Ici, à Bucarest, la saison de football est déjà à mi-chemin, et les joueurs vont pouvoir profiter de la trêve hivernale en place dans le pays. Juste avant cela, nous sommes partis braver le froid au stade de Colentina, antre du Daco-Getica Bucarest (ex-Juventus Bucarest), évoluant en deuxième division roumaine. En son sein, un joueur franco-togolais, Charles Acolatse. Âgé aujourd’hui de vingt-trois ans, nous sommes revenus avec lui sur sa carrière et sa vie de joueur de football en Roumanie. 

Tu as intégré le centre de formation du FC Nantes à tes treize ans, puis tu rejoins Vannes en équipe B et les clubs vendéens du Poiré-sur-Vie et des Herbiers.  Qu’est ce qui t’as amené vers le Foresta Suceava en Roumanie ?

Je finissais ma saison aux Herbiers, où j’évoluais avec le groupe de National mais je jouais surtout avec la réserve. Je n’ai pas eu ma chance dans ce club, alors que je sortais d’une grosse saison en CFA2, et cela faisait déjà un moment que j’avais envie de partir à l’étranger pour passer pro. J’en ai fait part à mon agent de l’époque, mais durant l’été, je n’ai reçu aucune proposition hors de la CFA et de la CFA 2, et je ne voulais pas refaire une saison à ce niveau. J’ai donc décidé de prendre le risque d’attendre. J’étais confiant et fin août, mon agent me fait part de l’intérêt d’un club de deuxième division roumaine, alors dernier du classement mais avec un projet pour l’avenir. Le club comptait déjà plusieurs joueurs étrangers, dont quatre ou cinq Français déjà sur place. À l’époque, le vice-président du Foresta est un Français ayant repris le club avec un moldave, ils sont donc venus piocher dans le vivier des joueurs français. Le club cherchait un milieu de terrain et souhaitait me voir à l’essai.

Quand on me dit Roumanie, deuxième division, huit matchs, zéro points, bon (rires). Mais on arrive fin août, je pense que c’est la dernière opportunité de l’été, l’occasion de passer pro et je ne voulais pas passer une saison sans club. J’y vais sans hésiter. J’ai les clichés sur la Roumanie qui sont ceux propagés en France.

Mon voyage est long : je pars de Nantes jusqu’à Paris, où je prends un vol jusqu’à Bucarest, puis un vol interne jusqu’à Suceava. J’arrive de nuit dans ce petit aéroport loin de tout, perdu dans les montagnes. On vient me chercher, et en découvrant le centre-ville cela me rassure : c’est quand même une ville moderne. À l’usage, c’est une ville sympathique pour vivre, très mignonne, bien loin des clichés que j’avais en tête. J’arrive le vendredi soir, le samedi matin le club dispute un match, ce qui me permet de voir jouer le club tout de suite. On me présente le projet, on m’annonce ce que l’on attend de moi, et je vois les supporters. J’ai été étonné d’en voir autant, le Foresta a de bons supporters. Le dimanche, début de l’essai avec le club, et tout se passe bien pour moi car dès la fin de l’entraînement on me propose de signer mon contrat.

Au niveau du mode de vie en Roumanie, qu’est ce qui t’a marqué par rapport à la vie en France ?

J’ai été étonné de voir que la Roumanie n’était pas dans la zone Euro. Quand j’ai voulu retirer 20 euros à l’aéroport et que j’ai obtenu 20 lei, j’ai compris (rires). Dans l’ensemble, je trouve le mode de vie assez proche de celui de la France, en dehors des différences de prix assez importantes. Toutefois, les bâtiments sont vraiment anciens, plus que ce qu’on trouve en Europe de l’Ouest. Au niveau culinaire, j’ai aussi été un peu surpris des plats roumains. Ils mangent beaucoup de ciorba (soupes), bien plus qu’en France. Mais de façon générale, j’ai été agréablement surpris par la Roumanie et surtout par les Roumains. Ils font notamment l’effort d’essayer de parler anglais avec moi, et c’est très appréciable. Le fait que le club compte déjà en son sein plusieurs francophones a beaucoup facilité les choses. Cela créé un esprit de communauté. À l’inverse, tu créé moins de liens avec les joueurs roumains. Aujourd’hui, je n’ai pas gardé contact avec mes coéquipiers de Suceava. On se retrouvait en deux « clans » et on avait assez peu de connexions entre nous en dehors du terrain. Ici à Bucarest c’est différent, l’intégration est meilleure au sein du Daco-Getica. Cela s’explique je pense par le fait que j’ai évolué en première division la saison dernière, les nouveaux arrivants me connaissaient déjà, et étant assez jeunes cela créé tout de suite une forme de respect. Je suis aujourd’hui le seul étranger du club, mais je me sens très bien intégré.

