Footballskitrip Balkans #11 – On a discuté avec Fadil Vokrri, président de la Fédération de Football du Kosovo

Antoine Gautier
Antoine Gautier - Publié le 6 octobre 2017

Attention, légende. Considéré comme le meilleur joueur kosovar de l’histoire, Fadil Vokrri continue aujourd’hui sa mission d’étendard de son pays en tant que président de la Fédération de Football du Kosovo. De Prishtina à Nîmes en passant par le Partizan Belgrade, Fernerbahçe, Bourges et Montluçon, il a été un témoin privilégié de l’évolution de son pays et de son football, de la puissante Yougoslavie aux déchirements de la guerre. En tant que président de la fédération depuis 2008 et l’indépendance du pays, il se retrouve maintenant en première ligne dans la nécessaire reconstruction d’un football usé par des années d’isolement.

Fadil Vokrri a eu l’extrême gentillesse de nous recevoir pour un entretien (en français s’il-vous-plaît), dans les locaux récemment inaugurés de la fédération à Prishtina. L’occasion d’aborder l’évolution récente du football kosovar avec l’entrée à l’UEFA il y a un an, le modèle économique à trouver, les bilans des premières aventures européennes des clubs et de la sélection kosovare, sans oublier un petit retour sur ses années de joueurs.

Vous avez reçu le président de l’UEFA Monsieur Ceferin il y a quelques jours (le 17 août, ndlr). Quels sont les sujets que vous avez abordé avec lui ?

Et bien tout d’abord je précise qu’il est venu sur mon invitation, qu’il a accepté avec grand plaisir. On a discuté de toutes les choses du football qui nous préoccupent, nous comme fédération et eux en tant qu’instances européennes : le développement de la fédération, les jeunes. Et surtout du développement des infrastructures, parce que l’on ne peut pas dire que l’on peut s’appuyer aujourd’hui sur une bonne infrastructure. L’équipe nationale a dû jusqu’à présent jouer tous ses matchs d’éliminatoires en Albanie, mais j’espère que le nouveau stade de Prishtina sera prêt pour les prochains éliminatoires au Championnat d’Europe de 2020. Donc nous avons parlé de cela et de tous les investissements qui pourraient aider les clubs et la sélection à progresser, et du fait que l’UEFA nous soutient dans ce développement des infrastructures.

Selon vous, quel est l’état du football kosovar aujourd’hui ? Est-ce qu’il est en progression ou en stagnation ?

Je pense qu’il faut qu’il lance sa progression. Comme je vous l’ai dit, pendant des années on ne pouvait pas participer aux coupes d’Europe, donc là il y a une progression au moins par rapport à ça, les clubs sont un peu mieux organisés. On sent une progression à tous les niveaux. C’est pas énorme mais ça commence, et après 25 ans d’isolement de toute manière c’est difficile.

Justement avec l’entrée de votre fédération dans l’UEFA et l’ouverture au football européen que cela va apporter, quel va être votre objectif pour les prochaines années ? Produire de bons joueurs kosovars, ou essayer de faire venir des joueurs étrangers pour dynamiser le niveau du championnat local ?

Tout d’abord, le football ici il part de loin. Depuis 1991 et l’arrivée du régime serbe jusqu’à 2000, les joueurs devaient jouer dans un stade « improvisé » à Dumnica, rien n’a pu évoluer pendant 20 ans. Alors avec l’ouverture à l’UEFA, la motivation va maintenant être sûrement plus grande. Il y a beaucoup de jeunes joueurs ici qui vont pouvoir progresser.


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Depuis la reconnaissance du championnat, on a d’ailleurs vu quelques étrangers venir jouer dans le championnat du Kosovo ?

Oui il y a quelques étrangers. Ça montre une ouverture, mais surtout, les joueurs locaux sont aussi plus exposés aux éléments du football européen. C’est normal quand tu joues au niveau international et pas seulement national.

Quel est le modèle de gestion économique que vous voulez impulser pour les clubs au Kosovo ?

