Éliminatoires Coupe du Monde 2018 – 1ère journée

Rémy Garrel
Rémy Garrel - Publié le 7 septembre 2016

A peine l’Euro 2016 derrière nous qu’il faut déjà nous projeter en Russie. Si le mondial n’est que dans deux ans, la campagne de qualification commençait dimanche soir avec déjà des points importants à prendre pour nos nations Footballski. Confirmer ses bonnes prestations de juin dernier ou bien se racheter après un Euro raté, toutes les équipes ont des choses à prouver sur la route de la Russie 2018.

Groupe A : La Bulgarie prend la tête

Biélorussie 0 – 0 France

Bulgarie 4 – 3 Luxembourg

Suède 1 – 1 Pays-Bas

Deux belles performances pour nos deux pays Footballski pour cette première journée dans le groupe A. Tout d’abord, si elle s’est largement fait peur face au Luxembourg, la Bulgarie s’est imposée dans un match dingue face au Grand Duché. Les Bulgares s’étaient mis sur de bons rails après l’ouverture du score de Dimitar Rangelov mais un doublé d’Aurélien Joachim a offert l’avantage, en deux minutes (60′, 62′), aux visiteurs. L’occasion pour Marcelinho d’inscrire son deuxième but en sélection et d’égaliser avant qu’Ivelin Popov ne redonne l’avantage aux Bulgares (79′). Et puis, s’il en fallait encore, les supporters présents au stade du Levski en ont pris plein les yeux dans le temps additionnel. Après une égalisation luxembourgeoise à la 91e, les Bulgares ont réagi dans la foulée et ont fait basculer le stade dans la folie grâce à une réalisation d’Aleksandar Tonev qui offre la victoire à son pays. Pas très rassurant, mais les trois points étaient capitaux pour se lancer dans ces qualifications.

De son côté, la Biélorussie a bien résisté face au vice-champion d’Europe français. Peu mise en difficulté durant la première période, la Biélorussie, qui portait pour l’occasion son nouveau maillot, a montré que les derniers matchs amicaux et la fin de campagne de qualifications pour l’Euro ne relevait pas du hasard et qu’il y avait du mieux dans cette équipe. Évidemment, ça s’est compliqué après la pause et les Biélorusses n’ont pas eu beaucoup d’occasions d’approcher Steve Mandanda. C’est Andrey Gorbunov qui a sorti le grand jeu devant Giroud et Griezmann pour offrir un point précieux aux joueurs d’Aleksandr Khatskevich et à un public qui avait répondu présent. Ce dernier était d’ailleurs acquis à la cause des locaux, différent de ce que l’on avait pu voir face à l’Espagne l’année dernière. Ce point et cette bonne performance devant ses supporters devraient encourager l’équipe biélorusse à continuer à aller de l’avant et, dans un groupe où la Suède a déçu à l’Euro et les Pays-Bas y étaient absents, pourquoi pas créer la surprise et s’approcher de la deuxième place.

Dans le dernier match du groupe, la Suède et les Pays-Bas se sont d’ailleurs neutralisés. Marcus Berg avait ouvert le score pour les locaux avant que Wesley Sneijder n’égalise en seconde période. Au classement, la Bulgarie prend la tête devant un groupe de quatre équipes à un point, puis le Luxembourg, seule équipe battue durant cette première journée.

Groupe B : Joker déjà grillé pour la Hongrie

Andorre 0-1 Lettonie

Suisse 2-0 Portugal

Iles Féroé 0-0 Hongrie

Pour son retour sur la scène internationale après un Euro réussi, la Hongrie avait rendez-vous aux Îles Féroé. Nettement favoris sur le papier, les protégés de Bernd Storck ont pourtant été bousculés par leurs hôtes, qui ont eu la mainmise sur la rencontre et se sont créés les meilleures occasions. Hansson aurait même pu offrir la victoire à son équipe en toute fin de match, mais son tir a terminé sur le poteau (86’). A l’image d’un Laszlo Kleinheisler complètement hors du coup, la sélection magyare a semblé très empruntée et a fait preuve d’une trop grande indiscipline pour espérer mieux. Certes, la pluie et les bourrasques de vent qui ont balayé le stade de Torshavn pourront servir d’excuses aux Hongrois. Il n’empêche que ce 0-0 face à la 135e nation au classement FIFA est un gros accroc dans la course à la qualification. De son côté, la Lettonie a su s’extirper du piège andorran grâce à un but de Šabala (0-1). Mais le choc de cette journée dans le groupe B opposait la Suisse au Portugal. Les récents champions d’Europe se sont inclinés (2-0) face à la Nati, qui prend un départ idéal avant son déplacement à Budapest, dans un mois.

