Saison 2016/2017 : Un an de football à Chypre

Stephane Meyer - Publié le 10 juillet 2017

Après dix mois de compétition, le championnat chypriote s’est achevé mi-mai par le sacre de l’APOEL Nicosie. Si le club de Nicosie a été champion pour la cinquième année consécutive et a connu un beau parcours en Europa League en arrivant pour la première fois de son histoire jusqu’en huitième de finale, il a longtemps été concurrencé en championnat par l’AEK Larnaca ou l’Apollon Limassol, récent vainqueur de la Coupe. Retour sur cette saison 2016/2017 à Chypre.

Un trio en course pour le titre, mais un seul vainqueur

Tout au long du championnat, trois équipes se sont démarquées face aux autres. L’APOEL Nicosie, l’AEK Larnaca et l’Apollon Limassol se sont bataillés jusqu’au dernier instant, nous laissant un suspens palpitant. Malgré des play-offs mitigés pour l’APOEL, le club de Nicosie remporte le titre grâce notamment à des faux pas plus importants de ses concurrents directs. Retour sur la saison de ces trois équipes.

Après sa quatrième place l’année dernière et sa victoire en coupe, l’Apollon rêvait plus grand cette année. Mais cette vision optimiste a vite laissé place à l’inquiétude puisque le club de Limassol n’a pas connu le début de championnat qu’il avait espéré. En effet, l’Apollon connait trois défaites et trois victoires sur les sept premiers matchs du championnat, occupant alors la sixième place du classement avec dix points au compteur mi-octobre. L’entraîneur Antonio Puche est alors remplacé par le Chypriote Sofronis Augoustis. Le club enchaîne par la suite les victoires, mais son retard du début de saison le fait stagner à la quatrième place du championnat fin décembre.

Lors de la seconde moitié du championnat, l’Apollon a montré un tout autre visage. En effet, lors des dix derniers matchs de championnat régulier, le club de Limassol ne connait pas la défaite. Encore mieux, en 2017, l’Apollon a battu tous ses concurrents directs : l’APOEL (2-0), l’AEK (3-1) et l’AEL (2-0). Une réussite qui lui a permis de monter à la troisième place du championnat, juste avant d’entamer les play-offs. En grande forme, le titre était à porter pour l’Apollon si ce dernier continuait sur sa lancée. Finalement, le bilan reste mitigé.

Avec quatre matchs nuls et deux défaites en dix matchs de play-offs, l’Apollon n’a pu faire mieux que de conserver sa troisième place, synonyme malgré d’une qualification en Europa League. Cependant, le club de Limassol a terminé sa saison sur une bonne note avec une victoire, deux buts à un, face à l’APOEL en finale de Coupe de Chypre, remportant ainsi cette compétition pour la deuxième année consécutive.

En janvier dernier, nous évoquions la réussite que connait l’AEK depuis quelques années maintenant. Cette équipe à très forte influence hispanique – comptant dans ses rangs pas moins de onze joueurs espagnols – a fini première durant la trêve hivernale. Mais tout n’a pas été rose pour le club de Larnaca qui, dès juillet, a dû faire face aux multitudes de départs de joueurs et de son entraîneur Thomas Christiansen. Cela n’a pas changé les performances du club, puisque l’AEK Larnaca a réalisé une bonne première partie de saison, ne connaissant seulement qu’une défaite durant les quatre premiers mois du championnat. Occupant ainsi la première place fin décembre et, par la même occasion, possédant la deuxième meilleure défense de la compétition. Sans réels changements pendant la trêve hivernale, les résultats des premiers mois de la seconde partie de saison sont mitigés pour le club. Sur les dix derniers matchs de championnat régulier, l’AEK compte quatre matchs nuls et une défaite. Une contre-performance lui coûtant la première place au profit de l’APOEL.

En play-offs, malgré une victoire contre l’APOEL (1er), l’AEK connaît deux défaites face à ses concurrents directs,  perdant ses espoirs d’une première place. Cette mauvaise passe en fin de championnat est malheureusement devenue une habitude pour le club jaune et vert. L’année dernière, ainsi qu’en 2015, l’AEK, pourtant premier, avait également chuté dans les deniers instants du championnat, perdant ainsi l’occasion de remporter le premier championnat de son histoire. Un problème qui, malgré les arrivées et les départs de joueurs et d’entraîneurs, n’a pas été résolu. Relativisons malgré tout la saison de l’AEK qui, en terminant deuxième, joue lui aussi les matchs de qualification pour l’Europa League. Le club peut compter sur une équipe d’expérience et une attaque efficace, à l’image d’Ivan Trickovski auteur de quatorze buts cette saison, pour espérer se qualifier dans les phases de groupe.

