Présentation de la saison 2015-16 de la Liga 1 roumaine

Pierre-Julien Pera
Pierre-Julien Pera - Publié le 10 juillet 2015

La Liga 1 revient déjà ! A peine plus d’un mois après le troisième sacre consécutif du Steaua, le championnat roumain est de retour, avec une toute nouvelle formule. Au lendemain d’une saison couperet, au terme de laquelle pas moins de six clubs ont été relégués, ils ne sont désormais plus que quatorze. 14 clubs qui vont disputer une phase régulière qui devrait durer jusqu’à fin février (les trois dernières journées seront jouées après la trêve). Ils seront ensuite séparés en deux clubs qui joueront play-offs et play-downs à l’issue desquels nous connaîtront champion, européens et relégués. Des play-offs où les places seront chères.
Avant de voir comment les clubs vont démarrer cette nouvelle saison dès ce week-end, tentons un petit état des lieux club par club.

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FCSB

Il faut s’y habituer, c’est déjà le nouveau nom du Steaua depuis six mois. Et il va falloir s’y habituer aussi, l’équipe bucarestoise n’est plus le rouleau-compresseur que l’on a vu dominer toute concurrence ces trois dernières années. Après un début d’année 2015 difficile et un titre obtenue à l’arrachée, le club de Becali n’a pas passé un bon été. Sur le banc, l’ancienne gloire Mirel Rădoi débute une nouvelle carrière d’entraîneur. Sans Licence Pro d’ailleurs, ce qui fait de lui officiellement le directeur sportif du club, son adjoint Pedrazzini étant lui titulaire de la licence.

Du côté des transferts, on ne peut pas dire que ce soit une réussite. Au contraire ! Comme prévu, plusieurs cadres sont partis : Rusescu et Bourceanu (fin de prêt), Arlauskis, Latovlevici et Prepeliţă (fin de contrat) et surtout le capitaine Cristian Tănase, cédé à Tianjin Teda pour un million d’euros. Des départs encore très peu compensés, puisque seuls Alcenat (Petrolul), Muniru (CFR), Tudorie (Oţelul) et Tahar (Gaz Metan) arrivent en compagnie du jeune Vlad Mihalcea (16 ans). A l’instar du PSG, le Steaua collectionne en fait les refus. Toutes les cibles potentielles ont tourné le dos au FCSB, depuis Florin Cernat en mai jusqu’à Felipe Teixeira, qui a signé mercredi à l’Astra. Sans meneur ni attaquant digne de ce nom, le Steaua entame sa saison péniblement, avec un groupe très (trop?) jeune et surtout une profondeur de banc indigne d’un club cherchant à atteindre les groupes de Ligue des Champions. La défaite en Supercoupe face à l’ASA est un premier avertissement avant le match face aux Slovaques de Trencin. Sans compter le programme infernal du début de saison, avec des gros duels sur les huit premières journées : Petrolul, Pandurii, CFR, Botoşani, Dinamo, Astra, ASA et CSU Craiova.

ASA Târgu Mureş

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L’ASA a déjà un trophée cette saison avec la SuperCoupe !

La déception de sa deuxième place digérée, l’ASA s’est mise en ordre de marche pour rebondir cette année. Tout allait pour le mieux jusqu’à dimanche, et à l’annonce choc du blocage de ses comptes. En attendant de savoir de quoi l’avenir sera fait, l’ASA continue de réaliser des exploits, en s’imposant mercredi soir en Supercoupe. Du 100% pour Dan Petrescu, qui rafle un titre lors de l’unique match match qu’il aura passé sur le banc transylvain. Son successeur, Vasile Miriuţă est un habitué des causes perdues, puisqu’il est dernièrement passé par le CFR Cluj et le club hongrois de Györ, qui a fait faillite cet été. Il aura besoin de toute son expérience pour garder un bon niveau à la tête d’une équipe qui devrait encore voir plusieurs joueurs partir (Constantin et Brandan, voire son boucher-charcutier de capitaine Gabi Mureşan).

