On a vécu CSA Steaua vs. Academia Rapid, en quatrième division roumaine

Radu Caragiale - Publié le 15 avril 2018

Ce samedi soir, la fièvre est montée jusqu’à son paroxysme à Bucarest, dans une chaude soirée de printemps qui a vu s’opposer le CSA Steaua et l’Academia Rapid, les deux grands clubs et leaders de la série bucarestoise de Liga 4, à l’Arena Națională de la capitale. Un dispositif exceptionnel pour un match grandiose, un derby de feu qui a tenu toutes ses promesses.

Steaua vs. Rapid en D4 ?

Et dire que ce match a failli se jouer devant deux pelés trois tondus à Chiajna… Le bruit avait pourtant couru depuis fin janvier que le choc de Liga 4 entre les deux premiers de la ligue, le CSA Steaua et l’Academia Rapid, tous deux successeurs attitrés de leurs glorieux ancêtres, puisse se jouer à l’Arena Națională.

Mais la décision fait grand bruit en mars, quand le CSA Steaua décide de jouer le derby à Chiajna, dans la grande banlieue de Bucarest. Les supporters stélistes décident de boycotter la rencontre en signe de protestation, estimant qu’il ne s’agit pas d’un match à domicile et que la solution de l’Arena Națională est viable financièrement. L’on touche là le nœud du problème. Après une rencontre entre dirigeants du club et groupes de supporters, et après estimation des recettes et des coûts d’une telle organisation, la décision tombe: c’est bien à l’Arena Națională que ce match allait se tenir le 14 avril.

Dès lors, l’excitation n’a fait que grandir chez les Stélistes et les Rapidistes. Un duel de Liga 4 dans un stade de 55 000 places ? On va le remplir ! La promo se lance, la ville en parle, les billets sont en vente en ligne et plusieurs secteurs sont rapidement sold out, tandis que des files se forment aux guichets de Giulești et Ghencea pour choper le précieux sésame. Les deux tribunes sud et nord sont pleines, annonce-t-on, tandis qu’on évoque même, quelques jours avant le match, la possibilité de battre le record des Rangers. 49 118 personnes s’étaient rendues à Ibrox Park en 2012 pour un match de quatrième division écossaise contre East Stirlingshire. On en est finalement loin mais on annonce tout de même entre 30 000 et 40 000 personnes ce samedi soir. Ce qui fait dire au département marketing du Steaua que l’opération sera rentable « à 200 %. »

Le CSA Steaua est le club de l’Armée et le successeur officiel du grand Steaua Bucarest, qui est devenu champion d’Europe en 1986 et dont l’armoire à trophées est pleine à craquer. Une version toutefois contestée par Gigi Becali, l’homme fort du Steaua depuis 2003, année où il obtient 65 % des actions du club. L’homme d’affaires natif de Brăila parvient à ramener le titre en 2006 et 2007 mais le divorce avec l’Armée survient quelques années plus tard, autour de la location du stade Ghencea, qui appartient au Ministère de la Défense, et de l’utilisation de la « marque » Steaua, propriété elle aussi du Ministère, qui demande à la Justice d’interdire le club de football de l’utiliser.

La bataille juridique, d’appels en contre-appels, prend fin en 2014 avec la décision de la Cour Suprême de Roumanie, qui donne raison à l’Armée. Le Steaua devient le FCSB, change de logo et se voit refuser la location de Ghencea, tandis que l’idée germe auprès du Ministère de réhabiliter une section football – les autres sports, tels le basket, le handball ou le water-polo n’ont pas discontinué depuis. L’idée se concrétise l’été dernier avec l’inscription du CSA Steaua en 4e division, suivi par une majorité des groupes ultras du Steaua originel, devenus réticents à la façon dont le FCSB est géré et maintenant tout heureux de pouvoir supporter « leur » équipe, peu importe la division. Le CSA Steaua est principalement composé de jeunes joueurs, dont certains sont issus des équipes juniors du FCSB, et est donc basé sur un projet à plus long terme avec une génération destinée à porter l’équipe de promotion en promotion jusqu’à atteindre l’élite.


