#5 Retour sur Russie vs. Argentine et Russie vs. Espagne

Philippe Ray - Publié le 12 décembre 2017

Footballski poursuit sa série dédiée à la préparation de la Sbornaya avant l’événement planétaire qu’elle va accueillir chez elle et durant lequel elle devra engranger un minimum de résultats.

Après deux matchs non convaincants contre la Corée du Sud et l’Iran en octobre, la Russie disputait deux rencontres de prestige en ce mois de novembre contre l’Argentine et l’Espagne. La chronique numéro #5 de la série va traiter de l’ensemble des deux matchs. L’occasion se présentait de savoir si les Russes avaient retenu les leçons de ces deux mauvaises prestations d’octobre contre des formations mondialement réputées. Et même si la Sbornaya n’a remporté aucun de ces deux matchs, l’objectif de se rassurer et de montrer des choses est réussi !

Russie vs. Argentine

Historique des rencontres

La Russie et l’Argentine se sont rencontrés de nombreuses fois durant la période soviétique avec un bilan plutôt favorable aux Russes avec deux victoires contre une seule pour les Argentins, pour quatre nuls.

Le premier match entre les deux formations a été un match nul vierge en juin 1961 à Moscou. Cinq mois plus tard, l’Union Soviétique s’est imposée à Buenos Aires (2-1). Soviétiques et Argentins se sont ensuite retrouvés plusieurs fois en matchs amicaux. Un score de parité en 1965 à Buenos Aires (1-1),  une victoire argentine en 1976 à Kiev (0-1), puis deux autres matchs nuls à Buenos Aires en 1976 (0-0) et 1982 (1-1).

Il a fallu attendre 1988 pour voir la première rencontre non amicale entre les deux sélections. C’était à Berlin-Ouest à l’occasion du Tournoi des Quatre Nations. Comme le nom l’indique, seules quatre nations participaient. L’URSS, l’Argentine, la RFA (hôte) et la Suède. Soviétiques et Argentins s’affrontaient dès le premier match. Sur deux buts rapidement marqués puis deux autres en deuxième mi-temps, l’équipe rouge battait l’Argentine de Maradona pour accéder à la finale (4-2). En finale, l’URSS s’inclinera contre la Suède (0-2) tout comme l’Argentine en petite finale contre la RFA (0-1).

1990 a marqué la première confrontation entre l’URSS et le pays des gauchos dans une compétition reconnue par la FIFA. C’était à la Coupe du Monde de cette année-là. Tirées dans le groupe B, les deux équipes luttent sévère à la deuxième journée après avoir perdu face au Cameroun et face à la Roumanie. L’Argentine sort vainqueur sur deux buts de Troglio et Burruchaga (0-2) et peut se qualifier en tant que meilleure troisième en tenant en échec la Roumanie au dernier match. L’URSS, elle, atomisa pour l’honneur le Cameroun (4-0) ce qu’elle réitérera en 1994 contre le même adversaire en tant que Russie indépendante. Cette correction fit du même coup du Cameroun la seule équipe à terminer première d’un groupe avec une différence de buts négative, ce que la Russie reproduit à l’Euro en 2012 avec la République Tchèque comme épouvantail après un scénario autrement plus cruel pour les Russes.

La rencontre amicale de Manchester en mai 1991 qui s’est soldée par un nul (1-1) fut la dernière entre l’Argentine et l’URSS avant la chute du bloc soviétique.

Depuis la dissolution de l’Union soviétique, les confrontations directes entre les deux nations ont tourné en faveur des Sud-Américains. Deux uniques rencontres ont eu lieu. En août 2009, l’Argentine battait dans la douleur la Russie de Guus Hiddink à Moscou alors que celle-ci sortait d’un bel Euro 2008. La deuxième s’est déroulée un certain 11 novembre 2017.

Parcours qualificatif

D’ordinaire, l’Argentine se qualifie sans encombre pour les Coupes du monde, mais il en a été différemment cette fois. Si le Chili est cité à juste titre parmi les gros absents du Mondial russe, la planète football a frôlé un cataclysme encore plus gros en Amérique du Sud puisque l’Albiceleste a connu l’un de ses parcours qualificatifs les plus difficiles de son histoire, sauvée uniquement par sa star de toujours, Messi, à la toute dernière journée au terme d’une ultime victoire acquise en Équateur.

