Villes de Coupe du Monde – Épisode 2 : Moscou

Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 6 octobre 2016

Après un grand été international, il est temps de se plonger dans la prochaine grande compétition internationale afin de ne pas s’ennuyer. Ainsi, chaque mois à intervalle plus ou moins régulier, nous allons tâcher de vous faire découvrir une nouvelle ville hôte de la Coupe du Monde 2018 en Russie.


Lire aussi : Villes de coupe du Monde – Épisode 1 : Saransk


Elles sont au nombre de onze, et nous avons eu la chance d’en visiter huit d’entre elles. Le hasard fait bien les choses ! Cela nous laisse également la possibilité de visiter les trois dernières avant l’année prochaine. Pour ce deuxième épisode – qui s’est fait trop longtemps attendre -, nous abordons directement la capitale fédérale, Moscou, qui recevra la Coupe du Monde dans deux de ses enceintes. Nous vous avertissons donc que nous avons choisi nos angles pour cet article, ainsi que le sujet que nous traitons, car un descriptif exhaustif de Moscou ne tiendrait pas sur un seul article comme vous pouvez l’imaginer.

L'Otktyrtie Arena, jour de match (vs. Ufa 2015) | © Adrien Laëthier

L’Otktyrtie Arena, jour de match (vs. Ufa 2015) | © Adrien Laëthier / Footballski

Un peu d’histoire

Moscou a une histoire assez riche comme vous l’imaginez mais il n’est pas forcément aisé d’en parler ici sans tomber dans l’encyclopédique ni vous raconter ce que vous savez déjà. La ville est en tout cas mentionnée pour la première fois au milieu du XIIe siècle et son nom vient tout simplement du nom de la rivière qui y coule, la Moskova ou Moskva Reka en russe qui peut se traduire par « rivière Moscou ». La ville a pris de l’importance au fil de l’histoire sous la domination de la Horde d’Or, toujours en rivalité avec les autres principautés slaves-orientales telles que Tver ou Vladimir. C’est en fait la puissance croissante de la Lituanie Catholique qui va pousser le Khanat à renforcer Moscou pour servir de tampon et ainsi poser les bases de nombreuses guerres ultérieures entre la Russie Orthodoxe et ses voisins catholiques Lituaniens ou Polonais.

C’est à la libération de la ville de la domination de la Horde d’Or que celle-ci devient capitale de la nation russe, au XVe siècle. S’il y a quelques dates à donner ensuite jusqu’au début du XXe siècle, on en citera quatre. Les deux incendies, celui déclenché par les Tatars de Crimée en 1591 et celui consécutif à l’occupation française en 1812 qui ont « permis » de reconstruire la ville à neuf, ainsi que la période durant laquelle elle n’a plus été capitale de la Russie, de 1712, date de la création de Saint-Pétersbourg par Pierre Ier le Grand à 1918 lorsque Lénine lui a rendu son titre de capitale en opposition à Saint-Pétersbourg qui reste le symbole de l’empire honni dans la jeune URSS.

Aujourd’hui, Moscou n’en finit plus de se construire et de s’étendre vu que beaucoup de personnes y émigrent d’autres villes russes ainsi que des anciennes républiques soviétiques en vue de trouver un travail avec un meilleur salaire (les disparités sont importantes entre la capitale et la province). Pas loin d’un Russe sur dix vit en effet à Moscou et ce malgré l’énorme territoire de la Fédération de Russie. Un autre symbole du développement rapide de Moscou a été l’érigement du très spectaculaire quartier de Moskva-City aujourd’hui autant prisé par les hommes d’affaire que par la jeunesse dorée de Moscou pour ses soirées.

© Adrien Laëthier

© Adrien Laëthier / Footballski

La culture

Il y a énormément de choses à voir à Moscou, mais la première dont nous voudrions parler est très peu originale. Enfin, c’est peut-être original car c’est tellement cliché que beaucoup n’imaginent plus que cela puisse être la principale chose à voir. La Place Rouge reste extraordinaire par son immensité, mais pour en avoir conscience, il vaut mieux y aller le matin quand elle est déserte. A proximité, vous pourrez visiter les jardins d’Alexandre, les cathédrales du Kremlin et son armurerie ou encore la grande bibliothèque soviétique « Lénine ». Il y a beaucoup d’autres choses à voir dans le centre, comme notamment Arbat (rue piétonne, que personnellement je n’apprécie pas plus que ça) ou le quartier de Kuznetsky Most qui a beaucoup de charme. Bien entendu, il y a d’autres choses à voir dans la ville.

