Les espoirs russes 2013, une génération dorée ?

Karim Hameg
Karim Hameg - Publié le 2 février 2016

Depuis son indépendance, la Russie n’a pas brillé par ses résultats chez les jeunes. Seule exception : en 2006, avec la victoire des moins de 17 ans lors de l’Euro de la catégorie, organisé au Luxembourg. Une victoire anecdotique, la plupart des joueurs étant tombés dans l’oubli. La situation semble s’être toutefois améliorée ces dernières années. En 2015, les moins de 17 ans ont atteint les demi-finales de l’Euro tandis que les moins de 19 ans ont vu leur parcours ne s’arrêter qu’en finale, battus par l’Espagne (0-2). En 2013, la situation était encore meilleure : pendant que les moins de 17 ans (encore eux) remportaient le titre européen face à l’Italie aux tirs au but, les espoirs disputaient le championnat d’Europe de la catégorie.

Après avoir terminé en tête de leur groupe devant le Portugal puis après avoir sorti la République tchèque en barrages (2-0, 2-2), les jeunes Russes se sont effondrés lors de la phase finale en Israël. Il faut dire que le tirage au sort n’a pas été clément avec eux : battus en ouverture par le tenant du titre et futur vainqueur espagnol (0-1), ils se feront écraser par les Pays-Bas (1-5) avant de s’incliner face à l’Allemagne (1-2) dans une rencontre entre deux équipes déjà éliminées. 3 défaites en 3 matchs, 2 buts marqués pour 8 encaissés : pour sa première phase finale d’Euro espoirs depuis 1998, la Russie rentrait au pays la tête basse avec le pire bilan de la compétition.

Deux ans et demi plus tard, nous allons nous intéresser ici au devenir de cette génération « dorée », qui suscite beaucoup d’espoirs. Et pour cause : les joueurs qui la composent sont nés au début des années 1990 et ont donc l’âge adéquat pour arriver au sommet de leur forme en 2018, année de la Coupe du monde organisée par la Russie. À trente mois du grand rendez-vous, où en sont les vingt-trois de 2013 ?

(NB : les joueurs sont triés par poste puis selon leur numéro de maillot)

Gardiens

Nikolai Zabolotny (25 ans/sans club)

Titulaire lors des deux premiers matchs de poule, le natif de Saint-Pétersbourg n’a fait son trou ni au Zenit (où il a été formé), ni au Spartak Moscou (où il a signé pro), ni à Rostov (où il a été prêté). Arrivé à l’Ural au début de l’année 2014, il a progressivement perdu sa place, barré par l’éternel Yuri Zhevnov. À 25 ans, Nikolai Zabolotny est à la recherche d’un club.

Stanislav Kritsyuk (25 ans/FK Krasnodar)

Formé à l’académie Konoplyov de Togliatti, sa ville natale, Stanislav Kritsyuk a vu sa carrière prendre son envol au Portugal. Arrivé au Sporting Braga début 2013, il a évolué tout d’abord avec la réserve avant de s’imposer petit à petit. Lors de la première partie de la saison 2015/2016, il était titulaire en championnat, laissant le Brésilien Matheus jouer en Europa League. Ses performances ont attiré l’œil de l’ambitieux FK Krasnodar qui l’a fait signer début 2016. Des trois gardiens sélectionnés pour cet Euro espoirs, Kritsyuk est pour l’instant celui qui a le mieux réussi alors qu’il n’a pas joué une seule minute lors de la compétition.

Aleksandr Filtsov (26 ans/Rubin Kazan)

Celui qui était titulaire lors du dernier match de poule s’est fait connaître au Lokomotiv Moscou où il était doublure de Guilherme. Prêté début 2013 au FK Krasnodar où il s’engagera définitivement six mois plus tard, Filtsov jouera 23 matchs, en alternance avec Andrei Sinitsyn, avant de signer au Rubin Kazan a l’été 2014. Remplaçant de l’inamovible Sergei Ryzhikov, il n’a pour l’instant pas eu sa chance en tant que titulaire.

