On a discuté avec Angelo Palmeri, passionné de football estonien

Tristan Trasca - Publié le 26 novembre 2014

Quand on évoque le football estonien, un site fait référence: Rumori di Spogliatoio, qui traite de ce football en langue anglaise. On a eu envie d’en savoir plus sur l’homme qui gère ce site et sa passion pour le football estonien. Longue interview où l’on évoque le football estonien actuel, le saltoaut, les problèmes de la Meistriliiga, la culture supporters en Estonie, la sélection nationale, Andrea Pirlo mais également quelques belles aventures personnelles d’Angelo. Head reisi !

« Comment est né ton intérêt pour le football estonien et comment cette passion s’est-elle développée ?

Je suis un passionné de football en général. Je me suis intéressé au football estonien parce que la vie m’a amené ici mais je suis sûr que cela aurait été la même chose dans n’importe quel pays. Le lien avec le foot estonien s’est créé dans les années 90 alors que j’admirais les touches après salto de Risto Kallaste quand l’Estonie est venue jouer en Italie (en estonien, ce geste s’appelle « saltoaut »). Au début, mon objectif était d’interviewer Risto. J’y suis arrivé, donc une partie de mon voyage était fait. Petit à petit, je me suis pris d’affection pour le championnat local et l’équipe nationale. Après l’Italie, l’Estonie est ma deuxième équipe. Et dans une confrontation entre les deux, je ne suis plus certain que je serais pour la Squadra Azzura… Aujourd’hui, l’approche concernant Rumodispo est de plus en plus professionnelle chaque année. D’une section dans un blog, nous nous développons en un site internet d’information très suivi. Il y a encore beaucoup de nouveautés à venir, je peux vous l’assurer.

Meistriiliga

Comment est-ce que tu situes le championnat estonien à l’échelon européen ?

On ne peut pas parler de football de très haut niveau. La moitié des clubs sont à peine semi-pros. Ils auraient du mal dans n’importe quelle troisième division des meilleurs pays européens. En ce qui concerne les cinq meilleurs clubs, il est difficile d’envisager qu’il puisse finir dans le premier tiers en Italie ou en France. Les résultats européens le prouvent : cette saison Levadia en a pris 7 contre le Sparta Prague, Sillamäe n’a pas pu marquer contre le FK Krasnodar et Kalju a été le seul à tenir la route contre Lech Poznan, même si personne ne s’attendait à un miracle au match retour (les Estoniens avaient gagné 1-0 à l’aller mais ont pris 3-0 en Pologne). Nous devons être honnêtes et réalistes. Ce n’est pas du défaitisme, cela veut juste dire qu’il y a encore une belle marge de progression malgré les dimensions limitées du football local.

Pourquoi devrait-on s’intéresser à la Meistriiliga ?

Quand vous avez des gars qui s’entraînent chaque semaine, qui se lancent des défis et visent quelque chose (que ce soit un contrat à l’étranger, une place en équipe nationale), je pense qu’il est normal d’aller les voir jouer le week-end. Le gars qui va voir un match de D1 estonienne avec de grandes attentes fait fausse route, cela n’existe pas. Le football à la télé (Premier League, Liga, etc.), c’est une chose mais le football local en est une autre. Il faut avoir cela à l’esprit quand on sort de chez soi pour commencer à suivre le championnat local avec passion. Au final, les joueurs qui sont aujourd’hui admirés en équipe nationale sont les mêmes qui ont débuté dans le championnat d’Estonie il y a quelques années. Il est vrai, comme le mentionne la campagne marketing de la fédération, que vous pouvez voir aujourd’hui les champions de demain. Je pense en avoir vu quelques-uns à travers les dernières années et j’en suis heureux. Les Estoniens devraient ressentir la même chose.

Levadia a gagné le championnat cette année mais ce fut serré jusqu’à la fin. Est-ce que ce fut un des championnats les plus intéressants de ces dernières années ? Est-ce que Levadia est un beau champion ?