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Quant à l’Academia Rapid, le « troisième larron » aux côtés du Dinamo et du Steaua, il est en fait l’aîné des clubs de l’Armée et du Ministère de l’Intérieur, étant créé en 1923 en tant que club des Chemins de fer. Le club collectionne les Coupes au début de l’ère du professionnalisme en Roumanie (sept trophées entre 1935 et 1942) avant de connaître une belle période dans les années 1960 (un titre en 1967) puis au tournant du XXIe siècle avec deux titres en 1999 et 2003. On se souvient aussi de son quart de finale de Coupe UEFA perdu face au… Steaua Bucarest en 2006. Depuis, c’est un peu la galère, le Rapid est entré en liquidation en 2012 pour finalement déposer le bilan quatre ans plus tard.

L’été passé, c’est la mairie du Secteur 1 de Bucarest qui a décidé de construire une équipe dénommée Association Sportive Academia Bucarest, en revendiquant le patrimoine du club défunt, depuis mis aux enchères. Toutefois, la mairie ne s’est pas encore montrée preneuse lors des différentes ventes publiques de la marque et du palmarès du FC Rapid. La septième vente s’est déroulée le mois dernier, pour un montant total de 1,374 million d’euros (+TVA), comparé au prix de départ de 3,4 millions d’euros en novembre 2017, mais n’a trouvé aucun acheteur. En attendant, le projet de l’Academia est ambitieux et le recrutement s’est fait en conséquence puisqu’on compte des joueurs expérimentés ainsi que deux grandes gloires locales, à savoir Daniel Pancu et Daniel Niculae. Autant dire qu’il est plutôt logique de voir l’Academia défoncer le Venus 26-1, l’AS Termo 18-0,  le CS Progresul 13-0, et ainsi de suite. Le club file tout droit vers le titre en Liga 4 et une victoire chez son grand rival du Steaua, classé deuxième à deux points et qui compte un match en moins, serait un pas en avant vers objectif, même si les playoffs rebattront les cartes d’ici la fin de saison.

Cortèges et choréo

Dans l’après-midi, on a déjà vent des cortèges des différentes galeries qui essaiment dans la ville. Les supporters du Rapid se font même bien entendre aux alentours de Iancului. Mais afin d’être rassasié avant le grand Derby de la Passion, il est nécessaire de profiter de l’été précoce offert par Bucarest pour se poser quelques temps en terrasse. Au programme, Ciuc, mici et discussions excitées sur ce qui nous attend.

Cortège du Rapid

 

On prend ensuite le bus vers le stade, et les colonies qui arpentent les rues nous font déjà voir la couleur. Celle-ci est grenat et nous sommes étonnés de voir tant de supporters du Rapid par rapport à ceux du Steaua. A l’arrivée dans le stade, on comprend vite que la majorité des ultras sont déjà en train de se chauffer la voix depuis de bonnes dizaines de minutes. Les chants s’entendent des boulevards alentours et donnent ce véritable frisson que Bucarest n’a plus connu depuis des lustres.

Après avoir essuyé un refus de la police de pénétrer dans l’enceinte par les entrées latérales, on perd donc quelques minutes à contourner les blocs pour entrer par le boulevard Basarabia. Des milliers de gens, une sorte de fourmilière qui ne cesse de s’agglutiner vers sa reine, l’Arena Națională. On passe par le magasin emménagé pour constater que le merchandising du Steaua fonctionne bien, écharpes, maillots, souvenirs, équipement complet, tout l’attirail y est et trouve preneur.

Une brève fouille au corps et on passe le portique de sécurité. Nous voilà au sein d’un stade qui, pour une fois, ne sonne pas creux pour un match de championnat. Les deux kops sont déjà bien en place, avec une supériorité numérique pour le Rapid, qui parvient à bien remplir les deux étages de la tribune nord, tandis que les supporters stélistes sont tout de noir vêtus.

On est bien 30 000 personnes dans l’Arena Națională, sans doute bien plus. Signe supplémentaire du caractère unique de ce match de Liga 4, c’est un arbitre de Liga I qui officie ce soir, en la personne de Marcel Barsan, tandis que Digi Sport retransmet la rencontre sur sa première chaîne, reléguant ainsi le match de Liga I CS U Craiova-Poli Iasi sur la deuxième !