Groupe C : Les Tchèques n’y arrivent pas

Saint-Marin 0-1 Azerbaïdjan

Norvège 0-3 Allemagne

République Tchèque 0-0 Irlande du Nord

Très difficile de pronostiquer le futur deuxième de ce groupe C qui verra certainement l’Allemagne glaner la première place. Facile vainqueur des Norvégiens 3-0 grâce notamment à un doublé de Müller, les Allemands renouent avec le succès en match officiel après la défaite en demi-finale de l’Euro contre la France.

Les Azerbaïdjanais avaient le match le plus facile sur le papier contre Saint-Marin mais ont eu toutes les peines du monde pour l’emporter face à l’équipe de la principauté. Largement dominateurs avec pas moins de 20 frappes, les joueurs de Prosinecki ont longtemps buté sur un Simoncini en très grande forme. Le seul but du match viendra juste avant la pause avec une belle tête rageuse de Gurbanov qui marque son premier but avec la sélection. Bien aidé par l’expulsion de Brolli suite à un tacle dangereux, les joueurs de la Terre de Feu repartent avec les trois points de la victoire mais n’ont pas réussi à soigner le goal average!

© MICHAL CIZEK/AFP/Getty Images

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Contre l’Irlande du Nord, l’autre représentant Footballski, la République Tchèque avait plus de pain sur la planche. Face à une équipe qui a joué sa chance à fond à l’Euro, les Tchèques doivent se relancer après une pathétique élimination dès les poules. Le moins que l’on puisse dire c’est que les Tchèques ont poussé offensivement, mais que ce fut brouillon! 15 tirs, une frappe cadrée, voilà les tristes statistiques de l’attaque locale. Séduisante dans le jeu, les Tchèques n’ont pas rassuré les supporters, surtout quand Novak n’a pas été capable de cadrer sa frappe alors qu’il était tout seul à cinq mètres du but…

Groupe D : La hiérarchie respectée

Géorgie 1-2 Autriche

Pays de Galle 4-0 Moldavie

Serbie 2-2 Irlande

Dans un groupe qui s’avère serré, il sera difficile pour la Moldavie et la Géorgie d’embêter les quatre équipes qui devraient lutter pour les deux premières places. Le Pays de Galles a continué sur la lancée de son très bel Euro pour disposer d’une Moldavie qui lui a tenu tête pendant, disons, trente minutes, avant de plier sous les coups de butoir de Vokes et Allen, avec un Bale dans tous les bons coups. Pour le premier match officiel de Dobrovolski, le score est sévère mais les Moldaves ont de nouveau pêché dans la construction et dans leur force offensive, n’ayant cadré aucun tir. Le but de Bale vient d’un cadeau de la part de Jardan tandis que son penalty dans les arrêts de jeu n’est qu’anecdotique. Il faudra resserrer les boulons avant la réception coup sur coup de la Serbie et de l’Irlande début octobre.

De son côté, la Géorgie était à deux doigts encore une fois ! Les Géorgiens ont sorti la fin de match frisson de ce groupe et ont fait transpirer les Autrichiens jusqu’au bout. Tout avait pourtant bien commencé pour ces derniers quand Alaba enroule un magnifique coup franc entre le point de penalty et la ligne de but, repris victorieusement et presque malencontreusement par Hinterreger qui devance un Loria complètement aux fraises durant ce match. Ce sont pourtant les Géorgiens qui se montrent les plus dangereux en première mi-temps avant que sur un contre, Arnautovic enrhume Lobzanidze et adresse un très beau centre qui lobe Loria, une nouvelle fois dans les pâquerettes, et trouve la tête de Janko seul au deuxième poteau. La pression s’accentue en deuxième mi-temps et après une belle tête de décroisée de Qazaishvili qui finit sur le poteau c’est Jano Ananidze qui transperce les filets de Robert Almer d’une frappe limpide des 30m. Un but qui réveille encore les ardeurs du public de la Dinamo Arena, qui verra un penalty énorme refusé en fin de match après un double fauchage sur Dvalishvili. Enfin, après une dernière occasion chaude de Kashia contrée sur la ligne, les Autrichiens peuvent souffler, ils décrochent leur première victoire de ces éliminatoires, de quoi se remettre en confiance après un Euro raté. Les Géorgiens pourront nourrir des regrets sur le sort de ce match mais peuvent également nourrir des espoirs pour la suite. A noter que les Marseillais auront surement apprécié l’entrée en jeu d’Okriashvili, pourtant bien en forme malgré la supposée mononucléose qui l’aurait empêché de signer à l’OM – même si l’on a appris récemment que la pépite a rejoint Krasnodar.

