On a discuté avec Devis Epassy, gardien de but de Levadiakos

Martial Debeaux
Martial Debeaux - Publié le 12 octobre 2017

Natif de la région parisienne, Devis Epassy a d’abord fait ses gammes dans de prestigieux clubs franciliens, avant de filer à l’INF Clairefontaine puis d’achever sa formation au Stade Rennais. Non conservé à l’époque, il s’est désormais installé au poste de titulaire à Levadiakos (Superleague), repris en mains par José Anigo cet été, après un chemin pas toujours linéaire ni facile. Entretien.

Une question assez basique pour commencer : comment en es-tu venu au foot ?

Depuis tout petit, je joue au foot. Depuis que je sais marcher, même. Ma famille est très foot, parce que mon papa y a joué en étant plus jeune. Donc c’est comme ça que j’y suis venu.

Ce poste de gardien, c’est venu de suite ?

J’ai fait un premier entraînement en tant que joueur. Mais elle m’avait fatigué, cette séance. J’ai dit à mon père que je voulais être gardien parce que j’étais mort après l’entraînement, et que j’avais vu que les gardiens ne couraient pas. C’est pour ça que je lui ai dit que je voulais jouer à ce poste.

Qu’est-ce qui t’a plu ensuite en jouant dans les cages ? Faire des arrêts ? Être décisif ?

Quand on est petit, c’est plonger dans tous les sens. Avec l’âge, c’est être décisif, être là au bon moment.

Au niveau de tes premières années dans le foot, comment ça s’est passé ?

J’ai commencé au Red Star, à 5 ans, dans ce qui était, à l’époque, la catégorie poussins puis benjamins. Après, je suis parti au Paris FC jusqu’au 14 ans fédéraux, tout en étant à l’INF en même temps.

Avec le Red Star, le Paris FC et l’INF, tu as quasiment fait tous les meilleurs clubs d’Île-de-France en termes de formation…

Quand on est jeune, c’est vrai que ces clubs sont réputés pour être bons, avec un travail des éducateurs qui l’est tout autant. Et c’est ce qui s’est passé. Vraiment, le travail des éducateurs de l’époque, avec qui je garde des liens, était très bon.

Comment s’est déroulée ton arrivée à Rennes ? Ils sont venus te chercher ?

Rennes me suivait déjà avant que j’intègre l’INF, et j’ai signé là-bas lors de ma première année.

La Bretagne, ça t’a fait un changement par rapport à la région parisienne ?

Quitter mes parents ne m’a pas trop posé de soucis parce qu’à l’INF, j’y étais déjà toute la semaine, donc j’étais déjà loin d’eux. J’étais préparé pour ça. L’accueil à Rennes été très bon. Il y avait beaucoup de Parisiens avec moi, donc il n’y a pas eu de soucis.

On dit souvent que Rennes est l’un des meilleurs clubs formateurs de France. Trouves-tu cela pertinent ?

Totalement. Personnellement, je trouve que c’est totalement justifié comme réputation. Avec le travail que j’y ai effectué, tout ce que j’ai appris, je vais dans ce sens.

© stade-rennais-online.com

Comment tu l’expliquerais ?

C’est un tout, la coordination de la qualité des éducateurs et de toutes les personnes qui travaillent en dehors du sportif. Il n’y a pas que cet aspect-là quand on est au centre. Il y a aussi l’école, l’internat. Tout est bien structuré pour que le joueur puisse se sentir bien.

Quels sont les joueurs que tu as côtoyés à cette époque et qui t’ont marqué ?

Je suis de la génération 1993, donc il y avait Axel Ngando, Dimitri Foulquier, ou Abdoulaye Doucouré. Avec les 1994, on était tous ensemble. Il y avait Steven Moreira, Tiémoué Bakayoko. Pas mal sont sortis. Dans notre génération, la plupart ont signé pros.

