On a discuté avec Olga Ruzhelnyk, doctorante et spécialiste des mouvements ultras en Ukraine – Partie 2

Antoine Gautier
Antoine Gautier - Publié le 27 avril 2017

Chez Footballski on aime bien le foot mais pas que. On fait parler ceux qui y jouent et c’est normal, on fait parler ceux qui font jouer (les entraîneurs), on s’intéresse à ceux qui viennent voir jouer leur équipe, mais on aime bien aussi discuter avec ceux qui ont choisi d’étudier le football comme objet de société. Olga Ruzhelnyk est doctorante à l’Université de Nanterre depuis un an et s’intéresse à la façon dont les ultras et plus largement les supporters ukrainiens participent à la création d’une identité nationale ukrainienne, particulièrement après la révolution de Maïdan et la situation en Crimée et dans le Donbass. C’est donc avec plaisir que nous avons échangé longuement avec elle sur son sujet à proprement parler mais aussi sur la façon dont on mène ses recherches sur un sujet si particulier. Entre sociologie et sciences politiques, son travail s’attache ainsi à démontrer le rôle qu’ont eu les ultras ukrainiens dans ces conflits, et comment ce rôle change également la façon dont ils sont perçus en Ukraine.

Dans cette deuxième partie nous abordons plus précisément la situation des ultras ukrainiens, garants un peu malgré eux de l’identité ukrainienne à travers le pays.


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Si l’on prend les tentatives d’action collective partout en Europe, certaines se sont affaiblies rapidement par les divisions internes. C’était un des dangers pour ce qui s’est passé autour de Maidan. Comment les ultras ukrainiens ont-ils réussi à perdurer là où tant d’autres ont échoué ?

Cette question était en jeu dès le départ. Quand j’ai commencé mon mémoire de master j’ai vu des fights entre les ultras de Kharkiv, Donetsk, Dnipro. Après Maidann, ils ont fait une marche commune, avec une banderole, pour une Ukraine unifiée. Pour moi c’était assez incroyable de voir ça. Disons que la sous-culture des ultras est quelque chose d’unique. Ils développent une identité qui est presque tribale, mais qui peut être mise de côté si une autre identité vient prendre le dessus, comme l’identité nationale. La question pour eux était « Qui suis-je ? Un supporter ou un Ukrainien ? » Et la réponse est vite arrivée,  « Quand il y a un problème en Ukraine, l’essentiel devient de protéger mon pays, ce n’est plus mon club ou mon équipe qui est en jeu. » Donc pour moi, le fait que ça se poursuive aujourd’hui montre que la guerre est toujours là en Ukraine, les violences n’ont pas cessé, il y a toujours cette menace et cette nécessité de protéger le pays. Encore plus pour des gars qui étaient là dès le début de Maidan, même ceux de Donetsk, de Crimée. Tous les ultras de Crimée par exemple sont maintenant persona non grata, ceux de Sebastopol par exemple qui sont très pro-ukrainiens. Quand vous êtes supporters vous avez toujours besoin d’une opposition. Donc quand le pays est en danger, l’ennemi est très bien défini. Avant Maidan, la rhétorique utilisée dans les stades était assez raciste, antisémite par exemple, et là on est passé à quelque chose de clairement anti-russe. Parce qu’aujourd’hui, c’est l’ennemi, l’ennemi extérieur et plus l’ennemi intérieur.


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« Les ultras du Shakthar et du Zarya,  étaient présents dès le début de Maidan alors qu’il n’y avait pas encore la guerre, parce que le régime de Ianoukovitch représentait la répression, la restriction des libertés, l’abus de pouvoir de la police. Un des fans du Shakthar m’a dit par exemple “Maintenant je ne suis plus de Donetsk, plus du Shakthar, pas de Louhansk, je suis Ukrainien”. »

Si l’on comprend bien, les populations du Donbass ou de Crimée sont pourtant clairement pro-russes en majorité. Pourquoi les ultras de ces villes-là n’ont eux pas suivi le mouvement ?

Peut-être que je ne suis pas la meilleure personne pour parler de ça, dû à mon lien affectif avec la situation mais je pense que c’est une situation qui a été rendue artificielle. Dans le sens où il y avait des pro-russes bien sûr dans ce territoires, mais ils n’ont jamais été séparatistes. Vous pouvez aimer un pays, sans pour autant dire que vous vous sentez de cette nationalité. Je peux dire que j’aime la Pologne sans me sentir polonaise. Et vous pouvez aimer la Russie, mais toujours vous sentir ukrainien. C’était le cas des fans en Crimée, ils étaient Ukrainiens, ils ont d’ailleurs participé à Maidan, comme je l’ai dit. Mais il faut comprendre que Maidan ce n’était pas anti-russe au départ, c’était pro-européen, tourné vers les valeurs européennes. C’était plutôt un mouvement contre l’ancien régime post-soviétique corrompu de Ianoukovich. Donc tout le monde était pour le changement à ce moment-là, et Maidan a été un déclencheur pour eux [les ultras, ndlr].

