On a discuté avec Valeriu Andronic, ancien international moldave

Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 3 juillet 2017

Valeriu Andronic a récemment raccroché les campons, à 34 ans, alors qu’il était entraîneur-joueur à l’Academia Chisinau. En février dernier, au crépuscule de sa très longue carrière, l’un des plus beaux esthètes du football moldave est revenu sur ses pérégrinations qui l’ont emmené dans 21 clubs aux quatre coins de l’Europe de l’Est et de l’Asie, au cours d’un long entretien avec Valentin Iouchkovski pour le portail Moldfootball. Numéro 9 sur le dos, transferts avortés, guide touristique d’une dizaine de pays, voici les aventures d’Andronic.

Nous remercions Lavrentii Aniscenco et Moldfootball de nous avoir permis de retranscrire cet entretien sur Footballski. Vous pouvez retrouver la version originale sur Moldfootball.com.

« Papa éliminait souvent toute l’équipe adverse et me donnait l’assist »

Dans une telle famille de football, vous n’aviez probablement pas d’autre choix que de devenir footballeur ?

Il est intéressant de mentionner que jusqu’à cinq ans, je ne courais pas derrière un ballon et le football ne m’attirait pas. Un jour, mon père a commencé à m’emmener aux matchs du « Nistru » (actuellement le « Zimbru »), qui se déroulaient alors au Stade républicain. L’atmosphère du football en ce temps-là et le stade m’ont impressionné. Mon père, malgré un emploi du temps chargé, trouvait le temps pour jouer souvent avec moi au football, dans la cour, où on réunissait beaucoup de gars, pratiquement tous plus âgés que moi. Nous jouions toujours dans la même équipe (il sourit). Papa éliminait souvent toute l’équipe adverse et me donnait l’assist. Je plaçais seulement le pied, marquait aussi beaucoup de la tête et je ressentais du respect parmi les gars. À l’intérieur du petit garçon que j’étais est né le rêve qu’un jour, je pourrais jouer comme mon père Mihai – battre tous les adversaires et donner la dernière passe. Au final, à l’âge de six ans, papa m’a amené au le centre de formation du Nistru, où Georgii Sazhin m’a entraîné.

Malgré le fait que vous ayez grandi dans une famille de football, aviez-vous d’autres passions durant votre enfance ?

Le football m’a complètement absorbé. Immédiatement après l’école, je courais vers l’entraînement. Bon, le stade était proche. J’arrivais toujours plus tôt et souvent j’en profitais pour bosser avec le groupe plus âgé, après quoi je m’entraînais avec mes pairs. Et après l’entraînement – je jouais au football dans la cour, et rien d’autre ! C’est pourquoi il ne me restait tout simplement pas de temps pour d’autres passions, quand j’étais enfant. Le football est devenu mon univers.

Pourquoi n’avez-vous pas réussi à vous implanter dans l’effectif principal du Zimbru, où vous avez commencé votre carrière ?

À 15 ans, j’ai commencé à jouer au Zimbru-2 de Sergei Karmanov et Marian Ciobanu. Zimbru, à l’époque, était entraîné par Semen Altman, qui a commencé à tout doucement m’appeler aux entraînements avec l’équipe première. Mes débuts au Zimbru ont eu lieu sous la direction de Alexandru Spiridon (qui deviendra par la suite l’adjoint de Lucescu au Shakthar et au Zenit, NDLR) à l’âge de 17 ans – c’était un match de Coupe contre l’Unisport Chisinau, et nous avions alors gagné 3-2. Je ne m’étais pas trop mal débrouillé et en conséquence je m’entraînais âprement. Peu après, on m’a proposé de signer un contrat avec l’équipe première. J’ai longtemps réfléchi, mais j’ai refusé, parce que je n’y voyais pas de perspectives particulières. À ce moment-là, il y avait au Zimbru une pléiade légendaire de footballeurs. Par exemple, à ma position jouaient des maestros du football moldave, comme Alexandru Curteian, Sergiu Epureanu, Vadim Boret… En général, pour les jeunes footballeurs, les chances de se frayer un chemin dans l’effectif étaient pratiquement proches de zéro.

Parallèlement, Il y a eu des discussions avec Anderlecht et le Spartak Moscou, avec lesquels un contrat provisoire était même signé. Cependant, au final, nous nous sommes entendus avec le Dinamo Bucarest. C’était difficile, mais à l’époque on considérait ça prestigieux de jouer à l’étranger. C’est précisément pour cela que j’ai relevé le défi.

« Ionut Lucescu, Florin Prunea, George Mihali – Ce sont des footballeurs de l’époque dorée, qui ont joué la Coupe du Monde 1994. J’avais vu il n’y a pas si longtemps ces matchs à la télévision, et voilà qu’à présent je joue avec eux dans la même équipe… »

Après le Zimbru, vous êtes parti quelques années de la Moldavie et avez joué en Roumanie, Hongrie et Russie. Était-ce difficile de s’adapter à l’étranger, et quels problèmes avez-vous rencontrés durant cette période ?

