On a discuté foot à 8 avec Dmitry Smirnov et Elizaveta Kuzenkova

Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 8 mai 2017

Dans le cadre de  la Continental Football League 2017, on a eu la chance de discuter avec Dmitry Smirnov, président de la Ligue de Football amateur russe et du Comité organisateur du tournoi, ainsi qu’avec Elizaveta Kuzenkova, directrice du Département International de la CFL. Ils nous en disent plus sur la popularité du foot à 8 en Russie, son succès grandissant d’année en année et la tenue de la CFL 2017 à Moscou. Entretien.


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Dmitry Smirnov, Président le la Ligue de Football amateur russe et du Comité organisateur de la CFL

Tout d’abord, pourriez-vous expliquer à nos lecteurs la popularité du football à 8 en Russie ? Comment et quand a-t-il émergé ?

L’histoire du développement du football dans le format 8×8 remonte aux temps lointains de l’URSS, lorsque le sport et le football étaient aussi populaires l’un que l’autre. En général, dans notre pays (qui était l’URSS, maintenant la Russie), les traditions domestiques du football sont très fortes. A Moscou, Saint-Pétersbourg et dans d’autres grandes et petites villes, il y a de nombreuses équipes de football amateur, parmi lesquelles certaines ont même une histoire qui dure depuis des décennies. Par exemple, dans le froid sibérien, la ville de Tomsk a vu la pratique régulière du foot à 8 depuis presque 40 ans, et ce mouvement a commencé en Sibérie, comme le football sur neige. Mais les règles de base ont été formulées à Moscou, au milieu des années 1990, quand la Ligue de Football amateur (Любительская Футбольная Лига – ou LFL, NDLR) fut créée. Cette Ligue est la plus grande de Russie et probablement du monde (nous n’avons pas l’entièreté des statistiques), elle est la « pionnière » dans l’ensemble de l’espace russe et post-soviétique. Selon les règles du foot à 8 de la LFL, les compétitions se déroulent dans beaucoup de régions de Russie, mais également dans d’autres pays. Le foot à 8 est le format le plus populaire en Russie. C’est quelque chose d’incroyable, mais en termes de nombre de participants, le football à 8 arrive en tête dans les compétitions qui ont lieu dans notre pays, et non le football classique à onze contre onze. Par exemple, pour ne prendre que la ville de Moscou, plus de 30.000 matchs officiels sont joués dans ce format chaque année.

Les clubs réguliers de football ont-ils leur section de foot à 8 ? Y a-t-il des structures professionnelles ou semi-professionnelles au sein du foot à 8 russe ?

Par défaut, le foot à 8 est amateur. C’est son statut officiel. Mais en termes de développement, de l’organisation globale des compétitions et de l’organisation interne des clubs, les choses sont quelque peu différentes, disons que de plus en plus, la comparaison entre le foot à 8 amateur et le football professionnel à onze contre onze n’est pas en faveur de ce dernier. Comme toujours, il y a deux raisons : l’entièreté du système du football professionnel en Russie connaît une crise profonde, alors que le foot à 8 se développe rapidement et devient d’année en année non seulement plus populaire, mais aussi plus prestigieux. Aujourd’hui, n’importe quel footballeur professionnel de quatrième, voire de troisième division de football pro classique réfléchira à deux fois, est-ce qu’il prolonge son contrat dans ce format ou ne vaut-il pas mieux qu’il se concentre sur le foot à 8. En effet, le système de compétitions dans notre football est construit sur l’exemple des meilleurs équivalents à l’international, bien sûr du monde du football professionnel. C’est un grand malentendu de croire que le football amateur est simplement une forme de loisir – bien sûr, nous résolvons une série de problèmes sociaux, mais avant toute chose, c’est du Sport avec un grand S !

Dmitry Smirnov, président de la LFL et du Comité organisateur de la CFL | © LFL

Simple question, pourquoi 8 joueurs et pas 7, 9 ou 10 ?

