Saison 2017 : 5 espoirs du championnat estonien

Pierre-Julien Pera
Pierre-Julien Pera - Publié le 21 mars 2017

Après une année 2016 riche en suspense et la consécration pour le FCI Tallinn, la Premium Liiga a repris ses droits ce mois-ci. L’occasion pour Footballski de vous présenter cinq jeunes espoirs pour cette année 2017. Non sans faire tout d’abord le point sur la sélection des cinq espoirs de 2016.


Voir aussi: Saison 2016: 5 espoirs du championnat estonien


Rasmus Tauts

« L’argent n’est pas ce qui rend heureux. La famille et les amis sont bien plus importants. » Il avait un avenir tout tracé et beaucoup le voyaient bientôt signer pour un club de Tallinn. Mais Rasmus Tauts a choisi une toute autre direction. Après une demi-saison avec le Tammeka Tartu, Tauts a quitté son club formateur l’été dernier pour rejoindre… la NCAA ! L’ailier gauche évolue désormais avec les Saints de Maryville, une université de St-Louis. Un choix de vie pleinement assumé, même s’il lui ferme les portes de la sélection nationale espoir.

© instagram.com/rtauts

Juhan Jograf Siim

C’était un pari osé, force est d’admettre qu’il est raté. Mais que faire quand on a évolué toute une année dans la plus mauvaise équipe de toutes les premières divisions d’Europe ? On savait que le promu Rakvere Tarvas allait connaître une année difficile, mais pas à ce point. Au bout d’une saison sans aucune victoire (3 nuls pour 33 défaites), Tarvas n’a marqué que 15 buts en championnat. Après une blessure au ménisque en début d’année, Jograf Siim en a inscrit deux. Revenu de prêt, le grand (1,90m) attaquant n’a pas été conservé par le Flora Tallinn. Parti au Tammeka Tartu, il rejoint le très jeune effectif de ce club formateur. Peut-être le club idéal pour rebondir et reprendre le fil de sa progression.

Andre Järva

2016 a été une année difficile pour Andre Järva. Elle a pourtant bien débuté avec deux buts en trois matchs avec la sélection espoirs et une place dans l’effectif du Nõmme Kalju. Tout s’est ensuite malheureusement dégradé. Souvent entré en jeu, Järva n’a jamais su se montrer décisif. Aucun but ni passe décisive. Titularisé une poignée de fois, il disparaît ensuite du groupe, et passe la seconde partie de saison en Esiliiga avec l’équipe réserve. Avant de quitter le club. Cet hiver, Nõmme Kalju a bouleversé son effectif, avec près d’une quinzaine de départs. Järva en fait partie, et rejoint Paide Linnameeskond. Un club de milieu de tableau qui fait confiance aux jeunes non-conservés par les équipes de Tallinn. Un club où Järva, titulaire à la pointe de l’attaque, retrouve la confiance qui lui manquait. En attendant de retrouver le chemin des filets.

Kaspar Mutso

La grande déception. Au sein d’un effectif du Levadia très chamboulé en début d’année 2016, Mutso avait une chance de gagner sa place en équipe première. Une chance qu’il a saisie, puisqu’il a souvent été sur la feuille de match, étant même titularisé en championnat. Mutso oscille entre l’équipe première et la réserve du Levadia, en Esiliiga, la deuxième division. C’est avec cette réserve qu’il se blesse à la septième minute du match face au Tallinna Kalev. Depuis ce match de début avril, Mutso n’a pas retrouvé les terrains. Et pour cause, il en a ensuite été empêché par… son service militaire ! Le milieu défensif, qui vient à peine de fêter son 18e anniversaire, n’a donc pas connu la progression espérée. Ce qui n’est que partie remise.

Jan Kokla

Rien n’est plus détestable dans le foot estonien que… ce fichu service militaire! A 18 ans seulement, le Kokla est titulaire indiscutable à la récupération. Pas un mince exploit au sein de l’effectif du Flora. Le sélectionneur Magnus Pehrsson fait même appel à lui en équipe d’Estonie pour une tournée de matchs amicaux début juin. Titulaire face à Andorre, Kokla fête sa première cape avec une passe décisive. Une première sélection qui devait en appeler d’autres. Las, le service militaire est encore obligatoire en Estonie, et pour un an. Appelé sous les drapeaux, Kokla n’a plus joué de match officiel depuis juillet et l’élimination du Flora en Ligue des Champions. Dans quelques mois, le jeune milieu de terrain sera de retour. Pour reprendre sa place avec le Flora, et pourquoi pas la sélection.

Les espoirs de 2017

Eduard Golovljov (FCI Tallinn – 20 ans – 25 janvier 1997)

© jalgpall.ee

80 buts en 52 matchs ! Ces deux dernières années, le jeune attaquant de la réserve de l’Infonet a marché sur l’Esiliiga ! Malgré ces statistiques impressionnantes, Aleksandr Pustov prend son temps pour l’intégrer à l’effectif de l’équipe première. Car s’il est un tueur en deuxième division, Govoljov doit encore faire ses preuves en équipe première, où il n’a fait que quelques courtes apparitions. Des apparitions qui ne demandent qu’à augmenter, même si la concurrence est rude dans l’équipe championne en titre, surtout avec l’arrivée d’Albert Prosa, l’ancien du Flora. Véritable renard des surfaces, Golovljov est capable de jouer en pointe et de faire fructifier n’importe quel ballon, même les plus mauvais. Egalement capable de belles frappes de loin et de jouer en soutien de l’attaquant de pointe, voire sur le côté droit, il devra s’appuyer sur ces atouts pour passer un palier et se faire une place dans l’équipe type du FCI.