Il faut savoir qu’avant, et même en Yougoslavie, tous les clubs avaient des sponsors plus des aides d’Etat. Après cette période, des gens ont investi leur propre argent mais juste pour faire exister les structures, pour continuer à faire vivre le football. Il y avait ce championnat parallèle au championnat serbe notamment (1991 à 2000). Maintenant il faut passer à un autre stade, peut-être inciter des partenaires privés à investir en échange de facilités fiscales. Au niveau de la loi, le montant maximal d’investissement pouvant entraîner une déduction d’impôt n’est pas encore défini, c’est en train de se faire. Je pense que c’est le seul moyen à l’heure actuelle pour nous. Aujourd’hui il n’y aucun retour sur investissement pour un investisseur privé injectant de l’argent dans un club de foot, à part une petite publicité. Vu l’état économique actuel du Kosovo, ce n’est pas suffisant pour motiver un éventuel investisseur. En revanche, les clubs ayant participé aux coupes d’Europe ont reçu de l’UEFA des sommes assez importantes. Ça peut permettre de dynamiser l’économie du championnat au départ.

On a pourtant été surpris de la couverture dont bénéficie le football kosovar. Avant-hier au match du Feronikeli et hier à Gjilan, on ne s’attendait pas à voir une diffusion sur plusieurs canaux télévisuels, une couverture radio. Il y a quand même une forte couverture pour un championnat qui débute ?

Oui, une chaîne de télévision paie des droits, c’est bien. C’est pas mal puisque le football est une tradition, comme dans toute l’ex-Yougoslavie. Quand je jouais, il y avait 35 000 personnes au stade. Donc il y a un vrai intérêt, un attachement pour le foot ici.

Le Kosovo est un pays très jeune. Comment associez-vous cette jeunesse au développement du football local ? Est-ce que selon vous cela devrait passer par la création d’académies de jeunes, comme l’Akademija Pandev, l’Akademia Puskas en Hongrie, le Viitorul de Gheorghe Hagi en Roumanie ?

Aujourd’hui, pratiquement toutes les équipes de Superleague disposent d’équipes de jeunes. Ce n’est pas du même niveau qu’une vraie académie dédiée spécifiquement aux jeunes, mais il est plus facile d’aller dans ce sens quand ces équipes existent. D’ailleurs ces jours-ci, il y avait Jean-François Domergue, qui travaille sur ces questions à l’UEFA et qui nous aide beaucoup. Maintenant, il est question de faire un mini-centre d’entrainement pour l’équipe nationale, ce qui n’existe pas encore. Et après on pourra se pencher sur le modèle des académies.

Quelle est l’expérience que vous retenez de la participation des premiers clubs kosovars en coupes d’Europe ? (Trepça et Prishtina, battus par Vikingur et Norrköping)

Je suis déçu un peu de leurs performances. Surtout Trepça, quand on connait le niveau des équipes des Iles Féroë. Ils ont manqué énormément d’occasions à l’extérieur et à domicile, ils ont un joueur exclu au bout de 20 minutes avant d’encaisser quatre buts. Donc c’est aussi de l’expérience à prendre pour eux. C’est le prix à payer quand on n’a aucune expérience à ce niveau. On peut aussi ajouter la pression, puisqu’à Trepça le stade était plein, ce qui fait quand même 13 000 personnes. Au Kosovo, l’opinion publique, la presse, les spectateurs, tous étaient même sûrs que ça allait passer, peut-être se sont-ils vus trop beaux.

La sélection nationale a déjà joué plusieurs matchs de qualification désormais. Même question: quel est le bilan que vous tirez à mi-parcours ?

Le bilan est plutôt mitigé. Il faut aussi savoir analyser les capacités de cette jeune équipe. On peut mieux faire je pense, mais on a également manqué de réussite. Par exemple, on perd 3-0 en Ukraine alors qu’il y a 1-0 à la 90e minute et qu’on frappe le poteau. En Islande, on perd 2-1, ce n’était pas évident non plus. En Turquie on tape deux fois les poteaux. Il y a un manque d’automatismes entre les joueurs, c’est vrai et ça se voit. Plusieurs joueurs n’étaient plus vraiment titulaires dans leurs clubs. Tout cet ensemble de choses ne nous a pas permis d’être aussi performants qu’on ne l’imaginait.

