernier succès – deux fois en C1 et deux en C3. Malgré les quinze ans de carrière de l’idole Eusébio sous le maillot Encarnado, malgré les 23 titres nationaux, malgré les tirs au but en mai 2014 face au FC Séville. Une longue traversée du désert qui n’est due ni à une baisse de niveau du club, ni à la montée en puissance des grands clubs continentaux, ni à la formation de ses joueurs portugais et sud-américains, ni même au hasard. Surtout pas au hasard. Elle est due à la malédiction de Guttmann.

Une enfance hongroise

Bela Guttmann est né en 1900 à Budapest, alors capitale du grand Empire d’Autriche-Hongrie. Issu de la communauté juive hongroise, le jeune Béla n’est en rien destiné au football. Fils de

Béla_Guttmann_(1925)

Guttmann sous le maillot du Hakoah Vienne en 1925. | © Unknown – Spiegel Online, Berenberg Verlag

professeurs de danse, il embrasse très tôt la carrière de ses parents, au point de devenir lui-même professeur à l’âge de 16 ans. C’est à ce moment qu’il commence à se tourner vers le sport qui connaît un premier âge d’or en Hongrie, le football. Guttmann foule ses premiers terrains avec le petit club amateur de Torekvas, avec lequel il joue trois années durant. En 1919, le grand MTK Budapest, club fondé et détenu par des aristocrates juifs de la capitale, jette son dévolu sur le jeune latéral droit. Et deux ans seulement après avoir atteint la première division, Guttmann est sacré champion de Hongrie en 1921.

Champion national, sélectionné en équipe de Hongrie, Guttmann a tout pour connaître une grande carrière. Mais en ce début des années 20, la politique fait – déjà – son irruption dans le monde du sport. Le gouvernement contre-révolutionnaire de Miklos Horthy est arrivé au pouvoir en 1920. Sous sa régence, qui succède au pouvoir communiste de Béla Kun, est instaurée une « terreur blanche », un régime autoritaire anti-communiste mais surtout antisémite. Devant la montée en puissance de l’idéologie fasciste et l’instauration des premières mesures antisémites dans le pays, Guttmann décide de quitter le MTK, pourtant de loin le meilleur club du pays à l’époque, pour rejoindre le club à l’idéologie sioniste affirmée : le Hakoah de Vienne.


Voir aussi : Hakoah Vienne, l’histoire d’un monument Juif


Le rêve américain, titres et guerre

Ce seront les deux seuls clubs européens qu’il connaîtra en tant que joueur. Inquiet par la montée de l’extrême-droite en Europe, Béla Guttmann profite de la tournée américaine de son club – durant laquelle l’équipe est même reçue par le Président Calvin Coolidge en personne ! – pour s’installer aux Etats-Unis. Fasciné par le mode de vie de la communauté juive de New-York, il abandonne le Vieux Continent pour s’y installer en 1926. Il y évolue dans un premier temps l’équipe des Brooklyn Wanderers, avant de participer quelques mois plus tard à la création du Hakoah New-York, club composé quasi-exclusivement d’anciens joueurs du Hakoah Vienne. Et c’est avec lui que le club, rebaptisé Hakoah All-Stars, gagne le droit d’évoluer en American Soccer League en 1930. L’expérience ne dure hélas que deux ans, la ligue étant dissoute en 1932, et le club new-yorkais avec.

La fin de cette aventure signe un nouveau départ pour Guttmann. A New-York, il a pu laisser libre cours à son style de vie hédoniste. Sous la Prohibition, il a ainsi tenu un bar clandestin durant quelques années et s’est constitué un petit pactole en boursicotant. Jusqu’à ce que le Krach de 1929 lui fasse perdre une partie de sa fortune et l’oblige à fermer son speakeasy. Ne lui restait alors comme plaisir que le football. Âgé de 32 ans, il quitte les Etats-Unis et revient en Europe, pour une dernière saison au Hakoah Vienne.

© Sportmuseum Budapest

© Sportmuseum Budapest

Car l’homme n’est pas du style à poser ses valises très longtemps. Il a sans cesse besoin de bouger. « La troisième saison est fatale » aime-t-il dire. Devenu entraîneur dès la fin de sa carrière de joueur en 1933, il ne modifie pas sa manière de penser. L’entraîneur ne reste ainsi jamais plus de deux saisons consécutives dans un club. Après le Hakoah Vienne, il part ainsi deux saisons à Twente en 1935, avant de revenir dans son club autrichien. Une expérience qui tourne court. Avec l’Anschluss,  l’Autriche passe sous domination nazie, et le Hakoah Vienne est rapidement dissout. Guttmann passe alors en Hongrie, sur le banc de l’Ujpest. C’est avec ce club qu’il remporte son premier titre. Après être passé près du titre aux Pays-Bas, Guttmann devient champion de Hongrie, et remporte même la Coupe Mitropa face à Ferencvaros en 1939.