Défenseurs

Ibragim Tsallagov (25 ans/Krylia Sovetov Samara)

Le natif de Vladikavkaz, capable de jouer aussi bien arrière droit que milieu défensif, est resté fidèle au Krylia Sovetov Samara, son club formateur, et ce même malgré la relégation en FNL. Il n’a pour l’instant jamais été considéré comme un sélectionnable potentiel.

Georgi Shchennikov (24 ans/CSKA Moscou)

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Georgi Shchennikov | © Садовников Дмитрий

Titulaire régulier au CSKA Moscou (où il a été formé), Shchennikov est l’un des joueurs les plus confirmés de cette sélection espoirs. Quand il participe à l’Euro en 2013, Shchennikov a déjà eu l’occasion de fêter sa première sélection chez les A face à la Côte d’Ivoire, en août 2012, pour la première de Fabio Capello. L’arrière gauche, qui se fera expulser lors du dernier match face à l’Allemagne, est régulièrement appelé par la suite en sélection même s’il n’est que rarement titulaire, barré par Dmitri Kombarov (7 sélections en tout). Il était notamment des vingt-trois appelés à participer au Mondial 2014 au Brésil, sans jouer une seule minute.

Nikita Chicherin (25 ans/sans club)

En 2013, l’arrière droit Chicherin évolue encore au Dinamo Moscou où il n’a que rarement eu sa chance. Il tentera ensuite sa chance au Volga Nizhny Novgorod, sans succès. Sa carrière ne fait dès lors que décliner : il ne s’imposera ni au Tom Tomsk ni chez l’exotique Sakhalin Yuzhno-Sakhalinsk. Depuis l’été dernier, Chicherin est à la recherche d’un club.

Taras Burlak (25 ans/Krylia Sovetov Samara)

Burlak arrive à cet Euro avec le statut de capitaine et d’international A, lui qui a connu sa première sélection en juin 2011 lors d’un amical face au Cameroun avant d’être régulièrement appelé sans entrer en jeu. Malheureusement, il est de moins en moins souvent titulaire au Lokomotiv Moscou et à l’hiver 2014, il choisit de rejoindre le Rubin Kazan. L’aventure ne se passe pas beaucoup mieux pour le natif de Vladivostok, rarement aligné. Un an après son arrivée au Tatarstan, Burlak est prêté au Krylia Sovetov Samara, en FNL, avec lequel il accédera en RPL et retrouvera un peu de temps de jeu. Toujours présent à Samara, il s’est éloigné de la sélection A.

Sergei Bryzgalov (23 ans/Spartak Moscou)

Considéré comme un espoir du Spartak Moscou, le défenseur central Sergei Bryzgalov ne s’est jamais imposé dans son club formateur (où il évolue toujours). Il doit même souvent se contenter d’évoluer avec l’équipe réserve, en FNL.

Maksim Belyayev (24 ans/Shinnik Yaroslavl)

Formé au Lokomotiv Moscou, le défenseur central est souvent prêté au début de sa carrière. Il s’impose brièvement lors de la saison 2011/2012 avant de voir son temps de jeu diminuer puis d’être prêté à Rostov, sans jouer beaucoup plus. Il signe à l’été 2015 au Shinnik Yaroslavl, en FNL.

Ivan Knyazev (23 ans/Ural Iekaterinbourg)

Formé au Torpedo Moscou, Knyazev a quitté son club formateur après sa relégation l’été dernier pour rejoindre l’Ural Yekaterinburg où il n’a pour l’instant pas encore joué avec l’équipe première.

Milieux

Yuri Kirillov (26 ans/KAMAZ Nabarezhnye Chelny)

Arrivé au Dinamo Moscou en provenance de Khimki en 2010, Kirillov ne s’impose pas dans la capitale et est souvent prêté (à l’Alania Vladikavkaz et au Krylia Sovetov Samara notamment). Il signe à l’été 2013 à l’Ural sans s’imposer, revient à Khimki puis rejoint en 2015 le KAMAZ Nabarezhnye Chelny, un club du Tatarstan, promu en FNL.

