2016 – Six mois de football en Estonie

Pierre-Julien Pera
Pierre-Julien Pera - Publié le 27 juillet 2016

C’est l’été ! Le soleil brille, les oiseaux chantent, le thermomètre flirte avec les 23°C et les pelouses synthétiques sont plus vertes que jamais. Alors que nous venons de passer la mi-saison en Premium Liiga, il est grand temps de faire un point sur cette première partie d’année 2016 qui ne s’est pas du tout passée – loin s’en faut – comme on pouvait le prévoir dans le championnat d’Estonie.

Les forces en présence

Clubs Estonie

La carte des dix clubs de Premium Liiga cette année. © Wikipedia.org

Champion en titre  et vainqueur de la SuperCoupe en tout début d’année (3-0 face au Nõmme Kalju), le Flora Tallinn fait office de grand favori à sa succession. Norbert Hurt travaille dans la continuité avec un groupe inchangé durant l’hiver. Derrière en revanche, les mouvements ont été nombreux. A commencer par le dauphin, le Levadia Tallinn, qui a changé de fond en comble. Un nouvel entraîneur, Ratnikov, et une équipe modifiée dans sa quasi-intégralité. Avec comme recrue phare le jeune milieu de terrain axial Anton Miranchuk, 21 ans, prêté par le Lokomotiv Moscou. Même chose pour le Nõmme Kalju, qui a perdu des pièces maîtresses (Pareiko, Voskoboinikov, Lindpere) mais s’est intelligemment renforcé, et a surtout fait venir sur son banc Sergei Frantsev, l’un des entraîneurs les plus estimés du pays. Quatrième l’an dernier, le FC Infonet vise lui bien plus haut cette année. Très actif sur le marché des transferts, le jeune club de la capitale a notamment réussi à faire venir Voskoboinikov, mais a aussi fait parler de lui en faisant signer Haminu Draman, milieu de terrain qui a participé à la Coupe du Monde 2006 avec le Ghana.

Derrière, un monde sépare ce quatuor de tête de ses poursuivants. Criblé de dettes, Sillamäe Kalev a un temps craint de ne pas pouvoir continuer son aventure dans l’élite. Un gros ménage dans l’effectif lui permet d’être toujours présent, mais sans autre ambition que de tenir sa place dans le ventre mou. Même chose pour le Trans Narva. Avec des moyens comme toujours limités, le club de l’extrême est du pays a perdu ses principaux joueurs, et ne peut guère espérer mieux que lutter pour la 5e place. Ils sont tous deux rejoints dans cette lutte par Paide Linnameeskond et le Tammeka Tartu. En pleine progression, ces deux clubs ont longtemps lutté pour le maintien la saison dernière, mais ont désormais l’ambition de faire leur place en milieu de tableau, avant pourquoi de viser plus haut dans les années à venir. Ils placent pour cela leurs principaux espoirs sur la formation et la post-formation, avec beaucoup de joueurs de moins de 22 ans dans leur effectif.

En queue de classement, les Vagabonds de Pärnu n’ont pas la même chance. Promu l’an dernier, le club a réussi à sauver sa place de justesse dans l’élite l’an dernier, mais n’a pas pu se renforcer suffisamment pour viser plus haut cette année. Son principal adversaire pour le maintien est le promu de cette année, Rakvere Tarvas. Quatrième d’Esiliiga l’an dernier, ce dernier ne doit sa montée directe qu’au fait de n’avoir été devancé que par les réserves des grands clubs de la capitale, qui ne peuvent évidemment être promus. Sans grand renfort, si ce n’est l’attaquant Jograf Siim prêté par le Flora, passer du milieu de tableau de deuxième division à la Premium Liiga semble un écart bien trop grand pour ce modeste club. La première année de son histoire dans l’élite se présente donc comme une année en enfer.