Tu as aussi dû jouer avec des éléments très talentueux et qui n’ont pas « percé »…

Il y en avait beaucoup qui avaient du talent, et qui en ont toujours, comme Wesley (Saïd), qui est actuellement à Dijon. Il était vraiment très fort à l’époque. Il l’est encore, et s’il fait une saison pleine, il a moyen de faire quelque chose de bien.

En juillet 2013, tu quittes Rennes. Comment, et pourquoi ?

J’étais en fin de contrat, et j’attendais d’avoir la possibilité de signer mon premier contrat pro. À l’époque, c’était le coach Huard qui était avec la réserve et qui faisait tout pour que je signe pro. Le fait est que le groupe pro avait déjà 3 gardiens avec le statut professionnel, donc ça a tardé dans le mercato pour qu’il y ait du mouvement, et au final, ça ne s’est pas fait. Du coup, je me suis retrouvé à Lorient.

En tant que gardien, ce premier contrat est plus dur à obtenir ?

Ah oui, ça n’a rien à voir avec le reste. Un joueur, qu’il y ait du monde à son poste ou pas, il peut quand même signer pro. Qu’il y ait 4 ou 5 défenseurs, ça ne change pas grand-chose. Il peut jouer à droite, dans l’axe, au milieu. Alors que pour nous, dans un effectif, il n’y a que trois gardiens. S’il n’y a pas de place, c’est mort.

Entre Rennes et Lorient, tu as eu une petite période sans club. Comment l’as-tu gérée ?

J’ai attendu pas mal de temps avant d’avoir la réponse du Stade Rennais. Et, entre temps, je suis resté sur la région parisienne pour continuer à m’entraîner afin d’être pro. Je n’étais pas dans le doute, mais plutôt dans l’attente. Celle de retrouver quelque chose. Mais quand on travaille pour un truc, on aimerait que ça arrive. Avec la patience, la détermination, ça arrive.

Tu arrives à Lorient, donc, autre club qui a plutôt bonne réputation pour les jeunes et l’exploitation des talents…

Je suis arrivé à Lorient directement avec le groupe réserve. C’est un club très familial, où tout le monde se connaît. Les pros connaissent les plus jeunes du centre de formation. Tout est très familial, en fait. Et c’est que j’ai apprécié.

Tu as aussi pu voir Christian Gourcuff à l’oeuvre. Qu’en as-tu pensé ?

Oui, c’était sa dernière année. Pendant les 6 derniers mois, j’étais avec le groupe professionnel. Tous les jours, je m’entraînais avec eux, avec quelques apparitions dans le groupe aussi. Avec Christian Gourcuff, j’ai de très bons souvenirs. C’est un très bon coach.

Sa réputation flatteuse, tu la trouves justifiée ?

Absolument. Quand j’étais là, c’était tout par et pour le jeu. La philosophie qu’il avait était inculquée chez les plus jeunes. Avec la réserve, quand on jouait, on avait tous la même idée en tête, ce jeu-là.

Tu gardes un oeil sur Rennes, notamment depuis que Christian Gourcuff en est l’entraîneur ?

Ouais, toujours. Je connais encore quelques gars là-bas, donc que ce soit Rennes ou Lorient, je reste toujours attentif.

Après Lorient, tu tentes l’aventure espagnole à Guijelo, en 2014. Comment cela s’est fait ?

Avant de rejoindre Lorient, j’étais parti en Espagne dans l’idée d’y signer. J’avais eu des contacts. Et à ce moment-là, Lorient m’a appelé, donc j’ai décidé de rentrer. A cette époque-là, j’avais envie de découvrir autre chose.

Les premiers mois se passent plutôt pas mal, tu joues régulièrement. Et il y a eu quelques articles qui t’ont porté préjudice…

C’est exactement ça. On ne va pas revenir sur le passé, mais bon… Jusqu’à la trêve, tout s’est très bien passé, avec quelques sollicitations de la part d’autres clubs. Ça a commencé à parler de moi, avec des interviews, et quelques propositions. Au final, sans réelle explication de la part du coach ou du club, je n’ai plus joué du jour au lendemain. Juste après la fermeture du mercato.