Sergei Petrov (25 ans/FK Krasnodar)

Sergei Petrov | Екатерина Лаут

Sergei Petrov | © Екатерина Лаут

Formé au Zenit Saint-Pétersbourg, ce milieu de terrain ne s’impose pas dans son club formateur et signe à l’été 2011 au Krylia Sovetov Samara. Il s’y impose et attire l’attention du FK Krasnodar qui le fait signer début 2013. Petrov se reconvertit en arrière latéral et voit son temps de jeu augmenter progressivement. Aujourd’hui acclimaté à son « nouveau » poste, il est l’un des titulaires réguliers de l’une des meilleures équipes russes même s’il n’a jamais été testé en sélection.

Oleg Shatov (25 ans/Zenit Saint-Pétersbourg)

C’est l’un des rares joueurs de cette liste à avoir suivi une progression parfaitement rectiligne. Formé à l’Ural, non loin de sa ville natale Nizhny Tagil, Shatov s’impose dans son club formateur en même temps qu’il devient l’un des piliers de la sélection espoirs. Ses performances attirent l’ambitieux (à l’époque) Anzhi Makhachkala qui le fait signer début 2012. Il devient l’un des cadres de l’équipe et fête sa première sélection en février 2013 en entrant en jeu face à l’Islande et il se distingue en inscrivant le deuxième but de la victoire russe (2-0). Après l’Euro espoirs, il quitte un Anzhi au bord du gouffre pour le Zenit où il s’impose progressivement comme titulaire. Il s’installe aussi en sélection où il devient l’un des joueurs incontournables : Shatov fait partie de la liste des joueurs appelés à disputer le Mondial 2014 ; Mondial durant lequel il sera titulaire lors des trois matchs disputés par sa sélection. Aujourd’hui pilier tant en club qu’en sélection, Oleg Shatov est sans doute le meilleur joueur russe à l’heure actuelle.


Voir aussi : Oleg Shatov, de « Tagil » à la capitale culturelle de la Russie


Roman Emelyanov (23 ans/Ural Iekaterinbourg)

Ce milieu de terrain a débuté comme professionnel… en Ukraine, précisément au Shakhtar Donetsk qui l’a engagé à 18 ans. Yemelyanov ne s’est jamais imposé chez le géant ukrainien et a enchaîné les prêts, tant en Ukraine (Illichivets, Zorya) qu’en Russie (Rostov, Ural). Arrivé à l’Ural en prêt au début de la saison 2014/2015, il signe définitivement à Iekaterinbourg début 2015. Sans être titulaire indiscutable, il joue assez régulièrement (15 matchs cette saison toutes compétitions confondues) et semble enfin en mesure de véritablement démarrer sa carrière.

Maksim Grigoryev (25 ans/Lokomotiv Moscou)

Formé au Spartak Moscou, passé par le FK Rostov, Maksim Grigoryev signe au Lokomotiv en 2012. Son bon début de saison 2012/2013 finit par convaincre Fabio Capello de lui offrir sa première sélection, en novembre 2012 face aux États-Unis (2-2). Par la suite, son temps de jeu en club diminuera et Grigoryev sera prêté à Rostov pour la saison 2014/2015. Revenu à l’été 2015, il n’a disputé que cinq rencontres de championnat (une seule titularisation) cette saison.

Shota Bibilov (25 ans/Rubin Kazan)

Pilier du Volga Nizhny Novgorod de 2011 à 2014, Shota Bibilov a rejoint le Rubin Kazan au début de la saison 2014/2015. Sans réussite : il n’a pas disputé le moindre match de championnat avec l’équipe première depuis son arrivée.

Aleksandr Zotov (25 ans/Spartak Moscou)

Formé au Spartak, il évolue toujours au sein de son club formateur. Il ne s’y est pas imposé, pas plus que dans les nombreux clubs où il a été prêté.

