On a vécu KS Cracovia vs.Piast Gliwice

Invité - Publié le 13 août 2015

De passage à Krakow dans un Road Trip en Europe Centrale avec mes p’tits à la compote, on en profite pour tâter l’ambiance des stades Polonais.

Ça tombe bien KS Cracovia joue à domicile. On décide donc la veille d’aller acheter des places. À notre grande surprise, la charmante vendeuse nous annonce que les places pour un premier match sont à 1 Zloty (25cts). Cracovia, plus vieux club de Pologne (1906) et quintuple champion de première division dans les années 30, vit désormais dans l’ombre de son éternel rival : le Wisla Krakow.

cracovia

Le lendemain arrivée au Stade, mini-fouille. Nous sommes placés en latérale côté fans du Cracovia sous un soleil de plomb … mais avons le cul trempé dès les cinq premières minutes, heureusement, les Tyskie, qui coûtent néanmoins 7 fois plus cher que le match, sont là pour nous rafraîchir.

À l’entrée des joueurs, le stade, au deux tiers rempli, entonne l’hymne du club que tout le monde connaît … sauf nous. Les chants raisonnent très fort dès le départ. Côté visiteurs une centaine d’ultras de Piast ont fait le déplacement et s’avèrent motivés et rapidement torse nu.

Au niveau du jeu, l’entame du Cracovia est fébrile et les joueurs du Piast se créent de nombreuses occasions franches. La lourde défense des rouges, à l’image du serbe Sreten Sretenović, plie sans flancher. Sa présence reste d’ailleurs un mystère pour nous , ce joueur ayant la technicité, la vitesse et le sens du placement de Béber, vétéran 4 du FC Plougoulm. Les seules percées de Cracovia proviennent du côté gauche de la part de l’international sénégalo-bosnien, notre joueur fétiche, Boubacar Diabang communément appelé « Boub' ».
Les bleus et blancs de Piast sont techniquement au-dessus et se procurent les meilleures occasions grâce à un nombre de récupérations important ainsi qu’à Saša Živec et le Tchèque Kamil Vacek plutôt habiles balle aux pieds.

Pourtant, à l’approche de la mi-temps, c’est bien Cracovia qui va faire trembler les filets. Suite à un décalage côté gauche, le latéral dépose le ballon sur la tête de Boub’, qui catapulte le ballon dans le but. Le stade exulte ! La mi-temps est là, les bières aussi. Un debrief s’impose et les comparaisons avec nos équipes favorites du FBBP01 et du SB29 s’enchaînent.

Malheureusement pour le KS Cracovia -et accessoirement pour nous-, l’unique buteur du match doit quitter la pelouse sur blessure. Et il ne fallait pas trop tarder à la buvette pour la reprise du match. Les visiteurs reprennent sur les chapeaux de roue en inscrivant deux buts coup sur coup. Le premier à la suite d’un centre fort en retrait, le second d’une superbe tête décroisée. La suite n’est qu’une palanquée de déchets techniques, les rouges et blancs étant incapables de se créer de véritables occasions en l’absence de Boub’.

Les remplacements s’enchaînent et à la 70eme minute, l’ombre fait enfin son apparition sur la pelouse et surtout dans les tribunes. Un moment très attendu pour les Bretons et Bressans que nous sommes.

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L’horloge tourne, le Cracovia a du mal à être dangereux et les esprits s’échauffent à l’image d’un joueur local copieusement sifflé par un de nos voisins de tribune lors de son remplacement. Scène insolite : Bartosz Rymaniak du Cracovia, alors à l’échauffement, se retourne vers la tribune et entame une discussion plutôt musclée avec notre fameux voisin ! Autant dire qu’il monte grandement dans notre estime, d’autant plus qu’il encourage activement ses coéquipiers, joue les ramasseurs de balles et nous pensons qu’il pourrait être le joker idéal pour inverser le cours du match. Malheureusement, le coach du Cracovia préfère envoyer un petit jeune Bartosz Kapustka sur le terrain qui n’aura qu’une très faible influence sur le jeu …

La fin du match est toujours poussive pour le KS Cracovia qui aurait sans doute dû bénéficier d’un penalty pour une main non sifflée dans les dernières minutes mais la défaite est inévitable . Malgré cela, le résultat du match reste logique au vu de la supériorité du Piast Gliwice.

L’après-match nous offre une scène plutôt sympathique où les joueurs viennent saluer leur kop qui les a soutenu jusqu’au bout, sans faillir, et ce malgré la défaite. Loin de la France, où, lorsqu’il y a défaite, les joueurs rentrent tête basse directement aux vestiaires. De l’autre côté du stade, les joueurs du Piast fêtent la victoire avec les ultras qui n’auront décidément pas fait le voyage pour rien ! Dziekuje.

Les notes de Footballski :

11871737_10204778082787548_1759799508_oStanding du Stade (4/5) :

Belle enceinte fermée, supporter proche du terrain, adaptée à la popularité du club.