Avec le recul, tu n’en sais toujours pas plus ?

J’ai demandé des explications à l’époque, mais je n’ai pas eu de réponse donc je ne me suis pas trop attardé là-dessus. C’est le football, on sait comment c’est : ce n’est pas toujours facile. Mais on ne va pas se plaindre non plus. Il y a eu ça, puis après, il y a eu des salaires impayés donc c’est ce qui a motivé mon retour en France.

Le club était proche de Salamanque. Niveau cadre de vie, ce n’est pas trop mal, non ?

C’était le top, même ! Une grande ville, avec tout ce qu’il fallait. Donc au niveau du cadre e vie, je n’avais pas vraiment à me plaindre.

Et là, tu te retrouves encore sans club à l’été, avant d’aller à Avranches.

Le coach d’Avranches m’avait déjà appelé avant la préparation. Moi je voulais rester en Espagne. J’ai eu des propositions, mais je sentais que ça pouvait être un peu la même galère que celle où j’étais passé, donc je n’ai pas pris de risque à ce niveau-là. C’est pour ça que j’ai décidé d’aller à Avranches. Quand je suis arrivé, le coach m’a dit qu’il y avait la possibilité de jouer. Mais quand j’ai débarqué là-bas, on m’a fait comprendre que ça allait être autrement.

Déloger un titulaire, ce n’est pas simple en tant que gardien…

C’est partout pareil, on ne va pas se mentir. Gardien ou joueur, c’est la même chose : quand quelqu’un joue et qu’il est performant, c’est normal qu’il reste. Je n’ai aucune rancune envers ces gens-là. Ça m’a permis de bosser, de ne pas rester sans club et de continuer d’avancer.

L’année d’après, tu débarques à Épinal où la saison, d’un point de vue collectif, a été assez difficile…

Exactement. Le club venait d’être repêché du CFA au National. Je suis arrivé une semaine avant le début du championnat. La saison a été longue et compliquée, parce qu’au début, on avait un manque d’automatismes. On ne se connaissait pas trop, parce qu’il y avait une quinzaine de nouveaux joueurs. Il fallait que tout se mette en place, mais avec quelques journées en plus, je pense qu’on se serait sauvés. Mais malheureusement… (rires).

Comment s’est déroulé le dernier été, avant que tu ne signes à Levadiakos ?

J’avais pour ambition de quitter la France pour découvrir autre chose. Le coach à Épinal m’avait proposé de rester, et je lui ai dit que, personnellement, j’attendais de savoir si je pouvais trouver autre chose pour lui donner une réponse. Je suis arrivé en Grèce, ils étaient déjà en stage. J’ai fait un essai, puis on est parti en Turquie, et j’en ai fait un autre. C’est en revenant de là-bas que j’ai signé.

Quel rôle José Anigo a joué ?

Il n’avait rien à voir là-dedans, puisqu’il ne me connaissait pas. C’est par un contact de mon agent qui a su que le coach avait repris le club. Mon agent a contacté Levadiakos pour savoir s’ils cherchaient un gardien, et puis José Anigo a fait confiance à mon agent. Il ne me connaissait pas, donc il ne pouvait pas savoir le niveau que j’avais. Il a pris un risque en me prenant à l’essai, mais je suis plutôt gagnant à la sortie de tout ça.

© Jean Marie Hervio / Regamedia / DPPI via AFP Photos

Levadiakos, ce n’est pas forcément le club le plus connu du pays. Qu’en savais-tu avant de venir ?

Quand j’ai su que j’allais en stage là-bas, j’ai lu un peu tout ce qui se disait au niveau du club, du président. Ce n’était vraiment pas des choses positives, mais franchement, depuis, je trouve ça totalement faux et déplacé. Quand je suis arrivé, tout s’est bien passé, même avec le président. Je ne sais pas ce qui a pu arriver par le passé, mais depuis que je suis ici, il n’y a vraiment aucun souci.

