Vous n’avez pas pu suivre le football russe ce week-end ? Voici ce qu’il faut retenir de cette vingt-deuxième journée de championnat !

L’édito de la rédac’

On a parfois le sentiment qu’avec de l’avance au classement, les choses sont jouées d’avance. C’est ne pas respecter le football en fait… C’est ce que vit actuellement le FK Tambov, qui traverse une période de doute. Les hommes de Murat Iskakov avaient pensé faire le plus dur en instaurant un écart conséquent entre eux et leurs poursuivants. Mais depuis fin avril et sa victoire contre Luch Vladivostok (2-1), le FK Tambov n’a pas gagné un match. Trois rencontres pour être plus exact avec deux nuls face à Tomsk, alors deuxième du classement et Koursk (0-0) et une défaite lourde contre Sochi (3-0), actuel deuxième du championnat.

Avec quatre points d’avance sur le club de la Mer Noire, les dirigeants du FK Tambov ont pensé que c’était trop ! Murat Iskakov a donc été limogé et remplacé par Aleksander Grigoryan, passé sans succès par le SKA Khabarovsk, Anzhi et Luch, l’Ararat Moscou en l’espace de deux ans. Dernièrement, il s’occupait de la section féminine du CSKA.

Le choix de Grigoryan est d’autant plus étrange qu’Iskakov faisait un travail très intéressant ! Arrivé comme adjoint d’Andrey Talalaïev en 2016, il a pris les commandes l’année dernière. Cependant, n’ayant pas les diplômes nécessaires, c’est Timur Chipchev qui s’est assis sur le banc lors du début de saison. Rien d’étonnant à voir Tambov actuellement leader de la FNL, le club ayant échoué dans la montée la saison passée en barrage face à l’Amkar Perm qui pour l’anecdote se sauvera mais coulera pour raison financière (C’est l’Anzhi Makhachkala, qui devait descendre, qui prit leur place).

Le fait de perdre face aux deux poursuivants ne semblait pas irrémédiable au classement, d’autant plus que le leader ne va désormais affronter que des clubs de bas de tableau lors des six dernières confrontations ! Les réseaux sociaux se sont emballés sur le choix de la direction, prétextant un possible licenciement en raison de matchs donnés… Les dirigeants ont réagi en déclarant que leur choix n’était que sportif et qu’il était destiné à stopper la période mitigée au niveau des résultats.

Le FK Tambov a déjà la tête à la RPL ! Le club et les instances dirigeantes de l’Oblast de Tambov discutent déjà des rénovations du stade « Spartak » qu’il faut mettre aux normes pour accueillir des matchs de RPL. Les travaux ne finissant pas avant la reprise du championnat, Tambov sera obligé de démarrer la saison dans le stade de Saransk ou de Volgograd, des stades ayant accueilli des matchs de la Coupe du Monde 2018 ! 

Autant dire qu’Aleksander Grigoryan ne doit pas se louper lors des six derniers matchs de la saison. 

Les affiches du week-end

Lokomotiv Moscou – CSKA Moscou : 1-1

C’était le match de la dernière chance pour le CSKA Moscou. Distancé au classement par le Zenit Saint Pétersbourg, le club de l’armée devait impérativement l’emporter pour espérer pouvoir encore croire au titre de champion. Face au CSKA, le Lokomotiv Moscou, également prétendant au titre. Dans une RZD Arena pleine à craquer, ce derby s’annonçait chaud bouillant.

Dès le début de la rencontre, le Lokomotiv prend possession du ballon et il ne faudra pas attendre très longtemps pour voir l’ouverture du score. Dès la douzième minute de jeu, Howedes reprend de demi-volée un centre de Smolov et trompe un Akinfeev impuissant. La défense du CSKA passe complètement à côté de son début de match, outre le gros oubli de marquage sur l’ouverture du score, Becao enchaîne erreur sur erreur et perd des ballons très dangereux. Pourtant dominé dans le jeu, le CSKA va réagir en fin de première période. L’étincelle va venir de l’inévitable Chalov qui lancé en profondeur par Vlasic, élimine Kvirkverlia en un contre un et trompe le portier du Loko. Un partout à la pause, tout reste à faire.

Le début de seconde période est à l’avantage du CSKA qui commence à sortir progressivement. Malheureusement les ambitions offensives du CSKA seront inefficaces et le club de l’armée n’aura rien à se mettre sous la dent à part une frappe légèrement au dessus de Chalov. Le show Akinfeev peut alors commencer. Délaissé par sa défense, le gardien russe sort deux arrêts très importants en fin de match. Score final 1-1, un match nul qui n’arrange personne.