Levadia a mérité ce titre. Contrairement à la saison dernière, où ils avaient dominé du début à la fin, ils ont été mis en difficulté par de bons outsiders cette saison (Kalju puis Flora) et ont ainsi découvert une nouvelle qualité: la résilience. Ils n’ont jamais lâché et ont été impitoyables dans les matchs directs. Ces qualités, avec une impressionnante série à l’extérieur (une seule défaite), leur ont permis de gagner un 9è titre de champion. Flora a beaucoup de regrets mais ils se sont inclinés contre un adversaire de qualité. Même les supporters de Flora l’ont reconnu. Ce fut en effet une des courses au titre les plus serrées des dernières années. Une fois que Levadia a battu Flora à quelques journées de la fin, j’étais sûr qu’ils seraient champions mais c’était sympa de devoir suivre jusqu’à la dernière journée pour en être assuré mathématiquement. Je pense que cette saison, c’est l’équipe qui a commis le moins d’erreurs qui a gagné le titre.

Qui sont les meilleurs joueurs du championnat ?

Depuis le début, nous construisons notre onze-type (1) afin d’établir un vrai suivi des meilleurs joueurs du championnat. Le onze-type comme nous le faisons chaque semaine est unique en Estonie, nous sommes les premiers à le faire. Ce que vous trouvez là donne une image fidèle de ce que fut la saison en Estonie. Nous devons proclamer le onze-type pour 2014 très bientôt mais il sera très proche de celui montré là (les joueurs en jaune sur le lien ci-dessus).

Globalement, je mettrais en avant 4-5 noms: Roman Śmiśko comme gardien (le capitaine ukrainien de Levadia), le latéral gauche Ken Kallaste (fils de Risto et international estonien), le magicien japonais (on lui a créé ce surnom) Hidetoshi Wakui et le meilleur buteur Evgeni Kabaev qui fut une menace pour Cristiano Ronaldo dans la quête du Soulier d’Or. Bien entendu nous ne pouvons oublier Igor Subbotin (meilleur buteur de Levadia) et le buteur ivoirien Manucho du FC Infonet qui a percé cette saison en D1 avec ses 30 buts.

A droite, Wakui. 3è en partant de la droite, Allan Kimbaloula.

A droite, Wakui. 3è en partant de la droite, Allan Kimbaloula.

Y a t-il de jeunes espoirs que le public français devrait suivre ?

S’il n’avait pas été blessé pour la moitié de la saison, Allan Kimbaloula, formé au LOSC, ferait déjà partie des cinq meilleurs milieux du championnat. Malheureusement on a pas pu profiter de son jeu à cause d’une blessure sérieuse (ligaments du genou) mais s’il récupère complètement, il sera très certainement intéressant dans le futur. Allan a déjà fait la une à quelques reprises. En 2013, il était dit que la Roma s’intéressait à lui comme Rudi Garcia semble le connaître. Allan m’a dit que Gervinho est un de ses amis et qu’il a parlé de lui au directeur sportif de la Roma Sabatini. Du fait d’autres opérations sur le marché des transferts, le deal n’a pas été finalisé. Cette saison, il a été appelé en équipe nationale du Congo dirigée par ce professeur du football qu’est Claude Le Roy. Cela l’a vraiment ému et il a débuté en sélection. Nous étions les premiers à recueillir ses impressions (2) après avoir sorti la nouvelle de sa sélection en Estonie et il nous a révélé que de nombreuses personnes de sa famille l’attendaient comme le messie à l’aéroport au Congo.

En ce qui concerne les talents estoniens, Matvei Igonen a confirmé qu’il avait des qualités dans les buts (il n’a que 18 ans) et d’autres se sont révélés : Vladimir Avilov (défenseur central, FC Infonet) et Rauno Alliku (milieu, FC Flora). Un autre qui n’est plus tout jeune : Daniil Ratnikov (26 ans) est un trequartista que j’aime beaucoup, il évolue à Sillamäe.

Quels sont les problèmes principaux du championnat estonien ? Les matchs truqués en font-ils partie ?

