Eliminatoires Coupe du Monde 2018 – 9e journée

Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 7 octobre 2017

Avant l’épilogue de ces éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 sur le vieux continent, on revient sur les performances de nos équipes lors de la 9e journée, entre confirmations, déceptions, et coups dur.

Groupe B : La Hongrie n’a pas fait le poids, la Lettonie s’en sort bien

Suisse – Hongrie : 5-2

Andorre – Portugal : 0-2

Îles Féroé – Lettonie : 0-0

D’ores et déjà éliminée, la Hongrie se déplaçait en Suisse sans réel objectif sur le plan comptable, mais avec le souhait de relever la tête au niveau du jeu. Raté. Malmenés dès l’entame du match par des locaux fermement décidés à poursuivre leur carton plein, les Magyars craquent à deux reprises en peu de temps. Tout d’abord sur une frappe de Granit Xhaka suite à une glissade de Péter Gulácsi (18e), puis sur un tir de Fabian Frei légèrement dévié par Barnabas Bese (20e). Malheureux sur cette action, le Havrais quitte ses coéquipiers quelques minutes plus tard, évacué sur civière. Il est remplacé par le Dijonnais Adam Lang (32e). Pas de quoi casser le rythme de la Nati, qui alourdit le score grâce à Steven Zuber (43e). Le joueur d’Hoffenheim s’offre un doublé au retour des vestiaires, bien aidé par une faute de main de Gulácsi (49e). Sur corner, Richárd Guzmics réduit l’écart (59e), qui reprend de l’ampleur sur un missile expédié au fond des filets par Stephan Lichtsteiner (83e). Aligné seul en pointe, Roland Ugrai honore sa première sélection en trompant Yann Sommer d’une tête opportuniste (89e). Le festival de buts s’arrête là. Globalement supérieure dans tous les domaines, la Suisse l’emporte logiquement face à une Hongrie (une fois encore) dépassée.

Un peu plus tôt, la Lettonie a été tenue en échec sur le terrain des Îles Féroé (0-0). Au vu de la physionomie du match, les Lettons pourraient même s’estimer heureux de ne pas repartir les mains vides puisque leurs adversaires se sont montrés plus dangereux. Enfin, le Portugal a dû s’en remettre à Cristiano Ronaldo et à André Silva pour s’imposer en Andorre (0-2). Les Lusitaniens, qui sont assurés de terminer au moins barragistes, recevront la Suisse mardi soir avec l’espoir de s’emparer de la première place du groupe.

Groupe C: Victoire à l’arrachée mais inutile

Irlande du Nord – Allemagne : 1-3

Saint-Marin – Norvège : 0-8

AzerbaïdjanRépublique Tchèque : 1-2

Match sans grand intérêt du côté de ce groupe C entre l’Azerbaïdjan et la République Tchèque. Loin de l’Irlande du Nord et de l’Allemagne, respectivement second et premier de ce groupe, la République Tchèque se rendait donc du côté de Bakou avec la seule envie d’engranger les points et de terminer au mieux cette campagne de qualification en demi-teinte. Pourtant, une nouvelle fois, la prestation est poussive. Une défense fragile n’arrivant pas contenir les assauts adverses, une attaque à la finition délicate, voilà qui vous place le niveau de cette sélection tchèque. Malgré tout, cette équipe tchèque a le mérite de proposer un jeu assez léché, tourné vers l’avant, avec des phases de construction intéressantes. Enchaînant les frappes, ces derniers arrivent ainsi à ouvrir le score grâce à but de renard des surfaces signé Jan Kopic… avant de se faire égaliser sur penalty. Fort heureusement, la République Tchèque, dans un dernier élan orgueilleux, arrache sa victoire grâce à une tête smashée signée Antonin Barak.

Dans les autres matchs ce de groupe C, l’Allemagne a parfaitement géré son rendez-vous en Irlande du Nord avec une victoire trois buts à un tandis que la Norvège, elle, s’est facilement imposée face à Saint-Marin. 8-0, rien que ça.