FK Krasnodar – Zenit Saint Pétersbourg : 2-3

Cette 24e journée était très attendue de la part des observateurs. Avec le derby moscovite et l’autre confrontation entre le FK Krasnodar et le Zenit Saint-Pétersbourg, des changements allaient avoir lieu dans le haut de tableau russe. Krasnodar et le Zenit étaient séparés de six points. En cas de victoire du FKK, l’écart pouvait être réduit à trois points. Au match aller à Saint-Pétersbourg, les Zenitiki avaient battu difficilement les Byki juste avant que l’affaire Kokorin et Mamaev n’éclate et ne mette à mal la dynamique des deux équipes. Si le Zenit a su rebondir malgré une fin d’automne relativement compliquée, Krasnodar avait plus de mal à maintenir le rythme qui était le sien en septembre/octobre. Enfin, les deux équipes apparaissaient plutôt bien placées pour réaliser leur ambition : le Zenit veut renouer avec la Ligue des Champions (qu’il n’a plus disputée depuis 2015/2016) et le titre national, tout comme le veut Krasnodar, qui reste sur un blocage au compteur, peinant à chaque fois à obtenir mieux que la Ligue Europa.

La rencontre entre ces deux équipes était donc un match au sommet qui avait tout d’un tournant décisif de la saison alors qu’il n’allait rester plus que six matchs une fois cette rencontre jouée. Et quelle rencontre ! Au bout des 90 minutes, les observateurs sont nombreux à s’interroger sur si ce match ne serait pas le meilleur match de toute l’histoire du championnat russe !

Les 33 382 spectateurs du Krasnodar Stadion ne se seront pas ennuyés une seule seconde ! En même pas quatre minutes de jeu, trois grosses occasions étaient signalées et elles étaient toutes en faveur du Zenit. Sur deux d’entre elles, Safonov se met en lumière en arrêtant deux tirs de Dzyuba et Smolnikov. Si Ramirez parvient à répliquer pour le FK Krasnodar mais que son tir fuit le cadre, Spajic commet une erreur qui permet aux Zenitiki de servir Azmoun, lequel manque de peu le cadre. Trois autres occasions dangereuses suivent pour le Zenit, avec une tête de Rakitski sur corner qui termine juste à côté du cadre, puis un ballon qui circule dans la surface et dégagé en catastrophe par Petrov avant que Dzyuba ne se retrouve seul face à Safonov, et un arrêt réflexe d’un Safonov étincelant sur une tête à bout portant d’Azmoun. Krasnodar tente de réagir et s’infiltre dans la surface avant de remettre le ballon à Pereyra qui se fait contrer son tir en corner.

Alors que le Zenit domine outrageusement, le jeune Safonov poursuit son match étincelant en s’imposant encore face à Rigoni. Néanmoins, cela ne suffira pas cette quatrième fois. Rigoni est à la réception d’un long centre au premier poteau, mais bute sur Safonov. Il peut tout de même remettre son ballon à Artyom Dzyuba, qui marque dans le but vide (0-1, 19e). Dzyuba met fin de cette manière à une disette de 1 130 minutes sans but marqué. Ce n’est qu’après cette ouverture du score que Krasnodar sort la tête de l’eau et on enchaîne avec un quart d’heure de domination des locaux. Les Byki se procurent une occasion avec un autre jeune en meneur, Utkin, qui finit par trouver Petrov, mais celui-ci se fait contrer son tir par Rakitski. Quelques minutes plus tard, Ramirez mène une incursion sur le côté gauche et sert Claesson en retrait. La frappe du Suédois est contrée par Lunyov, mais le ballon revient sur Ivan Ignatiev qui égalise pour le FKK à bout portant (1-1, 25e).

Les minutes suivantes ne sont que folie, les occasions s’enchaînant à la pelle. Une minute plus tard, Safonov intervient sur le ballon et dribble deux adversaires avant que Spajic ne relance le ballon. Encore une minute plus tard, les Byki obtiennent une énorme occasion de prendre l’avantage quand Claesson se présente seul dans la surface face à Lunyov, mais le gardien du Zenit parvient à s’imposer sur le tir et sauver les siens. La domination des Byki se poursuit avec Utkin qui est à la reprise du corner consécutif mais dont la reprise de volée file à côté du cadre. C’est ensuite au tour de Pereyra de faire mal à toute la défense du Zenit en jouant le une-deux avec Claesson, mais le tir de l’Uruguayen est dévié en corner.

