Arkadiusz Onyszko, le Fucking Polak

Jordan Berndt
Jordan Berndt - Publié le 26 février 2017

Arkadiusz Onyszko est clairement un joueur qui compte dans l’histoire du football danois. Bien plus que pour ses performances sportives, le gardien de but polonais a marqué les esprits par ses excès en dehors des terrains scandinaves gelés. Violence conjugale, taule et rails de coke sont au programme de ce portrait. Découvrez Fucking Polak, le vrai.

À l’occasion de son centenaire, la fédération danoise a publié une liste de cent personnes, qui ont façonné le paysage du football local. Danemark Dynamite, c’est ainsi que fut surnommée l’équipe danoise, vainqueur sensationnel du Championnat d’Europe des Nations en 1992. Les hommes de Richard Moller Nielsen ont littéralement survolé le tournoi avec un jeu décomplexé et plein d’audace. Dans ce classement, parmi les Laudrup, Schmeichel et autres membres cette équipe qui bouleversa le monde du ballon rond au début des années 90, se trouve un Polonais. La comparaison avec cette sélection n’est pas anodine puisque presque quinze ans plus tard, le football et la société danoise seront eux dynamitées en retour par un certain Arkadiusz Onyszko. Le gardien de but polonais marquera les esprits de tout un pays et son influence dépassera même le simple cadre du football. Controverses au pays des gens heureux. Explications…

SOUS LE SOLEIL DE BARCELONE

La carrière d’Onyszko accélère en 1992, quelques mois à peine après le succès détonnant des Danois lors de l’Euro 92. À Barcelone, la sélection polonaise, où il figure en tant que gardien remplaçant, atteint la finale du tournoi masculin des Jeux olympiques. Malgré une défaite contre l’Espagne de Pep Guardiola, la médaille d’argent est perçue comme un grand succès en Pologne. Celle-ci s’ajoute à la médaille d’or des JO de Munich en 1972 et à la médaille d’argent de Montréal quatre ans plus tard. Les espoirs placés dans cette nouvelle génération sont alors très grands. Après deux décennies de succès, le football polonais mise gros sur ces joueurs qui sont alors prédestinés à marquer la dernière décennie du XXe siècle. Świerczewski, Juskowiak, Wałdoch, Mielcarski – l’équipe menée par Janusz Wójcik ne manque certainement pas de talent. La réalité est malheureusement très différente et le succès de Barcelone reste le seul éclat de cette génération. Le football polonais, quant à lui, attendra jusqu’en 2002 pour faire son grand retour dans une compétition internationale.

Pendant le tournoi des Jeux olympiques, Onyszko compte à peine 18 ans et son aventure avec le football professionnel ne fait que de commencer. Né en 1974 à Lublin, Arkadiusz fait ses premiers pas au KS Lublinianka, un club local de seconde zone. C’est au Zawisza Bydgoszcz qu’il découvre la première division.

« Le Zawisza et le Lublinianka étaient deux anciens clubs militaires. Ils se sont très vite mis d’accord sur mon transfert. À Lublin, ils ont reçu un bus en contrepartie de mon départ pour Bydgoszcz. J’avais 15 ans. » – extrait de son autobiographie Fucking Polak, une nouvelle vie.

Dans le premier club d’un certain Zbigniew Boniek, le gardien passe trois saisons en tant que doublure. Porté par le succès de Barcelone, le joueur est rapidement repéré et transféré au Legia Varsovie. Le club de la capitale survole alors le championnat local et réalise aussi quelques exploits sur la scène européenne. Sous les commandes de Paweł Janas, les Légionnaires atteignent les quarts de finale de la Ligue des Champions lors de la saison 1995/96. Un succès auquel ne participe pas Onyszko. En effet, Arek ne dispute finalement aucun match officiel sous le maillot du Legia. Le jeune gardien est d’abord prêté au Polonia Varsovie puis vendu au Warta Poznań lors de l’été 1995. Sa décision de quitter la capitale est bonne puisqu’il trouve enfin un temps de jeu régulier. Ses prestations convaincantes attisent les convoitises du rival local. Onyszko ne se fait pas attendre longtemps et signe au Lech Poznań l’été suivant. Un début de carrière plus que chaotique puisqu’il n’y reste qu’une seule saison avant de signer au Widzew Łódź en 1997. Au total, quatre ans après son départ du Zawisza, Onyszko a connu cinq clubs différents. Sacré baroudeur !