Groupe D : La Serbie fait durer le suspense

Autriche Serbie : 3-2

Irlande – Moldavie : 2-0

Géorgie – Pays de Galles : 0-1

La Serbie, en tête de son groupe, se déplaçait à Vienne jouer face à l’Autriche. Ce match était un peu particulier pour deux joueurs autrichiens : Arnautović et Dragović. La Serbie jouait en 3-4-3, qui est devenu sa marque de fabrique sous les ordres de Muslin lors de ces qualifications. Les visiteurs sont supportés par près de 20.000 serbes dans le stade et profitent de cet engouement pour marquer les premiers par Luka Milivojevic (11e). Les Autrichiens ne lâchaient rien et revenaient dans le match : Guido Burgstaller (25e) puis Marko Arnautović (76e) leur donnent l’avantage. Ce dernier ne célèbre pas son but, en forme de respect pour le pays de son père. Matić profite d’une rare possession de balle serbe pour ramener les deux équipes à égalité (83e) avant qu’ Arnautović ne vienne donner l’avantage définitif aux Autrichiens. Les Autrichiens ont globalement dominé même s’ils ne se sont pas montrés très dangereux, mais du côté serbe, c’est la consternation. L’équipe a été sans inspiration et en dessous de tout. Elle a passé son temps à attendre, à courir derrière le ballon mais dès qu’ils l’avaient, ils étaient dangereux.

La Géorgie qui n’avait plus aucune chance de se qualifier comptait bien jouer le rôle d’arbitre pour sa dernière à domicile contre des Gallois encore en lice (avant de se déplacer en Serbie). Devant un stade Paichadze seulement aux deux-tiers plein, les hommes de Vladimir Weiss offrent un spectacle plaisant mais toujours trop limité dans la finition pour remporter enfin un match dans ces éliminatoires. Pire, au retour des vestiaires, ce sont les Gallois qui ouvrent e score par Lawrence sur une frappe aux vingt mètres. Mis en danger ensuite, les Géorgiens poussent mais en vain. Vous en saurez plus sur ce match demain, car nous y étions. En attendant la dernière chance de victoire en Serbie alors que le Pays de Galles, très limité sans Gareth Bale, garde tous ses espoirs d’aller en Russie.

Enfin, le match de la Moldavie contre ces mêmes Gallois avait certes amené zéro points comme d’habitude, mais avoir tenu pendant quatre-vingt minutes avait mis de la baume au coeur et un peu d’espoir d’embêter la sélection irlandaise. Tut-tut, le coup d’envoi est sifflé, Ward balance une touche dans la surface, Epureanu et Racu s’emberlificotent, Murphy prolonge, Cebanu se troue, fin de l’histoire. On joue depuis quatre-vingt dix secondes et l’Irlande mène déjà 1-0. Les attaques trouent inlassablement l’arrière-garde moldave jusqu’à cette 20e minute où Murphy se retrouve bien seul sur un centre de Ward, sa tête croisée est propre et limpide, 2-0. Les Moldaves sont beaux dans cette tunique toute jaune, mais qu’est-ce qu’ils sont médiocres. Platica met un peu d’ardeur à la tâche avec ce tir dévié de justesse par Randolph, quelques minutes plus tard. Le seul sursaut du match, à peu près. L’Irlande vendange alors que l’espace offert par la défense moldave permettrait d’en mettre encore deux ou trois. Le dernier coup de massue vient, si l’on en croit le cinéma d’Arter, de Gatcan, qui reçoit une rouge à la 91e. Un Arter qui n’a pas de mal à se relever d’un duel avec le milieu de Rostov afin d’en découdre avec lui, mais qui semble avoir reçu un uppercut du front de Gatcan alors que les images montrent plutôt une caresse. On espère que le coup malencontreux qu’a reçu Arter le tiendra éloigné des terrains jusqu’à la fin de sa carrière. Bah oui, à défaut de points – la Moldavie en compte deux à l’aube du dernier match, laissez-nous un peu d’aigreur.