Le match se rééquilibre dans le dernier quart d’heure de la première mi-temps. D’abord, le Zenit réclame un penalty après la demi-heure de jeu pour un tirage de maillot sur Dzyuba, mais l’arbitre ne bronche pas. Krasnodar obtient ensuite plusieurs opportunité. Tout d’abord, une tête d’Ignatiev file au-dessus du cadre. Ensuite, un coup-franc dangereux de Pereyra est repoussé par Lunyov avant que Petrov ne récupère et tire de loin sans trouver le cadre. Claesson tire à son tour depuis l’extérieur de la surface, mais le tir n’est pas cadré non plus. Le ballon va d’un but à l’autre entre deux équipes déchaînées et offensives, mais le Zenit croit à la délivrance à deux reprises quand Azmoun frappe le poteau, juste avant que Dzyuba ne mette à nouveau Safonov à contribution. Juste avant la mi-temps, Utkin parvient à récupérer un ballon et lancer une offensive pour le FKK, mais l’offensive est arrêtée par une faute de Smolnikov sur Ramirez et le coup-franc suivant est repoussé. L’arbitre renvoie les équipes aux vestiaires avec une statistique de 23 tirs en une mi-temps, excluant de fait les autres occasions non concrétisées par des tirs.

Vu le rythme de la première mi-temps, on aurait pu s’attendre à une baisse en intensité lors de la deuxième mi-temps, mais non. Les deux équipes continuent avec la même énergie au retour des vestiaires. Le ton est donné avec une tentative de grand pont magistrale de Wanderson sur Rakitski, bien que ce-dernier lui fasse obstruction. Quelques instants pus tard, Petrov dribble joliment Driussi.  Ignatiev est le premier à tirer dans la deuxième mi-temps, sans parvenir à trouver le cadre. Néanmoins, le Zenit réplique par une frappe stoppée par Safonov. Les minutes suivantes sont nettement dominées par Krasnodar, bien que la précision fasse défaut et empêche les Byki de tirer. Au final, Krasnodar ne parvient à tirer que par Wanderson sans trouver le cadre, puis réclame un penalty pour un main dans la surface que l’arbitre désigne involontaire. C’est ensuite au tour du Zenit de dominer et ce temps fort va faire très mal aux locaux. D’abord, Rigoni pénètre dans la surface et tire depuis le point penalty, une frappe arrêtée joliment par Safonov. Ce-dernier doit sortir à nouveau dans la minute qui suit, mais se fait battre et il faut un miracle pour que le ballon passe à côté du but vide. Les Byki commettent plusieurs erreurs défensives qui profitent aux Zenitiki qui se procurent quatre nouvelles occasions en une seule action avec un triple arrêt de Safonov ! Si l’entrée de Suleymanov permet à Krasnodar de se procurer deux petites actions par lui-même et Petrov, Pereyra concède un coup-franc très dangereux dans l’axe. Le Zenit, qui a trouvé les filets lors des quatre derniers matchs sur des coup-francs directs, laisse Yaroslav Rakitski s’en occuper et une frappe aussi surpuissante qu’incroyable depuis les 25 mètres, pénètre dans les filets, ne laissant aucune chance à Safonov (1-2, 69e).

Krasnodar retourne à l’attaque, mais gâche situation sur situation. Les deux gardiens se mettent en évidence. Safonov s’occupe d’annihiler une double occasion du Zenit, puis Lunyov sauve les siens d’une égalisation sur un boulet de canon tiré par Suleymanov. L’entame des dix dernières minutes du temps réglementaire se fait dans la confusion. Ozdoev, tombe blessé dans la surface du Zenit et demande à sortir. Cependant, les nerfs des joueurs de Krasnodar s’échauffent, accusant le Zenit de vouloir gagner du temps. Le jeu alors interrompu, le Zenit réalise un double remplacement, mais choisit de faire sortir Rigoni en premier pour laisser Ozdoev plus longtemps sur le terrain avant de le sortir. Cela ne manque pas de provoquer la colère du banc de Krasnodar, Ari se levant et criant carrément des injonctions. Le jeu reprend après cinq minutes d’interruption et de tension sur le terrain entre les joueurs, où deux cartons jaunes sont sortis.

Le FK Krasnodar regrettera sûrement d’avoir ainsi prolongé l’interruption, vu le scénario de la fin de match. Le match reprend avec Krasnodar tentant le tout pour le tout. Une combinaison entre Suleymanov, Claesson et Wanderson, donne un tir que Lunyov arrête, mais ce n’est que partie remise. À l’entame des sept minutes de temps additionnel, Mauricio Pereyra se place dans l’axe et tire une salve spectaculaire et imparable qui vient se loger dans le petit coin du cadre (2-2, 90e+1). Le stade jubile, mais alors que les Byki concèdent un corner, Artyom Dzyuba reprend de la tête, mettant tout le stade en position latérale de sécurité (2-3, 90e+5). Le Zenit s’empare des trois points après cette fin de match folle et file vers le titre.