Avant Maidan, de plus en plus de restrictions sur les rassemblements publics étaient en place, par exemple « Pas plus de 10 personnes ou ce sera considéré comme un attroupement public ». Beaucoup de pouvoirs étaient donnés au gouvernement, à la police, pour contrôler les gens. Bien sûr, c’était un outrage pour les ultras parce qu’ils détestent se sentir contrôlés, particulièrement par la police, quand ils se rassemblent. Donc c’était vraiment l’élément déclencheur pour qu’ils se rassemblent tous. C’était la même chose pour les ultras de Crimée, ils ne se battaient pas au départ pour défendre l’identité ukrainienne mais pour leurs libertés. Puis, la situation a dégénéré, les troupes étrangères sont arrivées, et là bien sûr ils se sont positionnés contre ces troupes qui venaient et qui voulaient elles aussi les contrôler. Particulièrement venant de la Russie qui est un Etat plus totalitaire comparé à l’Ukraine. Il y a plus de possibilités de contrôle, sur la liberté d’expression, de rassemblement… Les ultras détestent ça. La même chose s’est produite avec les ultras du Shakthar et du Zarya, ils étaient au début de Maidan alors qu’il n’y avait pas encore la guerre, parce que le régime de Ianoukovitch représentait la répression, la restriction des libertés, l’abus de pouvoir de la police. Un des fans du Shakthar m’a dit clairement par exemple « Maintenant je ne suis plus de Donetsk, plus du Shakthar, pas de Louhansk, je suis ukrainien ».

Le support à l’équipe nationale ukrainienne a-t-il évolué également, avec Maidan, la guerre dans le Donbass, le problème de la Crimée  ?

Bien sûr. Ce qui s’est passé à Maidan et encore sur le front cela participe à ce qu’on appelle en sociologie la “mémoire collective”. Dans les stades, vous utilisez des chants, des banderoles, bien sûr. Aujourd’hui, Maidan et le sujet de la guerre sont particulièrement utilisés, tout comme la figure de Poutine. Maintenant, ce n’est plus uniquement « Go Ukraine go » mais plutôt « Fuck Putin fuck ». Quand j’étais à l’Euro 2016 à Lille, j’ai compté trois fois des slogans offensants envers Poutine, et quatre fois l’hymne national. C’était très patriotique, bien plus qu’avant et ça a changé. Mais l’équipe nationale est beaucoup moins supportée par les ultras. C’est un héritage de l’indépendance, de 1991 à 2000, l’équipe nationale était un copier-coller du Dynamo Kiev. Après ,il y a eu des éléments nouveaux, des joueurs du Shakthar. Aujourd’hui, les choses ont changé, les fans de football représentent la fibre patriotique de la nation.

Cet été, tu étais en France pendant l’Euro. Est-ce que tu avais une attention particulière sur la compétition ?

J’étais à Lyon et Lille pour les matchs de l’Ukraine. C’est plutôt en Ukraine où il y a eu un petit scandale par rapport au fait que beaucoup de fans ukrainiens n’ont pas eu de visa de la part de la France, même pour des enfants de 9 ans, pour « raisons de sécurité ». Tandis qu’à Marseille, lors des affrontements avec les Anglais, il y avait tout un groupe de hooligans d’Ekaterinbourg qui avaient pu avoir leur visa. C’était clairement un manque de coopération, tous les pays ont donné les noms de leurs supporters à surveiller sauf la Russie, donc les Ukrainiens étaient vraiment en colère par rapport à ça. Après, je n’ai pas vraiment vu de situation extrême, les supporters ukrainiens étaient soit des enfants ou des personnes âgées, la plupart d’ailleurs étant des Ukrainiens qui vivaient en Europe, en Allemagne, en France, en Angleterre. Les ultras, eux, étaient à la guerre, il y avait ce problème de visa pour commencer et ils ne se voyaient pas dépenser de l’argent quand ils peuvent être plus utiles au front à ce moment-là.

«  Il faut savoir qu’en Ukraine, nous n’avons pas une identité nationale si forte, si ancienne. Parce qu’avant cela, c’était l’identité soviétique qui dominait tout. Puis, depuis 25 ans, peu de choses se sont  passées pour créer cette identité collective, expliquer ce que c’est que d’être ukrainien. On sait que ça prend longtemps, en France par exemple ça a pris 200 ans pour construire une vraie identité française. (…) Et aujourd’hui, qui est en train de recréer cette identité ? Les ultras. »

Comment se manifeste cette fibre patriotique en Ukraine ? Par des symboles historiques ?