Groupe E : Record pour Lewandowski, le Monténégro dit adieu à la Russie

Roumanie Kazakhstan : 3-1

Arménie – Pologne : 1-6

Monténégro – Danemark : 0-1

Les hommes de Nawalka se déplaçaient en Arménie pour assurer quasiment leur présence en Russie en cas de victoire. Et même oblitérer définitivement leur ticket si le Monténégro et le Danemark faisaient match nul (finalement les Danois l’ont emporté). Dans ce stade au charme suranné, au pied du mont Ararat, c’est l’Histoire du football polonais qui va finalement s’écrire. Le match en lui-même étant une ballade légère des coéquipiers d’un Lewandowski impérial.

Dès la deuxième minute, Grosicki bien servi coupe la trajectoire comme un jeu de cartes pour donner l’avantage aux siens et en profiter dans sa célébration pour régler ses comptes sur les rumeurs de son addiction au jeu, toujours présente sur les réseaux sociaux ou dans la presse. Si vous avez en tête l’estampe d’Hokusai, c’est exactement ce qu’il va se passer pendant 90 minutes, le Mont Ararat remplaçant le Mont Fuji.

Des vagues blanches aux écumes de victoire se cassant sur le but arménien. Robert Lewandowski devient alors le meilleur buteur de l’Histoire de la sélection en inscrivant un triplé (18ème, 25ème et 65ème), détrônant l’empereur Wlodimierz Lubanski et ses 49 buts. L’élève dépasse le maître, ici, en Arménie avec une grâce sans pareille. Avec ses 50 buts sous le maillot à l’aigle brodé sur le cœur, Lewandowski rentre dans la légende dont il reste encore les plus belles pages à écrire.

Un Blaszczykowski de gala et un Wolski fringant entrant parachèvent l’œuvre du maître pour donner un reflet des plus scintillants à ce match historique. L’Arménie a quant à elle été d’une grande faiblesse malgré une belle réalisation de la tête par Hambardzumyan sur corner, sauvant l’honneur. Grâce à cette victoire, la Pologne est quasiment qualifiée pour le mondial en Russie. Il lui faudra faire minimum match nul ce dimanche dans son antre à 18h pour que la fête soit belle et que l’allégresse s’empare du Narodowy.

Dans les autres rencontres du groupe, le Monténégro fait une désastreuse affaire en perdant 0-1 face au Danemark, alors que les deux équipes étaient à égalité avant le coup d’envoi. En se déplaçant à Varsovie pendant que les Danois accueillent la Roumanie, la chance de voir les barrages est très réduite pour la bande à Stefan Mugosa. Du côté de la Roumanie, Cosmin Contra vivait son premier match sur le banc de la sélection. C’est avec une équipe finalement assez peu renouvelée que le successeur de Christoph Daum l’a facilement emporté face au Kazakhstan. Tenus en échec sur le désastreux terrain d’Astana à l’aller, les Roumains ont dominé le match, grâce notamment à leur meneur Constantin Budescu, auteur d’un doublé. L’élimination était déjà acquise, mais la victoire fait du bien dans une campagne complètement ratée pour les Tricolorii. Reste à finir sur une bonne note au Danemark, dans un match très compliqué à jouer sans les suspendus Romario Benzar et Alex Chipciu. Pas une mince affaire face à une équipe qui reste sur quatre victoires consécutives!

Groupe F : Malheureuse Slovaquie

Angleterre – Slovénie : 1-0

Malte – Lituanie : 1-1

Ecosse – Slovaquie : 1-0

C’était le match le plus important à négocier pour la Slovaquie, ce duel direct face à l’Écosse a finalement tourné au cauchemar. Dès le début du match, les esprits s’échauffent et les contestations arbitrales débutent. Tierney, dès la huitième minute de jeu, tente de déborder le couloir slovaque, Robert Mak, qui ne restera pas bien longtemps sur le terrain, la joue épaule contre épaule en pleine surface de réparation. Aucun penalty n’est sifflé. Acte 1. Quelques minutes plus tard, Robert Mak, toujours lui, part dans la profondeur, bien lancé par Marek Hamsik malgré une passe trop appuyée. L’attaquant slovaque prend le dessus sur la défense écossaise et tente de dribbler le gardien, avant de tomber au sol. L’arbitre siffle, non pas pour donner un penalty à la Slovaquie, mais bien pour réprimer Mak. Deuxième jaune qui vire au rouge, la Slovaquie est à 10 peu avant la trentième minute de jeu. Acte 2.

