La phase de groupes de la Ligue des Nations étant désormais terminée, il est temps de basculer vers les éliminatoires de l’Euro 2020. Où en sont les sélections Footballski avant le coup d’envoi de cette campagne de qualifications ? Que peuvent-elles espérer ? On fait le point.

Groupe A

Les équipes

Angleterre
République tchèque
Bulgarie
Monténégro
Kosovo

Le programme de mars

22/03, 18h00 : Bulgarie – Monténégro
22/03, 20h45 : Angleterre – République Tchèque
25/03, 20h45 : Kosovo – Bulgarie
25/03, 20h45 : Monténégro – Angleterre

République tchèque

La situation

Contrairement à son voisin slovaque, la République tchèque a su traverser la tempête et gérer la transition en douceur, le tout sous la houlette de l’expérimenté et talentueux Jaroslav Šilhavý. Après une courte victoire face à la Slovaquie et Pologne il y a quelques mois de cela, les Tchèques peuvent espérer de belles choses pour ce parcours qualificatif. Pour cause, si les jeunes talents sont bien présents, le groupe des sélectionnés reste très stable, porté par quelques vieux briscards (Gebre Selassie, Suchý, Dočkal, Škoda), des joueurs dans la fleur de l’âge (Darida, Masopust, Vydra, Kadeřábek) et enfin de jeunes éléments, futurs cadres, comme le talentueux Schick ou encore Jankto et Souček au milieu de terrain. Si les noms ne sont pas ronflants, le maillot, lui, est mouillé comme il se doit. Et c’est là le plus important.

Les enjeux

La Tchéquie est actuellement en pleine concrétisation de cette génération. Comme mentionné, beaucoup de joueurs du groupe n’ont pas connu une grande carrière à l’extérieur du pays. Néanmoins, la République tchèque a su s’appuyer sur un joueur cadre dans chaque ligne. Ainsi, aujourd’hui, la Tchéquie peut se targuer de posséder l’un des groupes les plus homogènes et, surtout, de disposer d’une véritable philosophie de jeu portée par le respecté Jaroslav Šilhavý. De quoi espérer de beaux résultats et une future qualification, et ce malgré la présence de l’Angleterre dans son groupe.

Bulgarie

La situation

La Bulgarie reste sur un bilan mitigé lors de la dernière Ligue des Nations. Capables de vaincre coup sur coup la Slovénie et la Norvège, avant de laisser filer la première place de leur groupe à cause de contre-performances (face à Chypre notamment), les Lions ont soufflé le chaud et le froid. Néanmoins, on se souvient également qu’en qualifications pour la Coupe du Monde, la Bulgarie avait donné du fil à retordre à la France, à la Suède et aux Pays-Bas.

Les enjeux

Placé dans un groupe relevé, la Bulgarie peut espérer viser la deuxième place, derrière une Angleterre qui cartonne souvent en qualifications. Les confrontations face à la République tchèque et au Monténégro seront les moments clés de cette campagne, mais gare également à ne pas commettre de faux-pas dès l’entrée en lice face au Kosovo.

Monténégro

La situation

C’est peu dire que le Monténégro est une équipe dont on ne parle pas, tout simplement car on ne voit pas trop bien quoi attendre de cette équipe, qui parait dépendante de Jovetić en attaque pour réussir à marquer ses buts. L’énigme du groupe A.

Les enjeux

On voit difficilement le Monténégro réussir à passer devant l’Angleterre et la République tchèque, et il faudrait réaliser de grosses performances dans l’état actuel des choses pour dominer la Bulgarie. Même le derby face au Kosovo voisin ressemble à un match piège, tant le Kosovo est en progression et en pleine confiance, quand le Monténégro s’enfonce dans le marasme. Restera donc à essayer de trouver enfin une identité de jeu à cette équipe – qui en manque cruellement – et à se rassurer tant bien que mal.

Kosovo

La situation

Le Kosovo sort d’une excellente campagne en Ligue des Nations. Le moral est au beau fixe à Prishtina et les supporters sont très optimistes concernant ces qualifications. Avec deux joueurs qui brillent dans des grands championnats (Zeneli et Rashica) et une équipe qui prend forme, le Kosovo pourrait être une des surprises de ces éliminatoires pour l’Euro 2020. Heureusement, Bernard Challandes sait aussi bien gérer la pression environnante que son groupe de joueurs.

Les enjeux

Cette nouvelle campagne doit permettre de connaître le vrai niveau du Kosovo. Alors que le potentiel offensif semble certain avec les Zeneli, Berisha, Celina, Rashica, Muriqi et compagnie, une ossature défensive doit enfin se dessiner à l’occasion de ces rencontres. Le gardien de Manchester City, Muric, sera ainsi titulaire. Devant lui, de nouvelles têtes comme Sadiku et Hadergjonaj devraient avoir leur chance. Le complément idéal de Kryeziu au milieu reste également à trouver.