Alan Dzagoev (25 ans/CSKA Moscou)

Alan Dzagoev | Дмитрий Садовников

Alan Dzagoev | © Дмитрий Садовников

Il s’agit d’un cas particulier. Avant cet Euro espoirs 2013, Alan Dzagoev n’avait jamais porté le maillot des espoirs. Et pour cause : titulaire au CSKA Moscou depuis ses 18 ans, il a connu sa première sélection chez les A en 2008. Durant son court passage à la tête de la sélection russe (2010-2012), Dick Advocaat en aura même fait un titulaire indiscutable. Dzagoev brillera notamment lors de l’Euro 2012 en inscrivant trois buts, ce qui fera de lui le meilleur buteur de la compétition (à égalité avec Mario Balotelli, Cristiano Ronaldo, Mario Gomez, Mario Mandžukić et Fernando Torres). Malgré ces excellents états de service, malgré le fait qu’il ait inscrit le premier but de l’ère Capello et bien qu’ayant hérité du numéro 10 d’Andrei Arshavin, Dzagoev est progressivement mis au ban par le sélectionneur italien qui l’autorisera à aller donner un coup de main aux espoirs. Dzagoev profitera de ce passage à l’étage inférieur pour inscrire un but, lors de la défaite face à l’Allemagne (1-2). Après la compétition, son statut en sélection ne change pas : considéré comme un joker, c’est comme remplaçant qu’il disputera trois matchs lors de la Coupe du monde 2014. Il lui faudra attendre l’arrivée de Leonid Slutsky a la tête de la sélection pour être enfin considéré comme titulaire indiscutable dans l’entrejeu. Alan Dzagoev, qui compte déjà 48 sélections et 9 buts, sera à coup sûr l’un des piliers de l’équipe de Russie en 2016 comme en 2018.

Attaquants

Andrei Panyukov (21 ans/Ajaccio (France))

Le jeune attaquant, benjamin de la sélection russe lors de cet Euro, est arrivé pour remplacer Aleksandr Kokorin, blessé. Formé au Dinamo Moscou, il sera prêté successivement au FK Khimki, au Spartak Nalchik puis au Baltika Kaliningrad sans s’imposer. Ce n’est que lors de son passage en Lituanie, au FK Atlantas, qu’il explosera, inscrivant 17 buts en 15 matchs lors de la première partie de la saison 2015. Pressenti en Ligue 1, proposé à beaucoup de clubs français, Panyukov finira par atterrir à l’été 2015 en L2 à l’AC Ajaccio, avec lequel il se bat pour ne pas descendre en National. Il est le seul des sélectionnés à l’Euro espoirs 2013 à être toujours sélectionnable chez les espoirs, avec lesquels il est appelé régulièrement.

Fyodor Smolov (25 ans/FK Krasnodar)

Fyodor Smolov | Дмитрий Садовников

Fyodor Smolov | © Дмитрий Садовников

Arrivé très jeune au Dinamo Moscou, il ne s’imposera jamais vraiment dans la capitale et il sera prêté successivement au Feyenoord puis à l’Anzhi Makhachkala où, malgré une certaine inefficacité, il attirera l’attention de Fabio Capello qui lui offrira sa première sélection face aux États-Unis, match durant lequel il inscrira son premier but en sélection (2-2, novembre 2012). Revenu au Dinamo après l’Euro espoirs, il ne marque pas les esprits et il finira par retourner en prêt à l’Anzhi sans parvenir à sauver le club de la relégation. À l’été 2014, Smolov est à nouveau prêté, cette fois à l’Ural Iekaterinbourg. Il y réussit une saison satisfaisante (22 matchs, 8 buts) et finira par être transféré au FK Krasnodar à l’été 2015. Bien intégré dans la rotation, l’attaquant s’est même refait une place au sein de la sélection russe, avec laquelle il a évolué 10 fois (pour 4 buts). Il est candidat à une place dans les vingt-trois pour l’Euro 2016.

Maksim Kanunnikov (24 ans/Rubin Kazan)

Formé au Zenit Saint-Pétersbourg, où il ne s’est jamais imposé, Maksim Kanunnikov rejoint à l’hiver 2013 l’Amkar Perm où il devient titulaire dans un rôle d’ailier. Malgré des statistiques quelque peu faméliques, il convainc Fabio Capello d’en faire la surprise de la liste russe pour la Coupe du monde 2014. Kanunnukov disputera deux matchs au Brésil dont un comme titulaire face à la Belgique (0-1). Après le Mondial, il signe au Rubin Kazan, s’y impose comme titulaire mais ne marque pas beaucoup… et finit par perdre sa place en sélection.