CFR Cluj

Après une année à rebondissements, le CFR Cluj a donc terminé à la troisième place du championnat, mais ne peut disputer l’Europa League en raison de sa situation financière (il est l’un des nombreux clubs mis sous tutelle). Il a donc fallu se débarrasser des plus gros salaires: Ciprian Deac (FK Aktobe, au Kazakhstan), Chanturia (Hellas Vérone) et Sulley Muniru (Steaua) ont donc quitté le club, suivis par Jazvic (libre), Férébory Doré et bientôt Grégory Tadé, auquel le Steaua fait une cour plus qu’assidue. En attendant de savoir quelle sera sa prochaine destination, le serial-buteur continue de s’entraîner avec le club transylvain. Pour les remplacer, le CFR a fait venir de vieilles connaissances de Liga 1 (Andrei Mureşan et Lucian Goian) et a de nouveau activé sa filière portugaise, grâce à l’entremetteur franco-portugais Tony Da Silva, ancien latéral de la grande époque du club aujourd’hui reconverti agent.

Avec ce groupe assez remanié et un nouvel entraîneur (Dănuţ Matei), le CFR Cluj avance vers l’inconnue. D’autant plus qu’à cause de ses problèmes financiers, le club a reçu cet été une pénalité de six points de la part de la FRF. Il faudra donc que le collectif ne tarde pas trop à se mettre en marche. L’essentiel restant d’éviter la relégation pour que le club survive…

Astra Giurgiu

A l’instar du CFR, l’Astra a fait le ménage durant l’été. Son patron Niculae étant en prison, les vivres ont été coupés et la situation est devenue très instable. a tel point que l’entraîneur Marius Sumudică a menacé de quitter le club quelques jours après son arrivée en fin de saison dernière. Si ce dernier est finalement resté à son poste, plusieurs cadres de l’équipe ont été libérés: Ben Youssef (parti à Caen), Florescu, Vincent Laban (reparti à Chypre), Yahaya et le buteur nigérian Fatai, cédé au sparta Prague contre 500 000 euros.

Syam Ben Youssej quitte l'Astra et la #TeamFootballski

Syam Ben Youssef quitte l’Astra et la #TeamFootballski

Côté arrivées, on note quelques noms ronflants, comme le capitaine du Petrolul Geraldo Alves, ou Felipe Teixeira, que l’Astra a réussi à souffler in-extremis au Steaua. De belles recrues, accompagnées par un groupe de joueurs de Chiajna (Lovin, Florea, Alves, Stan et surtout Boldrin). Le tout sans dépenser le moindre euro. Si certains joueurs importants devraient encore partir (De Amorim et Budescu sont visés par le Steaua), les play-offs semblent un objectif tout à fait envisageable.

CSU Craiova

Peut-être l’un des prétendants les plus sérieux au titre cette saison. Fort d’une première saison étincelante en Liga 1, le club oltène aurait pu jouer l’Europa League… s’il était plus vieux! Mais créé il y a moins de trois ans, celui-ci s’est vu refuser sa place par l’UEFA (ce qui était déjà arrivé au Veris Chişinău par exemple). Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, peu de changements ont été effectués au sein de l’effectif du duo Cârţu-Săndoi. Brandan, Frăsinescu et Dacian Varga sont tous trois partis à l’ASA, tandis que le défenseur bulgare Apostol Popov, venu du CSKA Sofia, est le seul renfort. Une stabilité de bon augure dans une période où toutes les autres équipes perdent leurs moyens.

Petrolul Ploieşti

Tout a radicalement changé cet été! De l’équipe de la saison dernière, seul le gardien Peçanha est encore au club. Avec ses problèmes financiers et l’incarcération de ses dirigeants, le Petrolul est passé près de la disparition pure et simple. L’exode a donc été massif cet été, avec pas moins de quinze joueurs vendus ou libérés! Il a fallu ensuite reconstruire une équipe, ce qui a été fait avec un fort accent français. Le Petrolul a ainsi fait venir une dizaine de joueurs français (ou francophones) et le roumain n’est plus vraiment la langue en vogue aux entraînements. A côté des Faug-Porret, Rippert, Farina et autres Gnohéré, le club de Ploieşti a également fait revenir au pays une anciennes gloire en la personne d’Adrian Ropotan, ex-espoir déchu du Dinamo qui s’était perdu depuis en Azerbaïdjan après avoir fusillé sa carrière en Russie.