La déception Flora

C’est la grande surprise de l’année. Largement supérieur à ses adversaires durant la seconde moitié de l’année 2015, le Flora Tallinn a plongé de manière totalement incompréhensible en 2016. Et ce dès la première journée, avec un nul 0-0 sur la pelouse du Levadia. Le mois d’avril est lui une catastrophe, avec seulement deux victoires en sept matchs de championnat. Le Flora perd face à Kalju puis aligne des nuls face à Tammeka et Sillamäe, avant de perdre de nouveau face au Levadia lors de la première journée des matchs retour. Au soir de cette 10e journée, le champion en titre compte déjà 11 points de retard sur le leader Nõmme Kalju !

Pourtant inchangée, l’équipe de Norbert Hurt est méconnaissable, incapable de tenir le ballon pour imprimer le jeu comme elle en avait l’habitude l’an dernier. Et s’il se montre impitoyable face aux équipes les plus faibles (29 buts marqués lors des six matchs disputés face aux trois équipes de bas de classement), le Flora a beaucoup de mal offensivement lorsque l’adversité est un peu plus haute (12 buts seulement marqués sur les 13 autres matchs disputés à ce jour). Avec au final un bilan désastreux de trois matchs nuls et trois défaites sur les six rencontres face à ses rivaux directs, Levadia, Infonet et Kalju. Deux symboles de ses difficultés offensives, la défaite 2-0 sur le terrain de Nõmme Kalju sans aucune occasion de but, lors de la 4e journée, et la défaite malchanceuse 4-3 sur le terrain du FC Infonet début juillet.

Un malheur n’arrivant jamais seul, le Flora n’a même pas pu profiter de l’arrivée des matchs européens pour se refaire une santé. Bien au contraire. Entré en jeu dès le premier tour préliminaire de Ligue des Champions, le champion d’Estonie tombe face aux Lincoln Red Imps, champions de Gibraltar. Une opposition a priori abordable sur le papier, mais qui va tourner au cauchemar. Tenant le match à l’aller, le Flora manque plusieurs occasions de but et ne s’imposent que 2-1 à la A. Le Coq Arena. Avant de sombrer de nouveau au match retour, où les Estoniens n’offrent aucun fond de jeu et perdent 2-0. Une piteuse élimination qui sera heureusement étouffée médiatiquement par la défaite 1-0 du Celtic à Gibraltar au tour suivant, mais précipite la perte de Norbert Hurt. Quelques semaines après le départ du club de son président Aivar Pohlak, c’est au tour de l’autre pilier de la politique de renouveau par la formation qui quitte le club. Une page se tourne.

Pour le retour en Premium Liiga après la déroute européenne, le Flora a perdu Hurt, mais également Albert Prosa. Meilleur buteur du club avec dix buts et deux passes décisives en 18 matchs de championnat, l’attaquant a apparemment mal vécu d’être mis en concurrence, relégué trop souvent sur le banc, et a donc demandé à être libéré de son contrat, ce que le club a accepté… au dernier de la fenêtre des transferts ! Pour son premier match sur le banc, le nouvel entraîneur Argo Arbeiter a donc dû reformuler son équipe. Abandonnant le 4-2-3-1 de Norbert Hurt, il a aligné le Flora en 4-3-3 avec Rauno Sappinen en pointe face au Tammeka ce week-end. Avec succès. Plutôt décevant dans son rôle de meneur de jeu cette année, Sappi a fait un excellent match avec un doublé et le Flora s’est imposé 4-0 à Tartu. La suite de la saison reste néanmoins un point d’interrogation.

Une lutte à trois pour le titre

Sans titre

Le classement actuel de Premium Liiga. © jalgpall.ee

Loin devant le Flora Tallinn, le Levadia, Nõmme Kalju et le FC Infonet sont lancés dans une très intéressante lutte pour le titre. Troisième l’an dernier, Nõmme Kalju est sur le papier la formation la plus solide en début d’année. Malgré les départs de Ken Kallaste (Gornik Zabrze), de Voskoboinikov et surtout de la légende Joel Lindpere, les Panthères roses ont gardé une solide ossature, renforcée par les Italiens Max Uggè (Suduva, Lituanie) et Damiano Quintieri, mais aussi par Igor Subbotin, l’international revenant au pays après une courte expérience en deuxième division polonaise. Des renforts de choix pour cette équipe qui a longtemps cru pouvoir l’emporter l’an passé, avant de s’effondrer durant l’été.