L’histoire en a décidé ainsi. Il y a plus de 20 ans, quand nous commencions seulement à étudier cette question, le choix en faveur de ce format 8×8 s’était plutôt fait intuitivement. Toutefois, nous pouvons désormais répondre à cette question de manière plus raisonnable. Ce format est celui qui se rapproche le plus de toutes les possibilités qu’offre le football classique, surtout comparé au futsal, au beach soccer ou au 6 contre 6 (ou avec moins de joueurs). Seul le football à 7 répond peut-être aux exigences de base, mais nous pensons que le 8 contre 8 a les meilleures perspectives de développement. Le football avec un nombre de 9 ou 10 joueurs ne sont rien de plus que du football classique, à onze contre onze, sans l’un ou l’autre joueur sur la pelouse. Mes excuses pour cet exemple primitif, mais chez nous, « courir plus vite » que les adversaires sans aptitudes tactiques, et plus encore techniques, ce n’est pas envisageable. Et dans le football à onze, de grâce, cela arrive souvent. Les petits formats (5×5, 6×6) imposent de grandes exigences au niveau technique, mais il y a là peu de football dans le sens classique de ce sport. Nous avons enlevé les choses qui entravent le jeu (hors-jeu, nombre de changements limité et un trop grand terrain) et nous avons gardé tout le reste, absolument tout (les duels, les règles, la diversité technique et tactique). Qu’est-ce que les footballeurs aiment le moins ? Courir sans la balle et rester sur le banc. Nous n’avons justement pas ça !  Tout le jeu est construit sur le travail avec le ballon. C’est grâce à ça que dans notre football, les joueurs progressent très rapidement. Ce n’est pas une coïncidence que la FIFA elle aussi a prêté une plus grande attention à cette tendance ces dernières années, et les écoles de football professionnelles, ce n’est un secret pour personne, organisent toutes des compétitions pour les jeunes de moins de 12 ans dans le format 8×8, même Barcelone et le Real jouent leur « El Clasico » dans ce format au niveau des jeunes.

La Ligue de foot à 8 semble très bien organisée avec des retransmissions en ligne, beaucoup d’équipes participantes, etc. Comment cela est-il financé, si ça l’est, et avez-vous quelques chiffres quant à l’assistance aux matchs (dans le stade ou en ligne) ? Recevez-vous de l’aide de la part de la Fédération russe de Football  (RFU) ?

Il y a deux ans, la revue d’affaires réputée en Russie, RBK, experte sur les questions économiques, a conduit une enquête sur la LFL à Moscou. Bien sûr, la LFL n’est pas seulement Moscou, nous avons des antennes dans plus de 250 villes du pays et dans les pays voisins. Mais donc, dans une seule ville, il est vrai une grande mégapole comme Moscou, ils ont estimé un chiffre d’affaires annuel de 7 millions d’euros. Sur notre portail internet national, dont la popularité dépasse les 25 millions de visites par an, vous pouvez trouver les statistiques communes dans notre base de données, ce sont ces footballeurs-là qui sont enregistrés dans notre système et ce sont leurs matchs que ce système prend en compte. Selon les chiffres officiels, il y a 450.000 footballeurs dans notre base de données. Tout ce travail colossal n’a pas un soutien significatif de la part de l’État, disons peut-être 1 ou 2% du chiffre d’affaires total, mais pas plus. En matière de budget, nous dépendons uniquement de nos propres ressources et des capacités de ceux qui participent à nos tournois. La popularité de telles compétitions contribue au fait que les gens nous font confiance avec leur argent, ils veulent qu’un football pour eux soit organisé par la LFL ou par d’autres ligues. Dans le football professionnel, il y a plus de saletés. L’Etat n’a pas de spécialistes qualifiés et ne veut pas développer le football des masses, mais nous pouvons garantir et la pureté de nos compétitions, et la grande qualité de notre organisation, et nous avons des ressources en termes de médias, comme par exemple notre propre télévision, même dans sa version en ligne, pour rendre l’entièreté de ce processus aussi prestigieux que possible dans la société. Quant à la RUF, il est probablement plus approprié de parler du soutien que nous pouvons leur fournir. Et nous n’avons jamais refusé à l’offrir.

Les statistiques du site LFL.ru le 03.05.2017 | © LFL

Il y aura un tournoi de foot à 8 féminin à côté du tournoi principal lors de la CFL. Y a-t-il un championnat féminin de foot à 8 en Russie, et quelle est sa situation comparée aux compétitions masculines ?

