En Slovaquie, un Euro Espoirs au service de Robert Fico et du populisme

Pierre Vuillemot
Pierre Vuillemot - Publié le 6 juillet 2017

Entre fierté et désillusion, la Slovaquie a, non sans surprises, vibré pour sa jeune et talentueuse équipe U21 lors du dernier Euro se déroulant chez le voisin polonais. L’équipe a été soutenue par une bonne partie du pays et des supporters n’hésitant pas à faire les déplacements afin de suivre son équipe nationale en beuglant tout du long les traditionnels « My sme tu doma » ou encore « Macejko. » Éliminée à la différence de buts suite à une rencontre opposant l’Allemagne et l’Italie, cette équipe s’est aussi vue soutenue par un homme de poids, le Premier ministre slovaque, Robert Fico. Contesté chez certains, adulé chez d’autres, la communication politique de ce dernier s’est invitée sur les terrains de football. Au point d’envoyer une lettre de contestation directement au siège de l’Union des associations européennes de football.

Talentueux sur le terrain …

Si certains n’hésitent pas à remettre en cause le système et le calendrier du tournoi, peu d’entre eux ont eu à redire sur les qualités footballistiques affichées par cette équipe slovaque. Au point tactiquement, dotée de grands espoirs et de joueurs expérimentés sur toutes les lignes, il faut dire que cette Slovaquie a permis à toute une nation de vibrer pour ce tournoi U21 tant le jeu proposé et l’état d’esprit ont touché les amateurs de football et de sports en général. Une équipe solide permettant à la « région Footballski » de rayonner un tant soit peu dans une compétition où les équipes est-européennes n’ont pas connu grandes réussites.

Cette Slovaquie fut une – bonne – surprise pour certains tandis que pour d’autres, ce fut une confirmation que ce groupe avait les moyens d’accéder à une demi-finale historique. Si cet objectif ne s’est pas réalisé, nous avons néanmoins pu constater une nouvelle fois toute la réussite du travail de Pavel Hapal, sélectionneur tchèque de cette équipe slovaque. Grand connaisseur du football slovaque pour y avoir entraîné successivement Nitra, Žilina puis Senica, Pavel Hapal a monté au fil des matchs et des qualifications un groupe homogène, s’appuyant sur une nouvelle génération pleine de promesses grâce notamment au tout aussi bon travail de formation réalisé par des clubs comme Žilina et Trenčín, dans une moindre mesure.

Un rapide coup d’œil à ce groupe nous permet de comprendre rapidement de quoi est fait le succès sportif slovaque. Si la plupart des joueurs ont dépassé la vingtaine –à l’exception de la pépite Bénes et ses 19 ans, lire aussi : L’oeil du recruteur #14 : László Bénes – on peut rapidement se rendre compte de l’expérience emmagasinée par toute ce groupe.

© fotosport.com.pl

Tout d’abord, la défense possède en son sein l’un des meilleurs espoirs -si on doit encore le considérer comme un espoir – du pays en la personne de Milan Škriniar. Transféré récemment à l’Inter Milan après une belle saison sous les couleurs de la Sampdoria, ce dernier est connu des suiveurs du football slovaque depuis pas moins de 5 ans suite à des débuts professionnels à seulement 16 ans sous le maillot de Žilina. Devenant rapidement une valeur sûre du championnat slovaque, il n’est pas si surprenant de voir les espoirs placés en lui se concrétiser au fil des mois avec, en guise d’apogée, des performances remarquables et remarquées dans cette compétition.


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De même, pour accompagner ce dernier, la Slovaquie et Pavel Hapal ont pu compter sur Branislav Ňinaj, formé au Slovan Bratislava, transféré dans le pays de la Jupiler depuis maintenant deux saisons, ainsi que Denis Vavro, formé à Žilina et meilleur défenseur central du championnat slovaque la saison dernière à qui l’on promet déjà un destin semblable à celui de son compère Milan Škriniar.