Transferts et joueurs argentins en Russie

Depuis 2002, 37 joueurs argentins sont passés par la Russie. En d’autres termes, ils sont tellement nombreux qu’il devient de moins en moins utile de les compter. L’actuel Zenit Saint-Pétersbourg est bourré de footballeurs argentins avec Sebastian Driussi, Matias Kranevitter, Emanuel Mammana, Leandro Paredes et Emiliano Rigoni, en plus d’avoir accueilli Alejandro Dominguez, Cristian Ansaldi et Ezequiel Garay. Le Zenit Saint-Pétersbourg et l’Argentine, c’est une grande histoire d’amour sur laquelle nous avons eu l’occasion de revenir récemment.

Un certain nombre d’autres argentins ont aussi fait le bonheur d’autres grands clubs russes. Le Spartak Moscou a notamment eu le bonheur de voir passer (pas forcément en même temps) Nicolas Pareja, Clemente Rodriguez, Marco Rojo (qui n’a pas beaucoup joué), Cristian Maidana, Juan Manuel Insaurralde, Tino Costa et Fernando Cavenaghi. Le troisième club à avoir grandement bénéficié des services argentins est le Rubin Kazan. Outre les titulaires indiscutables qu’ont été Cristian Ansaldi et Alejandro Dominguez, qui ont ensuite rejoint le Zenit pour des performances mitigées, on compte aussi un bref passage de Walter Garcia en 2006.

Avant cela, au début des années 2000, le Saturn Ramenskoye a vu une colonie s’établir dans son effectif avec les Antonio Barijho, Andrian Bastia, Pablo Guinazu, Daniel Montenegro, Nicolas Pavlovich (qui n’est pas russe contrairement à ce que le nom peut laisser penser) et Lucas Pusineri. Malheureusement, aucun de ces Argentins ne s’est fait suffisamment remarquer pour accéder à l’équipe nationale.

De nos jours, on compte quelques Argentins dans des petits clubs de Russie. Par exemple, Alejandro Barbaro défend aujourd’hui les couleurs du SKA Khabarovsk, dont Juan Eduardo Lescano a participé à la montée en D1 avant de rejoindre l’Anji Makhachkala pour lequel il joue actuellement. Federico Rasic évolue de son côté avec l’Arsenal Tula. Jusqu’à 2016, Pablo Fontanello s’est imposé en titulaire de premier plan de l’Ural Ekaterinbourg et avant lui, Hector Bracamonte a passé neuf ans en Russie de 2003 à 2012 en passant par le FK Moscou (aujourd’hui disparu), le Terek Grozny et le FK Rostov.

Résumé de la rencontre

La rencontre se disputait dans le contexte de la ré-ouverture du Stade Loujniki sous sa configuration Coupe du Monde. Les Russes faisaient ainsi honneur à leur nouvel écrin en débutant leur partie. Smolov passait tout près d’un tir gagnant dès la quatrième minute et ne se fit déposséder qu’au dernier instant par Pezzella. Le Russo-Allemand, Rausch, avait une grosse opportunité moins d’une minute plus tard mais était stoppé par Mascherano. Après ce temps fort russe, la Sbornaya s’endormit, comme elle n’en a que trop l’habitude. Cependant, cette Sbornaya-là dégageait davantage de solidité que ses tristes devancières de ces dernières années. L’Albiceleste avait deux autres occasions dans cette première mi-temps. Une de Di Maria, déviée par Akinfeev, et une autre d’Agüero, brillamment arrêtée par le portier russe. À la demi-heure de jeu, Smolov obtient un coup-franc que Rausch, très percutant, utilise pour combiner avec Poloz. Celui-ci déclenche un tir qui ne passe pas loin du cadre adverse. Quelques instants plus tard, c’est au tour de Vasin d’être mis à contribution en défense face à Di Maria, l’empêchant de recevoir une passe de Salvio. Akinfeev sauvait encore les meubles des siens sur la reprise de volée d’Aguero. La Russie tenait en échec l’Argentine à la mi-temps, forte d’une bonne solidité défensive.