La Seconde Guerre mondiale éclate alors. Un épisode de la vie de Guttmann dont on ne sait quasiment rien. Contrairement à une partie de sa famille, dont son frère aîné, il survit au conflit. Comment ? A priori en s’exilant en Suisse, où il aurait passé les années de conflit dans un camp d’internement. Au final, seul lui le sait. Mais il n’en parle jamais. Aux questions sur ces années sombres de sa vie, sa seule réponse est invariable : « Dieu a pris soin de moi. »

Baroudeur et forte tête

Lorsque la guerre prend fin, Béla Guttmann fait son retour dans le monde du football avec une détermination intacte, tout comme son sens des affaires, mais surtout une envie de parcourir le monde. Son Hakoah Vienne disparu, Guttmann n’a plus vraiment d’attache. De Vienne en 1933 au FC Porto en 1973, il change de club pas moins de 25 fois durant sa carrière d’entraîneur ! Un parcours qui lui fait parcourir le monde : Hongrie, Roumanie, Chypre, Pays-Bas, Argentine, Brésil, Portugal, Italie, Autriche, Suisse, Uruguay, Grèce. Guttmann passe notamment par le Milan AC, le FC Porto, Quilmes, le FC Sao Paulo, le Servette, Honved ou encore Benfica.

Dès la fin de la guerre, il fait un bref passage par la Roumanie. Par le Maccabi Bucarest tout d’abord, où il se fait payer en légumes, une denrée rare au sortir du conflit. Un club qu’il quitte rapidement lorsque son président veut lui imposer la titularisation de certains joueurs. Après un passage au CAM Timișoara (ex-Chinezul), de courte durée une nouvelle fois, Guttmann rentre en Hongrie, au Kispest AC, mieux connu par la suite sous le nom de Honvéd lors de son passage sous l’égide du Ministère de la Défense. A son arrivée en 1947, il succède au père de Ferenc Puskás sur le banc, et a sous ses ordres les jeunes Sándor Kocsis, József Bozsik, Zoltán Czibor et donc Ferenc Puskás, qui feront plus tard les beaux jours du club et de l’équipe nationale. Mais le courant passe mal, notamment avec Puskás, qui a comme lui une forte personnalité et remet souvent en question l’approche de son entraîneur. Jusqu’à l’opposition de trop.

Lors d’un match face à Györ, Guttmann est très énervé par la prestation d’un de ses défenseurs, Mihaly Patyi. Au point de lui ordonner de rester aux vestiaires à la mi-temps, imposant à son équipe de disputer la seconde période à 10 contre 11. De son côté, Puskás s’élève contre cette décision et finit par persuader son coéquipier de revenir sur le terrain. Devant cette défiance, Guttmann ne dit rien, mais monte en tribune voir la seconde mi-temps au lieu de rester sur le banc, puis quitte le stade. Où il ne reviendra plus. L’expérience à Kispest dure moins d’une saison.

© Nationaal Archief Fotocollectie Anefo

© Nationaal Archief Fotocollectie Anefo

Guttmann décide alors de repartir à l’étranger. En 1949, c’est en Italie qu’il pose ses valises. Une saison à Padoue, une autre à Trieste, avant de s’envoler pour l’Argentine et Quilmes. Un épisode de courte durée, comme le suivant, à l’APOEL Nicosie. Après Chypre, retour en Italie, mais pas n’importe où : au grand Milan AC. Après Puskás, Kocsis et Czibor, Guttmann a sous ses ordres un autre fabuleux trio, celui composé de Gunnar Nordahl, Nils Liedholm et du légendaire meneur de jeu argentin Juan Alberto Schiaffino. Mais là encore, l’expérience tourne court. Sur le terrain, tout va pour le mieux. Le Milan fait une belle saison 1954-55, et mène la Serie A après 19 journées. Mais en coulisses, les oppositions se multiplient entre Guttmann et ses dirigeants, qui finissent par le virer.

Malgré les disputes qu’ils ont pu avoir, Guttmann retrouve alors Ferenc Puskás au Budapest Honvéd. Avec une nouvelle exigence. En fin négociateur qu’il est, Guttmann fait dorénavant apposer une clause sur tous ses contrats stipulant qu’il ne peut être licencié si son équipe mène le championnat. L’entraîneur est également pleinement confiant en ses capacités. Et de son côté, le Honvéd, qui vient d’emporter trois titres de champion en Hongrie, connaît sa plus belle période. Mais une nouvelle fois, un conflit va précipiter le départ de Guttmann de Hongrie : l’insurrection de Budapest, durement réprimée par l’Union Soviétique. En Coupe d’Europe, le Honvéd se déplace en Espagne pour y affronter l’Athletic Bilbao. Après ce match, les joueurs refusent de rentrer en Hongrie. Le match retour n’a ainsi pas lieu à Budapest, mais au Heysel de Bruxelles. Handicapé par la blessure de son gardien durant ce match, le Honvéd est éliminé.