Disponibilité des billets (3/5) :

Sur internet très difficile voire quasi impossible de prendre des places (site uniquement en polonais), le jour du match file d’attente assez longue, conseil de prendre à l’avance tout en sachant qu’il faut enregistrer son identité.

Tarifs (5/5) :

A 1 zloty la place, difficile de faire mieux ! Ce prix est valable pour la première venue au stade  mais sinon cela reste très abordable (à partir de 6 zlotys).

Ambiance (3,5/5) :

Le Kop a chanté tout le match malgré un spectacle moyen, l’ensemble du stade a également participé à certains chants mais l’affluence (ultras compris) n’était pas exceptionnelle.

Risque (4,5/5) :

Aucun souci de ce côté-là pour nous-mêmes si certains sticks présents sur les murs ne sont signes d’une faible tolérance vis-à-vis de la différence…

Accessibilité et transport (4,5/5) :

15 minutes à pied du centre-ville et une ligne de tram à côté donc bien situé.

Boissons (4/5) :

Pas énormément de choix mais de quoi de rafraîchir et grignoter pour pas grand-chose. Concernant le prix de la bière, elle est plus coûteuse qu’en ville mais reste peu chère (7 zlotys les 0,4 L).

Quartier environnant (3/5) :

Entre le centre-ville et la périphérie de Cracovie, le quartier comporte un grand parc mais n’est pas hyper accueillant non plus. Et pour trouver un bar, il faut retourner en centre-ville…
Les Bressans et Brestois, Antoine, Elie, Milan, Neville et Niels (Rien que ça).
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1 commentaire

  • « …le quartier comporte un grand parc mais n’est pas hyper accueillant non plus. »

    Pour info ce fameux parc serait un parc du Wisla, alors qu’il est proche du stade du KS… Je m’y suis fait agressé en 2007 comme un couillon, je m’y baladais et me suis posé sur un banc peinard arborant tranquillement mon maillot Cracovia que j’avais acheté en ville le jour d’avant. Je voyais que les gens me regardaient de travers, mais ma cop de l’époque étant typée je me suis dit que c’était juste des rastoches. Sauf qu’un quart d’heure plus tard, alors que je me reposais assis tranquillou 4 mecs me sont tombés dessus, par derrière bien sûr en me rouant de coups de poings… Forcément je me suis levé en gueulant mon incompréhension, et ces connards étaient encore plus surpris que moi en voyant que je n’étais pas polonais… Ensuite ils m’ont demandé que je leur file mon maillot, ce que j’ai fait en le balançant au sol, ils l’ont attrapé et se sont enfuis comme des voleurs. Dans le parc personne n’a réagi et limite on nous regardait comme si c’était bien fait pour nous…

    Lorsque je suis retourné rendre les vélos qu’on avait loués j’explique ce qui vient de m’arriver et là on me dit que c’est normal, c’est un parc du Wisla, que je ne pouvais pas savoir et que les hooligans sont des cons.

    En fait en réalité je me suis fait niquer par Football Manager 2001 ! Dans cette version le KS n’était même pas en D2, et je me suis dit que c’était bon je pouvais porter ce maillot sans risque, puisque les deux clubs n’étaient pas dans la même division… Et avaient même deux divisions d’écart au minimum ! Sauf qu’entre 2000 et 2007, ils étaient remontés en D1, et qu’en plus ils venaient de finir 4ème, alors que le Wisla avait fini 8ème…
    Ce qu’il y a c’est que je sais qu’il y a des rivalités entre villes et souvent entre deux clubs d’une même ville, à titre d’exemple je ne me serais jamais risqué à porter un maillot à Milan, Lisbonne, Porto, Madrid, Moscou, … bref toutes les villes qui ont deux gros clubs, ou plus, mais là putain pour moi y avait au moins deux divisions d’écart mini ! ^^

    Le pire c’est que la journée avait bien commencé, le matin j’hésite mais je mets quand même le maillot que j’avais acheté la veille, en me baladant on m’interpelle positivement, une première personne me dit que j’ai fait le bon choix, une autre me fait part justement du classement de 2007 et qu’ils ont terminé devant le Wisla, mais personne pour me signaler que ce n’est pas judicieux de se balader avec au pif… Et moi naïvement je me dit que c’est cool, que je discute avec du monde, que c’est sympa.

    Ça ne m’a pas empêché de retourner en Pologne depuis, plusieurs fois, notamment à Cracovie, et j’adore ce pays, et ses habitants également, après y a des cons partout, et les hooligans en font partie. Depuis je connais également mieux le pays, et forcément ce qu’il ne faut pas faire (dans le doute, aucun maillot de foot dans ma valise, et si j’en achète un sur place, je le porterai qu’en arrivant en France lol). Et je me rends aussi compte de la « chance » que j’ai eu que les barbots n’avaient pas d’armes blanches sur eux. Vraiment.

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