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L’APOEL a connu une année riche en exploits. Que ce soit en championnat ou en compétition européenne. Qualifié en phase de groupe d’Europa League, le club de Nicosie a hérité d’un groupe relevé avec l’Olympiakos, Astana et les Young Boys de Berne. Il réussi son entrée par une victoire contre Astana (2-1) puis par trois victoires en cinq matchs, dont deux contre l’Olympiakos grâce à une attaque efficace à l’image du chypriote Pieros Sotiriou, auteur de quatre buts en Europa League, et d’une défense imparable à travers Carlao, Giorgos Merkis ou encore Nicholas Ioannou. Cette performance leur permettra de se placer à la première place du groupe et d’hériter de l’Atheltic Bilbao en 32èmes de finale.

Une affiche compliquée pour l’APOEL, mais, à l’aller à Bilbao, le club chypriote arrive inscrire deux buts précieux malgré une défaite 3-2. Deux buts à l’extérieur très importants puisque deux semaines plus tard, dans un stade GSP plus que bouillant, l’APOEL créer l’exploit en battant l’Athletic 2 à 0 grâce à des buts de Pieros Sotiriou et de Giannis Gianniotas. Un moment comparable à celui connu en Ligue des Champions, en 2012, lors d’une victoire face à l’Olympique Lyonnais en huitième de finale. Après Bilbao, l’APOEL est confronté au club belge d’Anderlecht en quart de finale. Mais la performance n’est pas aussi glorieuse que les précédentes fois puisque les Chypriotes s’inclinent dans les deux confrontations (0-1, 1-0).

Si dans la première partie du championnat l’équipe a enchaîné les victoires, elle resta dans l’incapacité de gagner contre ses concurrents directs. En effet, l’APOEL connu une défaite contre l’AEL, et trois matchs nuls contre l’Apollon, l’Ermis et l’AEK Larnaca, alors premier du championnat. Ces contre-performances expliquent pourquoi l’APOEL n’était que second à l’issue de la trêve hivernale. La deuxième partie du championnat est similaire au début de saison : huit victoires en dix matchs de championnat. Grâce à sa bonne forme, l’APOEL prend pour la première fois de l’année le commandement du championnat, à l’aube des play-offs. Des play-ofss où l’équipe ne gagne qu’un match sur deux. Grâce aux faux pas de l’AEK (2ème) et de l’Apollon (3ème), le club de Nicosie peut cependant être sacré champion de Chypre.

Plusieurs joueurs ont contribué à ce succès, comme Pieros Sotiriou, deuxième meilleur buteur du championnat avec 21 buts au compteur – transféré cet été au FC Copenhague – ou encore le défenseur Nikolas Ioannou âgé de 21 ans, élu meilleur jeune du championnat chypriote. Fin mai, la situation devient plus problématique. Qualifiés en finale de coupe de Chypre, les joueurs s’inclinent face à l’Apollon. Cette méforme de l’APOEL conduit à la destitution de Thomas Christiansen, au club depuis moins d’un an, devenu pour l’occasion le huitième entraineur remercié en quatre ans. Un choix pas forcément compris par une partie des supporters qui s’interrogent toujours sur les raisons du départ d’un entraîneur qui a fait gagner au club le titre et contribué au beau parcours jusqu’en huitième de finale d’Europa League. Selon le club, la rupture entre Christiansen et le club était entendue bien avant la fin du championnat.

La dernière place européenne attribuée à l’AEL Limassol

Après une saison catastrophique l’an dernier, l’AEL Limassol a établi un projet de reconstruction de son effectif avec pas moins de 14 départs. Parmi eux, le gardien argentin Matias Degra, le milieu ghanéen Carlos Ohene, au club depuis 2013, ou encore les Français Bertrand Robert et Mathieu Coutadeur, respectivement partis en Grèce et en France. De l’autre, on assiste à l’arrivée du gardien vénézuélien Rafael Romo en provenance de l’Udinese, de l’international chypriote Dossa Junior, déjà passé au club de 2009 à 2013, de Marios Nicolaou ou encore l’international franco-tahitien Kevin Lafrance,  pour ne citer qu’eux. Du côté du staff, le club nomma un nouvel entraîneur, Pambos Christodoulou, ex-coach de l’équipe nationale chypriote. Son objectif était de remettre l’AEL vers la réussite. On parlait déjà en janvier dernier de l’incroyable parcours de l’AEL Limassol, classé deuxième durant la trêve hivernale aux côtés de l’APOEL. Le club avait alors l’objectif de se maintenir dans les premières places. « Je pense qu’on a vraiment un effectif pour aller titiller les premières places » nous expliquait d’ailleurs le défenseur de l’AEL Kevin Lafrance.