Quand on parle de musée à Moscou, on imagine tout de suite le musée d’histoire situé sur la Place Rouge, mais la capitale fédérale a beaucoup plus à offrir que cela avec plus d’une centaine de musées en commençant par les deux immenses galeries d’art Tretyakovskaya, qui vous permettront de découvrir la peinture russe qui est très méconnue chez nous. Ainsi, vous pourrez vous faire une idée pour savoir si cela est justifié. La galerie d’art Pushkin est plus classique dans une de ses divisions avec beaucoup de toiles de maîtres impressionnistes français et anglais. D’autres galeries d’art sont également situées dans Moscou. L’intérêt de la ville réside beaucoup dans les petits musées, souvent des maisons ayant appartenu à l’artiste comme par exemple celui dédié à la poétesse Marina Tsvetaeva, situé dans le centre. Cela permet de découvrir de plus près la culture russe mais il est vrai que la connaissance de la langue peut aider pour de telles visites. Enfin, dans la parc Izmaïlovo, on peut trouver une exposition sur les différents peuples qui existent en Fédération de Russie.

Il y a également plus d’une centaine de théâtres dans la capitale, allant bien au-delà du bien connu « Bolshoï » mais, sorti de l’opéra et du ballet, les pièces de théâtres classiques ou modernes en russe seront un frein à la curiosité des plus nombreux. Néanmoins, il faut noter la grande richesse de la ville de ce côté-là pour ceux qui sont intéressés. Enfin, nous ne saurions que conseiller de s’attarder dans le métro aux heures un peu plus creuses pour admirer ce monstre artistique de propagande soviétique que constitue l’ensemble du métro de Moscou. Un art froid fait de marbre mais aussi de fresques, de mosaïques et de bustes rappelant l’Histoire de la Russie ainsi que de l’URSS. Certaines stations modernes et récentes peuvent également valoir le déplacement.

Station Mayakovskaya, le soir | © Adrien Laëthier

Station Mayakovskaya, le soir | © Adrien Laëthier / Footballski

Pour ceux qui veulent garder leur visite centrée sur le sport, ils pourront trouver le musée du sport près de la gare de Kursk et le fameux musée du Spartak que Vincent vous a fait visiter pour nous récemment.

Mes impressions

Difficile de faire le tri dans mes émotions au sujet d’une ville que j’ai visitée plus d’une quinzaine de fois dans des conditions toujours différentes, mais cela reste une destination incontournable pour tous. Souvent comparée à Saint-Pétersbourg, elle est moins appréciée des Russes que cette dernière pour des raisons culturelles et architecturales. Pour un étranger, elle peut toutefois apparaître comme « plus russe », ce qui est mon cas. Et c’est là que se trouve le paradoxe, car Moscou n’est pas la Russie ! Sous ses airs de « pareil qu’en province mais en vingt fois plus grand », la vie moscovite ne vous montrera pas grand-chose de la réalité russe, bien évidemment à cause des disparités importantes existants avec la province que j’évoquais plus haut.

Mais contrairement aux idées reçues, il y a largement de quoi y faire d’un point de vue purement touristique : visite du Kremlin, des palais, de parcs spectaculaires selon les goûts de chacun : Gorki pour les loisirs, le parc de la victoire pour l’Histoire, VDNKh pour les expositions et ce mélange de kitsch soviétique et d’ultra-modernité, ou d’autres endroits comme Kolomenskoe ou Vorobyovey Gory pour une nature plus reposante. Les sept soeurs staliniennes, dont l’université d’état de Moscou (MGU) sont également une curiosité de la ville (au goût douteux, mais tout de même) alors que le centre-ville (attention, le « centre-ville » est très très grand) regorge de trésors pas toujours visibles au premier abord. Tout cela sans oublier le métro dont quasiment toutes les stations sont décorées malgré une froideur de prime-abord qui peut faire (comme pour moi) que vous n’en remarqueriez pas la beauté aux heures de pointe, en étant obnubilé par votre train et emporté par la foule.

Parc Pobedy, le parc de la victoire | © Adrien Laëthier

Parc Pobedy, le parc de la victoire | © Adrien Laëthier / Footballski

Enfin à Moscou, vous pouvez sortir, manger, danser ou boire, tous les jours à toute heure, ce qui n’est pas pour déprécier mon idée de la ville. Il est clair qu’ensuite, cela reste une affaire de goût et mes impressions enthousiastes sont également liées au fait que je me sente mieux dans des grandes mégapoles ; alors qu’une personne plus amatrice de tranquillité se sentira peut-être beaucoup plus vite étouffée par le rythme effréné de la ville que contribue à alimenter ses habitants pressés et rarement aimables avec l’inconnu que vous êtes.

Enfin si vous êtes amateurs de sport, vous ne pourrez pas être déçu par Moscou et c’est ce que l’on va aborder maintenant.