© VANO SHLAMOV/AFP/Getty Images

© VANO SHLAMOV/AFP/Getty Images

Dans le même temps, la Serbie et l’Irlande se sont partagés les points. Sur la pataugeoire de Belgrade, les Irlandais ouvrent le score dès la 3ème minute de jeu. Les Serbes mettront plus d’une heure à revenir au score par l’intermédiaire de Philip Kostic. Dans la foulée, ce dernier obtient un penalty transformé par Tadic. Les Serbes déchaînés manquent même d’inscrire un troisième but quand Pavlovic expédie sur la barre un ballon échappé par Randolph. L’occasion ratée de trop pour la Serbie qui assiste à l’égalisation à 10 minutes de la fin par Murphy, étrangement seul pour placer sa tête à bout portant sur corner. Les hommes de Slavo Muslim pourraient bien s’en vouloir de ces premiers points envolés dans un groupe où cette première journée aura confirmé l’homogénéité des principales équipes.

Groupe E : Mauvais départ pour la Pologne et la Roumanie

Danemark 1-0 Arménie

Kazakhstan 2-2 Pologne

Roumanie 1-1 Monténégro

Un proverbe roumain dit « s-a înecat ca ţiganul la mal » (il s’est noyé comme un tsigane sur la rive).  Le sempiternel aspect anti-roms mis de côté, ce proverbe exprime le fait d’échouer tout près du but. Ce qui a encore été le cas hier soir. Face à un Monténégro venu cherche le point du match nul, les Roumains ont dominé l’ensemble du match, mais doivent attendre la 85e minute pour ouvrir le score par Adi Popa, sur un ballon récupéré par Stanciu devant la surface adverse. A quelques minutes du coup de sifflet final, le plus difficile est enfin fait! Las, Jovetic égalise de la tête dans la foulée, sur le premier et seul tir cadré des visiteurs. La fin de match est folle, et jusqu’au bout: à la 96e minute, un penalty est logiquement accordé pour une charge sur Keșerü. Bogdan Stancu sorti, c’est Stanciu qui le tire… au-dessus du but de Bozovic! La victoire et un bon départ dans ces éliminatoires étaient à portée de la main, mais les Roumains se sont noyés au moment de toucher terre. La Roumanie dans toute sa splendeur…

© DANIEL MIHAILESCU/AFP/Getty Images

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Les premiers résultats du groupe étaient pourtant favorables. Notamment le surprenant match nul des Polonais au Kazakhstan avec un ptit retard à l’allumage pour le favori du groupe.

Sur une pelouse synthétique de l’Astana Arena les Polonais ne sont revenus qu’avec un point, celui du match nul. Pourtant tout semblait plutôt bien embarqué avec un but de Kapustka dès la 9ème minute d’une reprise aux 5 mètres après une belle combinaison côté droit entre Lewandowski et Blaszczykowski. Le même Lewandowski qui, vingt minutes plus tard, se fait sécher lors d’un sombrero dans la surface kazakhe. L’attaquant polonais se fait justice lui même en marquant le penalty du 2-0 à la 35ème. Par la suite, Milik gâche deux grosses occasions tandis que l’arbitre siffle la mi-temps sur un score logique, mais sans brio, côté Bialo-Czerwoni.

De retour des vestiaires les Kazakhs accélèrent, rugueux aux duels, entreprenants et la défense polonaise, sans Pazdan blessé, vacille. Elle rompt une première fois avec un marquage en dilettante sur Khizhnichenko qui trompe une première fois Fabianski à la 51ème. Et une seconde fois sur la passivité de Rybus qui laisse centrer Baïzhanov à la 58ème. En 7 minutes la Pologne a perdu son avantage de deux buts, deux points et quelques certitudes sur son jeu.