Bien sûr, nous avons bien moins d’équipes de football féminines que masculines. Mais quelles jolies filles nous avons en Russie ! Venez en mai à Moscou à la CFL et vous verrez par vous-mêmes. Le foot à 8 féminin se développe également. Les filles ne veulent pas être à la traîne par rapport aux garçons et vont bientôt intégrer l’arène internationale, nécessairement. L’équipe nationale de Russie masculine, composée des meilleurs joueurs de football dans le format 8×8, fait déjà partie du top des meilleures équipes au monde. Depuis 2013, année de sa création, la Russie a joué plus de 30 matchs sur différents continents, et en a gagné la plupart, en perdant seulement deux fois (contre le Brésil et la République Tchèque). Je suis certain que notre équipe féminine attend la même gloire dans le futur. Et nos filles, pendant la trêve footballistique, participent à des concours de beauté. Nous avons déjà promis à la plus belle dame de la CFL, en plus de la couronne, une couverture pour le magazine Playboy du mois de juin et un voyage à la Coupe du Monde 7×7 au Guatemala avec l’équipe de Russie.

Avez-vous des liens avec d’autres fédérations en Europe ou dans le monde ?

Nous représentons notre pays dans les Fédérations internationale (IMF) et européenne (EMF) de mini-football (qui sont plus spécialisées dans le football 6×6), et cette année nous avons été invités à intégrer la Fédération internationale de Football 7×7 (IFA 7) au nom de la Russie. Nous sommes contents d’intégrer la communauté internationale des fans de football. Après tout, nous avons quelque chose à y apporter, nous voulons partager notre expérience accumulée au fil des ans et nous sommes intéressés de progresser. Mais tout va dans le sens que grâce à la Russie, le monde va avoir une Fédération internationale juste pour le foot à 8, ce qui en aucun cas ne remet en cause nos proches relations partenariales avec les autres formats de sport amateur. Grâce à la CFL, l‘intérêt pour la Russie et pour le foot à 8 se développe sur de nombreux continents. Pour des raisons économiques et même politiques, toutes les équipes ayant manifesté le désir de se joindre à nous n’ont pu le faire, mais nous avons l’intention de lancer des compétitions de qualification pour la Continental League dans plus de 10 pays cette saison, en 2016-2017, en invitant les participants de ces États avec lesquels nous n’avons pas encore de franchise à part entière.

CFL 2016 | © Elizaveta Kuzenkova

Elizaveta Kuzenkova, Directrice du Département international de la CFL

Comment est venue l’idée de créer ce tournoi ? Combien d’équipes ont participé à la première édition, et quel était le succès populaire ?

Chaque année, nous avons organisé deux championnats nationaux de football 8×8. Les finales se tenaient dans différentes villes : Moscou, Saint-Pétersbourg, Volgograd, Rostov-sur-le-Don, Sochi, Koursk, Stary Oskol. Nos voisins, d’anciens pays de l’URSS, nous ont demandé de rendre le Championnat de Russie ouvert à eux, parce qu’ils n’ont pas de tels tournois. Nous avons décidé qu’il vaudrait mieux faire ça différemment : en continuant à organiser le championnat national,  seulement maintenant une fois par an, nous avons établi la Continental Football League (CFL), par analogie avec le tournoi de hockey du même nom et qui ne reconnaît pas les frontières également. Nous avons pensé que cela serait intéressant pour nos voisins les plus proches seulement, d’où le nom donné de Continental League, qui laisse entendre une notion d’espace eurasiatique. Mais lorsque l’année passée, pour la première CFL, des équipes d’Afrique ont demandé à participer, nous avons compris qu’il ne pourrait y avoir de frontières pour la CFL, ni politiques ni géographiques. L’an passé, le tournoi comptait 32 équipes. Tout le monde a tellement aimé le niveau du tournoi que la plupart des équipes ont demandé à ce qu’on leur réserve une place pour l’année suivante. Et cette année, 48 équipes vont participer.

Nous voyons que d’anciens joueurs professionnels comme Shirokov vont y participer. C’était difficile de les convaincre de jouer ?