Et puis, surtout, la Slovaquie a pu compter sur son point fort : un milieu de terrain disposant d’une réserve de joueurs de qualité inédite dans l’histoire du pays. Stanislav Lobotka, Jaroslav Mihalík, Martin Chrien, Albert Rusnák, Matúš Bero ou encore les remplaçants László Bénes, Nikolas Špalek et Lukáš Haraslín, auxquels on peut également ajouter Ondrej Duda, retenu en Allemagne par le Hertha Berlin, sont tant de noms montrant le vivier impressionnant que possède la Slovaquie dans ce secteur de jeu. Que ce soit dans l’axe ou sur les ailes, le futur de la sélection nationale est déjà quasiment assuré aux yeux de beaucoup de suiveurs du football slovaque. Un football slovaque qui a montré toutes ses qualités.

© JANEK SKARZYNSKI / AFP

C’est ainsi que Stanislav Lobotka, maître à jouer slovaque, a sans aucun doute été le meilleur joueur de cette sélection durant le tournoi, si ce n’est l’un des meilleurs joueurs de la compétition. Possédant une grande influence dans le jeu de sa sélection, l’élève de l’académie de Trenčín s’est pleinement épanoui durant la compétition dans un rôle de piston aux côtés de Chrien, très en vue dans la compétition et transféré depuis au Portugal, à Benfica, ainsi que Bero, auteur d’une première saison pleine en Turquie, du côté de Trabzonspor.

Tandis que le premier cité avait un rôle de récupérateur / relayeur dans l’axe du terrain, n’hésitant pas à redescendre et construire les actions, les deux autres, eux, étaient positionnés un peu plus haut ; Martin Chrien, lui, dans un rôle de meneur de jeu, tandis que Matúš Bero, de son côté, devait amener sa palette faite à la fois de technique, mais aussi d’un certain physique et d’une capacité de perforer les défenses. Ce dernier avait alors la lourde tâche d’aider le capitaine et attaquant de pointe de cette équipe, Adam Zreľák, joueur le moins performant de la compétition côté slovaque du fait, notamment, de son rôle relativement ingrat que l’on pourrait mettre en lien avec celui d’Adam Nemec chez les A.

Tant de joueurs et de qualités qui ont permis à la Slovaquie d’entamer parfaitement cet Euro face à son hôte, la Pologne, à l’Arena Lublin. Rapidement menés par ces Polonais, les hommes de Pavel Hapal ont néanmoins montré qui ils étaient, produisant un jeu séduisant en profitant des capacités techniques de ses deux ailiers et de son milieu de terrain, tout en s’appuyant sur les velléités offensives de ses deux défenseurs latéraux. Si la Slovaquie ne l’emporte que deux buts à un, cette dernière a néanmoins démontré à tous, d’entrée de jeu, qu’elle n’était pas présente pour faire de la figuration. Et si le court échec face aux Anglais mis un coup au moral des troupes, la réaction face à la Suède, dans un match dominé de bout en bout et remporté trois buts à zéro, n’en était que plus belle. On se disait alors que cette équipe, produisant l’un des footballs les plus attractifs de la compétition, était dans l’obligation d’avoir la chance d’être repêché en tant que meilleur second. Une volonté dont le destin, lui, n’en avait cure.

… dépité en dehors

Dépité. C’est le mot. Si cette équipe nous a fait vibrer, cela n’a finalement duré que trois petits matchs. Et une longue attente. Une espérance de quelques jours, laissant présager un futur radieux couronné, au minimum, d’une demi-finale historique. Un accomplissement saluant tout le travail réalisé depuis de nombreuses années. Problème, tous ces Slovaques, ces jeunes hommes la tête pleine de rêves, cette jeunesse soucieuse et pleine d’envie, n’ont peut-être jamais eu l’occasion de lire « La Confession d’un Enfant du siècle », ni de retenir le célèbre « L’espérance est restée en route, et le bonheur a manqué de parole. » signé Alfred de Musset. Pourtant, tout cela résume bien l’état dans lequel s’est retrouvée une partie du pays. Alors que l’on rêvait de toucher le sommet des Tatras, la réalité nous renvoya à Vyšný Komárnik (1), six pieds sous terre.