Timidement, les joueurs slovaques vont tenter tant bien que mal de se procurer des occasions, mais le match est entrecoupé de trop nombreuses phases de cafouillage et de sièges écossais auxquels les défenseurs slovaques répondent avec vigueur et abnégation. Les Écossais tentent, poussent, frappent, mais une jambe, un gardien ou une barre transversale sont toujours là pour venir les stopper dans leur élan. Jusqu’à cette 88e minute, un centre à ras de terre et un but contre son camp de Martin Skrtel, auteur d’un match exceptionnel avant ça. Acte 3, et basta.

L’Ecosse passe deuxième et  peut d’ailleurs remercier son grand frère anglais de les avoir relancé dans la course aux barrages. La Slovénie a mené la vie dure aux British, mais a dû céder face à un but de vous-savez-qui, aka Harry Kane, dans les arrêts de jeu. Cette victoire est synonyme de qualification directe pour l’Angleterre, et d’une revanche à prendre pour la Slovénie avec l’accueil de l’Ecosse ce dimanche soir. Battre l’Ecosse entretiendrait l’espoirs de voir les barrages même si cela dépendra également du résultat de la Slovaquie face à Malte.

Dans la troisième rencontre du groupe, la Lituanie n’a pas su faire mieux qu’un triste match nul un but partout contre Malte.

Groupe G : Grande Macédoine !

Espagne – Albanie : 3-0

Liechtenstein – Israël : 0-1

Italie – Macédoine : 1-1

La rencontre qui opposait à Alicante l’Espagne à l’Albanie était au cœur des attentions. Non pas pour l’enjeu sportif somme toute limité qu’elle revêtait mais en raison du contexte particulier du référendum d’indépendance de la Catalogne de dimanche dernier. Catalan d’origine et favorable à l’autodétermination, le défenseur de la Roja Gerard Piqué a été victime de sifflets durant l’entraînement. Allait-il en être de même durant le match ? La réponse est oui, sans pour autant que cela n’entrave la bonne marche espagnole.

Qualifiée de manière presque automatique en cas de victoire face à une équipe albanaise qui n’a que de très maigres chances d’accéder aux barrages, l’Espagne ouvre le score dès la fin du premier quart d’heure et marque trois fois en onze minutes sous l’impulsion d’un Isco qui montre match après match qu’il est tout simplement l’un des meilleurs joueurs européens depuis quelques mois. Le joueur du Real Madrid offre l’ouverture du score à Rodrigo, l’une des surprises du onze de départ, dont la reprise bat Berisha (16’) avant de se charger lui-même d’inscrire le deuxième but d’une jolie frappe à la suite d’une belle action collective (24’). Servi par le néophyte Odriozola, Thiago Alcântara porte de la tête le score à 3-0 (27’).

La rencontre est déjà pliée. L’Espagne est juste trop forte pour une équipe d’Albanie qui ne démérite pourtant pas et qui aurait pu réduire la marque grâce à Llullaku dont la tête s’écrase sur la barre transversale de de Gea (25’). La sélection albanaise manqet également d’un rien de marquer juste avant la pause en profitant d’une perte de balle évitable de Piqué dans sa surface de réparation. Le ballon est dégagé de justesse par la défense espagnole. La deuxième mi-temps est marquée par l’entrée en jeu de l’attaquant du Legia Varsovie Armando Sadiku en lieu et place d’Iván Balliu qui a fêté dans son pays de naissance sa première sélection sous le maillot albanais. Très actif, l’unique buteur albanais lors du dernier Euro se procure deux énormes occasions en deuxième période, dans le contexte d’une domination espagnole globale. Il trouve le poteau (69’) avant de rater le cadre en reprenant une frappe de Latifi arrêtée par de Gea (73’). Score final : 3-0 pour l’Espagne. L’Albanie, sans démériter, a affronté une équipe bien trop forte et se retrouve cette fois mathématiquement éliminée de la course à la Coupe du monde.

