On a discuté avec Yohan Mollo, attaquant du Krylya Sovetov Samara

Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 11 septembre 2015

Après avoir interviewé plusieurs membres du staff du Krylya Sovetov Samara (Vous pouvez aussi lire: On a discuté avec Bart Caubergh, préparateur physique du Krylya Sovetov Samara & On a discuté avec Frank Vercauteren, entraineur du Krylya Sovetov Samara), on a eu l’occasion de s’entretenir avec un Yohan Mollo tout fraîchement débarqué de Saint-Étienne et déjà décisif pour sa première titularisation sur la pelouse du Zenit, avec trois passes décisives. Une performance qui l’a fait apparaître dans l’équipe-type de la semaine dans notre gazette RPL.

Peux-tu nous dire tout d’abord comment t’es tu retrouvé à Samara ?

Ils sont venus vers moi dès le début du mercato et ils m’ont clairement fait comprendre qu’ils voulaient miser sur moi et qu’ils voulaient construire quelque chose autour de moi cette saison.

C’est l’entraîneur (Frank Vercauteren que j’avais eu l’occasion d’interviewer cet été à Samara) directement qui t’a contacté ?

Via le staff oui, car tout le monde au club a approuvé le choix de me recruter. Tout le monde a eu son mot à dire.

Tu connaissais Samara de nom, ou le club du Krylya Sovetov avant de venir ?

Non, pas du tout.

mollo samara

Yohan Mollo sous ses nouvelles couleurs

Cela fait deux semaines que tu es sur place maintenant, c’est bien ça ? Tu en penses quoi ? Ton intégration, la ville ?

Honnêtement je suis venu avec l’envie de prouver et de jouer au football. Mes partenaires ne me connaissaient pas trop et au fur et à mesure je me suis ouvert à eux, je m’entends bien avec tout le monde. Au niveau de la ville, je ne suis pas quelqu’un de difficile, Saint-Étienne n’est pas forcément une ville fantastique non plus. Ensuite, ce n’est pas vraiment ce que je regarde, je suis venu pour l’aspect sportif mais oui la ville est assez chaleureuse et cela me va très bien.

Pour en revenir à l’aspect sportif, ça ressemble à ce à quoi tu t’attendais ? Tu avais quelle idée du championnat russe auparavant ?

Je n’en avais pas franchement d’idée précise. C’était simplement un nouveau challenge et je n’ai pas trop réfléchi à ce qu’il pouvait se passer. Tout ce que je voulais, c’était un vrai projet et en faire intégralement partie. Le coach me l’a clairement fait savoir et comme je l’ai dit, je fais pleinement partie du projet du club. Après ce que j’allais rencontrer, peu importe : je savais juste que je jouerai au football et que j’allais m’amuser.

Tu es seulement prêté, donc peut-être que tu as déjà un projet pour l’avenir : rester si cela se passe bien ? Rentrer en France ? Être remarqué ? Même si c’est un peu tôt sans doute pour en parler.

Non, pas spécialement de projet. J’ai seulement le projet d’aider mon équipe à être le plus haut possible. Je pense qu’on fait un travail où si l’on se projette trop dans l’avenir, on en oublie de vivre le présent. Je le répète, prendre du plaisir au jour le jour, c’est ce que je recherche. Bien sûr, on a toujours des idées, mais cela sert a rien de les évoquer car demain tout peut arriver dans la vie. Je préfère vivre avec le concret. J’ai joué un match récemment, je l’ai gagné. Il y en a un autre qui arrive lundi prochain et je me concentre là-dessus.

Tu nous parles beaucoup de projet et de l’importance d’être au centre des plans de l’entraîneur. Cela veut dire que tu avais l’impression qu’on ne comptait plus sur toi à Saint-Étienne ?

Ce n’est pas exactement la question mais quand on vient vous faire part concrètement d’un projet et que l’on vous dit que vous en serez un des piliers, c’est légèrement différent. Je ne sentais pas forcément que j’étais un membre vraiment important de l’équipe à l’ASSE ; c’est la raison pour laquelle j’ai choisi le projet qui me garantissait du temps de jeu. Maintenant c’est à moi de faire mes preuves.

mollo zenit

Yohan Mollo fait le show face à l’ogre qu’est le Zenit !

Tu penses apprendre le russe ?

Honnêtement j’ai vraiment envie de parler russe, c’est un de mes objectifs pour cette année. Là, je viens juste de décider donc je vais commencer à prendre des cours prochainement je pense. J’ai envie d’intégrer ça au quotidien car c’est important de parler la langue du pays. Cela fait partie de la culture.

Cela se passe comment d’ailleurs à l’entraînement ? Pour y avoir assisté cet été, les consignes sont données en anglais avec quelques mots de russe. Tu parles en français avec Frank qui le parle très bien ?

J’essaye de ne pas trop demander les traductions pour moi. Je comprends l’anglais et je ne cherche pas plus. Je regarde ce qu’il se passe autour de moi et je m’adapte. Si jamais je ne comprends pas, il y a de toute façon toujours quelqu’un pour m’aider. Je n’ai pas forcément de problèmes avec les langues. Je parle espagnol et anglais, pas forcément parfaitement mais je sais me faire comprendre. Mais le football reste universel.

Parlons un peu de la préparation pour le prochain match. Le Mordovia, c’est autre chose que le Zenit. Vous allez être favori cette fois donc c’est un match avec plus de pression après l’exploit du Petrovski ?

Je ne pense pas que ce soit différent car c’est un concurrent direct, c’est même peut-être plus important. La pression, je suis venu là pour cela. Je jouais tous les week-ends devant 40 000 personnes avec la pression d’obtenir une qualification européenne à Saint-Étienne. Ici, il y a un public connaisseur qui veut voir du beau football et tu te dois de répondre. La pression est intégrée dans ma carrière, ce n’est pas un problème. Je ne suis pas quelqu’un qui cède, pour moi c’est plutôt un facteur motivant.

Tu es là depuis assez peu de temps, mais tu as peut-être déjà une opinion sur le niveau du championnat russe ?

J’ai joué la meilleure équipe du championnat donc je peux te dire que c’est du haut niveau. Je n’ai pas encore pu jouer d’autre équipe mais je peux quand même te dire que c’est un football intensif, assez ouvert. C’est excitant, ce ne sont pas des équipes qui restent en place mais qui veulent plutôt pratiquer du beau football, qui se créent des occasions, qui tirent souvent.

Enfin on va finir avec une question cliché, tu n’as pas peur de l’hiver qui va arriver ?

Je préfère franchement jouer dans le froid que dans le chaud. Puis les températures extrêmes seront quand on sera en vacances. Il faut dire aussi qu’a Sainté ou à Nancy, on a joué sous la neige. J’ai joué également à Caen, ce ne sont pas des villes où il fait 40 degrés. Ce n’est pas un facteur qui me dérange plus que ça.

Merci beaucoup à Yohan de nous avoir consacré de son temps et répondu gentiment. Bon courage pour la suite en Russie et pour cette saison avec le Krylya Sovetov Samara.

Adrien Laëthier

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A propos de l'auteur

Adrien Laëthier

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Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

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