Après avoir disputé deux saisons complètes en première division polonaise, Arkadiusz se décide enfin de partir à l’étranger – principalement motivé par des raisons financières. En effet, la deuxième partie des années 90 marque le début des problèmes financiers d’une majorité des clubs polonais. Le transfert pour l’étranger est alors un rêve pour chaque joueur de l’Ekstraklasa et une occasion d’obtenir enfin un gros contrat.

« Je me souviens de mon étonnement, quand je suis parti passer mon essai au Danemark. Ryszard Kowenicki, un ancien de la grande équipe du Widzew, m’a alors invité dans un bar. J’avais 100 couronnes avec moi, environs 50 Złotys polonais. Comme je souhaitais être réglo vis-à-vis de mon collègue plus âgé, j’ai naturellement payé l’addition. Deux bières seulement mais je venais de dépenser tout mon argent de poche prévu pour le séjour« , raconte-t-il dans son autobiographie.

SUCCÈS EN TERRE VIKING

Son essai danois se révèle concluant et Onyszko découvre le championnat scandinave sous les couleurs du Viborg FF. À l’image de la ville, une des plus anciennes du pays, le club compte plus de cent ans d’histoire. Malgré ses traditions, le palmarès n’est cependant guère impressionnant avec seulement deux titres de champions de deuxième division. Toutefois, la carrière du Polonais trouve enfin un brin de stabilité, puisqu’il y passe six saisons en tant que gardien titulaire. Son transfert au Danemark lui permet de découvrir un nouveau pays et une approche atypique pour le football.

« Quand je suis arrivé en 1998 et je disais aux gens que je suis footballeur, ils me demandaient toujours où je travaillais en dehors. Les Danois que je rencontrais étaient étonnés qu’on puisse ainsi bien gagner sa vie » disait-il dans une interview pour Sportowe Fakty.

Les débuts d’Onyszko sont très réussis. Viborg qui, lors de sa signature, vient d’accéder en première division, connaît son heure de gloire. En effet, avec son portier polonais, le club déroche ses plus grands succès sportifs. Lors de la saison 1999/2000, Les Verts locaux remportent le doublé Coupe Nationale – Supercoupe. Un triomphe historique qui permet au club de participer à une Coupe d’Europe l’année suivante. Arkadiusz Onyszko devient rapidement le pilier de cette équipe de Viborg et obtient même la première récompense individuelle de sa carrière. « En 2000, j’ai été élu meilleur gardien de la Superligaen. Pour moi c’était un grand succès et j’étais curieux de connaître ma récompense. Mon collègue Wojciech Kowalewski a reçu un Hummer quand il a gagné le même titre en Russie. Ça donnait envie ! Moi j’ai reçu un chèque pour 5.000 couronnes et un mug aux couleurs du club. Au début je pensais que c’était une blague ou que le mug en question était en or massif. Comment peut-on récompenser le meilleur gardien du championnat avec un putain de mug ? » se demandait-il dans son autobiographie Fucking Polak.

Onyszko connaît la réussite sur les terrains gelés scandinaves. Au Danemark, ses bonnes prestations font de lui un des meilleurs joueurs étrangers du championnat. Quand Odense se pointe à l’hiver 2003 pour s’attacher de ses services, personne n’est véritablement surpris. Pour les dirigeants de Viborg, ce n’était q’une question de temps pour qu’un club plus huppé se décide de recruter leur star. Arkadiusz déménage donc à Odense, troisième ville du Danemark. Avec les bleu et blanc, il continue à être le cauchemar préféré des attaquants locaux et ses arrêts de grande classe font parfois le tour des chaines locales.