Au niveau des infrastructures du football, était-ce convenable ?

Bien sûr, je ne m’attendais pas aux installations du Barça (rires). On s’entraînait directement dans notre stade, les vestiaires étaient convenables, par contre pas de salle de musculation, seulement deux douches pour toute l’équipe, c’était compliqué… Le complexe possédait néanmoins un sauna et des bains chauds qui contrastaient avec la vétusté des douches. On avait un terrain synthétique à notre disposition en dehors, en gros c’était les mêmes infrastructures que celles qu’on peut retrouver en France au niveau CFA. Je m’attendais à pire, j’ai été plutôt agréablement surpris. Et le terrain est de qualité, ce qui est le plus important.

Tu séjournes à Suceava pendant cinq mois, ensuite tu quittes le club pour Bucarest. Peux-tu nous parler des raisons de ton départ ?

Au Foresta, je me suis bien adapté très rapidement au club et au championnat. Je suis titulaire tout de suite, je fais de bons matchs, et un jour le sélectionneur du Togo entend parler de moi. Il se renseigne sur ma carrière, et il semble qu’il apprécie ce qu’il voit de mon jeu. Dès lors, je suis contacté et j’ai l’honneur d’aller en sélection nationale, et là, tout change pour moi. C’est une véritable chance, et en plus je suis titulaire dès ma première sélection. Lors de la seconde, j’entre en cours de match. Jouer avec des joueurs comme Adebayor, Ayité ou Dossevi, c’est bénéfique pour mon expérience. Quand je reviens en Roumanie, je suis donc forcément en pleine confiance, et cela se ressent sur mon jeu. J’enchaîne les bonnes performances. Malheureusement, les problèmes extra-sportifs se présentent : lors de mes deux derniers mois au club, nous ne recevons pas notre salaire. L’envie de jouer disparaît et la quasi-totalité des Français présents au club résilient leur contrat en décembre.

Heureusement pour moi, mon passage en sélection a fait parler et les clubs roumains s’intéressent à moi. Le 2 janvier, on m’appelle en disant « tu dois être à Bucarest dans deux jours, un club veut te voir » alors que j’étais encore dans les célébrations du Nouvel An (rires). Je pars avec un autre Français de Suceava, direction Bucarest. En arrivant là-bas, les joueurs de la Juventus sont circonspects de voir arriver des joueurs de deuxième division dans le club, alors dernier de Liga I. Toutefois, après m’avoir vu à l’entrainement, ils changent vite d’avis. Je signe donc avec la Juventus Bucarest, ce qui n’est malheureusement pas le cas de mon collègue. Je suis assez triste d’avoir vu le Foresta Suceava descendre en troisième division, je considère que ce n’est pas sa place. Il mérite pour moi de jouer les premières places de deuxième division au moins. Le contexte a fait que nous n’étions pas dans les meilleures conditions pour maintenir le club, c’est assez dommage.

Charles Acolatse et ses coéquipiers à l’échauffement au Foresta Suceava, sur un terrain à la limite du praticable © galbenverde.ro

Ta sélection avec le Togo est surprenante, d’autant plus qu’il est difficile de se procurer des images de tes performances avec Suceava. Comment s’est passée ta détection par le sélectionneur togolais ?