Mark Oliver Roosnupp (Levadia – 19 ans – 12 mai 1997)

© fclevadia.ee

Plutôt efficace voilà deux ans en Esiliiga avec la réserve du Levadia (21 buts en 24 matchs), Roosnupp a pu découvrir la Premium Liiga l’an dernier en rejoignant Paide pour un an en prêt. Avec une certaine réussite puisqu’il a rapidement gagné une place de titulaire qu’il n’a que très rarement quitté ensuite. Ailier gauche de formation, Roosnupp peut également évoluer à droite, ce qui est un avantage non négligeable au moment de revenir au Levadia, où la concurrence est rude avec notamment Pavel Marin, Marcelin Gando Biala et Evgueni Kobzar sur les ailes. S’il a su s’imposer dans une équipe de milieu de tableau, on attend de voir ce que Roosnupp peut faire avec un favori au titre. Egalement à décisif dans la surface, grâce à sa technique en petit périmètre et son sang-froid devant le but, ce joueur complet est dans les petits papiers d’Igor Prins. S’il avoue attendre encore des progrès, son entraîneur compte beaucoup sur lui et l’a titularisé lors des trois premières journées, sur son aile gauche et dans l’axe. L’international espoir l’a bien rendu avec déjà trois buts.

Markus Poom (Flora – 18 ans – 27 février 1999)

© jalkafoto.com

Poom, un nom difficile à porter pour un jeune joueur en Estonie. Et pour cause, Markus n’est autre que le fils aîné du grand Mart Poom, gardien de l’équipe nationale et premier joueur estonien à jouer en Premier League anglaise, évoluant à Portsmouth, Derby County, Sunderland et Arsenal dans les années 90 et 2000. Le seul Estonien vainqueur de la Ligue des Champions ! Heureusement pour lui, le jeune Markus ne souffrira pas trop la comparaison puisqu’il est milieu de terrain. Formé au Nõmme United, club détenu par son illustre père, Markus a rejoint le Flora Tallinn l’an dernier. Moins de six mois après son arrivée, il joue en équipe première, à même pas 18 ans. Capitaine de la sélection U19, avec laquelle il évolue depuis ses 16 ans, Poom devrait profiter du départ de plusieurs titulaires du Flora pour gagner du temps de jeu. Evoluant tantôt milieu offensif, tantôt défensif, le jeune joueur présente le profil d’un parfait milieu « box-to-box. » Un joueur qui a tout le temps de montrer ses qualités et se faire une place dans l’effectif.

Herol Riiberg (Flora – 19 ans – 14 avril 1997)

@hhherol

La nouvelle pépite du centre de formation du Flora Tallinn. Un joueur qui n’est pas un inconnu en Premium Liiga, où il a fait ses premières apparitions… en 2013 ! Depuis, Riiberg a été utilisée avec une extrême précaution. Pièce maîtresse de l’équipe réserve, il grappille du temps de jeu, jusqu’à faire part entière du groupe l’an dernier. Opposé à une sérieuse concurrence sur l’aile droite avec Rauno Alliku, son modèle à suivre, Riiberg peut également évoluer dans l’axe de l’attaque du Flora. Sappinen entrant dans sa dernière année de contrat, Riiberg pourrait bien être le joueur destiné à succéder au meneur de jeu du Flora. Il en prend en tout cas le chemin. En sélection U19, où il est appelé dès ses 16 ans, ses statistiques sont meilleures que celles de ses deux coéquipiers. En bon ailier, Riiberg est rapide, endurant et technique, mais manque peut-être de puissance physique. Ce qui ne l’empêche pas d’être appelé ce mois-ci pour la première fois en sélection U21, à l’aube de son vingtième anniversaire. L’objectif de cette année est simple : gagner la confiance de son nouvel entraîneur Arno Pijpers et intégrer l’équipe type du Flora.

Magnus Villota (Pärnu JK Vaprus – 19 ans – 11 février 1998)

© instagram/villlota

Après les joueurs offensifs des meilleures équipes de la capitale, un défenseur central d’un concurrent pour le maintien. Natif de Pärnu, Villota est un pur produit du club de la ville, qui se nommait encore Pärnu Linnameeskond l’an dernier. Un club avec lequel il a plus souvent la défaite que les joies de la victoire, mais dont il est devenu un élément essentiel en défense centrale. Grâce à sa progression et sa rapide adaptation à l’élite, Villota est passé de la sélection nationale U16 aux U19 en un an à peine. Une sélection dont il a été une pièce maîtresse trois années durant. Entré dans sa dernière année de contrat avec son club, Villota pourrait, en continuant sa progression, prétendre à rejoindre un club de première partie de tableau. Un cap à passer.

Pierre-Julien Pera


Image à la Une : Markus Poom | © jalkafoto.com

Pour retrouver tous les espoirs Footballski, c’est ICI

Saison 2017 : 5 espoirs du championnat estonien
3.5 (70%) 2 votes

A propos de l'auteur

Pierre-Julien Pera

Pierre-Julien Pera

Papy de la team. Tombé amoureux de Bucarest un jour d'hiver 1998. L'est devenu de toute la Roumanie au fil des ans. Ecrit envers et contre tous la gloire et la beauté de son football depuis 2006 sur Parlonsfoot et Footballski. Regarde les matchs de Liga 1 roumaine et de Premium Liiga estonienne. En attendant désespérément le retour du Yakutia Yakutsk en 3e division russe. Faut vraiment être cinglé.

pays de l'auteur footballski
pays de l'auteur footballski

Laisser un commentaire

Lire les articles précédents :
#2 – L’école des gardiens soviétiques : Une marque de fabrique

On connait tous l’histoire du grand Yashin ou encore celle de Rinat Dasaev, deux grands gardiens soviétiques qui ont su...

Fermer