Oui, Stepan Bandera par exemple, il y a aussi l’expression “Heaven 100”. Bandera est l’expression du nationalisme ukrainien, c’est un parfait exemple d’utilisation de la mémoire collective d’une nation. Le drapeau rouge et noir représentant l’armée ukrainienne et l’organisation de Bandera est aussi utilisée. Il était aussi utilisé à Maidan, c’est une démonstration extrême de patriotisme, mais pas de nationalisme. Dans ce genre de période, il y a une volonté de maintenir l’unité avec des symboles extrêmes. Et maintenant avec Maidan, il y a utilisation d’autres symboles, Heaven 100 faisant référence aux personnes mortes durant Maidan, très utilisé aujourd’hui dans les stades. Il faut savoir qu’en Ukraine, nous n’avons pas une identité nationale si forte, si ancienne. Parce qu’avant cela c’était l’identité soviétique qui dominait tout. Puis, depuis 25 ans, peu de choses se sont  passées pour créer cette identité collective, expliquer ce que c’est que d’être ukrainien. On sait que ça prend longtemps, en France par exemple ça a pris 200 ans pour construire une vraie identité française. Aujourd’hui, nous sommes plutôt dans un processus de décommunisation, en changeant les noms soviétiques des rues pour des noms ukrainiens par exemple. Mais si les noms sont remplacés, la signification que l’on met derrière n’est pas encore là. Et aujourd’hui, qui est en train de recréer cette identité ? Les ultras.

Quelle est l’image des ultras aujourd’hui en Ukraine comparée à avant ?

Aujourd’hui, ils ont très bonne image dans la population. Parce que tout le monde sait qu’ils étaient là à Maidan. Si vous regardez sur les photos des fans, notamment les marches collectives entre différentes groupes d’ultras, ils marchent dans les rues escortés par des policiers, et les policiers les saluent ! C’est incroyable de voir que tout le monde les félicite pour leur engagement. C’est une utilisation de la mémoire collective, ils sont en train de montrer aux gens ce que ça signifie d’être patriote. Ils utilisent également le patrimoine ukrainien, la langue ukrainienne. Dans une ville comme Kharkiv, où l’influence russe était très forte même avant la guerre, ils chantaient au stade en ukrainien, et aujourd’hui encore plus. Donc ils sont vraiment un des acteurs de la construction de l’identité nationale, au même titre que les écrivains ou d’autres artistes.


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Est-ce que le président du Shakthar par exemple, ou d’autres instances, se sont positionnés sur le sujet de la guerre ?

Aujourd’hui, le Shakthar est la propriété de l’oligarque Akhmedov, il  a 99,99%, c’est un monopole comme très souvent en Ukraine. Mais non, pas grand monde n’a parlé de ça. La fédération durant Maidan a dit « S’ils veulent y aller qu’ils y aillent, mais sans signe d’attachement à un club en particulier. » Même si bien sûr, ils y sont allés avec des insignes et des écharpes, on parle d’ultras quand même. A ce moment-là, la révolution était contre le pouvoir en place, contre le gouvernement, donc les clubs ne voulaient pas s’y impliquer, ils avaient trop à perdre. Maintenant, c’est surtout la situation économique très fragile qui pousse les clubs à se concentrer uniquement sur leur business, ils ne s’occupent pas des ultras. Ils s’occupent des supporters car eux font tourner le business, contrairement aux ultras. « Ils vont au front ? Eh bien qu’ils aillent au front. » D’autre part, si on regarde le Shakthar par exemple, beaucoup de joueurs sont Brésiliens, je ne pense pas qu’ils s’embarrassent trop des problèmes d’identité ukrainienne.

« Ils souhaitent être dans l’action, amener des changements dans la situation du pays. Mais ils souhaitent aussi, une fois leur but atteint, pouvoir revenir à leur vie normale. Ils n’ont pas lancé la révolution, ils ont participé à cette révolution, c’est différent. »

Est-ce qu’à l’inverse des politiques ont cherché à s’associer aux ultras ?

Avant Maidan même, des contacts étaient en place avec Dmitri Yaroch, un responsable de Pravyi Sector, le parti d’extrême droite, qui a joué un rôle également dans Maidan. Ce qui s’est passé durant la révolution, c’est comme ce qui est arrivé en Egypte, vous avez une grande masse de gens qui sont là pour protester, pour être présent tout simplement, et autour vous avez des groupes qui s’organisent pour donner de la nourriture, assurer l’hébergement, et donc aussi la sécurité. Pravyi Sector s’occupait de la sécurité, et ils voulaient s’associer aux ultras pour bénéficier de leur bonne image. Mais les ultras n’ont jamais souhaité faire partie d’un parti politique, donc ils ne souhaitaient pas du tout s’associer avec eux. Quand j’ai demandé aux ultras ce qu’ils pensaient de s’engager en politique, ils étaient très sarcastiques sur la situation. Ils souhaitent être dans l’action, amener des changements dans la situation du pays. Mais ils souhaitent aussi, une fois leur but atteint, pouvoir revenir à leur vie normale. Ils n’ont pas lancé la révolution, ils ont participé à cette révolution, c’est différent.