Pavel Yakovlev (24 ans/Krylia Sovetov Samara)

Considéré comme étant la future star du Spartak, le jeune ailier a démarré dans l’équipe première à 18 ans sans jamais s’y imposer. Son début de carrière est marqué par ses fréquents allers-retour entre son club formateur et le Krylia Sovetov Samara où il est d’ailleurs prêté en ce moment.

Denis Cheryshev (25 ans/Valence CF (Espagne))

Fils de l’ancien international russe Dmitri Cheryshev, Denis Cheryshev a suivi son père en Espagne alors qu’il était encore enfant. Il n’a jamais connu de club russe et il est entré dès 2002 au Real Madrid, un club pour lequel il fera sa première apparition pro en novembre 2012, quelques temps après avoir connu sa première sélection chez les A face aux États-Unis (2-2). Après l’Euro, durant lequel il marquera face aux Pays-Bas, Cheryshev intègre le groupe du Real Madrid et est pressenti pour occuper un poste inhabituel d’arrière gauche. Il sera finalement prêté au FC Séville à l’été 2013 mais gêné par les blessures il ne jouera quasiment pas de la saison et manquera la Coupe du monde. Prêté à Villarreal à l’été 2014, l’ailier gauche se montre plus convaincant, s’impose comme titulaire et est l’un des tous meilleurs passeurs de Liga. C’est à ce moment-là qu’il s’impose peu à peu en sélection avant que ses pépins physiques ne le rattrapent. Revenu au Real Madrid a l’été 2015, il joue très peu que ce soit en club ou en sélection. En manque de temps de jeu, Cheryshev vient de signer à Valence dans le but d’être prêt pour disputer l’Euro 2016 avec la Russie ; sélection pour laquelle il a joué neuf fois. Son talent est indéniable mais il doit jouer davantage pour devenir incontournable. On attend toujours une saison complète de sa part.

Aleksandr Kokorin | Manfred Werner

Aleksandr Kokorin | © Manfred Werner

Bonus : Aleksandr Kokorin (24 ans/Zenit Saint-Pétersbourg)

Le Golden Boy du football russe aurait du être la star de sa sélection lors de l’Euro espoirs 2013 mais il a raté le tournoi à cause d’une blessure. Révélé en 2009 grâce à son but inscrit en tour préliminaire de Ligue des Champions face au Celtic Glasgow alors qu’il est à peine majeur, Kokorin s’impose peu à peu au Dinamo Moscou. Ses performances poussent Dick Advocaat à lui offrir sa première sélection en novembre 2011 face à la Grèce (1-1) puis à le sélectionner pour l’Euro 2012. Fabio Capello lui offre sa première titularisation en septembre 2012 lors d’un match comptant pour les éliminatoires du Mondial 2014 en Israël, première titularisation ponctuée par un premier but (victoire 4-0). Dès lors, Kokorin deviendra incontournable en club comme en sélection. À l’été 2013, il surprend en signant à l’Anzhi Makhachkala mais il ne portera jamais les couleurs du club du Daguestan : suspendu lors des premières journées, il retourne au Dinamo avant la fin du mercato après que l’Anzhi ait choisi de vendre tous ses joueurs bankable. Au terme d’une saison satisfaisante, Kokorin est appelé à disputer en tant que titulaire la Coupe du monde 2014, au Brésil. C’est lui qui ouvre le score lors du match décisif face à l’Algérie, sans pouvoir empêcher sa sélection de concéder le nul (1-1) et de sortir dès le premier tour. Par la suite, installé comme titulaire et comme star, il décevra et se montrera avare d’efforts en club comme en sélection (notamment lors du match face au Monténégro). Sa nonchalance finira notamment par exaspérer. Tout récemment, Kokorin vient de quitter le Dinamo où il a fait toute sa carrière pour le Zenit Saint-Pétersbourg, avec lequel il disputera la Ligue des Champions. Ce sera peut-être l’occasion pour lui de franchir un palier pour devenir « le joueur star de la Coupe du monde 2018 » comme l’avait prédit Fabio Capello. Avec la Russie, Kokorin compte 38 sélections pour 10 buts et il devrait être titulaire à l’Euro 2016.

Karim Hameg


Photo à la une : © fc-anji.ru

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Ex-géographe aujourd'hui dans l'informatique, passionné de football russe et ukrainien.

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