L’Espagne était quant à elle quasiment qualifiée et pouvait l’être officiellement en cas de non-victoire de l’Italie face à la Macédoine. Au Stade olympique de Turin, c’est une Italie en forme moyenne qui recevait une Macédoine qui avait pris quatre points sur ses deux derniers matchs. La Macédoine était déjà éliminée tandis que l’Italie n’avait qu’une infime chance de se qualifier directement. Pour préserver cette chance, elle devait de manière impérative l’emporter face aux Macédoniens. La Squadra Azzura avait toutefois la certitude, sauf cataclysme, de participer aux barrages. L’Italie prend sans surprise les commandes dès l’entame du match et se procure la première grosse opportunité par Lorenzo Insigne qui échoue en duel face à Stole Dimitrievski (7’). La réplique macédonienne est signée d’une vieille connaissance de Serie A, le capitaine Goran Pandev, dont la frappe est captée par Buffon (17’). La pression s’accentue ensuite devant le but de Dimitrievski mais l’attaque italienne, à l’image d’Insigne ou de Zappacosta, se montre inefficace. C’est finalement un défenseur, Giorgio Chiellini, qui ouvre le score en renard des surfaces quelques minutes avant la mi-temps (40’). Monté sur un corner, le défenseur de la Juventus est resté aux avant-postes, se trouvant en position idéale pour battre Dimitrievski à la réception d’une passe de Ciro Immobile. Logiquement, l’Italie mène 1-0 à la pause et semble en mesure de s’assurer une dernière sereine à domicile dans ces éliminatoires.

La Macédoine confirme en seconde mi-temps son regain de forme récente. La tête de Nestorovski, certes en position de hors-jeu, captée par Buffon est un premier avertissement pour l’Italie (71’). Quelques minutes plus tard, la Macédoine parvient à égaliser grâce à une action de grande classe estampillée 100% Serie A : Nestorovski (Palerme) trouve Pandev (Genoa) qui sert dans la profondeur l’entrant Trajkovski (Palerme) dont la frappe ne laisse aucune chance à Buffon (77’). Une égalisation méritée pour les Macédoniens. La Macédoine, qui n’avait perdu que de justesse au match aller, réalise donc un petit exploit en obtenant le match nul (1-1) à Turin. Invaincue cette saison, la sélection d’ex-Yougoslavie confirme qu’il faudra compter avec elle à l’avenir, même si elle terminera à l’avant-dernière place de son groupe et ce, qu’elle s’impose ou non face au Liechtenstein lors de la dernière journée. Avec l’émergence de sa jeune génération qui est entrée dans l’histoire en se qualifiant pour l’Euro U21 en Pologne l’été dernier, la Macédoine pourrait être l’une des équipes à suivre lors des éliminatoires de l’Euro 2020 : la présence de la Ligue des Nations et le format particulier de ces éliminatoires lui offre une chance de se qualifier et d’entrer dans l’histoire.

Le dernier match, sans enjeu, a vu Israël l’emporter au Liechtenstein (1-0). Conséquence de cette avant-dernière journée dans le groupe G : l’Espagne est qualifiée pour la Coupe du monde 2018, l’Italie est assurée d’aller en barrages et les autres équipes sont éliminées. L’Albanie recevra l’Italie pour un match de prestige avec l’occasion d’assurer une honorifique troisième place, la Macédoine aura l’occasion de faire le plein de confiance face au Liechtenstein tandis que l’Espagne se déplacera en Israël.