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Pour conclure, ces personnes auront bientôt passé 3, 4 ans au front. Penses-tu qu’ils pourront vraiment rentrer chez eux et reprendre leur vie normale ? Ils sont habitués au combat, est-ce qu’ils ne rechercheraient pas encore plus cela en revenant à leur vie de supporters ?

Ils n’ont jamais non plus été très « soft » comme supporters. En Ukraine, il n’existe pas cette classification qui existe ailleurs en Europe de l’Est entre ultras et hooligans. Nous avons des « ultras », parfois un peu hardcore, qui aiment se battre entre eux, avec des règles, 100 contre 100 dans un lieu défini. Mais nous n’avons pas non plus le cas de hooligans pur et dur comme en Pologne ou en Russie. Il y a des influences bien sûr, mais pas vraiment toutes ces sous-cultures qui cherchent l’affrontement à tout prix. Pour ma part, je pense qu’ils reprendront simplement leurs habitudes, c’est-à-dire se battre entre eux, parce que l’opposition est la nature du supporterisme. Quand la menace extérieure du pays disparaîtra, on reviendra au niveau de 2009/2011. Ce qui va changer par contre, c’est la façon dont les gens les perçoivent. Ils sont perçus comme des héros aujourd’hui, et ça devrait perdurer longtemps, plusieurs générations, parce qu’ils auront fait partie de quelque chose de très important pour le pays, ils auront contribué à produire cette « mémoire collective ».

Antoine Gautier & Julien Duez / Tous propos recueillis par Antoine Gautier et Julien Duez pour Footballski

Pour approfondir cette question de l’identité ukrainienne nous vous conseillons le blog Visages d’Ukraine, qui à travers des portraits et des témoignages, dresse un portrait en creux de l’Ukraine contemporaine. 


Image à la une : © Footballski.fr

On a discuté avec Olga Ruzhelnyk, doctorante et spécialiste des mouvements ultras en Ukraine – Partie 2
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Khinkalis et khatchapouris sur footballski. Caucasiophile, mon horizon s'élargit à l'Est toujours avec un stylo et un micro.

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4 Commentaires

  • Commentaires de cette Ukrainienne trop peut objectifs. Elle n’utilise pas sciemment le terme de racistes pour parler de bcp d’ultras Ukrainiens. Bandera par exemple, n’est pas qu’un symbole de l’identité Ukrainienne comme elle le dit, c’est également et surtout un nazi qui collabora avec les Allemands et commis d’innombrables massacres en Ukraine. Interview manque cruellement d’objectivité.

    • C’est plutôt votre commentaire qui manque d’objectivité … Vous parlez de Bandera comme celui qui a collaboré avec les nazis, cependant il doit vous échapper qu’il a passé emprisonné par ces mêmes alliés … C’est ça les collabos pour vous ? Les collabos français n’ont pas fini en prison contrairement à lui ….

      Concernant le racisme, pouvez vous citer un seul pays du Monde ou il n’y en a pas ? Malheureusement c’est présent dans tous les pays du monde.

      • Nous n’avons pas la meme vision de l’histoire Monsieur. Moi j’aime le football, notemment le foot de l’est (Ukraine, Russie, Serbie). Mais je ne suis pas négationniste pour autant. Je pense qu’il ne faut pas occulter l’histoire comme le fait cette « charmante » Ukrainienne. Pour vous répondre concrètement, je vais vous citer un exemple parmis tant d’autres concernant « l’idole Ukrainienne » Bandera. En juillet 1941, Bandera a mené les milices ayant massacrée les Juifs de Lviv. Bandera et ses alliés nazis ont torturé et tué des milliers de Juifs. Plus de 4 000 Juifs, femmes et enfants compris, furent torturés, violés et tués par les nationalistes ukrainiens de Bandera et les nazis. Ceci n’est pas le seul exemple. Bandera a aussi massacré des milliers de Polonais, Russes et tziganes. Il n’est qu’un des pire boucher nazi de la 2ème guerre mondiale, quoi que vous puissiez dire. Les Ukrainiens le considèrent comme un grand homme, ils sont bien les seuls.

        • On aime tous le football alors parlons de football.

          Vous avez vos sources, d’autres personnes ont les leurs, alors il faut se respecter tout simplement. Cette charmante ukrainienne parle de sa vérité et vous avez la votre.

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