On nous a dit plusieurs fois au Kosovo que les Kosovars étaient très bons en sports individuels (judo, boxe…) mais que c’était plus compliqué quand il fallait jouer en équipe. Vous confirmez ?

C’est un jeu collectif c’est vrai, mais à un moment c’est aussi la qualité individuelle qui prime. Donc je pense qu’on peut faire mieux, même avec cette équipe.

Le lancement de la Ligue des Nations est également prévu prochainement, avec des nations plus abordables pour le Kosovo. Cela peut-il être un bon moyen de gagner de l’expérience ?

Oui exactement, puisque les équipes étant regroupées selon leur classement, nous jouerons contre des équipes plus abordables. Et quatre équipes seront qualifiées par ce biais pour le prochain Euro. Je pense qu’on a une chance d’accéder à la qualification avec cette compétition. D’ailleurs, en entamant la campagne de qualification pour la Coupe du Monde, on savait très bien que ça allait être compliqué d’être dans les deux premiers. Nous étions déjà tournés vers cette éventualité.

En parlant de Coupe du Monde, la prochaine édition se déroulera en Russie, un pays qui ne reconnait pas encore le Kosovo. Quel était votre ressenti par rapport à ça, de disputer des éliminatoires pour une compétition dans un pays qui ne reconnait pas le vôtre ?

Non, ça c’est autre chose. Notre championne olympique en judo, Majlinda Kelmendi, combat bien contre des Russes. Donc nous, nous jouons, et on aurait joué en Russie. Tant que nous sommes reconnus par l’UEFA, nous jouons et c’est tout.

Quelle expérience tirez-vous de la constitution de cette première sélection ? Beaucoup de joueurs avaient annoncé qu’ils voulaient venir jouer pour le Kosovo mais cela ne s’est pas fait.

Oui il y avait plusieurs joueurs, en équipe de Suisse, en Albanie, qui avaient la double nationalité et auraient pu venir avec nous, mais ils ont joué l’Euro en France depuis. Nous avions fait la demande avant qu’ils n’y participent, mais nous n’avions pas reçu de réponse nette de la part de la FIFA. Il a donc fallu se concentrer sur le recrutement de jeunes joueurs évoluant dans des championnats étrangers un peu partout en Europe. Malgré tout, je pense que cette équipe a un avenir, elle est très jeune, la moyenne d’âge est de 22 ans. Même si on n’a pris qu’un seul point dans cette campagne (match nul en Finlande lors de la première journée puis succession de défaites), je pense qu’on peut faire beaucoup mieux pour les prochaines échéances. Si on regarde aussi dans notre poule, sur six équipes, quatre viennent de disputer le Championnat d’Europe en France. Il était donc assez prévisible que ça allait être compliqué. On a fait de bons matchs, en Turquie, en Islande. Et si en plus on ajoute le fait qu’on a pas pu recruter les meilleurs joueurs possibles, qui sont restés en équipe de Suisse ou d’Albanie, je pense que c’était prévisible.


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Dans un article de James Montague, publié il y a un an dans le Bleacher Report (voir ci-dessus « L’aube du football kosovar »), vous exprimiez le fait de vouloir recruter des joueurs pour la sélection. Est-ce que depuis il y en a d’autres qui sont toujours susceptibles de venir vous rejoindre ?

Il y en a un ou deux mais pas plus. Pour la plupart ça ne s’est pas fait parce que la FIFA était un peu dans ambiguïté. Mais moi le premier, je n’aurais jamais empêché un joueur de participer à un Championnat d’Europe. Si par contre, il avait été dit clairement qu’en participant à l’Euro, ils n’auraient plus le droit de jouer pour le Kosovo, peut-être quelques-uns auraient choisi de nous rejoindre. Mais maintenant c’est fini, on ne va pas revenir là-dessus, les joueurs qui ont fait cette campagne avec nous, c’est ceux qui sont les meilleurs disponibles actuellement, donc c’est avec eux qu’on va travailler pour la suite. Il n’y a plus de place pour des regrets, ce serait une perte d’énergie.