Déjà annoncé affaibli en début de saison dernière, le Petrolul avait réussi à tenir son rang en terminant sixième. Encore plus affaibli sur le papier cet été, ses espoirs de bien figurer cette année paraissent plus minces. D’autant plus qu’à l’instar du CFR Cluj, le club de Ploieşti démarrera la saison avec six points de pénalité. A charge à Tybor Selymeş, successeur de Mircea Rednic sur le banc, de tromper les pronostiques.

Dinamo

Les anges Hâldan et Dumitrache

Rappelons les anges Hâldan et Dumitrache pour sauver le Dinamo!

Prenez le Petrolul, mettez du blanc et du rouge, et vous obtiendrez le Dinamo: problèmes financiers, interdiction d’Europe. Avec une petite variante, une gestion sportive absolument catastrophique la saison dernière. Viré pour la seconde fois dans la même saison, Flavius Stoican a laissé sa place à Mircea Rednic sur le banc. Sur le terrain, beaucoup de joueurs n’ont pu être retenus: Marc, Cristescu, Naumovski, Grigore, Bilinski, Grozav, Durimel, Elhamed (FC Bruges) ou Marius Niculae ont ainsi fait leurs valises. Pour les remplacer, le Dinamo enregistre neuf recrues, dont Patrice Feussi, latéral droit de l’ASA, ou Abraham, le gardien de l’Oţelul Galaţi, à qui le Steaua doit une bonne partie de son titre. Le reste de la liste est composé d’inconnus ou presque. Dans ces conditions, se qualifier pour les play-offs semble déjà un bon objectif. Il faudra pour cela que les Matei, Filip et autre Rotariu jouent (enfin) à leur meilleur niveau.

FC Botoşani

Le grand gagnant des chaises musicales. Malgré sa huitième place, le club moldave profite des différentes interdictions pour bénéficier de la dernière place qualificative pour l’Europa League, la toute première présence européenne de son histoire! Avec une gestion relativement saine (le club, refondé en 2001 après une première faillite est maintenant relativement prudent), le FC Botoşani s’est plutôt bien renforcé avec les arrivées de Pleşca, Cordoş (Pandurii) ou encore Dan Roman (Gaz Metan), auteur d’un doublé hier lors du match retour du premier tour d’Europa League.

Modèle de stabilité, son entraîneur Leo Grozavu est le plus ancien en poste en Liga 1, le club continue ainsi de se construire petit à petit, et devrait être en mesure de se mêler cette année à la lutte pour les places européennes, vu la petite forme de certains de ses adversaires.

Pandurii Târgu Jiu

C’est également avec une certaine stabilité que les Pandurii abordent cette nouvelle saison. Malheureusement, celle-ci est plutôt contrainte que voulue. Limite financièrement, l’équipe d’Edi Iordaănescu a été contrainte de céder ses principaux éléments. Mihai Pintilii a ainsi rejoint Bumba à l’Hapoël Tel-Aviv, Eric est parti au Japon, Dan Nistor à Evian en retour de prêt et le Lituanien Matulevicius a signé au Tobol Kostanay, au Kazakhstan, une destination en vogue ces dernières semaines. En contrepartie, des arrivées intéressantes sont enregistrées, celle de l’attaquant Wellington, arrivé libre depuis le Concordia Chiajna, de Laurenţiu Iorga (Oţelul Galaţi), de Ciucur (Iaşi) et de Ioan Hora, ailier gauche venu de l’ASA Târgu Mureş. Les autres recrues sont elles arrivées libres de l’étranger. Pas certain cependant que cela suffise à obtenir une place en play-offs.

CSMS Iaşi

Pour son arrivée dans l’élite, le club moldave a fait le grand écart l’an dernier. Moribond en première partie de saison, il a été le deuxième meilleur club roumain de l’année 2015, seulement devancé par l’ASA Târgu Mureş. L’arrivée de Niccolo Napoli sur le banc a transformé l’équipe, qui peut légitimement espérer prendre une place en play-offs si elle reste sur la même dynamique.

Quelques joueurs ont cependant quitté l’effectif, comme le Nigérian Onduku, Ciucur, Markovic ou Liviu Mihai. Ils seront remplacés cette saison par des joueurs d’expérience, comme Takacs (U Cluj), Stefan Grigorie (Concordia), Liviu Ganea (FC Braşov), Frăsinescu (ASA) ou l’excellent Nuno Viveiros, venu lui aussi de l’U Cluj. Des joueurs principalement venus de clubs relégués afin de limiter les coûts pour le club présidé par l’ancien international Florin Prunea.