Malgré l’opposition de la fédération hongroise et de la FIFA, qui menace l’équipe de dissolution, le Honvéd ne rentre pas au pays et entame une tournée de gala de plusieurs mois. Une tournée qui mène l’équipe jusqu’au Brésil pour un tournoi d’exhibition. C’est la fin du voyage. La FIFA officialise la disparition du Honvéd, et ses joueurs rentrent chacun dans leur coin pour de nouvelles aventures en Europe. Béla Guttmann reste lui au Brésil, où il devient l’entraîneur du FC São Paulo. Avec succès, puisqu’il remporte avec ce club le titre de champion du Brésil.

Le Portugal et les grands succès

Malgré cette expérience réussie, Guttmann ne s’attarde pas au Brésil et revient en Europe. Après ses expériences auprès des grands Puskás, Kocsis, Nordahl ou Schiaffino, il est désormais considéré comme l’un des meilleurs entraîneurs du moment. L’un des plus novateurs aussi, avec les premières expérimentations du 4-2-4 au Brésil, mais surtout un jeu résolument offensif. Peu importe si son équipe doit prendre deux, trois voire quatre buts, tant qu’elle en marque un ou deux de plus.

Grâce à cette aura qu’il se construit petit à petit, Guttmann signe un très bon contrat au FC Porto. S’il a été trois fois champion du Portugal avant-guerre, le club n’est alors pas encore un grand du Portugal et a pour seul fait d’arme récent un doublé coupe-championnat en 1956 et une autre Coupe du Portugal glanée en 1958. Lorsqu’il arrive sur le banc, le FC Porto est distancé de cinq points par le grand Benfica. Un retard que l’équipe comble, pour finalement s’offrir le titre. Le dernier avant deux décennies de disette. Car fidèle à son habitude, Guttmann quitte aussitôt son poste.

© Argentinian identity card

© Argentinian identity card

C’est avec le Benfica qu’il attaque la saison 1959-60. Un transfert qui n’est pas aussi choquant à l’époque qu’il le serait aujourd’hui. Ce qui choque en revanche, outre le salaire exorbitant qu’il parvient une nouvelle fois à se faire verser, c’est sa décision de mettre fin aux contrats d’une vingtaine de joueurs dès son arrivée ! Des joueurs remplacés par les juniors de l’équipe, et avec succès puisque Benfica retrouve les sommets en étant champion du Portugal dès la première saison de son nouvel homme fort, avec deux points d’avance sur le Sporting et quinze sur Porto, seulement quatrième.

Au printemps 1961, le jeune effectif est renforcé par un certain Eusébio. Conseillé par un ami brésilien revenu du Mozambique, Guttmann part lui-même dès décembre 1960 à Lourenço Marques (ancien nom de la capitale Maputo) pour convaincre les parents du jeune prodige de le laisser rejoindre Benfica. Un transfert qui ne se fait pas sans mal, Eusébio étant lié au Sporting Clube de Lourenço Marques, club filiale du Sporting Club Portugal. Le club de Lisbonne n’est pas prêt à lâcher la perle. Une bataille s’engage entre les deux clubs. Amené au Portugal en cachette et sous une fausse identité par Guttmann, Eusébio reste plusieurs jours caché dans un hôtel d’Algarve, le temps de signer son contrat avec Benfica. Le Sporting a perdu. Et en mai 1961, Eusébio joue son premier match en championnat du Portugal, marquant pour l’occasion un triplé.

Avec cette jeune équipe, et sa vedette venue du Mozambique dont il est le mentor, Guttmann gagne tout. Si Eusébio ne participe pas au match, le Benfica remporte le 31 mai 1961 la Coupe d’Europe des Clubs Champions. Un succès sportif et symbolique. Après avoir éliminé Ujpest en huitième de finale, Guttmann bat en finale le FC Barcelone de deux de ses anciens joueurs, Kocsis et Czibor, tous deux buteurs en finale. En championnat, le Sporting et Porto ne peuvent pas lutter. Benfica est de nouveau champion dans le sillage de son attaque phénoménale (92 buts marqués en 26 matchs).

En championnat, la tendance s’inverse lors de la saison 1961-62. Pris par une nouvelle épopée, Benfica marque un peu le pas en championnat avec une attaque moins brillante (69 buts marqués tout de même) et au final, une troisième place derrière ses deux principaux rivaux, le Sporting et Porto. Mais sur le plan européen, la domination est totale. Arrivé une nouvelle fois en finale de Coupe d’Europe des Clubs Champions, le Benfica de Guttmann affronte l’autre grand d’Espagne, le Real Madrid. Mené par un triplé de Ferenc Puskás, un autre de ses anciens disciples, le Real mène 3-2 à la mi-temps. Mais avec notamment un doublé d’Eusébio en seconde période, Benfica s’impose 5-3 au final.