(Un arrêt magistral sur sa ligne avec Odense en 2009)

Cependant, ses bonnes prestations ne trouvent pas de reconnaissance en Pologne, où après son départ, il ne fait pas partie des plans des différents sélectionneurs. Onyszko comptabilise seulement deux sélections avec les A et ses succès en Superligaen ne font pas bouger le compteur. Il faut dire qu’à son poste, la Pologne est plutôt bien fournie. Après les années Jerzy Dudek, c’est Artur Boruc (Lire aussi : Artur Boruc, footballeur, grande gueule et ultra) qui prend le pouvoir en sélection après la Coupe du Monde 2006. Pendant son aventure danoise, Arek remporte deux coupes nationales (avec Viborg en 2000 et Odense en 2007). Il est le premier étranger à recevoir le prix du meilleur gardien de l’année (en 2000). Au total, il dispute plus de 360 rencontres de championnat, un record parmi les joueurs étrangers. Bonjour vous venez de joindre le meilleur gardien du championnat danois, veuillez laisser un message après le bip sonore – c’est même ainsi qu’il enregistre le message d’accueil de sa boite de messagerie. Un bon moyen de rappeler qui est le patron à certains journalistes qui souhaiteraient le joindre…

SCANDALE AU PAYS DES GENS HEUREUX

Depuis de nombreuses années, le Royaume du Danemark figure au sommet des études sur le bonheur mondial. En effet, les récents rapports de l’ONU présentent les habitants de ce pays comme les plus heureux du monde. À l’aéroport de Copenhague, les touristes sont même rapidement mis dans la confidence avec un slogan un brin chauvin  « Bienvenue dans la nation la plus heureuse du monde ». Ambiance. Après dix ans de vie au Danemark, Onyszko connaît bien cet environnement. Caractère fougueux, il n’hésite pas à mettre le doigt là où ça fait mal. Les sujets sensibles ne lui échappent jamais et il sait le faire savoir.

« En Pologne après un bon match, je faisais toujours profil bas par peur que les gens disent que j’ai pris la grosse tête. Mon comportement a totalement changé après mon transfert. Au Danemark c’est tout l’inverse, quoiqu’il arrive le discours est toujours positif. Les Danois éliminent les râleurs, ils n’en veulent pas dans leur entourage. Ce n’est pas une surprise de les voir en tête des derniers classements du bonheur. C’est une nation qui n’aime pas parler de problèmes, de défaites » racontait-il dans une interview pour le Przegląd Sportowy.

À Odense, Onyszko connaît la même réussite sportive qu’à Viborg. Tout n’est cependant pas rose dans la vie quotidienne du Polonais, qui vit de sérieux problèmes en dehors des terrains. Marié de longue date avec Anna, le couple traverse une période de crise et se sépare en 2009 après quinze ans de vie commune. Le gardien découvre alors les joies et folies des sorties nocturnes, chose qu’il n’a jamais vraiment connu auparavant. Devenu père à seulement dix-neuf ans, Arkadiusz n’a pas eu le temps de profiter de ces aspects de la vie adulte.

« J’ai commencé à sortir régulièrement le soir avec Peter Pedersen, Peter Utaka et Eric Djemba-Djemba. On allait souvent au Franck, le club le plus populaire du coin. Un soir un mec bourré commence à se chamailler avec nous. Il pousse notre amie et au lieu de s’excuser, ce dernier commence à l’insulter. Je décide alors d’intervenir, je l’attrape par le cou et lui commence à lever son bras pour me frapper. C’est à ce moment que la situation dégénère. Mon ami s’élance et lui donne un coup de genou au visage. Je n’ai jamais vu rien de pareil auparavant, c’était comme dans les films de Kung Fu. Il lui a cassé le nez, le mec pissait le sang de partout et les gens commençaient à venir voir ce qu’il se passait. Heureusement, le propriétaire de la boite nous a fait sortir en douce avant que la police arrive. » racontait-il dans son livre.

Le lendemain, la presse locale s’empare de l’affaire et son ami Dino, amateur de Bruce Lee, est prié de se rendre à la police. Onyszko ne laisse cependant pas son ami en galère et lui paie un avocat. Au final, celui-ci s’en tirera avec trois mois de prison avec sursis. Avec le temps, les premiers regrets apparaissent et Arkadiusz compte finalement recoller les morceaux, surtout pour le bien de ses deux enfants. Malheureusement, la réalité sera bien différente. La belle Anna n’est pas du même avis et, tout comme son ancien mari, enchaîne les virées nocturnes. Le scénario tourne même au drame après une soirée trop arrosée. Onyszko est furieux lorsqu’elle laisse ses enfants seuls à la maison pour faire la tournée des boites. Il décide alors d’intervenir.