Dans nos compétitions régulières, il y a beaucoup d’anciennes gloires du monde du football : Shirokov, Aldonin, Panov, Mostovoï, Khelstov, Evseev, Parfenov, Smertin, Sychev, Romachenko, Filmonov, Medvedev, Kortchagin, Likhobabenko, Adamov. Beaucoup « d’anciens » peuvent être aperçus à la CFL. Si le club de la « star » participe à la CFL, alors la « star » n’a pas à être persuadée. Le club veut gagner un trophée prestigieux, et la « star » dans son équipe est un joueur de football comme les autres, il ne joue pas pour le show, mais parce qu’il est un bon joueur, comme d’autres dans son équipe. Quelques équipes vont faire le forcing pour avoir des « stars » avant la CFL, mais dans ce cas, nous avons des intérêts réciproques. La « star » est intéressée par la CFL, et la CFL par la « star ». Après tout, nous sommes conscients qu’il s’agit de communication, mais en outre il s’agit de véritable football. Nous aurons pas mal de stars, et pas seulement parmi les joueurs. De célèbres artistes, musiciens, show men, entraîneurs, commentateurs seront là… Par exemple, la finale sera commentée par le meilleur commentateur du pays, Konstantin Genitch, qui a fait la finale de l’Euro en France. Le célèbre Yuri Vasilkov travaillera dans le tournoi, il a commencé sa carrière de médecin chez Beskov avant de passer pas mal d’années au Spartak et dans l’équipe nationale russe de Romantsev. À présent, Vasilkov s’occupe des amateurs, tandis que Romantsev sera à coup sûr de la partie en tant qu’invité d’honneur et expert.

Y a-t-il d’ailleurs beaucoup d’anciens joueurs professionnels qui décident de rejoindre le championnat de foot à 8 durant ou après leur carrière ?

Afin de ne pas faire de nouveau une liste avec des noms, nous vous proposons de faire ceci : ouvrez n’importe quel répertoire de football, écrivez une liste de ceux qui ont joué récemment, disons, pour l’équipe nationale russe de football à onze contre onze, de futsal ou de beach soccer… et immédiatement il apparaît que, peut-être pas tous, mais un joueur sur deux, voire un joueur sur trois, peut être rencontré sur les terrains de la LFL. Nous sommes intéressés par les anciens professionnels, même les plus célèbres, car nous pouvons prolonger leur carrière sportive, et ils veulent aussi continuer à prester à un haut niveau.

Elizaveta Kuzenkova, directrice du département international de la CFL | © LFL

Vous attirez principalement des équipes d’Europe de l’Est et de la CEI. Si ce n’est pas un secret, quels pays (à part la Russie) seront représentés dans le tournoi cette année ?

Bien sûr, il y a eu quelques problèmes. Parmi ceux qui le souhaitaient, certains n’ont pas pu venir. Nous ne devons pas oublier que pour un voyage en Russie, un visa est nécessaire pour chaque joueur qui vient d’un pays étranger, en général. Nous savons déjà que c’est ennuyeux et coûteux. Après tout, nos participants sont de véritables équipes amateurs avec tous les problèmes que ce statut engage. À part jouer au football, ces gens étudient ou travaillent quelque part, et tout le monde n’a pas pu prendre congé. C’est seulement en Russie que le 9 mai est traditionnellement un jour de congé et le plus sacré des congés, qui symbolise la victoire de notre peuple sur le fascisme, mais dans d’autres pays, sauf dans la CEI, c’est un jour habituel de travail, c’est dommage… Pour les pays représentés, les équipes les plus fortes viendront d’Italie, de Grèce, d’Israël, de Tunisie, en plus de nos voisins historiques et géographiques, bien entendu.

Comment avez-vous eu la participation des équipes de Donetsk et Luhansk ? Avez-vous fait face à des difficultés, d’une partie ou d’une autre, pour les inviter au tournoi l’an passé et cette année ?

Donetsk et Luhansk ne sont pas seulement nos voisins, ce sont nos frères d’esprit et de sang. Aider les gens qui vivent dans une situation difficile est le souhait naturel de tout être humain normal. Nous avons pris en charge les coûts associés à leur participation à la CFL, nous leur garantissons un logement pour la durée du tournoi, mais nous devons comprendre que venir des Républiques ravagées par la guerre n’est pas la tâche la plus aisée. Malgré toutes ces difficultés, la LNR (République Populaire de Lougansk en français) et la DNR (République populaire de Donetsk en français) ne vont pas seulement nous envoyer leurs meilleures équipes, mais vont aussi organiser des compétitions de foot à 8 sous nos auspices, démontrant au monde entier la signification humanitaire qu’un tel phénomène comme le football peut avoir.