En deuxième mi-temps, bien que l’Argentine conserve les meilleures occasions (dégagement-catastrophe de Rausch sur la ligne, tête dangereuse passant juste à côté du poteau), la Russie se montrait plus entreprenante et offensive. Elle eut un gros temps fort autour de l’heure de jeu sur deux dangereuses frappes de Glushakov. Akinfeev devait poursuivre sa série d’arrêts face à Otamendi et Di Maria. Rausch, toujours très présent, eut une énorme occasion sur corner mais était battu par Romero. Puis, alors qu’il ne restait plus que quatre minutes de temps réglementaire, l’Argentine débloquait le score sur une tête d’Agüero (0-1, 86′). Seul problème : le but n’aurait pas dû être validé. En effet, l’entrant Pavon qui lui avait fait la passe était hors-jeu d’au moins 30 centimètres.

Courte défaite contre l’Argentine pour les Russes avec un but hors-jeu encaissé. Néanmoins, la prestation s’est avérée rassurante sur plusieurs points. Glushakov, Rausch et Akinfeev ont délivré une partie de haute gamme, la Sbornaya a longtemps bloqué les Argentins et montré bien plus de maturité défensive que lors des dernières sorties, mais aussi de bonnes phases offensives. Le match contre l’Espagne qui allait suivre constituait une excellente occasion de confirmer les progrès.

Russie vs. Espagne

Historique des rencontres

La Russie ne s’est que rarement sentie à l’aise face à la formation espagnole tout au long de son histoire.

Du temps de l’Union soviétique, les résultats de la sélection contre cet adversaire étaient favorables. En 1990, elle totalisait trois victoires, un nul et deux défaites avec une différence de buts favorable de 9 marqués contre 5 encaissés. Du moins, statistiquement… Parce que les deux premières rencontres de l’URSS contre l’Espagne s’étaient déroulées dans des conditions assez particulières. C’était à l’occasion de l’Euro 1960 en quarts de finale qui se jouaient en matchs aller-retour. L’Espagne de Franco refusant de jouer en Union soviétique, elle écopait de deux défaites (3-0) sur tapis vert. Un mois plus tard, l’équipe rouge remportait le titre face à la Yougoslavie en finale. Les Espagnols prenaient leur revanche contre les Soviétiques quatre ans plus tard en finale de l’Euro 1964 (2-1).

Les deux sélections se retrouvaient pour les éliminatoires de l’Euro 1972. Pour cette double-rencontre, les Soviétiques prenaient le meilleur sur leurs adversaires en s’imposant à Moscou (2-1) et en allant assurer le nul à Séville (0-0). Lors de la phase finale, l’URSS arrivait en finale où elle s’inclinait à nouveau, cette fois contre l’Allemagne de l’Ouest (0-3). Le reste des rencontres de l’ère soviétique se limitait à des matchs amicaux avec une défaite (0-2) et un nul (1-1).

Dans l’ère post-soviétique, la Russie et l’Espagne se sont rencontrés de nombreuses fois dans les années 2000. Après une première confrontation courtement remportée par l’Espagne (0-1) en 1998 (à l’époque de la désastreuse parenthèse de Byshoviets), elles avaient été tirées dans le même groupe lors de l’Euro 2004. Les Espagnols s’étaient imposés sur la plus petite des marges (0-1). Deux matchs plus tard, aucune des deux équipes n’avait franchi le premier tour, victimes des deux futurs finalistes grecs (que les Russes s’étaient fait plaisir à battre) et portugais. La Sbornaya et la Roja se retrouvèrent en 2008 à l’Euro autrichien et suisse où elles furent tirées dans le même groupe à nouveau. Au même stade que quatre ans plus tôt, la Russie fut battue par l’Espagne et sur un score bien plus lourd (1-4), mais cela ne l’empêcha pas d’accéder aux demi-finales de la compétition dont elle fut l’une des belles surprises (victoire contre la Grèce, et deux autres très impressionnantes contre la Suède et les Pays-Bas) de par son formidable jeu offensif et ses stars au sommet de leur carrière (Arshavin, Pavlyuchenko, Zyrianov, Semak, Ignashevich, Kolodin, Anyukov, …). En demi-finales, elle retrouva… l’Espagne ! …pour une nouvelle large défaite mais un départ avec les honneurs (0-3). C’était la dernière fois que la Russie perdait un match officiel par plus d’un but d’écart avant 50 rencontres et la défaite de l’Euro 2016 face au Pays de Galles. C’était aussi la dernière fois que les deux nations s’étaient rencontrées avant de se retrouver pour ce match amical.