Ici, il est important de mentionner le fait qu’il s’est passé deux moments importants dans ma carrière. D’abord, je suis parti jouer dans un championnat étranger, et ensuite, je suis allé vers le football senior, professionnel. Tout était différent – la langue, la mentalité, l’approche des entraînements. J’étais jeune, je m’efforçais d’être professionnel, mais la pression était énorme. En Roumanie, par exemple, j’ai compris ce qu’était un véritable derby, parce que Dinamo et Steaua entretiennent une rivalité de longue date. Deux jours avant le match, on nous a mis au vert, nous avons analysé l’équipe et chaque joueur séparément. Le jour avant le match, nous sommes allés au cinéma pour se relaxer d’une atmosphère stressante. La presse aussi mettait fortement la pression sur les joueurs et les entraîneurs… Les supporters pouvaient tout pardonner, mais seulement si le derby n’est pas perdu. En bref, il n’y a pas droit à l’erreur ! Ioan Lupescu, Florin Prunea, Gheorghe Mihali – ce sont des footballeurs de l’époque dorée, qui ont joué la Coupe du Monde 1994, où la Roumanie a seulement raté les demi-finales en perdant aux tirs au but. J’avais vu il n’y a pas si longtemps ces matchs à la télévision, et voilà qu’à présent je joue avec eux dans la même équipe. À cette époque, pour moi c’était quelque chose d’absolument irréel !

Plus tard, en Hongrie et en Russie, j’ai joué dans les équipes des capitales – l’esprit et l’atmosphère des matchs-derbies devenaient quelque chose de particulier pour moi. C’était une époque difficile, mais fructueuse. En Roumanie, nous avons gagné la Coupe avec le Dinamo, tandis qu’en Hongrie nous avons gagné le championnat avec le MTK Budapest. En Russie, il est vrai, c’était plus compliqué. Là, au Dinamo Moscou, je me suis blessé. Je me suis ensuite rétabli, en jouant remplaçant. Puis nous avons réussi à gagner le championnat avec le Dinamo-2.

© Moldfootball.com

Dans la presse, on a longtemps évoqué que dans le club ukrainien du Metalist, vous avez eu une dispute avec l’entraîneur Miron Markevich, après laquelle vous avez quitté le club. Racontez-nous un peu cette histoire.

Merci pour la question. Je veux affirmer ouvertement et honnêtement que la presse a exagéré. Je ne sais pas sur quoi se reposent ces gens qui mettent en lumière cette désinformation. Tout au long de ma carrière, je n’ai été en conflit à aucun moment ni avec personne. À propos, j’aimerais également mentionner l’incident en Roumanie, quand on a écrit à mon sujet que j’ai prétendument dénoncé que le nouvel entraîneur principal du Dinamo Bucarest, Ion Marin, a amené ses footballeurs. Cela a pris fin avec mon renvoi dans l’équipe B du Dinamo – à Poiana Câmpina, en sdeuxième division roumaine. Finalement, bien sûr, nous avons tout clarifié et nous nous sommes quittés en bons termes, mais le temps, qui est la chose la plus précieuse pour un footballeur, était perdu. Voilà, à cause du manque de professionnalisme de certaines personnes qui se prétendent journalistes, la réputation à la fois des footballeurs et des journalistes honnêtes se dégrade.

« Dans le match contre la Grèce, la magie de mon numéro préféré, le numéro 9, a fonctionné, celui que j’ai toujours choisi tout au long de ma carrière »

Votre carrière de footballeur professionnel est très intense. Où n’avez-vous pas joué : Moldavie, Roumanie, Hongrie, Russie, Ukraine, Tchéquie, Kazakhstan, Tadjikistan et même Bahreïn. Pouvez-vous nous dire où vous êtes-vous senti le plus à l’aise ?

La forme optimale, selon moi, je l’ai trouvé au Kazakhstan, au Lokomotiv Astana (maintenant FC Astana, NDLR). Nous avons gagné la coupe nationale en 2010. J’ai alors été sélectionné par les spécialistes comme l’un des meilleurs joueurs, me retrouvant dans le top-33 des meilleurs footballeurs du championnat kazakh. Les supporters m’ont même donné le titre du meilleur joueur de l’équipe ! Cette année-là, j’avais marqué sept goals et donné seize assists. Nous étions entraînés par l’Allemand Holger Fach. On ressentait une énorme confiance, qui nous a aidés à nous épanouir au maximum. L’infrastructure du club m’a également impressionné. À l’Astana Arena, le stade du Lokomotiv, tout te fait sentir comme à la maison, avec le soutien inoubliable des supporters. C’était intéressant : les supporters nous écrivaient des poèmes et des lettres, ils transmettaient à la direction leurs souhaits envers des joueurs spécifiques.