La présentation des équipes se fait en bonne et due forme, avec un « Muie » des supporters adverses bien plus audible que le reste lorsque le speaker demande le nom de chaque joueur. Ștefan Iovan, capitaine du Steaua Bucarest champion d’Europe en 1986, donne le coup d’envoi alors que la séance de tirs aux buts de la fameuse finale européenne est retransmise. « Apară Duckhadam ! » retentit dans le stade, et toute la tribune sud exulte, 22 ans plus tard, tel un proche souvenir qui ne disparaît jamais de la mémoire.

Les premières minutes sont marquées par le silence des supporters stélistes, en mémoire d’Ion Voinescu, disparu récemment, tandis que les Rapidistes font valser les drapeaux, arborent un grand tifo en 3D et balancent quelques joyeusetés sur la pelouse, histoire d’interrompre déjà la partie pour quelques instants. Après quelques temps, la Peluza Sud du Steaua se réveille, tout d’argent vêtue avec ces milliers de feuilles d’aluminium, pour faire apparaître deux tifos, toujours en l’honneur de Voinescu.


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Tribunes bouillantes, « du foot et de la baston »

Les pétards sont incessants, les pyros souvent allumés, et les duels de chants frissonnants. Nous assistons à un véritable derby, il est impossible de ne pas ressentir la passion et la tension qui unissent les deux tribunes, et qui rendent les joueurs d’ailleurs assez apathiques lors de la première demi-heure. Peu d’occasions à se mettre sous la dent, bien que le Rapid se montre plus juste et plus mature, ce qui est logique quand on regarde l’âge des effectifs des deux équipes.

Par contre, en tribunes, l’apathie n’existe pas et les provocations se multiplient. Après une vingtaine de minutes, les premières échauffourées ont lieu en tribune neutre, sans savoir vraiment qui a provoqué qui. Les éléments les plus bastonneurs s’y rejoignent et esquivent trop facilement des stewards impuissants, pour s’échanger quelques coups avant l’arrivée des cordons de gendarmes. C’est chaud, ça brûle et ça gaze lacrymogène envers les plus récalcitrants, de sorte que des parents quittent déjà le stade afin que leur enfant n’assiste pas à davantage de bisbrouille.

Le nuage lacrymo n’a, comme les ultras des deux camps, aucun mal à passer de tribune en tribune de sorte que nos rangées sont soudainement prises d’éternuements intempestifs pendant quelques minutes. Cela n’empêche pas d’admirer les deux kops, l’un tout de noir vêtu, avec certaines chorégraphies, l’autre où les innombrables drapeaux Grenat et Blanc ne cessent de flotter harmonieusement dans les gradins. Signe que les joueurs sont habitués des grosses ambiances, l’action la plus dangereuse du Steaua arrive à la 24e minute avec ce centre de Predescu repris de la tête par Mirea, dans le filet latéral, mais surtout à deux pas d’un fumi lancinant sa couleur pourpre sur la pelouse.

Le calme revient quelque peu, les chants continuent d’égayer la partie jusqu’à ce que Daniel Niculae vienne sonner la charge pour le Rapid, en véritable renard des surfaces. 0-1 sur une action anodine, il n’en fallait pas plus pour que quelques Rapidistes viennent célébrer le but sur le terrain et provoquer encore plus le camp adverse. La réponse ne se fait pas attendre et le bas de la tribune neutre fait une nouvelle fois figure de théâtre incandescent pour les provocations et les coups entre supporters des deux camps.

0-1 par le Rapid. | © Footballski.fr

La première mi-temps est prolongée de cinq minutes, bien assez pour que le CSA Steaua balance un bon coup franc dans la boîte et que l’action confuse qui s’en suit provoque un pénalty légitime pour une main du même Niculae. La tension des tribunes descend irrémédiablement sur le terrain et les joueurs sont alors proches d’en venir aux mains. Predescu ne se fait pas prier pour tirer admirablement son péno devant la tribune rapidiste et ainsi remettre les équipes à égalité juste avant la pause, sans oublier bien sûr de chambrer les supporters grenats. En face, la tribune stéliste exulte et fait retentir d’autant plus les habituels pétards.