J’imagine que tu fais référence à cette fameuse interview d’Oliver Kapo

Ouais, c’est ça. C’est son expérience à lui, comme il l’a vécue. Et on ne vit pas tous la même chose. Le club m’a super bien accueilli. Ils m’ont offert la possibilité de jouer, et pour ça, je leur en suis reconnaissant.

Comment est José Anigo en tant qu’entraîneur ?

C’est un coach qui a tout le temps l’envie de gagner. Il a apporté ça à l’équipe, je pense, parce que quand je parle avec ceux qui étaient là l’année dernière, c’est vraiment quelque chose qui ressort. Il a cette envie, cette hargne… On m’a dit que la mentalité avait changé. C’est ça qui fait que les résultats ne sont pas mauvais depuis le début de saison. C’est l’état d’esprit de tout un chacun qui fait qu’aujourd’hui on a ces résultats. Mais il n’y a rien d’acquis. Ça ne fait que 5 matchs (6, avec la victoire contre l’Apollon le lendemain de l’interview) et la saison est encore longue. Il faudra maintenir le cap jusqu’au bout.

On l’a vu s’embrouiller avec Razvan Lucescu (PAOK) lors de son premier match. Il est aussi caractériel en vrai ?

À l’entraînement, c’est une personne assez calme. Il est juste, et on a l’impression qu’il n’aime pas les injustices. À mon avis, c’était par rapport à une injustice qu’il a eu cette réaction-là. Et comme je l’ai dit, il a la gagne en lui. C’est normal qu’il soit comme ça sur le banc. En France, avec le CV qu’il a, il pourrait rendre des services à pas mal d’équipes.

Pour tes deux premiers matchs, vous faites nul contre le PAOK, puis le Pana. C’est ce que tu avais espéré ?

À vrai dire, je ne m’étais pas vraiment fixé d’objectif. Je suis plutôt du genre à prendre les matchs les uns après les autres. Mais c’est vrai qu’en sortant de ces deux rencontres, on signe tout de suite pour ces résultats-là.

Qu’est-ce que ça t’a fait de te frotter à de tels clubs ?

C’est vrai, mais le football reste du football. 11 bonshommes contre 11 autres. Sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, mais que ce soit le PAOK, le Pana, ou une équipe de 5e division en Lituanie, c’est pareil.

Un autre joueur bien connu de la Ligue 1, Brandao, a débarqué. Comment est-il au quotidien ?

C’est un joueur comme tous ceux qu’il y a dans l’effectif. Ce n’est pas la star, celui qui arrive avec un statut particulier. C’est un élément de l’effectif comme tous les autres, comme je pourrais parler de l’arrière gauche ou du plus jeune de l’équipe.

Tu t’imaginais, un ou deux ans en arrière, te retrouver dans un club entraîné par José Anigo, en Grèce ?

(Il hésite). Peut-être pas en Grèce. Mais j’ai toujours l’ambition de jouer à un haut niveau, de le côtoyer. Au niveau du pays, je suis plutôt partant pour aller partout.

Il y a beaucoup de nationalités différentes dans cet effectif. Comment ça se passe au niveau de la communication ?

C’est beaucoup d’anglais entre nous. Il y a un peu de Français et des Brésiliens, mais la plupart des communications se font en anglais. Tout le monde se comprend très bien. Personnellement, la petite colonie de Français m’a aidé. Quand on vient dans un pays où on ne connaît personne, ça facilite l’intégration. Il y a Jackson (Mendy), mais aussi beaucoup d’autres qui étaient là l’an passé et qui m’ont permis de bien m’intégrer. Tout se passe pour le mieux.

Et Livadia, la ville, tu trouves ça comment ?