Après la rencontre, outre la grande fête des supporters Zenitiki, des débats sont tenus partout sur les réseaux sociaux et dans les médias sur une question : était-ce le meilleur match de l’année ? De la saison ? De toute l’histoire de la RPL ? Le journaliste Dmitri Egorov l’affirme : « le match entre Krasnodar et le Zenit est le meilleur de tous ceux que j’ai vus de la RPL. Incroyable ». Le ressenti est tout aussi tranché pour Dmitri Shnyakin, commentateur de la chaîne MatchTV : « C’est le meilleur match de Russie que je n’ai jamais vu, c’est incontestable ! ». Le compte officiel de la RPL sur VKontakte (équivalent russe de Facebook) lance un sondage qui demande de choisir entre meilleur match du week-end, du mois, de la saison, de la décennie et de toute l’histoire. Ce sondage recueille plus de 32000 votes. 27 % des votants ont opté pour le meilleur match de toute l’histoire de la RPL et 47 % ont assuré qu’il s’agitssait juste du meilleur match de la saison. Le match est intégralement disponible sur YouTube, en version complète et en version résumée.

Les autres matchs du week-end

  • L’Akhmat remporte le derby. Dans le derby du Caucase entre l’Anzhi et l’Akhmat, ce sont les visiteurs qui s’imposent difficilement sur le score de 1-0. Le club de Grozny est toujours en course pour l’Europe.
  • Ufa n’avance pas. Opposé à l’Arsenal Tula, Ufa a une nouvelle fois concédé la défaite sur son terrain la faute à de grosses erreurs défensives. Victoire 2-1 pour Tula.
  • Orenbourg en feu. La surprise de cette saison vient du jeune promu qui impressionne semaine après semaine. Au programme du week-end dernier, un magnifique succès 3-0 à domicile contre Rostov.
  • Le Dynamo souffle. Le Dynamo va un peu mieux suite à sa victoire 1-0 à domicile contre Samara. L’ancien club de Mollo devient barragiste.
  • Kazan coule. Septième match sans victoire pour le Rubin qui s’incline 2-1 sur la pelouse de l’Ural Ekaterinbourg. Le club de Berdyev descend progressivement au classement…
  • Le Spartak sans soucis. La réception du Yenisey est une formalité pour le Spartak, qui s’impose 2-0 à domicile.

Le classement

Qu’est-il devenu ?

Cristian Pasquato

Cristian Pasquato est un footballeur italien polyvalent passé notamment par la Juventus. Âgé de 29 ans aujourd’hui, il a connu la Russie lors de la saison 2016-2017 où il a joué pour le Krylia Sovetov Samara, en prêt de la Juventus. Il a joué la saison entière, effectuant ses débuts le 26 août 2016 en remplaçant Sergey Tkachev dans les dix dernières minutes d’une rencontre à domicile perdue contre Ufa. Il joue un mois plus tard son premier match complet lors d’un nul vierge contre l’Amkar Perm. Il inscrit son premier but contre le Zenit Saint-Pétersbourg le 20 novembre 2016. Il terminera sa saison avec 28 matchs joués, cinq buts marqués et huit passes décisives, bien que ses efforts ne permettent pas d’empêcher la relégation du Krylia en division inférieure.

Depuis juillet 2017, Pasquato évolue en Pologne où il a été acheté par le Legia Varsovie. Il réalise ses débuts trois jours après son arrivée contre le Korona Kielce comme remplaçant entré en deuxième mi-temps. C’est le 25 octobre qu’il inscrit son premier but lors d’une victoire contre le Bytovia Bytow en quart de finale de la Coupe de Pologne. Il remporte la Coupe de Pologne et l’Ekstrklasa avec le Legia lors de cette saison. Il totalise, à la fin de la saison 2017-2018, 23 participations et deux buts marqués. La saison actuelle est toutefois plus difficile, Pasquato ne jouant que comme remplaçant et ne totalise que 86 minutes de jeu en sept matchs.

Le XI

Le but du week-end

Quelle frappe signée Pereyra ! L’Uruguayen permet à Krasnodar de revenir à égalité avec le Zenit ! Malheureusement, ce ne sera pas suffisant et le club de Saint-Pétersbourg s’imposera avec un but en fin de rencontre.