FC Viitorul

Comme à chaque intersaison, le club présidé et entraîné par le Roi Hagi connaît de nombreux bouleversements dans son effectif. Des joueurs ont été vendus pour assurer la pérennité du club, avec en tête le génial Cristian Manea, qui a signé à Chelsea. Les autres, libérés, sont soit des jeunes ne s’étant pas imposés (Nikolov, Marinkovic, Pană) soit des cadres expérimentés, comme Nicoliţă, Mamele, Henrique, Cătălin Munteanu ou Cristian Dăminuţă, dont le prêt n’a pas été renouvelé.

Hagi Viitorul Constanta

Président et entraîneur, le roi Hagi est partout.

De nouvelles pousses vont donc faire leurs débuts dans l’équipe. Ils seront encadrés cette année par de nouveaux « vieux » arrivés cet été: Cristian Munteanu et Raul Ciupe (U Cluj), Ciprian Vasilache (Petrolul) et surtout Florin Cernat, le génial meneur de jeu de l’Oţelul. Talentueux et travailleur, il a porté à lui seul son club de Galaţi lors de la deuxième partie de saison dernière. Insuffisant pour le sauver, mais largement assez pour battre le Steaua et l’ASA lors de deux grandes victoires de prestige. Le club bucarestois en avait fait sa première cible, mais l’ancien international a préféré la stabilité du Viitorul. Une aubaine pour les jeunes joueurs de ce club, qui ont inexplicablement enchaîné les contre-performances en fin de saison, alors qu’ils étaient tout proches de leur première qualification européenne. Cernat est tout à fait le joueur capable de ne pas faire craquer les plus jeunes lorsque la pression arrive. Un des tout meilleurs joueurs du championnat. Hagi a choisi ce qu’il y avait de mieux pour aider son fils Ianis à passer un cap avant son départ pour la Fiorentina.

Fidèle à lui-même, Hagi a également accordé une nouvelle chance à d’anciens espoirs un peu perdus, à l’image d’Aurelian Chiţu, qui n’a pas retrouvé à l’Astra le niveau perdu lors de son passage à Valenciennes. Cristian Ganea (FC Braşov) ou Vlad Achim (Ceahlaăul) sont d’autres joueurs qui peuvent, à l’image de Dăminuţă cette saison, montrer qu’ils ne sont totalement perdus pour le haut niveau. Si l’alchimie se créé aussi rapidement que lors de la dernière saison, le FC Viitorul peut, avec cet effectif légèrement plus expérimenté, espérer de belles choses, et pourquoi pas une place en play-offs. Avant de bouleverser encore son effectif pour y intégrer de nouveaux juniors. Un éternel recommencement pour ce club voué à la formation.

Concordia Chiajna

Miraculé de la dernière saison, le Concordia va devoir batailler encore pour sauver sa peau cette saison. Avec des armes différentes puisque Wellington (Pandurii), Maftei (Voluntari), Boldrin (Astra) ou Grigorie (Iaşi) font partie des joueurs ayant quitté le club. Comme beaucoup, c’est avec des joueurs libres qu’il a tenté de renouveler son effectif. Avec des joueurs rôdés à la Liga 1, comme Constantinescu, le buteur du FC Braşov, Bărboianu, ex-international du Dinamo, Marian Cristescu (Dinamo) ou Iulian Mamele et Silviu Până, que le Viitorul n’a pas conservé. D’autres arrivées ont été annoncées hier, dont celle du milieu des Pandurii Alin Buleică. Une bonne pioche.