Avec un Krychowiak en manque de rythme, un Rybus pas dans son assiette, un Salamon trop tendre, un Zielinski transparent, un Milik toujours pas en réussite, cette Pologne devra se reprendre pour espérer finir première de son groupe. Il faut noter aussi, et ceci peut avoir des conséquences, que le coaching de Nawalka a montré ses limites, alors que l’équipe ne produisait rien il n’a pas su changer de système, adapter sa vision du jeu et injecter du sang neuf (le premier et seul changement polonais sur les trois possibles est arrivé à la 82ème minute). Ce match nul a un goût amer de défaite.

Groupe F : Un temps additionnel renversant

Lituanie 2-2 Slovénie

Slovaquie 0-1 Angleterre

Malte 1-5 Écosse

Choc de ce groupe, le match opposant la Slovaquie à l’Angleterre n’a pas hésité à faire parler de lui avant et après le match. Dans une ambiance tendue, les Slovaques n’arborent pas forcément le match de la meilleure des façons. D’un côté, Jan Kozak, l’actuel sélectionneur du pays, a décidé de se priver de Miroslav Stoch après un comportement qui n’a pas plu à l’entraîneur durant l’Euro 2016. De quoi provoquer des remous dans le groupe, avec notamment une réaction vive de Juraj Kucka à travers des messages sur ses réseaux sociaux personnels. C’est donc sans ces deux hommes que la Slovaquie accueillait l’Angleterre, après une récente rencontre lors de l’Euro 2016 se soldant sur un score nul et vierge.

Malgré tout, les cartes ont quelque peu changé depuis avec notamment la présence de Sam Allardyce sur le banc de la sélection anglaise, sa première dans son nouveau costume. Du côté de la Slovaquie, si le XI de départ n’est pas tant bousculé que ça, notons que le banc, lui, trouve une nouvelle fraîcheur avec le retour de Filip Kiss sous le maillot slovaque après quelques années d’absences, de même pour des Pauschek, Sylvestr ou encore les Kubik, Považanec et Pich qui découvraient cette sélection slovaque pour la première fois.

© JOE KLAMAR/AFP/Getty Images

© JOE KLAMAR/AFP/Getty Images

Sur le terrain, par contre, le scénario n’a pas franchement changé, à quelques détails près. S’appuyant toujours sur son jeu regroupé face aux grosses équipes, Jan Kozak n’était pas si loin de réaliser le match qu’il voulait et de repartir avec un match nul. Si les Slovaques ne se procurent pas des tonnes d’occasions, et ne tireront jamais au but de tout le match, l’équipe est néanmoins en place et maîtrise son sujet en défense, comme souvent. Malheureusement, quand le pilier de la défense se voit être exclu logiquement après deux cartons jaunes – le second en marchant littéralement sur la jambe d’Harry Kane -, tout devient plus difficile. Et si les Slovaques se montrent solidaires, les Anglais tentent de pousser, sans grand succès, jusqu’à une frappe à bout portant d’Adam Lallana à la toute fin d’un temps additionnel dépassé d’une bonne minute. Si ce but délivre les hommes de Big Sam, il provoque aussi une colère monstre de Jan Kozak lors de l’interview d’après-match quand on lui pose la question « êtes-vous en colère contre les arbitres ? » Un caractère unique et explosif qui le caractérise tant.

Dans l’autre match Footballski du groupe, la Lituanie recevait la Slovénie à Vilnius. Un match qui ne mit pas longtemps à s’enflammer et à surprendre. Alors que la Slovénie reste favorite de ce match malgré des résultats récents en dent-de-scie et une situation compliquée dans l’équipe, la Lituanie réalise un début de match quasiment parfait, du jeu, des actions et deux buts coup sur coup en première mi-temps. Le premier vient de l’ailier Fedor Černych avec une frappe enroulée somptueuse se logeant en pleine lucarne. De quoi parfaitement lancer l’équipe. Le second, lui, se conclut grâce à une action individuelle parfaite du jeune milieu de terrain Vykintas Slivka. Si pas grand monde n’imaginait un tel scénario, les pendules se remettront à l’heure durant la seconde mi-temps avec un réveil slovène amorcé par un but de l’ancien milieu de terrain de l’Inter, Krhin, à la 77ème minute. Et puis, qui de mieux que Cesar, capitaine de cette sélection, pour propulser un ballon de la tête dans les filets lituaniens dans les toutes dernières minutes et ainsi sauver la Slovénie dans ce premier match de qualification.