Parcours qualificatif

Après son Euro en demi-teinte, l’Espagne a connu des éliminatoires plus aisés malgré la présence de l’Italie dans son groupe, composé également d’Israël, de l’Albanie, de la Macédoine et du Liechtenstein. Les Espagnols ont remporté tout leurs matchs à la seule exception d’un nul plus qu’honorable chez les Italiens. La large victoire au match retour face à l’équipe qui l’avait éliminé de l’Euro français a marqué les esprits, bien qu’elle ait aussi été attribuée à la mauvaise prestation de l’adversaire.

Transferts et joueurs espagnols en Russie

En moindre nombre que les Argentins, ils restent nombreux. Le premier cas est celui de Catanha arrivé en 2004 au Krylia Sovietov Samara en prêt du Celta de Vigo. Il s’en est suivi celui d’Antonio Soldevilla à l’Amkar Perm en 2007 bien qu’il n’y ait quasiment jamais joué (cinq matchs seulement). C’est particulièrement depuis les années 2010 que les transferts de joueurs espagnols se sont intensifiés. Principale destination, le Rubin Kazan a accueilli successivement César Navas (déjà en 2009 et toujours présent aujourd’hui), Jordi, Jonatan Valle, Pablo Orbaiz, Ivan Marcano, Samu, Ruben Rochina et Sergio Sanchez, Ces deux derniers sont toujours au club aujourd’hui et forment avec Victor Alvarez de l’Arsenal Tula et César Navas, les quatre joueurs espagnols actuellement en Russie. D’autres joueurs ont aussi animé la chronique par le passé. Quelques exemples : Javi Garcia du Zenit Saint-Pétersbourg, Angel Dealbert du Kuban Krasnodar, Alberto Zapater du Lokomotiv Moscou et José Manuel Jurado du Spartak Moscou.

Résumé de la rencontre

La Russie allait jouer devant un public au final assez décevant avec 45 000 spectateurs. En effet, suite à une demande des diffuseurs espagnols, le match fut programmé très tard par rapport à l’horaire russe (qui a deux heures d’avance sur l’heure espagnole, l’écart s’étant amplifié depuis le retour en heure d’hiver alors que l’heure russe n’est pas affectée par le décalage horaire). C’était donc devant un public un peu plus clairsemé que celui espéré que la Sbornaya allait affronter la Roja.

Personne ne s’est ennuyé en suivant le match ayant opposé la Russie et l’Espagne. Cette rencontre a vu une Sbornaya revitalisée s’arracher et reprendre son destin en main après un score défavorable de 2-0 puis de 3-2.

Le match commençait pourtant de la pire des manière pour la Russie. Malgré cinq premières minutes encourageantes, les Russes se retrouvaient menés après seulement neuf minutes de jeu par une tête de Jordi Alba à bout portant (0-1, 9′). Le scénario tourne au cuachemar lorsque,  juste après la demi-heure de jeu, l’arbitre signale une main de Kuzyaev dans la surface de réparation, décision loin de faire l’unanimité. Sergio Ramos se chargeait de convertir le penalty (0-2, 35′).