« J’ai attendu son retour avec mes deux fils qui ne savaient pas où était leur mère. J’étais furieux et je n’étais clairement pas capable de penser raisonnablement. Elle est arrivée en taxi, encore ivre, escarpins aux pieds, short noir et collants déchirés. J’étais hors de moi et elle me riait au nez. Lorsque nous sommes rentrés dans l’appartement, je n’ai pas pu me contrôler. Je lui ai donné une grosse gifle au visage. C’est la première et dernière fois que je l’ai battu. J’ai tout de suite regretté mon geste » avouait-il plus tard dans son livre Fucking Polak, une nouvelle vie.

© AKPA, EAST NEWS/ FOTOMONTAŻ

La suite est prévisible. Onyszko est condamné pour violences contre son ex-femme. Au final il prendra trois mois de prison, dont 30 jours fermes, le début d’une descente aux enfers. Cependant, l’administration pénitentiaire décide de l’autoriser à porter un bracelet électronique au lieu de purger sa peine dans un lieu de détention. Ceci lui donne la possibilité de continuer à jouer et s’entrainer quotidiennement. Il ne le fera pas avec Odense, le club résilie son contrat suite à sa condamnation. Un divorce forcé, qui n’est vraiment pas au gout du Polonais. Celui-ci quitte le bureau de son président avec les mots crus, mais justes.

« Je vous encule tous, je m’en fous de votre argent ! Je vous ai gagné des titres et maintenant vous vous débarrassez de moi comme une ordure. » – extrait de son autobiographie Fucking Polak, une nouvelle vie.

À l’intersaison le Polonais signe au FC Midtjylland qui le recrute en connaissance de cause de sa condamnation. Les dirigeants du club au nom imprononçable souhaitent alors lui donner une seconde chance. À leurs yeux, l’écarter de la vie sportive aurait constitué une double punition. Onyszko disputera même un match de championnat contre Brøndby avec son bracelet électronique. Par ailleurs, en accord avec son club, il s’engage à suivre un programme thérapeutique destiné à l’aider à contrôler son tempérament fougueux.

FUCKING POLAK

Suite à ses récentes galères extra-sportives, Arkadiusz devient une cible privilégiée des supporters adverses. Ces derniers tentent tout pour le faire disjoncter sur le terrain. Même son retour à Odense sous les couleurs du FC Midtjylland ne se passe pas comme prévu. « Les supporters sifflaient à chaque fois que j’avais le ballon. Ce n’était pas vraiment une surprise pour moi, je savais qu’ils allaient le faire. Par contre, quand Peter Utaka me marque un but, ils ont commencé à insulter ma mère. Ça m’a mis hors de moi, je suis venu devant le kop adverse et j’ai fait un bras d’honneur. En retour, j’ai reçu une pluie de briquets et autres objets. » – racontait-il plus tard à un journaliste du Przegląd Sportowy.

Quelques mois à peine après sa condamnation, le Polonais deviendra l’ennemi numéro un de tout un pays. Suite à ses récents excès, des journalistes l’approchent pour écrire un livre. Son titre ? Fucking Polak. Une autobiographie qui, contre toute attente, deviendra un best-seller au Danemark. C’est le début du scandale qui lui fera quitter définitivement le championnat danois. Dans Fucking Polak, Onyszko parle d’un pays hypocrite et d’une société assistée par les subventions de l’État. Ses nombreuses prises de position font polémiques, notamment celle sur les homosexuels, qu’il dit détester. Ses déclarations à caractère homophobe ne plaisent guère à son employeur.

« Je déteste les gays. Leurs conversations sont hideuses, je ne peux pas rester en compagnie d’une personne homosexuelle. Je n’ai jamais eu de gay dans mon équipe, s’il y en a eu un c’est qu’il cachait très bien son jeu. » – extrait de Fucking Polak.