Mi-temps. Quel match. Quelle ambiance.

En seconde période, les esprits semblent s’être quelque peu calmés dans les gradins et le match reprend de plus belle, avec le Rapid qui appuie sur l’accélérateur. L’idole quarantenaire Daniel Pancu profite de son échauffement du côté de la tribune nord pour chambrer et applaudir ironiquement les supporters du Steaua, devenant immédiatement la cible de quelques projectiles, pour ensuite aller se rasseoir gentiment sur le banc et attendre son heure.

Le Steaua coule, Bucarest est grenat pour un soir

Le Steaua a du mal à s’en sortir et multiplie les erreurs, comme son gardien Iancu qui sort aux pâquerettes sur un corner, Alexandru Burlacu n’en attendait pas temps et redonne l’avantage aux visiteurs. Tonnerre incommensurable dans la tribune. Tous les joueurs viennent haranguer leurs supporters et Burlacu prend un jaune pour avoir enlevé son maillot.

La défense stéliste prend l’eau quelques minutes plus tard, quand une mauvaise relance arrive dans les pieds de Niculae, qui lance directement Goge, attirant quatre défenseurs lui permettant de passer idéalement à Vlada, 1-3 après une heure de jeu ! C’est alors qu’un Rapidist, dans l’explosion de joie provoquée par le but, se lance dans un 100 mètres incroyable pour se poser devant la tribune stéliste et lui indiquer tout en gestes subtils que le coït est déjà bien entamé. Fureur dans la tribune, dont certains éléments descendent en trombe, défoncent un panneau publicitaire et envahissent le terrain pour en découdre. Heureusement, les stewards et gendarmes les en empêchent. Un cordon est de nouveau formé aux abords du virage et en-deçà. Des affrontements ont lieu contre la police et tout ce qui peut être arraché et jeté. En premier lieu les sièges, qui se retrouvent sur les casques des forces de l’ordre.

De nouveau le gaz fait des ravages et la tribune stéliste est vidée d’un quart de ses supporters au moins, jusqu’à la fin du match. Un chemin de croix pour les joueurs du CSA Steaua, qui doivent en plus se farcir tout la roublardise de Pancu, entré à quelques minutes de la fin du match, hué par les uns, acclamé par les autres, et qui obtient quelques petites fautes bien senties. L’Academia Rapid remporte la lutte et conforte sa première place au classement, dans un match qui restera longtemps dans les annales du football roumain des années 2000. Les joueurs célèbrent devant leurs fans tandis que ceux du Steaua vont saluer les leurs pendant une bonne dizaine de minutes.

Au final, les chiffres officiels annoncent une affluence de 36277 spectateurs. Le record du monde détenu par les Rangers n’est donc pas battu, mais il s’agit tout de même du match joué devant la plus grande affluence en Roumanie cette saison, toutes compétitions confondues ! En quatrième division !

Ce soir, la ville appartient ce soir aux supporters du Rapid. Quelques klaxons se font entendre sur le chemin du retour et les drapeaux Grenat et Blanc sont arborés avec fierté aux fenêtres des voitures ou des autobus. On vient d’assister à un moment unique, un match plein, un chef d’œuvre dramatique où nos cinq sens ont été mis à rude épreuve par une passion inextricable, tellement intense, une frénésie qui unit les 36 000 spectateurs qui ont décidé de passer leur samedi soir devant un match de Liga 4, sans compter les centaines de milliers devant leur télévision. Une flamme pour le football et tout ce qu’il peut renfermer comme représentations, sentiments d’appartenance et rivalités, une exaltation infinie qui verse d’un extrême à l’autre, d’une minute à l’autre, d’un « Doua culori ce le ador » à un poing dans la gueule, de l’admiration et l’émerveillement à la condamnation, avec la fâcheuse impression que l’un ne peut pas aller sans l’autre tant l’intensité est à son paroxysme.