Vous avez parlé du fait que l’équipe nationale ne disposait pas de son propre stade actuellement, qui est en projet depuis plusieurs années. Comment ça avance ce projet ?

Le projet avance. Il en est aux procédures de faisabilité. Une fois que ce sera achevé, on pourra choisir le prestataire, et on aura un nouveau stade de 25 000 places. Et je pense qu’on pourra bientôt jouer à Prishtina, au moins pour les prochains éliminatoires qui vont débuter. Quand j’y jouais, il pouvait y avoir 35 000 personnes, mais il n’y avait pas de sièges. Après c’est passé à 16 000 et là, avec les nouvelles normes de l’UEFA, il faut ouvrir sept nouvelles sorties, donc il fera 12 500 places pour cette nouvelle campagne.

Est-ce que votre mission serait aussi de faire venir, pourquoi pas, des joueurs expatriés ? Au basket, il y a par exemple des joueurs américains jouant dans l’équipe du Kosovo. Est-ce que ça peut être un objectif ?

Moi je ne suis pas d’accord avec ça. Ce n’est pas un principe rigide, mais je préfère des joueurs issus du pays, c’est pour ça que ça s’appelle l’équipe nationale. Si quelqu’un, vraiment, a la volonté d’être Kosovar et qu’il mérite de jouer, pourquoi pas. Mais je ne veux pas faire exprès de ramener quelqu’un en ayant en tête de le naturaliser pour le faire jouer avec l’équipe du Kosovo

Revenons maintenant sur votre parcours professionnel, vous avez joué en Yougoslavie, en France, en Turquie.

Moi, je jouais à Prishtina en première division yougoslave. Je suis ensuite parti au Partizan Belgrade, puis à Nîmes, et enfin à Fenerbahçe. Je suis ensuite revenu en France, à Bourges puis à Montluçon, où j’ai joué en CFA à l’époque. Là-bas, j’ai occupé un peu tous les postes à l’entrainement, responsable des jeunes, etc, et j’y ai fini ma carrière en 1995.

En 1986 vous allez au Partizan Belgrade, vous y êtes resté jusqu’en 1989. En tant que joueur, c’était un grand honneur d’aller au Partizan qui était un des plus grands clubs de Yougoslavie. Est-ce qu’il y avait quelque chose de spécial en tant que Kosovar d’aller jouer pour un club serbe à cette époque ?

Non, en plus le Partizan a toujours été le club le plus ouvert à faire venir des joueurs de différentes nationalités. De plus, j’ai été élu meilleur joueur yougoslave en 1987. En tant que Kosovar jouant en Serbie, je n’avais aucun problème. Disons qu’entre gens du sport, on se comprend mieux je pense. Le Partizan, c’était un grand club, qui m’a permis aussi de remplir mes objectifs individuels et de devenir un meilleur joueur.

En 1989, vous aviez 28 ans quand vous avez quitté le club pour rejoindre Nîmes et la France. Était-ce la limite légale pour quitter la Yougoslavie ?

Exactement. On n’avait pas le droit de partir avant l’âge de 28 ans, en plus d’avoir fini le service militaire qui durait onze mois. Pendant ce temps, on n’avait pas le droit de jouer en club, seulement en équipe nationale ou en coupe d’Europe, parce que c’était l’intérêt national. Moi, j’avais fini mon service militaire à Novi Sad. Donc je pouvais m’entraîner tous les jours après 15h quand on avait fini à la caserne. J’allais rejoindre l’entranement du club de Vojvodina.

Vous avez donc rejoint Nîmes. Quelles ont été vos premières impressions, c’était la première fois que vous quittiez la Yougoslavie ?

On allait parfois faire des matchs, mais c’était un changement de vie oui. Après c’était pas le pire endroit pour ça. Le Stade des Costières était tout neuf en plus.

Vous étiez en France puis en Turquie quand la Yougoslavie a commencé à vaciller. Comment est-ce que cela a affecté votre carrière ?