De ces pays où vous avez joué, où pourriez-vous vivre sans hésitation ?

Grâce au football, j’ai visité le monde. J’aimerais souligner que chaque pays possède son propre charme et sa propre beauté. J’ai vu beaucoup de lieux inoubliables et fabuleusement beaux. Citons les seuls Pont Charles de Prague, la forteresse Qal’at al-Bahrain à Bahreïn, le bâtiment du Parlement à Budapest ou le monument Bayterek à Astana. Je considère que la plus importante richesse de n’importe quel pays, ce sont les gens. Partout et avec tout le monde, j’ai trouvé une langue commune, c’est pourquoi je serais très heureux de visiter à nouveau les endroits où j’ai eu la chance de jouer. Je voudrais aller revoir les gens que j’ai rencontrés sur mon chemin footballistique. Mais à présent, je me sens bien en Moldavie, avec mes proches et ma famille.

Durant votre carrière, il s’est à coup sûr passé des événements compliqués et intéressants. Pouvez-vous vous souvenir du plus mémorable d’entre eux ?

Incontestablement, il s’agit de mon but contre l’équipe nationale grecque dans le match qualificatif pour la Coupe du Monde 2010. À la 33e minute, nous concédons déjà un but… Pourtant notre équipe ne jouait pas mal et s’est créé des occasions devant le portier grec. Mais maintenant, voilà le plus important. Ce match avait lieu le 09.09.2009. Je suis monté en tant que remplaçant à la 79e minute, avec le numéro 9 sur le dos, et j’ai marqué le but à la 90e minute ! C’était extraordinaire. Ce jour-là, la magie de mon numéro préféré, le neuf, a fonctionné, celui que j’ai toujours choisi tout au long de ma carrière. À l’époque, à propos, en raison du match nul contre la Moldavie, les Grecs ont considérablement mis en péril leur qualification au tournoi final, en tombant en barrages contre l’Ukraine. Toutefois, sur l’ensemble des deux matchs, les Grecs ont tout de même pu éliminer les Ukrainiens et aller à la Coupe du Monde au Brésil.

On sait qu’en 2009, la direction du Baltika, le club où vous vous trouviez à l’époque, vous a proposé un passeport russe en échange de l’abandon des chances de jouer l’équipe nationale moldave. Vous avez refusé et avez quitté l’équipe…

J’étais, je suis et je serai un patriote de mon pays. À ce moment-là, j’avais déjà joué près d’une vingtaine de matchs avec l’équipe nationale moldave et, il faut le dire, rien n’était plus important pour moi. Je ne pouvais pas m’imaginer que je ne pourrais plus jamais jouer pour mon pays natal, portant le maillot avec le blason de la Moldavie.

Vous avez joué 36 matchs et marqué quatre buts avec les Tricolorii.

Je pense que ma carrière internationale aurait pu être meilleure. J’ai fait mes débuts en équipe nationale à 18 ans, je pensais alors que j’avais beaucoup de temps devant moi et j’avais en tête des plans audacieux. Mes intentions étaient très sérieuses, je travaillais beaucoup, j’étais dans un ascenseur émotionnel. On m’appelait régulièrement en équipe nationale durant les deux années suivantes. Mais l’homme propose, et Dieu dispose. Une longue pause a ensuite suivi. Je ne désespérais pas, j’attendais patiemment la convocation et, au final, j’ai de nouveau été invité en équipe nationale. J’ai terminé sur une bonne note, après avoir joué mon dernier match à l’été 2016 contre la solide et infaillible équipe de Croatie. C’était une rencontre amicale, perdue sur le score minime de 0-1.

© Moldfootball.com

En posant la main sur le cœur, avec lequel de tous les sélectionneurs des Tricolorii était-il le plus facile et agréable de travailler ?

Je ne voudrais surtout pas mettre en valeur quelqu’un, pour ne pas offenser ou oublier quelqu’un d’autre. Mais, je veux mentionner ceux qui étaient à mes côtés dans les moments les plus marquants de ma carrière. Il s’agit d’Alexandru Spiridon, sous la direction duquel j’ai joué en équipe première au Zimbru, en Coupe de Moldavie, puis fait mes débuts en équipe nationale dans un match contre le Portugal, et, bien sûr, d’Igor Dobrovolski, qui m’a accordé une seconde chance, m’a aidé à reconstruire ma carrière en équipe nationale et à de nouveau jouer au sommet.

Êtes-vous satisfait de votre carrière ? Vous corrigeriez quelque chose, si vous aviez la chance de retourner dans le passé ?