 Claude Leroy est un sélectionneur qui aime beaucoup découvrir de nouveaux talents. Il a entendu parler de moi, il s’est renseigné via les différentes plateformes mises en place pour les footballeurs, notamment avec des statistiques assez précises. Il a vraiment apprécié ce qu’il a vu, il a donc pris des informations auprès de Julien Chevalier, qui est vendéen et pouvait donc facilement se renseigner sur moi auprès des clubs où j’ai évolué dans la région, sur mon attitude et mon professionnalisme. Les retours étant positifs, il m’a appelé pour honorer le maillot de la sélection togolaise. Rétrospectivement, j’étais chez moi, sans club, et là je suis passé au statut de joueur professionnel et international en deux mois à peine, je suis très content.

C’était un objectif que je m’étais fixé depuis longtemps, cela me rend fier. Je n’ai jamais vécu au Togo, j’y allais étant petit. Quand mes amis me disaient « pourquoi tu ne retournes pas au Togo ? » je leur disais « Non, quand j’y retournerai ce sera avec l’équipe nationale », alors que j’évoluais en CFA 2, et aujourd’hui c’est arrivé. À mon poste, c’est Romao qui évoluait de façon régulière en équipe nationale, donc je ne m’attendais vraiment pas à être appelé. Après je pense que mon jeune âge (22 ans, ndlr) a joué en ma faveur. Ils souhaitaient me découvrir pour préparer le futur. Je pense évidemment à la CAN, même si je n’ai pas été appelé depuis un moment car j’étais sans club cet été et il y a une grosse concurrence à mon poste avec des joueurs évoluant dans des premières divisions. Je pense que si je fais une bonne deuxième partie de saison en première division ou dans un meilleur championnat j’aurais plus de possibilités de rejoindre de nouveau l’équipe nationale. Ce n’est pas une priorité évidemment, mais c’est dans un coin de ma tête. Il faut déjà qu’on arrive à se qualifier.

Charles Acolatse avec l’équipe nationale du Togo © FTFTogo

Tu rejoins la Juventus Bucarest fin janvier 2018, le club est en trop grande difficulté pour se relever et est rétrogradé en deuxième division. Aujourd’hui, le club – renommé en Daco-Getica Bucarest – a eu un début de saison difficile, est passé proche de la zone de relégation, mais pointe aujourd’hui à la onzième place grâce à de bons résultats juste avant la trêve. Comment expliques-tu ce retour en forme de l’équipe ?

La saison dernière, le club est déjà en grande difficulté à mon arrivée. L’effectif voit arriver douze nouveaux joueurs en même temps que moi, entraînant le départ d’une grande partie de l’ancienne équipe, comme c’est souvent l’usage en Roumanie. On arrive à faire deux premiers mois plutôt bons, on arrive à quitter la dernière place pour la première fois de la saison, mais on perd un match crucial contre le Sepsi Sfântu-Gheorghe qui est notre concurrent direct, ce qui termine d’enterrer nos espoirs pour cette saison. Nous sommes donc relégués, et je quitte le club, mon contrat étant terminé. Je reste sans club jusqu’en octobre après avoir refusé des offres venues d’Arabie Saoudite, de Finlande, ainsi que des approches de divisions inférieures en Espagne et en Italie, surtout parce que les projets sportifs n’étaient pas en adéquation avec ce que je recherchais. J’ai également reçu une offre de la part de l’ACS Energiticianul Petroșani, un autre club de Liga 2 roumaine. Après avoir rencontré le dirigeant du club à Bucarest et à Petroșani, nous n’avons pas pu tomber d’accord.

J’assiste ensuite à un match du Daco-Getica, où je rencontre mon ancien coach toujours en charge de l’équipe. Nous avons une excellente relation, et celui-ci me propose de revenir au club. J’aurais aimé rester en première division, mais aimant travailler avec mon entraîneur et étant sur la fin de la période des transferts, j’accepte de porter de nouveau les couleurs du club. Je considère que ce n’est pas un pas en arrière que d’évoluer en deuxième division, je ne regrette pas ce choix. Je trouve que la deuxième division a un niveau plus relevé que ces dernières années, notamment grâce à la présence de clubs historiques comme le Petrolul Ploiești ou l’Universitatea Cluj. Je n’ai pas pris part aux premiers matchs, mais j’ai entendu dire que la préparation d’avant-saison a été difficile, avec une équipe non complète, sans stage de début de saison, moins d’argent investi dans le club… Depuis mon arrivée cela se passe bien, on a un effectif de qualité et les joueurs montent vraiment en régime, créant une vraie cohésion d’équipe. Je pense apporter quelque chose de réel au milieu de terrain, et offensivement il y a deux trois joueurs vraiment bons. Je ne pense pas que l’on ait l’équipe pour jouer la montée cette saison, mais je pense qu’on peut jouer les dix premières places du championnat. Des équipes sont plus susceptibles de monter, comme l’U Cluj ou le Petrolul Ploiești.

