La Grèce nous refera-t-elle le coup de 2012?

V. Athanasios Koulos
V. Athanasios Koulos - Publié le 23 juin 2014
greece brazil2014

Exclusion justifiée de Katsouranis lors du deuxième match contre le Japon.

A l’issue de ses deux premiers matchs, il est clair que la Grèce déçoit dans ce mondial brésilien. Avec 1 point sur 6 et 3 buts encaissés pour zéro marqué, le bilan temporaire de l' »Ethniki Omada » n’est pas folichon. Il fait le lit de tous les détracteurs de l’équipe nationale grecque qui n’ont toujours pas digéré l’incroyable exploit réalisé par le « Bateau pirate » en 2004. Certes, certaines critiques sont totalement justifiées… mais il ne faut pas croire que la Grèce n’est pas capable de mieux. En battant la Côte d’Ivoire mardi prochain, les « Galanolefka » (Bleu et blanc) peuvent encore se qualifier à condition que le Japon ne fasse pas mieux qu’un match nul contre la Colombie.

Il y a deux ans, lors de l’Euro en Pologne et en Ukraine, rappelez-vous, les Grecs se retrouvaient dans la même position qu’aujourd’hui. Après deux prestations de piètre qualité, l’Ethniki Omada avait surpris tout le monde en venant à bout de la Russie des oeuvre de Karagounis, le capitaine emblématique de l’équipe nationale. Les Grecs s’étaient alors qualifiés pour les 1/4 de finale de la compétition et affrontaient l’Allemagne lors d’un match hautement symbolique en pleine période de crise économique.

Karagounis russie

Karagounis sera-t-il à nouveau le héro de tout un peuple mardi prochain?

Alors, comme rien n’est encore joué d’avance, voici cinq bonnes raisons de croire encore aux chances des Grecs de se qualifier pour le deuxième tour de la Coupe du Monde.

  • Premièrement et sans ironie, l’exclusion de Katsouranis contre le Japon n’est certainement pas une mauvaise chose pour les Grecs. Ce fait de jeu obligera Fernando Santos à trouver une solution de remplacement dans le milieu du terrain ce qui sera plus que bénéfique au niveau de la vitesse d’exécution  de l’entre-jeu hellène.
  • Deuxièmement, après deux non-matchs des grecs, il est temps pour Santos de tester autre chose dans l’animation offensive. Fetfatzidis, si bon qu’il ait pu être lors de la préparation, a déçu sur le flanc droit lors des deux premiers matchs. De plus, Mitroglou n’est pas à 100% et cela se voit. Il n’a plus le même impact qu’autre fois sur le jeu de l’Ethniki Omada. Enfin Gekas a montré qu’il n’avait plus du tout la stature pour s’imposer en pointe au plus haut niveau. Par contre, Cholebas a démontré qu’il était meilleur offensivement que défensivement, Samaras est trop lent pour jouer seul en pointe mais est indéboulonnable aux yeux de Santos, et enfin, Salpingidis nous a déjà prouvé par le passé qu’il était l’homme des grands moments (en Ukraine 2009, contre le Nigéria en 2010, contre la Roumanie en 2013…). On pourrait dès lors proposer à Santos la composition inédite suivante:

Karnezis

Torosidis-Papasthatopoulos-Manolas-Vyntra

Kone–Tachtsidis-Maniatis

Samaras-Salpingidis-Cholebas

  • Troisièmement, avec des guerriers comme Torosidis, Maniatis ou Karagounis, il est impensable que l’Ethniki Omada n’éprouve pas d’esprit de révolte lors du troisième match de pool contre la Côte d’Ivoire. A défaut d’être la plus technique, l’équipe nationale grecque est certainement l’une des plus combatives du mondial. Les Grecs ne se laisseront pas éliminer si facilement, les Ivoiriens sont prévenus.
  • Quatrièmement, même s’il n’est plus capable physiquement de tenir son rang pendant plus d’une mi-temps, Giorgos Karagounis n’a assurément pas envie de terminer sa carrière internationale sur une mauvaise note. A 37 ans, le capitaine exemplaire de l’Ethniki Omada est l’âme de cette équipe. Il saura, à coup sûr, motiver ses troupes à partir au combat pour réaliser un nouvel et dernier exploit.
  • Enfin, la cinquième et dernière raison de continuer à croire à la qualification est simple. La Grèce n’est jamais aussi forte que quand on ne l’attend pas. Rendez-vous mardi soir pour savoir si c’est encore le cas cette fois!

 V.KOULOS

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