Alors que la Slovaquie était parfaitement placée pour continuer l’aventure avec 6 points au compteur et une différence de +3 grâce à sa dernière victoire trois buts à zéro face à la Suède, une victoire 1-0 de l’Italie face à l’Allemagne quelques jours plus tard, résultat permettant aux deux sélections de se qualifier, combiné à une défaite surprise des Tchèques face aux Danois venaient saquer tous les espoirs slovaques.  Si Seton-Watson disait que « les Tchèques et les Slovaques sont si proches les uns des autres, si facilement interchangeables, qu’aucun effort humain ne peut empêcher qu’ils s’influencent mutuellement avec chaque année qui passent », cette vérité était alors à mettre de côté le temps d’un post-Euro où l’amertume et la mauvaise foi prenaient le pas sur l’amitié, la bienveillance et la réflexion.

Réaction de Stanislav Lobotka, sur Instagram, suite au match entre l’Italie et l’Allemagne.

Cette situation de « crise » s’est rapidement vue dans les commentaires, qu’ils soient réels ou virtuels, l’œuvre de journaliste, footballeur, entraîneur, passionné de sport, politique ou citoyen, de nombreuses personnes n’ont su rester indifférent face à ce que beaucoup appellent être un vol, une mascarade.

L’un des symboles de cette place prise par l’événement est cet article, au nom évocateur de « Bravó, UEFA! », publié sur l’un des grands médias sportifs du pays, ProFutbal.

Dans celui-ci, le journaliste Tomáš Zagiba tente de trouver les causes de cet échec aux portes des demi-finales, en rappelant, dans un premier temps, la nécessité de ne pas se couvrir derrière un alibi et examiner la faute des joueurs slovaques face à l’Angleterre (défaite deux buts à un). Un match où les joueurs de Pavel Hapal n’ont jamais vraiment su mettre l’intensité nécessaire et trouver les combinaisons offensives afin de trouer les filets anglais – un constat pourtant rare lors des dernières rencontres de la sélection slovaque U21.

Mais surtout, l’article n’hésite pas à pointer du doigt ce match entre l’Allemagne et l’Italie, avec une équipe allemande dont l’envie n’était pas vraiment perceptible, une défaite 1-0 de ces derniers leur permettant d’échapper à l’Espagne le temps d’un tour au profit de l’Angleterre, jugé plus faible sur le papier (L’Allemagne remportera par la suite cet Euro suite à une victoire 1-0 face aux Espagnols, NDLR). Un match décrit comme une « honte » par le sélectionneur national lui-même, avant de se raviser quelques jours plus tard en présentant ses excuses lors d’une interview pour le média allemand Sport1.de.

« Je suis désolé pour ce que j’ai dit. Mes commentaires étaient démesurés à cet instant, maintenant, je choisirais des mots différents. Tout en ajoutant, il y avait trop d’émotion après ce match. » – Pavel Hapal

© fotosport.com.pl

Et puis, toujours dans cet article, un autre point, le plus important, est posé: le fonctionnement du tournoi lui-même. « Il est étrange, sinon scandaleux, qu’une équipe (dans ce cas précis, la Slovaquie), qui a joué un match décisif, doive attendre deux jours sans savoir où elle en est. Tandis qu’au contraire, ses adversaires, le Portugal, et en particulier les participants du Groupe C : Tchèques, Allemands et italiens, eux, connaissaient exactement les résultats dont ils avaient besoin. » rappelait ainsi Tomáš Zagiba.

L’autre symbole de l’importance de cet échec dans la société slovaque s’est vu à travers la récupération politique faite par l’iconique et non moins contesté Premier ministre du pays, Robert Fico.