On a beaucoup de nouveaux joueurs, souvent assez jeunes, mais on a une base de supporters assez limitée. Parmi ces jeunes joueurs, certains mériteraient vraiment à mon sens d’évoluer en première division, ils ont un fort potentiel. Aujourd’hui le groupe vit bien, les entraînements sont de qualité et c’est très agréable d’évoluer dans cet effectif.  Le coach aime beaucoup lancer les jeunes, et le fait que beaucoup de nouveaux joueurs soient présents fait que le passage de la Juventus Bucarest au Daco-Getica Bucarest n’a pas vraiment d’impact sur eux. En dehors du nom, rien n’a changé. Je ne suis pas très fan du nouveau nom (rires), mais j’aime bien le slogan « Rien sans Dieu » sur le panneau d’affichage du score au stade. Au niveau des salaires, évoluer en première division ici équivaut environ à évoluer en Ligue 2 en France, en Liga 2, les salaires sont forcément plus modestes, mais le championnat roumain reste intéressant pour cela, notamment vis-à-vis du coût de la vie en Roumanie. Pour le niveau de jeu, c’est assez hétérogène en deuxième division : les équipes du haut de tableau pourraient évoluer dans les premières places en National, alors que les équipes plus modestes auraient un niveau plus proche du National 2.

« Nimic fără Dumnezeu. » L’étonnant tableau d’affichage du stade Colentina, lors d’un match opposant le Metaloglobus Bucarest au Petrolul Ploiești. © Răzvan Păsărică/www.sportpictures.eu

Quel est ton ressenti vis-à-vis de ton quotidien à Bucarest ?

La vie à Bucarest est très différente de celle à Suceava, c’est comme quitter sa petite province pour aller habiter à Paris. C’est le top du top ici, j’aime vraiment beaucoup y vivre. Je pense que le jour où je quitterai la Roumanie pour le football, je reviendrais quand même à Bucarest en vacances. Dans un autre contexte je me verrais vraiment y vivre. Il y a tout ici, c’est une vraie capitale européenne. Néanmoins, l’hiver est rude ici, c’est assez difficile pour moi, je ne suis pas un grand amateur du froid et de la neige. Le passage de l’été très chaud à un hiver très froid en quelques semaines a été difficile à supporter.

Tu n’es pas le seul Français ayant évolué au Daco-Getica, quels sont tes liens avec les Français et francophones au sein du club, et aussi au sein des autres clubs roumains ?

Je connaissais certains joueurs avant la Roumanie, comme Philippe Nsiah (évoluant au Pandurii Targu Jiu, ndlr). Il m’avait demandé conseil avant de rejoindre le pays. Pour le reste, quand le calendrier fait que j’affronte une équipe où des Français évoluent, on discute sur le terrain ou après le match, parce qu’on sait comment c’est. Je suis le seul étranger au Daco-Getica et ils sont souvent seuls aussi dans leur club, ce qui n’est pas facile moralement. On échange souvent nos coordonnées, je leur dis que s’ils passent sur Bucarest, qu’ils n’hésitent pas à me contacter. On a la possibilité de se rencontrer souvent, on se connaît tous un peu à travers nos propres connaissances. Il y a une sorte de « french connection » qui existe. On fréquente les mêmes endroits, on mange dans les mêmes restaurants… Des fois sur le terrain, on se rend compte qu’on joue face à des francophones sur des détails, un « putain ! » lâché par frustration, et ensuite on discute après le match (rires). Je trouve ça logique, on est dans un pays étranger, c’est parfois un peu compliqué dans les conditions de vie, tu n’as pas forcément le moral au plus haut, alors il faut être solidaires. J’ai la chance d’évoluer à Bucarest, mais certains évoluent dans des villes moins attractives ce qui peut jouer sur le moral.