Malheureusement, les matchs arrangés font de temps en temps les unes des journaux. A l’heure où l’on se parle, on attend encore une décision (3) concernant un match qui a fini dans les cours de justice. Mais, à cause d’un biais dans la loi estonienne, les joueurs confondus ne seront pas punissables. En effet, d’après la loi estonienne, arranger un match n’est pas un crime. La suspension sportive restera de mise – suspension étendue au niveau de la FIFA – mais les joueurs n’iront pas en prison. C’est une jurisprudence risquée puisque cela veut tout simplement dire que les joueurs risquent leur carrière (ce qui devrait déjà les dissuader) mais il n’y aura pas de conséquence personnelle au moins au niveau criminel car leur casier restera vierge. C’est un vrai problème. Cependant, le football n’a pas un poids économique et politique tel qu’il puisse dicter un agenda aux hommes politiques et leur dire quoi faire en termes d’orientations politiques. Mais une solution devra être trouvée.

Le nombre limité de spectateurs et le manque de moyens financiers sont d’autres problèmes, ceci explique aussi pourquoi seulement cinq clubs sont considérés comme professionnels. Il y a des sponsors qui couvrent généralement les dépenses (nourriture, boissons, transport, etc.) et qui proposent leurs services en échange de visibilité pendant les matchs, sur les réseaux sociaux…

Les supporters

Comment décrirais-tu les supporters estoniens ?

Généralement, ils sont bons, même s’ils se montrent parfois trop cruels avec leur propre championnat. Beaucoup plus que je devrais l’être venant d’Italie où le football, malgré quelques problèmes, est meilleur qu’en Estonie. De plus, ils jugent les joueurs étrangers de manière très dure. A part si ces joueurs étrangers sont des « cracks », ils ne sont pas épargnés par les sarcasmes. Je comprends, les étrangers sont toujours beaucoup plus attendus que les joueurs locaux, autrement il n’y a aucune raison pour les faire signer. En même temps, les supporters devraient être réalistes : les meilleurs étrangers ne viennent pas en Estonie. S’ils sont vraiment bons, ils vont ailleurs. Pour faire une comparaison avec les fruits et légumes, on ne reçoit pas les oranges de « qualité A » dans les supermarchés estoniens mais plutôt les oranges de « qualités B ou C » puisque les oranges de « qualité A » sont destinées aux plus gros marchés. C’est la même chose avec les joueurs de football. L’Estonie est vue comme un parfait tremplin pour rebondir ailleurs ensuite.

Quelle est la “manière estonienne” de supporter une équipe ?

Il est très difficile de définir un style estonien, les supporters estoniens essayent de trouver leur propre manière de supporter leurs équipes. Bien entendu, ils tendent à imiter les supporters de grands pays de football où la culture ultra est plus ancienne et mieux ancrée. Cela passe aussi de temps en temps par l’imitation de coutumes assez peu plaisantes du monde ultra. J’ai vécu l’intolérance et vu des messages politiques dans les tribunes et pour être honnête, je continue de les dénoncer, même si cela peut me coûter et que les médias locaux sont relativement indifférents. Je pense qu’ils peuvent vraiment devenir d’excellents supporters sans copier les travers négatifs de leurs pairs des grandes nations. L’Estonie a su construire sa propre identité dans de nombreux domaines, pourquoi pas au niveau des supporters ? Ils n’ont pas besoin des comportements négatifs dont les pays de l’ouest essayent de se débarrasser. Pour cela, les fans de Kalju et Tammeka sont de bons exemples, ces derniers offrant toujours un soutien superbe à leur équipe qui n’est jamais bien placée en championnat. Les supporters de Tammeka sont les exemples parfaits de ce que pourrait être la manière estonienne de supporter son équipe. Les fans de Welco Elekter sont aussi superbes. Un club de 4è division qui dispose de supporters de première classe. Tammeka et Welco sont deux clubs de Tartu, la deuxième plus grande ville d’Estonie (100 000 habitants). Il y a quelque chose de différent là-bas, alors si vous voulez avoir un aperçu de supporters à l’estonienne, il faut aller là-bas. Ils sont une source d’inspiration.

Le football est-il très populaire en Estonie ?

Au final, oui. Les gens suivent les grands championnats, les compétitions internationales (Euro, Mondial) et connaissent plutôt bien ce football de très haut niveau. Certains suivent également d’autres sports comme le basket ou le hand. De ce point de vue, ils sont moins « totalitaires ». J’ai grandi avec le football et uniquement le football; les Estoniens sont plus ouverts aux divers sports. Cela vient aussi sans doute de l’ère soviétique pendant laquelle le football était vu comme le sport de l’occupant. Mais les choses changent.