Groupe H : La Grèce toujours en course

Gibraltar – Estonie : 0-8

Bosnie-Herzégovine – Belgique : 3-4

Chypre Grèce : 1-2

Les Bosniens accueillaient un match officiel pour la première fois au Grbavica, le stade de Zeljeznicar, détruit en 1994 pendant la guerre. Avant la rencontre, l’état de la pelouse faisait polémique, la Bosnie-Herzégovine faisait jouer le pays de la frite sur un champ de patates ! Et il ne fallait pas être en retard pour cette rencontre où le premier but est inscrit à la quatrième minute par Thomas Meunier (0-1). Cependant, les choses se gâtent pour la Belgique avec la blessure de Fellaini à la 28e, remplacé par Leander Dendoncker. Dans la foulée, les locaux en profitent pour revenir au score grâce à Haris Medunjanin (1-1, 30e), puis Edin Visca double la mise suite à une mauvaise lecture de jeu de Jan Vertonghen, qui l’amène à crucifier Thibaut Courtois (2-1, 39e). Au retour des vestiaires, les Diables, piqués au vif, réagissent d’abord grâce à Michy Batshuayi qui reprend un tir mal capté par le gardien Begovic (2-2, 59e), puis Jan Vertonghen (2-3, 68e). Les Bosniens donnent tout dans la bataille et parviennent à égaliser sur une tête bien placée de Dario Dumic sur corner (3-3, 82e). Enfin, Yannick Carrasco, redonne l’avantage aux Belges (3-4, 84e) dans ce match fou et leur permet d’atteindre un total de 25 points sur 27, avant la réception de Chypre mardi. Très mauvaise opération pour la Bosnie, qui n’a plus son sort entre les mains.

Mais ce résultat arrange les affaires des Grecs, qui affrontaient leurs frères chypriotes dans la foulée avec un seul objectif en tête : reprendre cette fameuse 2e place tant convoitée. Pourtant, l’affaire démarre plutôt mal, quand Sotiriou, profitant d’un alignement très approximatif de Tzavellas, trompe Karnezis en deux temps (18e). Là, on se dit alors que la Grèce va gâcher sa dernière cartouche, et voir le Mondial s’envoler. Mais la bande à Skibbe a du répondant. Et qui d’autre que Mitroglou peut sonner la révolte ? Héritant d’une passe de Mantalos, le nouveau Marseillais se joue de son homologue chypriote d’un superbe contrôle orienté, avant d’envoyer un plat du pied gauche dans le petit filet de Panayi (24e). Puis le contesté Tziolis reprend un corner de Fortounis pour donner l’avantage à la Grèce (26e). Ou comment renverser une situation mal embarquée en deux temps trois mouvements. La suite est un mélange d’occasions ratées, de coup de stress et de maîtrise, avant la libération. Avec cette victoire, l’espoir est toujours permis pour aller chercher les barrages. Il faudra, pour cela, un petit enchaînement d’événements. Mais l’histoire l’a déjà prouvé : impossible n’est pas Grec !

Groupe I : Vers une finale Ukraine/Croatie

Croatie – Finlande : 1-1

KosovoUkraine : 0-2

Turquie – Islande : 0-3

Les Ukrainiens se sont défaits du Kosovo vendredi soir à Shkoder en Albanie. Dominateurs dès l’entame de match, les Jaunes trouvent le poteau dans un premier temps après une lourde frappe de Konoplyanka, puis les gants de Samir Ujkani peu avant la demi-heure de jeu. A la mi-temps, les deux formations se neutralisaient dans une tempête de pluie qui ressemble de plus en plus à un mauvais piège pour l’Ukraine.

La situation se débloque à l’heure de jeu avec une tête de Denys Garmash touchée par le défenseur Leart Paqarada, qui finit au fond de son propre but. Malgré une petite alerte sur une contre-attaque kosovare, les hommes de Shevchenko tiennent leur victoire avec une seconde réalisation en fin de rencontre. Andriy Yarmolenko profite d’une remise chanceuse de Stepanenko dans la surface pour propulser le ballon dans le but de Ujkani d’une demi-volée à bout portant. Trois points indispensables aux Ukrainiens qui reviennent à égalité avec la Croatie (17 points chacun), qui n’a pu faire mieux qu’un match nul un partout face aux Finlandais. Mandzukic avait ouvert le score à la 57ème avant de voir Soiri égaliser à la 90ème.

Mais c’est bien l’Islande qui réalise l’excellente affaire dans ce groupe I avec sa victoire 3-0 en Turquie, qui lui permet de mener la danse à la première place avec 19 points. Ukrainiens et Croates devront en découdre lundi soir à Kiev pour une place en barrages quand l’Islande recevra le Kosovo.

La rédaction Footballski


Image à la une : © INPHO/Ryan Byrne

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A propos de l'auteur

Adrien Laëthier

Adrien Laëthier

Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

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