Alors il reste des conclusions à tirer, du point de vue organisationnel, du plus grand match roumain de cette année. Car des Steaua-Rapid, il devrait encore y en avoir deux, les play-offs se profilant en cette fin de saison. Dans quel stade, cela reste à voir. Ce qui ne changera pas, par contre, c’est l’atmosphère indescriptible qui entoure cette rencontre et la passion qu’elle suscite, invariablement. On y sera.

Le résumé du match

Les notes Footballski

Standing du stade : 5/5

Stade récent qui accueillera quelques joutes de l’Euro 2020, l’Arena Națională est l’enceinte de l’équipe nationale roumaine et fait partie de ces stades nouvelle génération. Vue excellente, écran suspendu, assez d’espace dans les couloirs, bref, ça sent moins les années 80 mais ça respire le foot quand même.

Disponibilité des billets : 4/5

On attendait un stade comble, on l’aura presque eu mais il est vrai que les billets sont rapidement partis, en tout cas en tribune neutre, lorsque la vente a débuté en ligne. Les deux clubs ont également mis en vente des tickets de leur côté, de sorte qu’il était aisé d’avoir son sésame. Peut-être une meilleure communication quant au nombre de exact de tickets vendus et une plus longue durée de mise en vente aurait pu ramener plus de monde, certaines tribunes du second cercle étant dégarnies.

Tarifs : 4/5

25 lei pour la tribune latérale, soit environ 5 euros la place, c’est plus qu’honnête. Les places variaient entre 15 et 50 lei. Ça peut paraître cher pour de la D4, où les matchs sont habituellement gratuits, mais c’était le deal connu de tous : la location de l’Arena Națională pour ce grand spectacle allait principalement être remboursée par la vente des billets.

Ambiance : 4/5

Incroyable du début à la fin, des frissons quand on rentre dans le stade, des cris qui continuent quand on s’en éloigne après la fin du match, et une intensité de dingue durant plus de 90 minutes. Chorégraphies, chants, tifos, drapeaux, pétards, pyros… Un régal, on en redemande ! Le 4 est évidemment pour les débordements qui ont eu lieu et qui ont terni l’ambiance pour plusieurs personnes parties précipitamment du stade.

Risques : 2/5

Le danger était visible et sous les yeux de tout le monde, à tel point que certaines personnes, surtout des familles avec enfants, sont parties dès les premières échauffourées. Les bagarres ne concernaient certes que les personnes désireuses d’y participer, mais le fait qu’elles se soient déroulées principalement dans la tribune latérale a provoqué des petits mouvements de foule et des mécontentements. Le stade est grand est il reste aisé de se tenir éloigné des bastons, comme l’ont fait la plupart des spectateurs. Un défaut d’organisation et les réactions tardives des cordons de gendarmes ont aussi joué dans le sentiment que ça pouvait dégénérer de nouveau à tout moment. Toutefois, il s’agissait d’un match exceptionnel et il convient de peser les réels risques à chaque rencontre jouée dans le stade.

Accessibilité et transports : 5/5

Certes les stations de métro les plus proches, Iancului et Piata Muncii, sont à une vingtaine de minutes à pied du stade, mais l’endroit est suffisamment desservi à son entrée et à ses abords, que ce soit par les trams, bus et trolleybus, que pour y trouver son compte. Attention toutefois avec tout ce qui roule au-dessus de terre : comme partout à Bucarest, il faut prévoir des embouteillages, que ce soit avant ou après la rencontre.

Boissons : 2/5

Pas grand chose à se mettre sous la dent entre de l’eau, des boissons gazeuses, du pop-corn ou un hot-dog. Les prix varient entre 5 et 10 lei, raisonnable.

Quartier environnant : 3/5

Situé dans le secteur 2, du côté de Vatra Luminoasă, l’Arena Națională jouxte le grand Mega Mall et il existe de quoi se sustenter non seulement au sein du centre commercial mais aussi dans les rues alentours. Rien de bien joli cela dit, entre les barres d’immeubles et le Mall dégoulinant de consumérisme. Cependant, il existe des terrains de sport (football, tennis) aux abords du stade et l’endroit, tout le temps ouvert, est également privilégié pour des ballades ou des joggings.

Radu Caragiale


Image à la une : © Footballski.fr

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