Avez-vous déjà essayé d’amener des équipes venues de France ?

Nous aurions vraiment aimé que cette année, des représentants du football français viennent rendre visite à notre « Fête du Football » ! Hélas, les mots français au Parc Setun résonneront seulement dans la bouche des joueurs de football tunisiens.

Quelles actions avez-vous entreprises pour promouvoir le foot à 8, ainsi que votre tournoi, parmi les pays d’Europe de l’Ouest ?

Comme vous pouvez le comprendre, nous ne voyons pas la CFL simplement comme un tournoi de football bien organisé avec un statut et un entourage approprié. Jetons un coup d’œil à l’idée même de la CFL d’une manière plus large. Nous voulons montrer au monde entier les bénéfices et les opportunités qu’offre le football amateur dans différents formats, mais surtout dans le format 8×8. Nous voulons partager notre savoir, nos qualités, notre désir de progresser. Notre équipe a réalisé un tour enthousiasmant dans certaines villes d’Afrique du Nord, nous avons ouvert notre Fédération européenne en République tchèque, nous avons voyagé l’an passé à l’Euro 8×8 en France et la victoire triomphante est aussi une sorte d’activité missionnaire pour le bien du football. Simplement, il nous semble que la CFL est exactement ce dont les véritables connaisseurs du football ont besoin. Et nous sommes prêts à apporter cette connaissance dans tous les coins du monde ! Par exemple, à l’automne, nous nous envolerons dans ce lointain et petit pays qu’est le Guatemala, où nous parlerons aux habitants de ce beau projet qu’est notre Continental Football League, parce que nous n’avons pas encore d’équipes venant du continent américain.

CFL 2016 | © Elizaveta Kuzenkova

D’un point de vue personnel, comment avez-vous connu ce tournoi et commence à vous impliquer dans son organisation ?

Je suis entré dans la Ligue avant la création de la CFL, en travaillant en tant que photographe au départ. À un moment donné, notre équipe amateur allait à un mini Euro en Croatie et leur interprète ne pouvait pas y aller, on m’a donc proposé de prendre sa place, car je connaissais les spécificités du job et la langue anglaise, on a rapidement fait un visa, et en fait c’était assez inhabituel pour l‘équipe russe de voir apparaître un attaché de presse comme ça. Pendant deux ans, nous avons travaillé aux côtés de l’équipe, et apparemment le président de la LFL aimait mon travail et a suggéré que je travaille pour la CFL non en tant que photographe ou en tant qu’interprète, mais en tant que membre à part entière du Comité organisateur pour développer le tournoi et attirer des équipes étrangères. J’ai accepté volontiers, tout d’abord parce que je veux réaliser un tournoi de football de haute qualité et qui en vaut la peine, qui peut intéresser non seulement les habitants de l’espace post-soviétique mais également le reste du monde. La seconde raison est que j’ai beaucoup d’amis qui vivent dans différentes parties du monde et lorsqu’ils viennent en Russie, ils me disent que c’est un pays fantastique, avec des gens extrêmement gentils, mais qu’ils ne sauraient jamais tout cela s’ils écoutaient ce qu’on dit à propos de la Russie dans leurs pays. Le tournoi international dans mon pays m’aidera personnellement, et un nombre d’autres personnes aussi, à montrer au monde entier la vraie Russie, et pas celle qu’on vous montre à la télévision.

Nous remercions Dmitry Smirnov pour sa disponibilité et le temps qu’il nous a accordé, ainsi qu’Elizaveta Kuzenkova pour le temps, l’aide précieuse et l’hospitalité qu’elle nous a offerte. Nous leurs souhaitons une excellente Continental Football League !

Tous propos recueillis par Thomas Ghislain et traduits par Thomas Ghislain & Adrien Laëthier pour Footballski.


Image à la une : © LFL.ru

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