Après à peine quelques mois, il doit déjà quitter le FC Midtjylland. Son ouvrage est un véritable succès commercial au Danemark et certains de ses passages sont devenus cultes, comme celui où le Polonais déclare qu’il aimerait goûter à la cocaïne une fois sa carrière terminée.

« Les journalistes danoises sont des blondes potiches. Elles n’ont jamais joué au football, de quoi devrais-je parler avec elles ? » – extrait de Fucking Polak.

Ce deuxième scandale lui ferme toutes les portes au Danemark, aucun club de la Superligaen ne souhaite le voir évoluer sous ses couleurs. Onyszko tente alors un essai en Championship, à Plymouth. Pas de chance, sa réputation le suit aussi en Angleterre. Un actionnaire du club se révèle être homosexuel et bloque le transfert, Arkadiusz se décide à rentrer au pays. Son agent, Jarosław Kołakowski lui trouve un point de chute – l’Odra Wodzisław, qui lutte alors pour le maintien en Ekstraklasa. La destination est loin d’être glamour, mais il faut l’accepter, faute de mieux. L’ancien joueur d’Odense et de Viborg passe six mois en Silésie.

(Onyszko sous les couleurs de l’Odra Wodzisław en 2010)

Malgré ses bonnes prestations, l’Odra est finalement relégué et quitte l’Ekstraklasa après quatorze saisons. Onyszko doit à nouveau se chercher une nouvelle place, mais cette fois-ci, les offres ne manquent pas. Alors qu’il négocie avec le Wisła Cracovie, une proposition va faire complètement basculer la balance. Le gardien de 36 ans est devenu la priorité du Polonia Varsovie, le club du richissime Józef Wojciechowski. Celui-ci dépense sans compter et fait venir, à coup de millions, les meilleurs joueurs du championnat. Sobiech, Teodorczyk, Smolarek, Jodlowiec, Tralka – le Polonia dispose alors d’un des meilleurs effectifs du pays. Arkadiusz et son agent sautent sur l’occasion. C’est pour eux une dernière occasion de terminer sa carrière avec un gros contrat. L’affaire est conclue très rapidement et le joueur signe pour deux ans sans même passer de visite médicale. Chose que le président Wojciechowski regrettera bientôt… Car oui, Onyszko ne disputera finalement aucun match sous ses nouvelles couleurs.

© Łukasz Szełemej / Radio Szczecin

De retour de vacances, les médecins du club découvrent ses problèmes rénaux pendant le stage de préparation. La situation est critique, du jour au lendemain Arkadiusz apprend qu’il ne rejouera plus jamais au football. Une fin de carrière qui prend une tournure dramatique, car le joueur se retrouve entre la vie et la mort pendant plus de deux ans. Une période d’incertitude, dans l’attente d’une greffe qui peut lui sauver la vie.

« Je me bats toujours jusqu’au bout. Cette maladie, c’est l’adversaire le plus coriace que je n’ai jamais connu dans ma vie. Fucking Polak ne renonce jamais, souvenez-vous bien de ça ! » – extrait de Fucking Polak, une nouvelle vie.

Après sa longue bataille, la délivrance arrive enfin en janvier 2013. Les médecins trouvent enfin un donneur d’organe compatible pour organiser l’opération. Ironie de l’histoire, Onyszko qui fut souvent critiqué à cause de son comportement avec les femmes, reçoit son rein de la part d’une patiente décédée quelques heures auparavant. Depuis sa greffe, Arkadiusz revient progressivement dans le milieu du football. Sa période de maladie lui a permis d’écrire un deuxième livre – Fucking Polak, une nouvelle vie. Un ouvrage beaucoup plus posé et calme, à l’image du personnage d’aujourd’hui. Après toutes ses galères, il revient beaucoup plus fort, plus mature et entraîne actuellement les gardiens du Górnik Łęczna. Fucking Polak est de retour.

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Image à la une : © Onet

Arkadiusz Onyszko, le Fucking Polak
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A propos de l'auteur

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Journaliste, correspondant Ligue 1 pour l'hebdo. Piłka-Nożna (PL).

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