Robert Fico, capitaine populiste

Mise en scène, déclarations-chocs, lettre de réclamation envoyée à l’UEFA, rendez-vous et déjeuner avec l’équipe nationale et certains membres de la Fédération slovaque de football (Slovenský futbalový zväz, SFZ), le tout devant photographes et télévisions, tout y était. Cette fameuse lettre de Robert Fico, rendu public dans tous les médias du pays, n’a évidemment eu aucun impact sur les résultats sportifs, cependant il est intéressant de voir ce qui y est inscrit. Si certains médias étrangers et français n’ont repris que quelques extraits-chocs, remettant notamment en cause le déroulement du match opposant l’Italie à l’Allemagne, on peut surtout trouver dans cette dernière des passages très politiques se voulant l’écho de la politique menée par Robert Fico. C’est ainsi que l’on peut retrouver au détour de notre lecture des extraits comme « bien que nous travaillons tous deux dans des domaines différents, nous sommes tous deux engagés à créer un environnement équitable dans nos sphères. ». Le tout en terminant par une traditionnelle invitation amicale au pays afin de pouvoir discuter. Et faire parler de soi par la même occasion.

Et c’est bien là le plus important, créer l’événement à travers les images et les prises de parole. « Je ne pense pas que la lettre de Fico à l’UEFA ait eu un impact significatif, du moins sur la base des rencontres que j’ai faites et des choses que j’ai vues. Fico est un populiste professionnel, ses actions vont faire vibrer ses admirateurs et, compte tenu de la place du sport dans la société, c’est évidemment un sujet sensible permettant d’interpeller les citoyens. Il sait ce qu’il fait. » nous explique ainsi Adam Kosnáč, jeune journaliste sportif de 23 ans vivant à Bratislava, en ajoutant que, cette réaction est absolument inutile d’un point de vue sportif, son seul but est d’être perçu comme un homme du peuple. » Un homme du peuple dont le prochain cheval de bataille semble désormais se nommer Peter Sagan, suite à son élimination du Tour de France.

Robert Fico recevant un maillot des mains de Pavel Hapal, sélectionneur de la Slovaquie. | © TASR

« Cette attaque à peu de frais permet de mettre en avant le fait que Fico représente avant toute chose les intérêts de la Slovaquie et de ses représentants, surtout face à une institution – l’UEFA – qui est décriée de toutes parts et n’a pas vocation à se défendre ou à contre-attaquer : un peu comme l’UE, que Fico aime pourfendre à tour de bras. » précise Martin Michelot, directeur adjoint de l’Institut EUROPEUM, à Prague.

« Fico se rapproche de son modèle Viktor Orban, le plus grand amateur de foot de la région, avec lequel un rapprochement sur certaines positions politiques a été fait dans les mois récents. » ajoute celui-ci, tout en rappelant que, certains acteurs aiment à s’emparer des symboles que personne ne s’est appropriés, comme le FN avec le drapeau français, et à en faire des étendards. Mais le sport avait été relativement épargné par les interventions politiques dans le passé. Il faut toutefois relativiser l’impact et la portée de ces déclarations: la Slovaquie, de par son appartenance à la zone Euro, est de fait un outil important pour la promotion de l’intégration européenne dans la région, le pays ayant bénéficié de manière importante des fonds structurels européens, de son attractivité économique, pour maintenir un taux de croissance élevé et un taux de chômage parmi les plus bas en Europe. »

Une Europe devant malgré tout faire face aux agissements et sorties médiatiques de Robert Fico, notamment sur la question des migrants.

« Je considère Fico comme un populiste, qui ne se cache que derrière le masque social-démocrate. Explique le journaliste Adam Kosnáč. Son seul réel intérêt est celui de ses camarades de fête et des oligarques comme Kočner et Bašternák qui financent ses campagnes. Il n’a accompli que très peu de choses au cours du temps où il a été au pouvoir, la plupart de ses succès peuvent être attribués aux gouvernements de Dzurinda de 1998 à 2006,  Fico est un voleur, purement et simplement. Quand je dis ça, ce n’est pas seulement d’un point de vue politique. Il a tellement volé que, pour moi, même s’il changeait, son héritage sera toujours celui d’un voleur, d’une personne ne pensant qu’à ses intérêts personnels. Toutes ses décisions politiques sont conduites dans le but de plaire aux personnes âgées, qui l’aiment et veulent le garder au pouvoir. » Un discours partagé par une partie de la population, notamment les plus jeunes.