Le football

Moscou ! Un nom qui sonne chez les amateurs de football et si vous n’êtes pas familiers avec le football russe, vous ne savez même plus compter le nombre d’équipes qui y évoluent et vous allez même peut-être jusqu’à penser que la moitié des équipes de Russian Premier League s’y trouvent. En fait, il n’y en a plus que trois, ce qui est de fait un record de faiblesse : le Spartak, le CSKA et le Lokomotiv. On en trouvait, il est vrai encore six il y a quelques années (et nous nous bornerons ici à Moscou hors-banlieue car cela montait à huit en comptant Khimki en très proche banlieue et le Saturn, situé dans la ville de Ramenskoe plus au sud). Les trois qui ont disparus sont donc le Dinamo (en FNL et en bonne voie pour remonter), le Torpedo (qui galère en D2, le troisième niveau) et le FC Moscou, une émanation du Torpedo, depuis disparu mais dont le Solyaris (également en D2) est le lointain héritier.

Pour ce qui est de l’histoire de ces clubs, nous en avons déjà écrit pas mal sur ce site, et vous pourrez retrouver le parcours des équipes moscovites pendant la période soviétique dans notre article recensant les équipes de Première Ligue Soviétique. Le football, lui, est apparu à Moscou sous l’Empire russe grâce à l’influence d’Anglais. C’est d’ailleurs un club de la banlieue de Moscou qui considéré comme le plus ancien du pays, à Orekhovo-Zuevo. L’équipe est aujourd’hui dénommée Znamya Truda. Pour ce qui est de l’organisation du football à Moscou, il faut attendre 1923 et la création du Dinamo pour voir se dessiner les contours du football moscovite. Et ce même-si la section football de l’actuel CSKA date elle de 1911. L’équipe s’appelait alors OLLS (Organisation des amateurs des sports de ski). La toute première des équipes enregistrées l’a été en 1905 : le SFS (Section de football de Sokolniki) même s’il y a une polémique avec le KFS (Cercle des footballeurs de Sokolniki) dont l’enregistrement a eu lieu en 1907 mais la création pourrait remonter à 1895. Toutes ses équipes et bien d’autres disputaient à l’époque la Coupe Fulda pour ceux que les résultats intéressent.

Le Yantar Stadion (stade de l'Ambre) de Strogino | © Adrien Laëthier

Le Yantar Stadion (stade de l’Ambre) de Strogino | © Adrien Laëthier / Footballski

Aujourd’hui, le football professionnel à Moscou existe à travers huit équipes professionnelles (+ sept en banlieues) et même si le nombre s’en est vu réduit au même titre que le nombre de clubs professionnels du pays, suite à de nombreuses faillites, il en reste suffisamment pour ravir tous les amateurs de ballon rond. Le Spartak, le CSKA et le Lokomotiv sont en RPL ; le Dinamo en FNL ; le Torpedo et Chertanovo en D2-Centre alors que le Solyaris et Strogino évoluent en D2-Ouest. On peut rajouter encore les réserves du Spartak (FNL) et du Dinamo (D2). On peut choisir son équipe par corporations ou par style de jeu mais également géographiquement : le Spartak et Strogino au nord ; le Solyaris et le Lokomotiv au nord-est ; le Dinamo et le CSKA au nord-ouest ; le Torpedo au sud-est et Chertanovo au sud.

Avec autant de clubs et de stades, Moscou est donc une destination footballistique incontournable même si l’affluence dans ses stades (hors Spartak) laisse à désirer et montre un désamour local de ce sport (par rapport aux années 1990 et à la période soviétique). Mais pour nos lecteurs fidèles, il existe une alternative, la LFL de football à 8 qui enflamme chaque week-end la capitale fédérale ainsi que Twitter.

Les autres sports

Comme pour d’autres sujets, c’est difficile d’être complet sur Moscou au niveau du sport. La ville a accueilli plusieurs événements sportifs d’envergure sans remonter jusqu’au Spartakiades soviétiques. On peut citer pèle-mêle les championnats du Monde d’athlétisme en 2013, des championnats d’escrime ou encore de beach-soccer ou de hockey sur glace. Ce dernier sport est également très présent à Moscou qui compte trois équipes de hockey présentes (et compétitives) en KHL à savoir le Dinamo, le CSKA et le Spartak. Cela ne vous rappelle rien ?

CSKA Moscou - Amur Khabarovsk en KHL | © Adrien Laëthier

CSKA Moscou – Amur Khabarovsk en KHL | © Adrien Laëthier / Footballski

Le CSKA Moscou est champion d’Europe de basket en titre et est une place forte du basket européen et seuls deux titres nationaux lui ont échappé. Le Dinamo est également présent sur la scène européenne en volley-ball, aussi bien masculin que féminin et est le meilleur représentant de la ville en basket féminin devant le MBA. Pour en terminer avec les sports collectifs, le Slava Moscou a fini cinquième du championnat national de rugby en 2015.