Eusébio (à gauche) et Guttmann avec la Coupe d’Europe en 1962 | © prosport.ro

Béla Guttmann a réussi son pari. Avec une équipe jeune, totalement remaniée et modelée selon ses principes et son idée de jeu offensif à une touche de balle, son Benfica est devenu la nouvelle puissance européenne. L’avenir du club est radieux, et pour une fois, l’homme pense à prolonger l’aventure. Mais pas à n’importe quel prix. Confiant comme à son habitude, Guttmann demande à ses dirigeants une prime pour ses succès européens. La réponse n’est pas celle attendue. Soulignant que rien de tel n’est prévu dans son contrat, ses dirigeants lui proposent bien une prime, mais elle est inférieure à celle accordée pour la victoire en championnat. Vexé, Guttmann quitte le club avec pertes et fracas, déclarant que tant qu’il ne serait pas payé, le Benfica ne gagnerait pas une seule coupe d’Europe en 100 ans.

Une malédiction bien vivace

Après son départ de club, Béla Guttmann reprend ses valises et retourne loin, en, Amérique du Sud, et plus précisément au Peñarol, club de Montevideo avec lequel il s’offre le titre en cette même année 1962. Après ceux acquis en Hongrie, au Brésil et au Portugal, ce titre uruguayen est le septième de sa carrière. C’est également le dernier. Guttmann revient définitivement en Europe dans la foulée. Après avoir brièvement tenu les rênes de l’équipe nationale autrichienne, il revient à Benfica en 1965 puis fait des piges en Suisse, en Autriche ou en Grèce, avant de terminer par une dernière saison au FC Porto. Sans jamais connaître le succès.

De son côté, le Benfica Lisbonne a échoué cinq fois en finale de Coupe d’Europe des Clubs Champions. Dès 1963 face au Milan AC (1-2). En 1965 face à l’Inter Milan (0-1 à San Siro). En 1968 à Wembley, contre Manchester United (1-4 après prolongations). En 1988 face au PSV Eindhoven (5-6 aux tirs au but). Et en 1990, une nouvelle fois face au Milan AC (0-1 au Prater de Vienne). Des échecs auxquels s’ajoutent ceux, plus récents, en Coupe UEFA. Une première finale est perdue face à Anderlecht en 1983 (0-1 à l’aller puis 1-1 au retour), avant celles concédées en Europa League face à Chelsea en 2013 (1-2) et l’année suivante contre le FC Séville (2-4 aux tirs au but).

Guttmann est décédé en 1981, mais sa promesse tient toujours. Et à Lisbonne, la Malédiction de Guttmann est prise très au sérieux. A tel point qu’en 1990, Eusébio s’est rendu sur sa tombe à Vienne pour demander pardon et défaire le club de son emprise à la veille de la finale disputée contre le Milan d’Arrigo Sacchi. Peine perdue. De là-haut, Guttmann est resté impassible. Et le Milan s’est imposé 1-0.

© mfa.gov.hu

« Guttmann a été mon entraîneur pendant trois ans et nous avons tout gagné avec lui. J’ai un bon souvenir de lui, en tant qu’homme et en tant qu’entraîneur, » déclarait Eusébio devant la tombe de son mentor. Pas sûr que tout le monde soit d’accord avec lui à l’Estadio de la Luz. Pour les 110 du club, les dirigeants ont fait les choses en grand pour s’attirer les bonnes grâces de leur ancien entraîneur : une statue de deux mètres de haut, fabriquée en Hongrie, de Guttmann portant une Coupe d’Europe des Clubs Champions dans chaque bras. Mais rien n’y a fait, et le club a ensuite perdu sa finale face à Séville. Éliminé par le Bayern Munich en quarts de finale de Ligue des Champions, Benfica ne gagnera pas de coupe européenne cette année encore. Il n’en gagnera pas pendant encore 46 ans. Parole de Guttmann.

Pierre-Julien Pera


Photo à la une : © Keystone/Hulton Archive/Getty Images

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A propos de l'auteur

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Papy de la team. Tombé amoureux de Bucarest un jour d'hiver 1998. L'est devenu de toute la Roumanie au fil des ans. Ecrit envers et contre tous la gloire et la beauté de son football depuis 2006 sur Parlonsfoot et Footballski. Regarde les matchs de Liga 1 roumaine, de Divizia Nationala moldave, de Premium Liiga estonienne et de la Zone Est de 3e division russe. Faut vraiment être cinglé.

pays de l'auteur footballski
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