Mais cela ne se passa pas comme prévu avec un parcours mitigé à la fin du championnat et lors des play-offs avec sept défaites et cinq matchs nuls. Une situation faisant chuter le club à la cinquième place, provoquant  le licenciement de l’entraîneur Pambos Christodoulou et l’arrivée du Portugais Bruno Baltazar. En revanche, le club l’emporta durant les play-offs contre ses concurrents directs, à l’image de sa victoire contre l’AEK (2-1), deuxième, ou l’Omonia (3-2), alors cinquième. Des victoires permettant au club de se classer quatrième, synonyme de participation à l’Europa League en passant par les matchs de qualification.

Un Omonia Nicosie et un Anorthosis Famagouste décevants

A la suite de ce classement se trouvent l’Omonia Nicosie et l’Anorthosis Famagouste, deux clubs loin d’avoir connu des saisons mémorables. A l’Omonia, l’été fut mouvementé avec les départs de sept joueurs de l’équipe type. Nouveaux joueurs et nouvel entraîneur, le club reste malgré tout régulier dans ses résultats et enregistre sept victoires dans les onze premiers matchs, mais la défense reste fragile à l’image des vingt-deux buts encaissés durant la moitié de saison. La seconde partie de saison est encourageante pour le club de Nicosie avec six victoires en dix matchs, malheureusement son parcours en play-offs, lui, est catastrophique avec sept défaites en dix matchs. Des matchs où la réussite de leur attaquant Matt Derbyshire, meilleur buteur du championnat avec vingt-quatre buts, n’a pas permis de changer ce bilan désastreux coûtant le poste à l’entraîneur John Carver, remplacé par l’ex-coach de l’AEL, Pambos Christodoulou. Avec cette cinquième place, l’Omonia ne participe à aucune compétition européenne. Une première pour le club depuis plus de dix ans.

Crise, désillusion, déception. C’est par ces termes qu’on peut résumer la saison de l’Anorthosis. Le club de Famagouste, expatrié à Larnaca,était classé dixième durant la trêve hivernale, soit le pire début de saison de l’histoire du club. Le nombre important de départs qu’a connu le club et le manque de cohésion dans la nouvelle équipe sont des facteurs expliquant la méforme de l’équipe.

Une équipe trouvant la fin du tunnel dans la deuxième partie de saison. Avec une seule défaite en dix matchs, l’Anorthosis a alors fait un bond de quatre places, se trouvant à la sixième place à la veille des play-offs. Une forme temporaire prenant fin durant ces play-offs où ils concèdent pas moins de six défaites en dix matchs. Une saison à oublier.

Ca passe pour Nea Salamina, l’Ethnikos Achnas et l’Ermis Aradippou

Le Nea Salamina est loin d’avoir connu la meilleure saison de son histoire, mais a réalisé l’essentiel. Classé sixième l’an dernier, à deux doigts d’une qualification en compétition européenne,  le club rouge et blanc finit septième durant la trêve hivernale empochant vingt points sur quarante-huit possibles. La deuxième partie de la saison reste mitigé, le club, anciennement basé à Famagouste, n’enregistre que sept victoires en vingt matchs. Suffisant pour se positionner à la septième place avec quarante-cinq points.

Si un point départage l’Ethnikos Achnas de l’Ermis Aradippou au classement, les deux équipes ont connu des situations différentes tout au long de la saison. D’un côté, l’Ethnikos Achnas, au bord de la relégation la saison dernière, a mal commencé sa première partie de championnat avec cinq victoires dans les seize premiers matchs, occupant alors la neuvième place avec dix-huit points. Par la suite, l’Ethnikos empoche quelques points en chemin, lui permettant de monter à la huitième place. Une réussite liée à l’efficacité de son attaque, à l’image d’Emilio Zelaya et Nika Kacharava, respectivement auteurs de quinze et seize buts. De l’autre, l’Ermis Aradippou est lui aussi passé proche de la relégation l’an dernier, mais le club d’Aradippou va mieux. Beaucoup mieux. Tout au long de l’année, l’équipe a su rester régulière, se classant même sixième durant la trêve hivernale. Du fait d’une méforme à la fin des play-offs, l’Ermis chuta à la neuvième place.

L’Aris Limassol et le Doxa Katakopias se maintiennent de justesse

Avec seulement deux victoires en quatre mois, l’Aris Limassol était loin d’avoir assuré son maintien à la trêve hivernale. Heureusement pour le club, la deuxième partie de saison a totalement métamorphosé l’équipe permettant à l’Aris d’accrocher les grands de l’île, à l’image d’un match nul contre l’AEK, tout en remportant pas moins de cinq matchs durant les play-offs. De quoi se maintenir en quelques mois.

Une situation que le Doxa Katakopias n’a pas connue, les supporters du club ayant dû attendre la dernière journée du championnat pour se sauver. Il faut dire que, malgré un renforcement estival avec les arrivées d’Albert Serran et Tiago Gomez, le Doxa n’a pas su gagner plus de deux matchs lors des premiers mois de compétition. Heureusement, la suite fut plus intéressante. Classé onzième et relégable lors du début des play-ofs, le Doxa réussit l’exploit de se sauver à la différence de buts.