L’équipe nationale

L’Estonie a bien débuté cette phase de qualifications (interview réalisée avant le nul contre San Marin). Que penses-tu de cette nouvelle génération de joueurs ?

Ils ont besoin d’aller jouer à l’étranger comme les générations précédentes, c’est aussi simple que cela. Le changement de génération est en cours. Quelques anciens jouent encore et les jeunes commencent juste à faire leur place. Dans deux-trois ans, ils devraient jouer à l’étranger. Il n’y a pas d’autre moyen pour être compétitif au niveau international. C’est le destin d’un petit pays de football. Même en Angleterre, ils commencent à penser que leurs joueurs devraient jouer ailleurs pour augmenter le niveau de leur sélection. Plutôt amusant comme la Premier League est soi disant le meilleur championnat d’Europe.

Quelles sont les chances de l’Estonie d’être à l’Euro 2016 ?

Quand les qualifs ont débuté, les trois points contre la Slovénie sont arrivés sans être espérés. C’était un fabuleux début et tout le monde s’est mis à rêver. Cependant, la défaite contre la Lituanie a remis les choses en place. Au moment où l’on parle, l’Estonie va jouer contre San Marin, ce ne sera pas un vrai test et les joueurs doivent simplement gagner. Je pense que l’Estonie a les mêmes chances que la Lituanie mais moins que la Slovénie à l’heure actuelle. Mais qui sait, le football est plein de surprises et peut-être qu’ils iront à Ljubljana en 2015 pour l’emporter comme ce fut le cas en 2010.

Ragnar Klavan, meilleur joueur estonien en 2014

Ragnar Klavan, meilleur joueur estonien en 2014

Est-ce que l’Estonie est performante en matière de formation ?

Il y a du bon travail effectué dans les meilleurs clubs mais la logique voudrait que ces jeunes soient ensuite envoyés à l’étranger. Par jeunes, je parle de joueurs de 21 ans maximum qui devraient avoir la chance de s’entraîner et jouer à l’étranger quand l’opportunité se présente. Cependant, j’ai lu que le président de la fédé (et du FC Flora) Aivar Pohlak (4) avait récemment expliqué une nouvelle « doctrine ». Selon lui, il n’est pas nécessaire d’aller à l’étranger à tout prix, un joueur peut évoluer en Estonie dans un premier temps et sa chance viendra plus tard. Certes, aller à l’étranger à tout prix n’est pas toujours la meilleure solution, mais le développement en Estonie est limité. Cela s’applique surtout quand un joueur arrive en D1. Etant donné le faible niveau de la compétition, il est difficile de continuer à progresser quand pendant la moitié des matchs vous jouez contre des amateurs ou des semi-pros. Les jeunes joueurs doivent être conscients de cette limite. Une fois arrivés au plus haut niveau en Estonie, ils doivent partir.

Il vaut mieux partir à 20 ou 21 ans qu’à 25 ou 26. A cet âge, c’est déjà compliqué puisqu’il y a plein de jeunes de diverses nationalités avec beaucoup plus d’avenir devant eux. De plus, il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui il est très facile pour n’importe quel club d’attirer des joueurs du monde entier. Un bon exemple de tout cela est Karol Mets, le défenseur de Flora et international estonien. Il est jeune, très prometteur et certains clubs ont déjà montré leur intérêt. Le plus tôt il partira, le mieux ce sera. Le bénéfice pour lui et la sélection se fera voir à moyen terme.

Expériences personnelles du football estonien

Quel stade préfères-tu en Estonie et pourquoi ?

Mon stade préféré est la A.Le Coq Arena quand il est plein pour les matchs de la sélection. Autrement, un grand stade vide est toujours triste. Un autre stade sympa est celui du club de Kalju, le Hiiu Stadium. Très cosy avec une seule tribune en bois, le tout au milieu des bois dans la zone résidentielle de Nomme.

Quel est ton meilleur souvenir lié au football estonien ?