Quasiment invincible dans son champêtre Hiiu Staadion de la banlieue sud de Tallinn, Kalju n’a perdu qu’une fois à domicile (0-1 face au Levadia) et n’y a encaissé que trois petits buts en dix rencontres. C’est plus difficile à l’extérieur, avec une défaite sur le terrain de l’Infonet, mais surtout avec quatre matchs nuls, dont le dernier, surprenant, à Pärnu. Un mauvais résultat en partie dû à la fatigue accumulée en Europa League. Car elle est là la bonne nouvelle de la saison, l’Europa League ! Lancé dès le premier tour préliminaire, Kalju a d’entrée eu fort à faire face au FK Trakai, alors leader d’A Lyga lituanienne. Après un match aller perdu 2-1 en Lituanie, les Estoniens, malmenés durant ce match, ne partent pas favoris pour la qualification. Ils y parviennent néanmoins, avec une brillante victoire 4-1 à la maison ! Une belle performance entachée d’un doute une semaine plus tard. Accusés d’avoir laissé filer plusieurs matchs, dont celui-ci, le gardien de but et l’entraîneur de Trakai ont pris la porte, sans que rien ne soit apparemment prouvé.

Au tour suivant, Kalju affronte le Maccabi Haïfa. Une confrontation difficile, doublée d’un long périple jusqu’en Israël. Malgré cela, les hommes de Sergei Frantsev font un très gros match aller. Menant longtemps 1-0, ils sont rejoints au score en seconde période, mais tiennent le nul. Les choses sont plus difficiles au retour, face à un Maccabi nettement supérieur qui ouvre le score sur penalty avant la mi-temps. On ne voit alors pas vraiment comment Kalju pourrait résister, mais Frantsev fait trois changements très inspirés. Entrés en jeu, Subbotin, Neemelo et le Japonais Wakui mettent en difficulté Ludovic Obraniak, Gary Kagelmacher, Nikita Rukavytsya et leurs coéquipiers. Et dans les arrêts de jeu, l’armoire normande Neemelo reprend victorieusement de la tête un énième centre lointain. Avec beaucoup de réussite, Kalju égalise et arrache les prolongations. Au bout de cette terne demi-heure, les Estoniens s’imposent aux tirs au but. Une séance parfaite, avec des tirs de qualité et un Vitali Teles toujours très bon sur sa ligne. En se qualifiant pour le 3e tour préliminaire, Nõmme Kalju réalise un authentique exploit, puisque c’est la première fois qu’un club estonien passe les deux premiers tours dans une compétition européenne !

Face à Osmanlispor, Kalju va faire face à un adversaire redoutable, et ne devra surtout pas y laisser trop de forces en vue de la suite de la saison. Car devant, le Levadia et l’Infonet ont déjà un peu d’avance et ont déjà terminé leur campagne européenne. Avec son effectif totalement chamboulé, le Levadia a démarré son année dans l’inconnu. Mais non sans une certaine efficacité. Dans le sillage d’un Anton Miranchuk à la hauteur des espérances (neuf buts et trois passes décisives en 13 matchs de championnat), le Levadia s’est hissé cette année au deuxième tour d’Europa League. Assez brouillon, il a eu du mal à se défaire des Féringiens du HB Torshavn, avec un nul à domicile à l’aller, mais est ensuite tout près de l’exploit face au Slavia Prague au deuxième tour ! Face à une équipe privée de plusieurs éléments offensifs, dont le buteur Milan Skoda, le Levadia s’impose brillamment 3-1 à l’aller, mais s’incline 2-0 à Prague au retour contre un Slavia au complet.