Enfin, dans le dernier match du groupe, l’Écosse n’a pas eu à forcer son talent face à Malte avec une victoire 5-1 et un triplé de Snodgrass.

Groupe G : L’Albanie n’a pas manqué son entrée

Israël 1-3 Italie

Espagne 8-0 Liechtenstein

Albanie 2-1 Macédoine

Versée dans un groupe comprenant à la fois l’Espagne et l’Italie, l’Albanie n’a pas beaucoup de marge dans ces éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Pour préserver ses minces chances d’accéder aux barrages, elle ne devait surtout pas perdre de points face aux autres équipes du groupe à commencer par son voisin la Macédoine, son premier adversaire sur la route de la Russie. À Shköder, les choses commençaient plutôt bien pour les Albanais qui ouvraient le score dès la 9ème minute grâce à Sadiku (9′) d’une frappe à ras de terre à l’entrée de la surface, après un bel enchaînement. Ce but permettait à l’Albanie de mener au score à la pause. La Macédoine égalisera en début de deuxième période grâce à l’un des représentants de la forte minorité albanaise du pays, Ezgjan Alioski, qui exploitait parfaitement une erreur de relance (51′), mettant les locaux dans une situation embarrassante. Le temps s’écoulait sans que les Kuq e Zintjë ne trouvent l’ouverture. Dans le même temps, la pluie redoublait d’intensité, forçant l’arbitre à arrêter le match à un quart d’heure du terme. La rencontre n’a pu reprendre que le lendemain à 14h et c’est dans des conditions plus décentes que Bekim Balaj se muera en libérateur : l’attaquant du Terek Grozny offrait la victoire aux siens d’un but de la tête (89′). Ce court succès (2-1) face à la Macédoine lance parfaitement l’Albanie dans ces éliminatoires.

© GENT SHKULLAKU/AFP/Getty Images

© GENT SHKULLAKU/AFP/Getty Images

La victoire albanaise apparaît d’autant plus précieuse que les favoris ne se sont dans le même temps pas ratés. L’Espagne ne menait que par 1-0 à la pause face au Liechtenstein avant de dérouler et d’infliger à son adversaire une défaite plus révélatrice de la différence de niveau entre les deux équipes (8-0). L’Italie, en déplacement en Israël, a vu son adversaire revenir au score après deux buts rapidement marqués puis a été réduite à dix avant finalement de marquer à nouveau en fin de rencontre pour s’imposer assez nettement (3-1).

L’Albanie est donc troisième du groupe G à l’issue de cette première journée. Elle pourrait faire une excellente opération en octobre prochain si elle l’emporte au Liechtenstein vu que dans le même temps l’Italie recevra l’Espagne.

Groupe H : Brillante Bosnie-Herzégovine !

Gibraltar 1-4 Grèce

Bosnie-Herzégovine 5-0 Estonie

Chypre 0-3 Belgique

Dans un groupe plutôt relevé, l’Estonie ne pouvait guère espérer décrocher une place qualificative. Un sentiment décuplé après la claque reçue à Zenica. Sans vraiment forcer, les Bosniens ouvrent la marque dès la 7e minute, tiennent le ballon et déroulent leur jeu face à des Estoniens incapables de cadrer la moindre frappe du match. Portés par un Pjanic des grands soirs, les joueurs de Bazdarevic frappent fort d’entrée dans ces éliminatoires et montrent qu’ils seront un concurrent redoutable pour la première place, avant d’aller se confronter dès le prochain match à la Belgique à Bruxelles. Côté estonien, le sélectionneur Magnus Pehrsson était déjà largement critiqué pour ses choix, comme celui d’écarter Ojamaa depuis des mois. La piètre organisation de son équipe  dans ce match, son manque de pressing surtout, ne sont pas faits pour remonter sa cote. Mais, interrogé sur l’éventualité d’une démission après le match, sa réponse a été courte et catégorique: « Non! » Autant dire que l’inquiétude demeure donc chez les supporters estoniens avant le prochain match, le 7 octobre face à Gibraltar. Face au petit poucet du groupe, la victoire est évidemment impérative. Attention néanmoins à ne pas oublier le mauvais tour que les Red Imps ont joué au Flora Tallinn voilà quelques semaines en Ligue des Champions.