Une partie, car si Fico est critiqué, il n’empêche que ce dernier est au pouvoir. Un pouvoir obtenu grâce à de « bonnes vielles » méthodes politiques laissant le populisme s’installer de plus en plus dans la société slovaque. Une situation nationale que l’on peut facilement mettre en lien avec celle du groupe de Visegrád et la politique prônée par un certain Viktor Orbán, un modèle pour Fico, bien que le Smer – sociálna demokracia (Direction – social-démocratie, en VF, est le Parti politique de Fico, NDLR) soit considéré comme variante plus modérée du national-populisme des Hongrois.

« La politique de Fico est souvent décrite comme populiste, mais elle représente un courant de pensée prévalent en Europe Centrale, où les populations gardent encore une certaine méfiance envers les politiciens, accusés d’avoir favorisé leurs intérêts personnels dans les années 90 et de ne pas avoir résolu les inégalités économiques profondes qui existent dans un pays comme la Slovaquie, entre classe supérieure et classe moyenne, et villes et campagnes. » décrit Martin Michelot, directeur adjoint de l’Institut EUROPEUM. 

Malgré tout, Fico n’a de gauche que le titre et n’hésite pas à conclure des coalitions, comme en 2006 puis 2012, avec des partis nationalistes comme le SNS (Slovenská národná strana, pour Parti national slovaque) ou encore le ĽS-HZDS (Ľudová strana – Hnutie za demokratické Slovensko, pour Parti populaire – Mouvement pour une Slovaquie démocratique). Une situation politique qui se poursuit également dans le spectre politique slovaque avec la montée du parti ultranationaliste et néofasciste LSNS (Ľudová strana Naše Slovensko, pour Parti populaire « Notre Slovaquie ») dirigé par Marian Kotleba et entré au Parlement en 2012. Ainsi est faite la politique slovaque dont les spectres du passé répondants au nom de Jozef Tiso, Andrej Hlinka ou encore Ľudovít Štúr ne cessent de rôder.

« Un mécontentement profond s’exprime donc depuis le milieu des années 2000, symbolisé par la montée en puissance des partis nationalistes et souverainistes, comme celui de Kotleba, ou le Jobbik en Hongrie. Ces partis représentent un vrai challenge pour les partis au pouvoir dans la mesure où un réflexe nationaliste s’opère face à ce qui peut être considéré comme une trop grande ouverture du pays face à la mondialisation qui, même si elle amène d’énormes bénéficies économiques et en matière d’emploi, provoque aussi un repli sur les questions sociétales, comme sur la question migratoire. Le challenge est pour Fico de réussir à faire comme ANO en République tchèque ou PiS en Pologne : intégrer les tendances populistes au sein de son parti pour limiter leur influence néfaste, quelque chose qu’Orban n’a pas réussi à faire avec le Jobbik. » termine Martin Michelot.

Et puis, dans tout cela, il y a le sport, en l’occurrence le football et cette polémique durant l’Euro Espoirs. Il faut dire que les liens entre la politique et le sport ne sont pas rares, encore moins quand il s’agit d’utiliser le sport comme un vecteur de communication politique et servir sa cause. Comme le rappelait Eric Honecker durant l’époque RDA, « Le sport n’est pas un but en soi ; il est un moyen d’atteindre d’autres buts. » tandis que Jean-Marie Brohm, lui, souligne que le sport est « un véhicule puissant de diffusion de l’idéologie établie ». Tout cela, Fico l’a bien compris et n’hésite pas à se jeter sur les « tragédies sportives » afin de maximiser au mieux sa communication et flatter ainsi sa base électorale.

Pierre Vuillemot / Tous propos de Martin Michelot et Adam Kosnáč recueillis par P.V pour Footballski

Image à la une : © TASR

 
1 – Vyšný Komárnik, situé dans la région de Prešov, au nord-est du pays, non loin de la Pologne, est connu en Slovaquie en tant que premier village à avoir été libéré suite au soulèvement national slovaque et à la Bataille du col de Dukla. Désormais, afin d’honorer les mémoires, nous pouvons y retrouver un mémorial et un cimetière contenant de multiples tombes de soldats tombés sur le champ de bataille.
En Slovaquie, un Euro Espoirs au service de Robert Fico et du populisme
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