Cette situation se retrouve dans son parcours en championnat. Solide face à ses adversaires directs (trois victoires pour deux nuls et une seule défaite, face à l’Infonet), le Levadia a perdu des points face à des équipes de seconde partie de classement, avec notamment des nuls face au Tammeka et au Trans Narva, mais surtout lors d’une défaite d’une malchance absolue à Pärnu !

Un résultat qui met le Levadia à deux points du leader Infonet. A noter que le Levadia devra faire sans Siim Luts, son milieu gauche, qui est resté à Prague, signant aux Bohemians il y a quelques jours à peine. Un élément important pour la suite de la saison. Cela pourrait profiter à l’Infonet. En grosse progression chaque année, le jeune club de la capitale finissait quatrième l’an dernier, incapable de suivre le rythme du trio de tête. A l’intersaison, les choses étaient claires. Le président  Andrei Lehskin a été très remuant sur le marché des transferts pour que son club intègre ce peloton de tête. Ce qui a immédiatement été le cas. A la faveur d’une victoire sur Nõmme Kalju, le FC Infonet est leader de Premium Liiga dès la deuxième journée !

Avec un trio offensif Harin-Voskoboinikov-Masitsev irrésistible (20 buts et 16 passes à eux trois), soutenu par Draman Haminu qui semble s’être adapté à l’Estonie, l’Infonet roule sur la Premium Liiga dans cette première moitié d’année. Et s’est offert une belle affiche pour sa première apparition européenne, en recevant les Ecossais d’Heart of Midlothian pour le premier tour d’Europa League. S’ils ont été battus lors des deux matchs, les Estoniens n’ont pas démérité et ont tenté de développer leur habituel football offensif, avec une certaine réussite.

Le ventre mou et la surprise Tammeka

 C’est la belle surprise de ce début d’année 2016. A la lutte pour le maintien jusqu’à la dernière journée (et même les barrages) l’an dernier, le Tammeka Tartu a fait un début de saison tonitruant et est d’ores et déjà débarrassé de toute inquiétude. A la mi-saison, cet important club formateur et semi-professionnel compte déjà un point de plus que sur toute la saison dernière ! Pour progresser, la jeune équipe du Tammeka doit se montrer plus régulière face aux autres équipes de milieu de tableau. Car l’écart est encore trop grand avec les quatre clubs de tête, contre lesquels elle n’a pu faire mieux que trois matchs nuls (deux contre le Flora et un face au Levadia). Les autres matchs se sont soldés par des défaites, souvent lourdes.

Il faudra également finir la saison… sans supporters ! L’annonce, plutôt étonnante, a été faite début juillet : à cause de leur travail et d’un déménagement, les deux « chefs » du groupe ultra ont décidé d’arrêter l’organisation de leur groupe. Tout s’arrête donc subitement, et la tribune est depuis bien vide. Une situation étrange pour ce club qui est très apprécié et suivi localement, dans une ville de 100 000 habitants. Dans la catégorie insolite, notons également la décision du jeune milieu droit Geir-Kristjan Suurpere, qui a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle à 21 ans pour se consacrer à ses études. Il joue désormais au JC Welco, club (amateur, forcément) de troisième division.

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Les supporters de Tammeka, ici lors d’un match à Narva. © Sergei Stepanov, NPA

Pour les autres équipes du milieu de classement, les années se suivent et se ressemblent. Toujours en proie à des difficultés financières, Sillamäe Kalev n’est plus que l’ombre de lui-même et n’a, comme l’an dernier, pas grand-chose à espérer dans ce championnat. Petite consolation, cette équipe est la dernière invaincue face au FC Infonet puisqu’elle a réussi à arracher deux matchs nuls face au leader dans cette première moitié de saison.