Les matchs amicaux sont parfois le moment idéal pour se mettre en situation difficile sans que cela n’ait de conséquence grave afin de pouvoir jauger la capacité de réaction de son équipe et cela a été le cas avec la Sbornaya. Profitant d’un relâchement adverse au marquage, Lunyov, Kuzyaev, Miranchuk et Smolov réduisaient l’écart (1-2, 43′). Une minute plus tard, Smolov se faisait contrer sa frappe de justesse. En deuxième mi-temps, après trois changements espagnols, la Russie égalise sur une touche de Zhirkov qui peut échanger avec Dzagoev puis servir Miranchuk lequel n’avait plus qu’à tromper De Gea (2-2, 51′). Mais l’arbitre décida (une fois encore…) que la Russie ne devait pas avoir la tâche facile. Il sifflait alors un nouveau penalty très discutable seulement deux minutes plus tard. Sergio Ramos pouvait inscrire lson doublé (2-3, 54′). La Russie ne lâchait pourtant rien et poussait de nouveau. Elle étaitrécompensée par ce grand homme qu’est Fyodor Smolov. Le buteur de Krasnodar égalisait d’un but splendide et plein de puissance  (3-3, 70′).

Le public se levait, le banc de touche aussi, tous désireux et follement envieux d’arracher une victoire de prestige. On ressentait un engouement que l’on peut que très rarement retrouver dans un match amical. Smolov passait tout près de complètement libérer les siens à cinq minutes du terme. Sur une superbe passe de Vasin qui trouvait Kokorin, celui-ci déviait pour Smolov qui se retrouvait en face-à-face avec De Gea, mais il tardait en contrôlant, laissant le temps au gardien de s’emparer de sa frappe ! À une minute du terme, Lunyov fut contraint à une sortie sur laquelle il se blessa au contact de Rodrigo. Son visage ensanglanté refroidit tout le stade. Il devait sortir (sa blessure sera annoncée moins grave que les craintes).

La Russie est passée à deux doigts d’une victoire de prestige, mais le résultat reste un boost formidable pour le moral, aussi bien des joueurs que des supporters. Les satisfactions sont plus nombreuses encore que contre l’Argentine, le jeu offensif séduisant et la motivation sur-présente. La Sbornaya est-elle définitivement lancée ? Cette équipe-là peut faire bonne figure au Mondial russe, personne n’en doute. Encore faut-il maintenir cette dynamique et continuer d’aller de l’avant.

Erreurs d’arbitrage

L’arbitrage est un sujet polémique qu’il est très facile de critiquer. Sur ce, cette section a avant tout pour but de dresser un constat. En effet, on remarque un nombre important d’erreurs arbitrales en défaveur de la Russie sur les dernières sorties. Après les erreurs commises lors de la Coupe des Confédérations dont nous avions parlé dans notre bilan, trois erreurs importantes viennent d’être commises lors de ces deux rencontres contre l’Argentine et l’Espagne et pas des moindres. Aussi bien sur le hors-jeu évident mais non signalé à l’encontre des Argentins sur le but que sur les deux penaltys très discutables de l’Espagne, il s’agit d’erreurs de premier plan influençant directement le score du match. De telles sélections ne devraient pas avoir besoin de coup de pouce de l’arbitre pour battre la Russie. L’arbitrage-maison est certes un phénomène connu et frustrant, l’excès inverse est tout aussi condamnable et néfaste pour l’appréciation du sport. Nous émettons l’espoir que ces erreurs à sens unique cessent pour de bon en 2018 et, plus particulièrement, à la Coupe du monde.

Ce que l’on peut espérer

Même si en Coupe du monde, de tels résultats ne rapporteraient qu’un seul point, voir cette Russie-là apporte une véritable fraîcheur aux supporters et un énorme boost au moral des troupes de Cherchesov. C’est d’autant plus vrai quand on sait que trois des quatre buts encaissés sont entachés d’erreurs plus ou moins évidentes (hors-jeu non repéré pour l’Argentine, deux penaltys généreux pour l’Espagne). Bien que le planning d’amicaux du printemps reste encore à définir, un match amical contre la France est déjà programmé sans que la date ne soit encore connue. La Russie aura l’occasion d’y montrer toutes ses qualités !

Philippe Ray


Image à la une : AP Photo/Ivan Sekretarev

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