Franchement, j’aurais pu mieux faire. Probablement, si je retournais dans le passé, je ne quitterais pas le Dinamo Moscou de mon propre gré, j’aurais prolongé mon contrat avec le SKA Khabarovsk lorsqu’ils me l’ont proposé. Et en général, je limiterais le nombre d’équipes pour lesquelles j’ai joué et resterais plus longtemps au sein de certaines d’entre elles. Curieusement, alors que je jouais au Dinamo Bucarest, une offre m’est arrivée pour un transfert à la Roma. Malheureusement, les clubs n’ont pas pu trouver un accord à l’époque. J’aurais peut-être dû être plus actif et entreprendre quelque chose pour un transfert en Serie A…

© Milsami.md

L’endroit le plus exotique où vous avez joué, c’est à Bahreïn. Racontez-nous, comment êtes-vous arrivés là-bas, quelles particularités avez-vous rencontrées dans ce pays ?

De bonnes connaissances m’ont aidé pour cela, je les en remercie. Pour moi, ce qui s’est avéré inhabituel est ce dont j’avais entendu parler précédemment mais que je rencontrais personnellement pour la première fois. L’entraînement pouvait commencer plus tard en raison des prières, quelqu’un pouvait arriver en retard à cause de celle-ci. Cela n’était pas naturel pour moi, mais dans ces contrées c’est un phénomène culturel tout à fait normal.

Et en elle-même, cette île provoque un sentiment étrange, comme si tu te trouves dans un monde virtuel, dans une sorte de jeu vidéo. Il n’existe pas de transports en commun en tant que tels, tout le monde se déplace dans des énormes voitures dernier cri, tout autour est idéalement clean. Cependant, tu sens à chaque pas que tu te trouves dans un royaume moderne.

Dans l’ensemble, comment est le championnat de Bahreïn ?

C’est un championnat d’un bon niveau, entre le football européen et asiatique, bien que j’aie senti une différence significative qui résidait, avant tout, dans l’approche tactique et la discipline de jeu. Les légionnaires à Bahreïn sont à bon compte vu la petite limite de trois légionnaires + 1 joueur asiatique dans l’équipe – la concurrence est très grande. Et dans les stades, les conditions sont excellentes, l’atmosphère superbe et il y a des portraits du Roi partout.

C’est peut-être une question indiscrète, mais dans lequel de tous vos clubs avez-vous reçu le plus gros salaire ? Pourriez-vous mentionner la somme exacte ?

Je resterai fidèle à mes principes et déclare humblement que je garde cette information confidentielle. Bien que je comprends que ces détails intéressent toujours les fans de football (il sourit).

© presasportiva.com

On sait que la famille Andronic inspire un grand respect dans le football moldave. Avec un peu d’humour, on vous appelle même le clan Andronic. À quel point la famille est-elle importante dans votre vie et à quelle fréquence vous voyez-vous avec votre clan ?

Malheureusement, il s’avère que l’on ne se rencontre pas très souvent, la vie footballistique prend son tribut et le temps passe. Mais, curieusement, c’est précisément grâce au football qu’il est arrivé que les quatre Andronic se retrouvent quelques fois ensemble. La première fois Igor, Oleg, Gicu et moi signions un contrat au Zimbru, mais il était impossible de faire notre apparition tous ensemble sur le terrain. En revanche, quatre Andronic se sont rencontrés un beau jour sur un terrain de football lors du match Academia – Speranta : Oleg et moi avons joué contre Igor et David. Gicu jouait déjà pour Milsami en ce temps-là. C’était en septembre 2016. À l’époque, Oleg et moi, qui jouions pour l’Academia, avons remporté la victoire dans notre « mini-derby » sur Igor et David (1-0).

Mais pour moi, la famille c’est sacré. C’est elle qui m’a aidé et m’aide dans les moments les plus difficiles de ma carrière et pas seulement. À présent, me trouvant à la maison après avoir passé de longues années dans des équipes étrangères, j’essaie de consacrer tout mon temps libre à ma famille.

Que faites-vous maintenant et quels sont vos plans pour le futur ?

En ce moment je me maintiens en forme, je garde le rythme. Cependant, je déclare en toute franchise que je termine ma carrière de footballeur. Profitant de l’occasion, j’aimerais transmettre via votre site un tout grand merci aux supporters, aux joueurs, aux entraîneurs, aux dirigeants, aux journalistes, à ma famille et à tous les gens qui m’ont soutenu et aidé dans ma carrière et qui y ont participé. Mais je n’ai pas envie de quitter le football. Il y a des plans définis, mais comment cela va se profiler – on verra. Si Dieu le veut, tout ira bien.

Nous remercions une nouvelle fois Lavrentii Aniscenco et Moldfootball de nous avoir permis de retranscrire cet entretien sur Footballski.

Tous propos recueillis par Valentin Iouchkovski pour Moldfootball, et traduits par Thomas Ghislain pour Footballski


Image à la une : © Publika.md

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