C’est difficile parce que toute ma famille était au pays. Quand l’éclatement a commencé, c’était très difficile, notamment d’entendre les nouvelles tous les jours. Je pense que les politiciens ont tout fait pour que ça se passe de cette manière. Je n’ai pas envie de revenir là-dessus, c’est trop difficile. Beaucoup de gens ont perdu de la famille. Heureusement pour moi, je n’ai pas eu ce malheur de perdre quelqu’un de très proche. C’est difficile à vivre, maintenant il faut faire avec.

Vous avez été international yougoslave entre 1984 et 1987. Comment ça se passait dans l’équipe, la vie entre les communautés ?

Aucun problème, du tout, nous étions tous fiers de représenter la Yougoslavie. C’était un pays avec plein de communautés différentes comme vous dites, mais nous représentions la Yougoslavie, donc quand on se retrouvait entre joueurs c’était toujours avec plaisir.

 

Quand vous honorez votre dernière sélection en 1987, est-ce que vous imaginiez que la situation allait tourner de cette façon ?

Je ne m’imaginais pas cela… mais ça commençait un peu avec quelques leaders nationalistes qui sont arrivés au pouvoir, comme Milosevic. Ça se sentait un peu mais je ne m’imaginais pas ça comme ça. Quand on voit les dégâts en Bosnie, 100 000 morts, c’était inconcevable. Même chez nous, on a eu un peu moins de victimes mais 12 000 personnes, c’est pas rien. Sans compter les années d’isolement. On ne s’imaginait pas que ça allait prendre cette dimension.

Est-ce que vous aviez l’impression qu’il y avait des quotas de joueurs de différentes communautés imposés au sein de l’équipe nationale ?

Non. Bon, moi en tant que Kosovar, j’ai été le premier et le dernier. Il y avait pourtant de très bons joueurs kosovars, mais au total, on a été quatre Albanais seulement à jouer en équipe de Yougoslavie. Forcément, on se pose toujours des questions maintenant.

Quel a été l’impact le plus fort que le conflit ait eu sur le football kosovar ? Les infrastructures détruites, les joueurs obligés de fuir à l’étranger ?

Les infrastructures n’ont pas vraiment été détruites mais elles sont restées vétustes, dans le même état que quand moi je jouais dans les années 1980. Donc si pendant 30 ans tu n’investis rien, c’est normal de se retrouver avec ce qu’on a aujourd’hui. Concernant les joueurs, c’est plutôt l’isolement qui a été dur. Ça a mis longtemps par exemple pour que nos joueurs soient au moins reconnus et puissent faire des transferts, c’est arrivé en 2012 seulement. Sachant que de 1991 à 2000 il n’y a pas eu de championnat ici, seulement le championnat « improvisé » dans les montagnes. Donc de 1991 à 2016, ça fait 25 ans d’isolement en tout.

Est-ce que vous pensez que maintenant, le football kosovar dispose des bases nécessaires, assez solides pour continuer sa progression ?

Solides je ne dirais pas encore assez, mais les bases, les fondations oui. Les infrastructures, ça va donc être la priorité des priorités pour les prochaines années.

Des institutions comme l’OTAN ou l’UE aident énormément le Kosovo financièrement. Est-ce qu’une partie de cette aide est dirigée vers le football ?

Non, la seule chose qu’on a eu des institutions étrangères, c’est la Commission européenne qui a financé la mise en place de terrains artificiels dans cinq stades à travers le pays : Gjilan, Peja, Gjakova, Ferizaj et Drenas. C’est la seule chose.

Pour finir, qu’est-ce qu’on peut souhaiter au Kosovo, aux Kosovars et au football kosovar pour la suite ?

D’abord la bonne santé pour les Kosovars. Que l’on améliore ensuite le niveau du championnat. Et les infrastructures. Comme vous avez entendu, je le répète sans cesse: « infrastructures, infrastructures, infrastructures. » Pour moi après 30 ans sans investissement, c’est vraiment ce qui va être nécessaire pour la suite.

Antoine Gautier, Antoine Jarrige / Tous propos recueillis par Antoine Gautier & Antoine Jarrige pour Footballski


Image à la Une : © AFP PHOTO / Armend NIMANI

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