C’est une petite charmante, accueillante et assez familiale. Quand on sort dans la rue, on ne nous emmerde pas si je puis dire, et on nous respecte. Mais ça m’est arrivé qu’on m’arrête dans la rue. C’est une ville qui nous suit beaucoup : quand on va boire un verre ou manger un truc dehors, on nous reconnaît assez facilement. De ce côté-là, tout se passe pour le mieux. Sinon, l’éloignement, ce n’est pas un souci. Depuis tout jeune, je vis ça. À 12 ans j’ai quitté ma famille pour aller à Clairefontaine, puis après je suis allé en Espagne. Ce n’est pas compliqué pour rentrer à Paris : on est à 1h d’Athènes, et il y a des avions tout le temps.

Sur le championnat grec, on parle souvent de certaines dérives, comme les soucis d’arbitrage ou la corruption. Qu’en penses-tu maintenant que tu y joues ?

Pour dire vrai, je ne suis pas tellement le championnat, vu que je ne comprends pas trop la longue. Je regarde les résultats de mon équipe, mais moins le reste. Et je n’ai pas vu, pour l’instant, de favoritisme, peu importe le niveau. Je n’ai pas ressenti ça.

Tu évoques la langue, justement : les premiers pas sont difficiles avec le grec ?

C’est différent. Mais petit à petit on s’y fait, et il y a deux ou trois mots qui rentrent par-ci par-là. C’est comme ça qu’on apprend, de toute façon.

Tu possèdes aussi la nationalité camerounaise. La sélection, c’est quelque chose qui te trotte dans la tête ?

Bien sûr qu’on y pense, comme tout joueur susceptible d’intégrer une sélection. On suit, on regarde, et on verra comment ça se déroule. Il faut être patient.

Tu commences à te sentir épanoui maintenant que tu es bien installé à ce poste ?

C’est vrai que j’ai eu des galères auparavant, mais ça fait partie du métier, d’une carrière. Je ne vais pas m’en plaindre. Au contraire : ça m’a endurci pour la suite. Depuis que je suis ici, tout se passe pour le mieux. Pourvu que ça dure.

Du coup, est-ce que certains de tes amis dans le foot se renseignent pour venir en Grèce ?

Ouais, bien sûr. J’ai beaucoup d’anciens coéquipiers qui se demandent comment ça se passe ici, comment est le championnat. Ça les intéresse. Je leur en dis que du bien, parce que pour l’instant, je ne vois que du bien (rires). Donc ils commencent à s’y intéresser, en effet.

Il y avait pas mal de matchs à huis clos sur ce début de saison. Tu as quand même pu voir de belles ambiances ?

Sur le premier match, les supporters du PAOK sont venus en nombre. Mais je n’étais pas au courant que face au Pana, ça allait être à huis clos. Personnellement, j’étais un peu déçu, parce que je m’attendais à une grosse ambiance. Mais il fallait faire avec.

Comment trouves-tu le niveau des joueurs grecs sur place ?

Il est bon. Il y a de la qualité dans l’effectif, et ça vaut aussi pour les Grecs que l’on a affrontés dans les autres équipes. Ce sont des joueurs avec du caractère, aussi, et ça fait du bien de les avoir avec nous.

Tu as eu le temps de profiter du pays sinon ? Cette crise économique, tu l’as perçois au quotidien ?

J’ai pu profiter de ce qu’il y a autour de Livadia, que ce soit Athènes ou Chalkida. Ce sont des cadres plutôt beaux. Franchement, on n’a pas à se plaindre. Pour la crise, je ne peux pas vous dire parce que je ne sais pas vraiment comment c’était avant. Mais personnellement, les gens ici n’ont pas l’air malheureux.

Martial Debeaux


Image à la une : © mercafichajes.es

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Le pied gauche d’Holebas, la hargne de Karagounis, la technique de Fortounis, la classe de Nikopolidis & le jeu de tête de Charisteas.
04/07/2004 à tout jamais.

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