Enfin, parmi la longue liste de grands sportifs moscovites, on peut citer Vyacheslav Fetisov (légende du hockey et « héros » de l’excellent documentaire « Red Army »), Olga Brusnikina (triple championne olympique de natation synchronisée), Aleksey Cheremisinov (escrimeur), Aleksander Ovechkin (hockeyeur NHL), Elena Dementieva (tennis) ou encore Yana Kudryavtseva (multiple championne du monde et vice-championne olympique de gymnastique rythmique).

Alors, est-on prêt ?

Difficile de taxer Moscou de ne pas être prête car la ville accueille de nombreux événements internationaux, sportifs ou non depuis de nombreuses années. Un premier stade est d’ores et déjà en service depuis de longs mois, il s’agit de l’Otkritye Arena du Spartak Moscou. Stade qui respecte sans aucun doute les différents standards pour une Coupe du Monde. Le stade emblématique de la ville, Luzhniki (anciennement Stade Lénine), devrait lui être terminé en fin d’année 2016 et on espére qu’il sera plus adapté au football que dans sa version précédente, où regarder un match de foot pouvait être assez affreux, comme une impression d’être assis à 500 mètres de l’action. Ces deux stades sont bien sûr accessibles facilement en métro, grâce aux stations Spartak et Sportivnaya (même s’il faut marcher un demi-kilomètre depuis cette dernière pour rejoindre Luzhniki).

Luzhniki dans son ancienne configuration | © Adrien Laëthier

Luzhniki dans son ancienne configuration | © Adrien Laëthier / Footballski

Niveau aéroport, il y en a trois, tous internationaux, aux styles différents : Vnukovo est plutôt cosy et petit, Domodedovo, au sud, est immense et monobloc, un peu emprunt de folie alors que Sheremetyevo ressemble plus à un aéroport classique avec ses différents terminaux et il est au nord de la ville. Tous ces aéroports sont accessibles depuis les gares en 30 minutes, mais le taxi peut être rentable aussi et là nous y allons de notre petit conseil : cela ne doit pas coûter plus de 1 300 roubles depuis Domodedovo – qui est l’aéroport le plus lointain – car les taxis se feront un plaisir de proposer d’autres sommes autrement plus fortes. Bref, la capacité aéroportuaire est largement adaptée à l’organisation d’une telle compétition, tout comme les gares qui, bien que parfois obsolète,s sont en grand nombres dans la ville de Moscou et desservent tous les coins de la Russie et une grande partie de l’Europe de l’Est.

Le métro, en plus d’être un véritable musée, est extrêmement pratique et une ligne circulaire relit toutes les gares et permet de se déplacer rapidement dans le centre-ville. Il y a suffisamment de lignes mais attention, les stations sont beaucoup plus espacées qu’en Europe de l’Ouest, ainsi vous serez parfois amenés à prendre un bus ou un marshrutka pour arriver à destination. Il n’y a donc pas à s’inquiéter pour la préparation de la ville, ce dont vous vous doutiez, même si les transports peuvent être horriblement bondés. Niveau hôtellerie, il y en a beaucoup, et cela peut coûter très cher (un peu moins après la baisse du rouble) et si les promotions peuvent être très attrayantes hors-saison, gageons que durant la compétition, les prix seront très hauts surtout si vous voulez rester dans le centre-ville (et à Moscou, c’est assez important car on peut vite se retrouver très loin).

Le meilleur deal est en général un immense parc hôtelier soviétique situé dans l’est de la ville, mais attention, le personnel y est très très mal aimable et vous aurez vraiment l’impression d’être en URSS ; cependant le standing des chambres y est plus que satisfaisant. Enfin, il y a énormément d’auberges de jeunesse dans la ville mais la plupart sont situées dans des appartement que vous pourriez avoir du mal à trouver en n’étant pas habitué au système des immeubles russes. Nous vous conseillons de vous fier aux commentaires sur internet et à la fréquentation par les étrangers car certaines peuvent s’avérer horribles, mais la plupart sont correctes. J’en connais même personnellement d’excellentes mais le site n’a pas vocation à leur faire de la publicité, vous pourrez toujours me contacter si vous en avez besoin.

L’exercice est beaucoup plus difficile avec Moscou comme vous l’avez remarqué car il est impossible d’être exhaustif, mais nous espérons que vous avez apprécié. On continue d’ici quelques semaines avec la ville la plus orientale désignée pour la Coupe du Monde : Ekaterinburg.  À bientôt en Russie !

Adrien Laëthier


Image à la une : © Adrien Laëthier / Footballski

Villes de Coupe du Monde – Épisode 2 : Moscou
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A propos de l'auteur

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Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

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