Les relégables

Le premier club relégué est l’Anagennisi Derinia, classé dernier avec seulement sept points. Promu l’an dernier en première division, le club historique –fondé en 1920- a connu une année catastrophique. Il n’a pas pu rivaliser avec les autres équipes du championnat et a longtemps souffert,en témoignent les cinquante-huit buts encaissés. Le deuxième club relégué est l’AE Zakakiou. Éliminé en coupe dès le deuxième tour, le club n’a connu qu’une victoire pendant tout le championnat. Le dernier club qui retrouvera la deuxième division la saison prochaine est le Karmiotissa. Si la première partie du championnat était encourageante avec une huitième place à la trêve hivernale, la seconde partie, elle, reste décevante avec deux victoires dans les dix derniers matchs de championnat régulier.

Du côté des montées, l’Alki Oroklini a connu une ascension fulgurante, passant de la quatrième division chypriote en 2014 à la première division en 2017. Le Pafos F.C et l’Olympiakos Nicosie seront également présents la saison prochaine, deux clubs habitués du championnat principal de l’île.

Les grands acteurs de la saison 2016-2017

En mai dernier a eu lieu « la cérémonie KOP » (Fédération chypriote de football NDLR), une cérémonie récompensant les meilleurs acteurs de ce championnat chypriote, l’équivalant chypriote des « Trophées UNFP du football ».

Meilleur joueur de la saison : Pieros Sotiriou (APOEL)

Le trophée de meilleur joueur de la saison 2016-2017 a été attribué  à l’attaquant de l’APOEL Nicosie, Pieros Sotiriou. Le jeune chypriote de 24 ans s’est illustré en championnat et avec l’équipe nationale. Cette saison, Pieros Sotiriou a été auteur de vingt-et-un buts en championnat sous les couleurs du club de Nicosie et deux buts en quatre matchs sous les couleurs de l’équipe nationale chypriote. Un joueur talentueux qui n’a pas échappé aux recruteurs européens. Longtemps pressenti en Grèce chez l’Olympiakos ou le PAOK Salonique, Pieros Sotiriou a finalement signé un contrat de cinq ans avec le FC Copenhague.

Meilleur entraîneur de la saison : Sofronis Augoustis (Apollon Limassol)

Thomas Christiansen, vainqueur du championnat et d’un bon parcours en Europa Ligue, était pressenti pour recevoir le trophée. Mais c’est finalement l’entraîneur de l’Apollon Limassol, Sofronis Augoustis, qui a été couronné meilleur coach. Arrivé à l’Apollon en octobre dans un contexte fragile au club, Sofronis Augoustis a conduit l’équipe vers les succès. L’Apollon n’a d’ailleurs plus jamais perdu en championnat depuis son arrivée. Il a permis au club de se classer troisième et de batailler jusqu’à la fin des play-offs pour le titre. Pour couronner le tout, Sofronis Augoustis a conduit l’Apollon au sacre de la coupe de Chypre, en battant l’APOEL 2-0.

Meilleur espoir du championnat : Nicholas Ioannou (APOEL)

Nicholas Ioannou, jeune défenseur de 21 ans de l’APOEL a été élu meilleur espoir du championnat. Repéré par Manchester United dès l’âge de onze ans, il a joué avec l’académie du club et l’équipe réserve jusqu’à l’âge de dix-sept ans. Dès l’âge de 18 ans, en 2014, Nicholas Ioannou fut titulaire lors de matchs de Ligue des Champions de l’APOEL contre le PSG ou encore le FC Barcelone. Cette année, Nicholas Ioannou a joué pratiquement tous les matchs de l’APOEL, Europa League compris, ainsi que les matchs de l’équipe nationale chypriote. Dribbleur, ayant une bonne lecture du jeu et de relance, les caractéristiques d’Ioannou sont nombreuses et on est loin d’imaginer les progrès que fera le défenseur dans les années à venir.

Meilleur buteur du championnat : Matt Derbyshire (Omonia)

L’attaquant anglais Matt Derbyshire a connu une année riche en buts. Si son club a été classé cinquième cette saison, l’attaquant de l’Omonia a marqué vint-quatre buts et a donc logiquement été élu meilleur buteur du championnat. Il devrait rester à l’Omonia l’année prochaine, mais beaucoup d’équipes chypriotes et étrangères s’intéressent au talent de l’attaquant anglais.

But de l’année : Abdullahi Shehu (Anorthosis)

Stéphane Meyer


Image à la une : © VIRGINIE LEFOUR / BELGA MAG / BELGA via AFP Photos

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