Je n’ai jamais fait face au racisme dans le championnat roumain ni dans ma vie ici. La première fois que j’ai vu du racisme en Roumanie, c’était en tant que spectateur lors du derby entre le FCSB et le Dinamo, lorsque Harlem Gnohéré a été expulsé (ancien joueur du Dinamo aujourd’hui au FCSB, ndlr), les supporters du Dinamo ont commencé à faire des cris de singes. Ça m’a déçu de leur part. Moi ,je n’ai jamais été confronté a cela en un an et demi. Même quand je jouais à Suceava, dans une ville où il y a très peu d’étrangers, je n’ai jamais été victime d’aucune forme de racisme.

Charles Acolatse évoluant avec l’équipe de la Juventus București l’année dernière © sportpictures.ro

La trêve est arrivée dans le championnat roumain, tu as la possibilité de quitter le club durant celle-ci : comment vois-tu ton avenir ?

Dans l’idéal, j’aimerais évoluer en première division, si possible en Roumanie. Rester en deuxième division serait aussi envisageable dans un club visant la montée. Jouer en deuxième division sans monter, c’est compliqué en Roumanie. Le fossé entre la première et la deuxième division est important, ne serait-ce qu’au niveau des déplacements. En Liga 2, on se déplace en bus, pour des trajets qui peuvent atteindre les dix heures. On est quand même bien traités en tant que joueurs, avec des avantages comme l’hôtel avant les matchs pour la mise au vert, l’accès à un restaurant gratuitement midi et soir, mais c’est très différent de l’élite du football roumain. Les dirigeants s’efforcent de nous donner les meilleures conditions, mais ils se heurtent à la réalité : le stade est modeste, les déplacements se font parfois sur des terrains de mauvaise qualité… Il y a peu d’argent dans les clubs de deuxième division et ils doivent faire avec.

J’ai eu des opportunités en France cet été, au niveau du National, mais cela ne m’intéressait pas du tout. Retourner en France, n’est pas un de mes buts dans l’immédiat. J’aime beaucoup évoluer à l’étranger, si je reste en Roumanie je ferais sûrement plus d’aller-retour avec la France pour tenter de palier à cette solitude. Si je reviens en France, c’est pour jouer dans un championnat professionnel. La Belgique me semble un championnat intéressant, tout comme les divisions professionnelles anglaises et espagnoles. J’aimerais me rapprocher un peu plus de la France, le climat ici est vraiment un point négatif important pour moi. On a parfois joué à Suceava sous la neige dans des conditions qui auraient valu un report du match dans n’importe quel autre pays, j’aimerais éviter de revivre cela trop souvent. Ce que j’apprécie ici, c’est que les clubs te jugent sur ta forme du moment. Si tu prouves que tu es en forme maintenant, ils te donnent ta chance alors qu’en France, ton CV va compter au moins autant que tes performances du moment. Beaucoup de clubs roumains ont également des soucis vis-à-vis du paiement de leurs joueurs, c’est une donnée qu’il faut prendre en compte. Ici au Daco-Getica les paiements sont toujours honorés, mais ce n’est pas le cas partout.

Pour terminer sur une note légère, une spécialité culinaire roumaine qui t’aurait marqué ?

La ciorba de văcuță (soupe à la viande), ça j’aime bien ! (rires)

Je remercie Footballski pour cette interview, cette rencontre agréable, et que Dieu vous bénisse.

Hadrien François et Thomas Ghislain


Image à la une : Capture d’écran Digisport

1 Comment

  1. Filip 27 décembre 2018 at 16 h 10 min

    bonne interview qui montre que les clichés sur la Roumanie doivent être balayés. Ce joueur m’a l’air d »être une personne très sympathique et ouverte d’esprit loin de beaucoup de footballeurs qui bien qu’évoluant à l’étranger ne profitent pas de la chance qui leur est donnée d’élargir leur horizon culturel. Ce qui n’est généralement pas le cas des joueurs interrogés par footbalski

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