Le club

Zorky Krasnogorsk

Ce week-end, nous restons dans notre désormais favorite région de Moscou avec une équipe de la très proche banlieue, le Zorky Krasnogorsk qui évolue dans la zone centrale de la PFL.

Par rapport à la plupart des équipes évoquées récemment, le Zorky est plutôt ancien avec une création remontant à l’année 1966. Intégré aux championnats nationaux à sa création, le club de Krasnogorsk en disparaîtra rapidement pour y revenir dans les années 80. Cependant, même cette ancienneté ne fut pas suffisante pour participer aux championnats professionnels de Russie, le Zorky ne faisant son retour dans le monde pro que l’année passée.

Quatrième l’an passé, cinquième pour le moment mais plus dans le coup pour la montée, Krasnogorsk ne fait pas que de la figuration à ce niveau, sous les ordres de la personne la plus connue au club : Sergey Yuran, l’ancien entraîneur du Spartak et international soviétique et russe. Son fils Artyom est également au club après avoir été à l’essai à Liverpool notamment. On retrouve également dans l’effectif Aleksey Alekseev, ancien de Ventspils qui fait figure à trente ans de vétéran dans un effectif globalement jeune.

L’instant foot amateur par @RUSNLF

La culture Youtube dans le football russe ?

Quelque chose d’inhabituel est à nouveau apparu dans le football amateur russe. Deux équipes « d’Internet » ont attiré 2 500 fans à Moscou et tous les billets gratuits ont été vendus en 20 minutes seulement. Par exemple, 1 850 spectateurs ont assisté à la rencontre entre Arsenal Tula et le CSKA Moscou en mars.

FC VGIK, une équipe de la page VGIK sur VKontakte (version russe de Facebook), page avec des blagues sur le football et plus de 100 000 abonnés, a été créé en 2011. Le FC Amkal, qui existe depuis deux saisons, est un club de blogueurs YouTube et de joueurs de FIFA comptant des millions d’abonnés au total. Amkal a donc surtout de très jeunes fans. VGIK a une équipe dans la ligue 8×8 de Moscou, Amkal ne joue que des matchs amicaux.

Le match amical à Strogino était au format 11×11. Amkal a gagné 3-1.

Le FC KF, club du blogueur Nikita Kovalchuk sur YouTube, joue dans la ligue de Saint-Pétersbourg (niveau 5) et le FC Egrisi, formé par le commentateur russe le plus célèbre et désormais vidéologue, fait de son mieux en ligue 8×8. KF et Egrisi ont également joué dans le derby de YouTube en octobre 2018 avec 3 000 fans. Le FC VGIK a pour plan d’atteindre un système de ligue officiel.

Alors que Hashtag United et EE Wembley Cup ont des projets intéressants au Royaume-Uni, la Russie apporte une bonne réponse à cela !

©VGIK

La FNL

Un nouveau week end de FNL s’est terminé par une victoire du FK Sochi ! Cette fois, c’est Chertanovo qui en fait les frais en perdant 2-1 grâce à un doublé de Evgueniy Pesgov, auteur de cinq buts lors de ses quatre derniers matchs. Inarrêtables, les hommes d’Aleksander Tochilin n’ont pas perdu un match en FNL depuis le 4 novembre 2018 et la défaite 2-0 face au Face Voronezh. Depuis, c’est neuf victoires et trois nuls pour Sochi, qui a un calendrier compliqué avec quatre matchs sur six à l’extérieur. Mais au regard de la dynamique, rien ne semble pouvoir les empêcher d’accéder à la montée. Une sacrée performance pour un club qui n’a même pas un an d’existence !

Sochi profite aussi du trou noir depuis trois matchs du FK Tambov (voir l’édito) et de Tomsk, qui peine à remporter un match. Nizhny Novgorod semble être le mieux placé pour accéder à la quatrième place synonyme de barrage. Mais rien n’est encore fait…

En bas de tableau, c’est l’inconstance qui prime dans la course au maintien. Les clubs n’arrivent pas à enchaîner les victoires, faisant ainsi modifier chaque semaine les titulaires pour la descente. Le Spartak 2 a quant à lui enfin remporter un match face à Saransk (4-0) après huit matchs sans victoire. Tout comme Khimki, qui ressent positivement son changement de coach opéré le mois dernier. L’arrivée d’Andrey Talalaïev a fait le plus grand bien au club de la région moscovite !

A noter la situation toujours aussi compliquée du Baltika, qui lutte pour ne pas descendre. Un club avec un si beau stade devrait se retrouver dans la bataille pour la montée…

L’équipe Footballski Russie

Image à la Une : © Fratria

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