Derrière, la déception vient de Paide. Ambitieux depuis un an et l’arrivée dans le staff de l’ancien directeur sportif du Flora, les Vagabonds de Paide mettent en place une grande politique de formation, et accueillent plusieurs jeunes du Flora en prêt. Avec des résultats mitigés cette année. Le calendrier n’a pas facilité les choses. Pour les trois premières journées, Paide a ainsi joué contre l’Infonet, Tammeka et le Levadia. Pour trois défaites sans aucun but marqué. La suite est d’un meilleur acabit, avec des points grappillés ici et là face à de grosses cylindrées, le tout restant bien en-deçà des espérances.

Quant au Trans Narva, dernier membre du ventre mou, il traverse la saison en toute transparence. Membre fondateur de la Meistriliiga, le club est, avec le Flora Tallinn, le seul à avoir disputé toutes les saisons au sein de l’élite, sans relégation. Cette fois encore, il y a peu de chances de voir le club descendre, mais cela est plus dû à la faiblesse de ses poursuivants qu’à son niveau de jeu.

Pas de suspense pour le maintien

Une victoire 3-0 face à Tarvas, et puis rien. Sauvé des eaux l’an dernier pour sa première année dans l’élite, Pärnu Linnameeskond n’échappera pas aux barrages en fin d’année. Après cette victoire en ouverture, les Maritimes de Pärnu ont aligné une série de quinze défaites consécutives. Le mois de juillet est néanmoins excellent, puisqu’après une deuxième victoire face à Tarvas, Pärnu a créé la surprise avec cette fameuse victoire 1-0 face au Levadia, alors leader, dont il a déjà été question plus haut. Le mois s’est terminé sur un nul 0-0 face à Nõmme Kalju, nouveau bon résultat acquis face à une équipe certes fatiguée par son très long match européen quelques jours plus tôt. Bref, il n’y a pas grand-chose à sauver, mais il y a pire.

En étant la première équipe non-réserve d’Esiliiga, Rakvere Tarvas a donc hérité d’une promotion directe en Premium Liiga qui n’avait tout du cadeau empoisonné. Avec les faibles moyens d’une équipe amateur, les Aurochs de Tarvas ont monté une équipe avec les moyens du bord, et quelques jeunes venus gagner du temps de jeu en prêt. Une insuffisance de moyens qui s’est révélée criante dès la première journée. A mi-saison, le constat est sans appel : neuf buts marqués et 66 encaissés en 20 rencontres, soit plus de trois buts encaissés par match de moyenne. Dans cette saison cauchemardesque, Tarvas a réussi à prendre un seul point, à la suite d’un match nul 2-2 acquis à la 5e journée face au Trans Narva. Un point pris à l’extérieur au terme du seul match où la lanterne rouge a marqué plus d’un but.

Depuis, Tarvas en est à 15 défaites consécutives, une série qui pourrait bien poursuivre encore quelques matchs. Heureusement, la Coupe d’Estonie offre un petit bol d’air au promu, qui sera présent en 16e de finale après sa victoire 5-1 face au FC Maardu, club de D2. La relégation ne fait, elle, pas de mystère. Rakvere Tarvas va descendre aussi vite qu’il était monté, et sera vraisemblablement remplacé l’an prochain par le Tulevik Viljandi. Relégué de Premium Liiga cet hiver, l’ancien club de Joonas Tamm domine l’Esiliiga, se permettant même le luxe de pointer devant les réserves de l’Infonet, du Flora et du Levadia. Avec 15 points d’avance sur Maardu, son premier concurrent pour la promotion, le club de Viljandi devrait rapidement retrouver les joies de l’élite. Une Premium Liiga dont on ne peut se lasser.

Pierre-Julien Pera


Image à la Une © Eero Free Mountain

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A propos de l'auteur

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Papy de la team. Tombé amoureux de Bucarest un jour d'hiver 1998. L'est devenu de toute la Roumanie au fil des ans. Ecrit envers et contre tous la gloire et la beauté de son football depuis 2006 sur Parlonsfoot et Footballski. Regarde les matchs de Liga 1 roumaine, de Divizia Nationala moldave, de Premium Liiga estonienne et de la Zone Est de 3e division russe. Faut vraiment être cinglé.

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