Quand j’ai joué une saison en 4è division estonienne avec Tarmo Rüütli, ancien sélectionneur de l’Estonie. Quand j’ai fait mes premiers entraînements au FC Soccernet, je ne savais pas qui il était et il n’était pas encore devenu sélectionneur national pour la seconde fois. Puis j’ai découvert qui il était plus tard. J’ai une photo de lui me félicitant pour mon premier but en championnat. Mon meilleur souvenir de manière certaine. Combien de joueurs amateurs dans le monde peuvent se targuer d’avoir jouer avec le sélectionneur du pays où ils vivent ? Quelques années plus tard, je l’ai rencontré après le tirage au sort des barrages en 2011 où l’Estonie devait rencontrer l’Irlande. Nous étions tous deux d’accord sur le fait que Trapattoni était un « vieux renard ». Tarmo est un gars simple et vrai, il transmet sa conception simple du football à ses joueurs et il a su tirer le meilleur de la génération vieillissante. Je suis heureux d’avoir passé des soirées et après-midis à jouer avec lui. Bien qu’étant beaucoup plus vieux que nous tous, il s’est toujours comporté comme l’un des nôtres et n’a jamais mis notre entraineur dans une situation difficile, bien que celui-ci fut bien plus jeune que lui. Un vrai exemple et un beau souvenir.

Angelo avec le sélectionneur Rüütli

Angelo avec le sélectionneur Rüütli

Quel a été le match le plus mémorable que tu aies vu dans un stade estonien ?

Nõmme Kalju contre HJK Helsinki 2-1, en tour préliminaire de la Ligue des Champions en 2013. Le stade (Kadriorg Park) était rempli, il y avait beaucoup d’attentes puisque Kalju avait réussi à revenir d’Helsinki avec un nul vierge inattendu. L’atmosphère à Kadriorg était électrique ce jour-là. Les fans d’HJK étaient venus en nombre et ont participé à créer une belle ambiance que vous ne voyez pas souvent dans le football de clubs en Estonie. Kalju a gagné 2-1 et s’est qualifié, une performance historique puisqu’il ne s’était jamais qualifié au tour suivant malgré trois tentatives par le passé. Helsinki avait des ambitions dans ces tours préliminaires et Kalju a créé une grande surprise contre les voisins. Et last but not least, un de mes compatriotes, Damiano Quintieri avait marqué le but décisif. Que demander de plus ? Une belle journée.
Pour les matchs internationaux, le 2-2 contre les Pays-Bas l’an dernier fut spécial. L’Estonie méritait de gagner mais Van Persie a fait un beau plongeon et a empoché un point. Ce fut le seul match où les Pays-Bas ont perdu des points lors de cette phase de qualifications.

Peux-tu nous parler un peu de l’édition estonienne de la biographie de Pirlo ?

pirlo est

J’ai pris part dans ce projet et cela m’a donné envie d’en faire plus. Au début, je devais juste aider une personne qui voulait commercialiser le livre en estonien. Comme je me suis plus impliqué que je ne le pensais, à un moment je me suis dit : nous pouvons créer une maison d’édition spécialisée dans le football. Et c’est ce que nous avons fait avec mon associé estonien qui a aimé l’idée. Pour moi le football fait partie de la culture, et si le stéréotype veut que les livres soient de la culture, alors nous devons amener des livres de football dans ce pays pour que les gens puissent les lire dans leur langue. La plupart des passionnés de football estoniens achètent des livres en anglais provenant de l’étranger. Nous voulons leur offrir la possibilité de lire dans leur langue. Pirlo est un beau « numéro 1 » et nous espérons amener d’autres livres. Nous travaillons déjà sur le prochain. Chaque livre sera collector et c’est pourquoi nous avons choisi Paine Profitt (5) pour illustrer notre livre. »

Tristan Trasca

(1) http://www.rumodispo.com/news/optibet-best-xi-matchday-35

(2) http://www.rumodispo.com/news/kimbaloula-national-team-congo

(3) http://www.rumodispo.com/magazine/betting-scandal-new-chapter

(4) http://www.footballski.fr/aivar-pohlak-lexcentrique-homme-orchestre-du-football-estonien/

(5) http://www.paineproffitt.com/

On a discuté avec Angelo Palmeri, passionné de football estonien
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