Le Concordia devrait donc lutter encore une saison pour sa survie dans l’élite. Mais cette lutte ne se fera pas uniquement sur le terrain. Suspecté d’avoir offert des primes aux joueurs du FC Braşov lors de la dernière journée du dernier championnat pour les motiver à battre le Gaz Metan contre qui il luttait pour le maintien, le club de Chiajna a des soucis. Hier soir, soit 24 heures avant la première journée, la LPF, qui continue son enquête sur ce match, n’a toujours pas viré au club la première tranche de ses droits télé. Un manque à gagner qui pourrait lui être fatal à moyen ou long terme. A moins que la LPF ne décide directement de l’envoyer en L2. Un nouvel épisode judiciaire est à prévoir pour ce championnat qui n’en manque guère…

ACS Poli Timişoara

Le retour de Timişoara en Liga 1! Après un premier passage mitigé il y a deux saisons, le Poli a fait un aller-retour en Liga 2 pour mieux revenir. Car l’équipe ne ressemble plus vraiment à ce qu’elle était voilà deux saisons. D’ultra-défensive et jouant les contres avec en pointe un Szabolcs Székely esseulé et plutôt lent, le Poli est devenu sous la houlette de Dan Alexa une équipe joueuse et technique. et après avoir copieusement dominé la Liga 2, elle espère ne pas connaître une nouvelle relégation.

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Le retour de Timişoara en Liga 1!

L’équipe du Banat s’est pour cela habilement renforcée, avec en tête d’affiche l’arrivée de Ianiş Zicu, qui sort d’une belle saison avec l’ASA Târgu Mureş. Ont également signé Curtean (Gaz Metan) et les Espagnols Fernando Llorente et Javier Hernandez Gonzalez, tous deux en provenance du CF Burgos, club de troisième division espagnole. Un pari technique bien dans l’esprit de jeu prôné par Alexa.

FC Voluntari

Voici la petite nouveauté de l’année dans le paysage footballistique roumain, le FC Voluntari. La ville tire son nom des « Volontaires, » ces soldats volontaires de la Première Guerre mondiale pour lesquels elle a été créée à l’issue du conflit, lorsque des lopins de terres leur ont été octroyés dans cette banlieue inhabitée du nord de Bucarest. Premier avantage, ses joueurs peuvent profiter de la vie dans la capitale, distante officiellement d’un petit kilomètre. A tel point que les matchs se joueront à Stefan cel Mare, le stade du Dinamo, le stade de Voluntari étant encore en construction. Le deuxième avantage est le fort soutien de la municipalité de cette ville de 43 000 habitants. Une équipe municipale très attirée par le football, puisque le FC Viitorul y a été basé ces deux dernières saisons avant de partir cet été à Ovidiu, près de Constanţa, où son académie et son nouveau stade sont sortis de terre.

Deux avantages qui pouraient, à l’image du CS U Craiova, en faire un trouble-fête dans les années à venir. Pas encore bien fortuné, le club a gardé l’ensemble de son effectif, dans lequel on trouve les excellents trentenaires Florin Maxim, Sorin Rădoi, Dinu Todoran et surtout Tibi Bălan, qui a jadis fait les beaux jours de feu le Sportul Studenţesc. Des joueurs expérimentés auxquels s’ajoutent cette été Vasile Maftei (qui a résilié avec l’ASA) et Nicolae Grigore (Dinamo) pour encadrer un effectif finalement relativement jeune. Les autres arrivées, très ciblées sur certains postes, sont celles de Pârvulescu et Vîlceanu, venus en prêt du Steaua pour gagner du temps de jeu, d’Alin Cârstocea, prêté par le Viitorul, de Sasa Novakovic (FC Braşov) et de Radu Zaharia, venu du Gaz Metan. Un recrutement mûrement réfléchi par Bogdan Vintilă, l’ex-entraîneur du Viitorul venu succéder à Ilie Poenaru qui n’a pas pu accompagner son équipe en Liga 1 faute de licence Pro.

Début de la première journée dès ce soir, avec l’entrée en lice du FC Voluntari face à Iaşi (17h30) et l’Astra Giurgiu qui reçoit le Concordia Chiajna à 20h. Les deux premières affiches de cette saison sont FCSB-Petrolul (samedi 20h) et Târgu Mureş-Dinamo (dimanche 20h).

PJ Pera

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Pierre-Julien Pera

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Papy de la team. Tombé amoureux de Bucarest un jour d'hiver 1998. L'est devenu de toute la Roumanie au fil des ans. Regarde les matchs de Liga 1 roumaine et de Premium Liiga estonienne. En attendant désespérément le retour du Yakutia Yakutsk en 3e division russe. Faut vraiment être cinglé.

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