© ELVIS BARUKCIC/AFP/Getty Images

© ELVIS BARUKCIC/AFP/Getty Images

À défaut de rassurer, la Grèce a assuré l’essentiel lors de son déplacement à Gibraltar. Tout avait bien commencé, avec un but rapide de Mitroglou à la 10′, d’une volée façon Steve Mcmanaman à l’époque du Real de Raul. Mais cette équipe a le don si particulier de se mettre en danger face aux sélections les plus modestes. La preuve : Liam Walker égalisait à la 26′, d’une magnifique frappe enroulée du gauche à l’entrée de la surface. De quoi jeter encore plus de doutes sur une sélection piteusement éliminée de la course à l’Euro 2016 en perdant, notamment, deux fois contre les îles Féroé. Mais les joueurs de Skibbe allaient réagir, et assez fortement, avec trois buts en trois minutes : un CSC de Wiseman, puis un but de Fortounis, et un autre de Torisidis (45’+2), histoire de rentrer aux vestiaires avec un avantage confortable et quasiment décisif. Le deuxième acte fut presque sans intérêt, le match étant déjà tué. L’objectif est rempli, mais sans vraiment rassurer. Les prochaines échéances, face à des équipes d’un niveau supérieur, seront révélatrices quant au véritable potentiel de ce groupe, qui semble quand même en légère progression.

Groupe I : Première historique pour le Kosovo

Croatie 1-1 Turquie

Ukraine 1-1 Islande

Finlande 1-1 Kosovo

Le groupe I était celui des premières ce lundi soir. La première historique du Kosovo mais aussi la première d’Andriy Shevchenko sur le banc de l’Ukraine. Sheva va procéder d’entrée à quelques changements dans le onze habituel en titularisant Andriy Yarmolenko à la pointe de l’attaque, épaulé sur sa droite par le jeune Zinchenko. Le tout assaisonné par Viktor Kovalenko en meneur de jeu.

Malheureusement, les Ukrainiens vont être cueillis à froid dès la 6ème minute. Finnbogason bien lancé dans le dos de la défense va ouvrir le score, bien chanceux de récupérer le ballon sur un coup de billard après avoir buté sur Pyatov dans un premier temps. Les Islandais appliqués en attaque auront l’occasion de doubler la mise avant que Yarmolenko ne délivre les siens sur une superbe volée pied gauche qui trouve le petit filet Islandais à la 40ème minute. Shevchenko, ancien détenteur du numéro 7, appréciera l’enchainement. Les deux équipes se quittent à la pause sur le score de un partout. La seconde période va voir l’Ukraine prendre peu à peu le match à son compte. L’arbitre français Clément Turpin va accorder en fin de rencontre un penalty après une faute sur Bogdan Butko lancé dans la surface sur une merveille de passe de Yarmolenko. Malheureusement, Konoplyanka qui a fait un match moyen va trouver le poteau et doucher les espoirs de victoire des Ukrainiens. Score de parité donc à Kiev entre cette équipe d’Ukraine version Shevchenko et les Islandais, sensation de ce dernier Euro. Un nul qui n’arrange aucune de ces deux formations.

Dans les autres rencontres, la Croatie et la Turquie se sont neutralisées à Zagreb sur le même score de un partout. Hakan Cahlanoglu va répondre à Ivan Rakitic en fin de première période.

Kosovo's Milot Rashica (L) and Finland's Aleksander Ring vie for the ball during the World Cup 2018 qualifying football match Finland vs Kosovo on September 5, 2016 in Turku. / AFP / Lehtikuva / Jussi Nukari / Finland OUT (Photo credit should read JUSSI NUKARI/AFP/Getty Images)

© Jussi Nukari/AFP/Getty Images

L’événement de ce groupe I se tenait en Finlande à Turku. La toute première du Kosovo. Les Kosovars qui ont du attendre le tout dernier moment pour connaître la décision finale de la FIFA concernant la sélection ou non des binationaux. Une fois tous les feux au vert, le Kosovo entamera l’écriture de la première page de son histoire. Le Finlandais Paulus Arajuuri va ouvrir le score en première période avant que Valon Berisha n’égalise sur penalty à l’heure de jeu, offrant au Kosovo son tout premier but. Troisième un partout dans ce groupe qui voit les six équipes repartir dos à dos avec un point chacun.

La rédaction Footballski


Image à la une : © JUSSI NUKARI/AFP/Getty Images

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Rémy Garrel

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Consommateur de vodka, amoureux du Dynamo Kiev, défends l'intégrité territoriale de l'Ukraine sur Footballski.

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