Groupe B

Les équipes

Portugal
Ukraine
Serbie
Lituanie
Luxembourg

Le programme de mars

22/03, 20h45 : Luxembourg – Lituanie
22/03, 20h45 : Portugal – Ukraine
25/03, 20h45 : Luxembourg – Ukraine
25/03, 20h45 : Portugal – Serbie

Ukraine

La situation

Un mois de novembre mitigé, marqué notamment par une lourde défaite en Slovaquie (4-1) a quelque peu tempéré les ardeurs de la sélection ukrainienne. Celle-ci restait sur une année 2018 plutôt positive et marquée notamment par une promotion en Ligue des Nations, ce qui lui offre un joker en cas d’échec lors des éliminatoires. Dans un groupe où le Portugal fait figure de favori et la Serbie d’outsider, la Zbirna tentera de décrocher l’une des deux premières places.

Les enjeux

L’Ukraine aborde ces éliminatoires avec la plupart de ses forces vives, seul Andriy Yarmolenko, sérieusement blessé, étant absent. Yaroslav Rakitskiy a quant à lui été écarté de la sélection après son transfert polémique au Zenit Saint-Pétersbourg. Un nouveau joueur a été intégré sur le tard à la sélection : Júnior Moraes, le meilleur buteur du championnat d’Ukraine (16 buts). L’attaquant d’origine brésilienne vient tout juste d’obtenir la citoyenneté ukrainienne.
Andriy Shevchenko et ses hommes vont entrer directement dans le grand bain avec un déplacement chez le Portugal (champion d’Europe en titre) avant d’aller au Luxembourg pour une rencontre qui s’annonce plus accessible. Trois points, au minimum, sont attendus pour l’Ukraine à l’issue de ces deux rencontres.

Serbie

La situation

Malgré des prestations loin d’avoir été indigentes, la Serbie n’a pas pu se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde. Les coéquipiers de Sergej Milinković-Savić ont ensuite logiquement terminé en tête de leur poule de la Ligue C de la Ligue des Nations, devançant la Roumanie, le Monténégro et la Lituanie. Sur le plan sportif, les résultats sont donc plutôt satisfaisants. Et c’est maintenant vers l’Euro – compétition à laquelle ils ne s’étaient pas qualifiés en 2016 – que les Serbes sont tournés.

Les enjeux

Privée de Nemanja Matić, Aleksandar Kolarov, Dušan Tadić ou encore Aleksandar Mitrović, la sélection entraînée par Mladen Krstajić a néanmoins décroché un nul en Allemagne mercredi (1-1) à l’occasion d’une rencontre amicale. Très en vue cette saison à l’Eintracht Francfort, Luka Jović en a profité pour inscrire son premier but sous le maillot de l’équipe nationale. Le jeune attaquant de 21 ans représente assurément l’avenir des Orlovi, et le voir prendre ses marques au niveau international sera l’un des enjeux de cette campagne. La Serbie peut quant à elle légitimement espérer terminer à l’une des deux premières places de son groupe. Et, en cas de contre-performance, elle disposera d’un sérieux joker puisqu’elle est qualifiée pour le Final Four de la Ligue C de la Ligue des Nations.

Lituanie

La situation

Edagaras Jankauskas n’aura pas réussi grand-chose à la tête de la sélection lituanienne. La fédération a donc logiquement mis un terme à sa collaboration avec un des plus célèbres joueurs lituaniens. A la recherche d’un remplaçant peu onéreux, le choix s’est porté sur Valdas Urbonas (Ekranas, Trakai, Spartaks Jurmala, Zalgiris Vilnius). Pour sa première sélection, Urbonas fait confiance aux jeunes en appelant la révélation du début de championnat Golubickas (19 ans – Suduva), Sadauskas (22 ans -Stumbras), Bravykas (23 ans ans – Zalgiris), Mazaras (19 ans – Wisla Płock), Vorobjovas (23 ans – Zalgiris) ou encore Slivka (23 ans – Hibernian). Un grand retour est également à signaler : celui du défenseur Andriuskevicius, qui vient de s’engager avec Suduva et qui privilégiait sa carrière aux Etats-Unis depuis un certain temps.

Les enjeux

La dernière victoire de la Lituanie remonte à un match en Arménie le 27 mars 2018. Autant dire qu’avec le Portugal, l’Ukraine, la Serbie et le Luxembourg au programme, la mission s’annonce extrêmement compliquée. Les deux premiers match sont contre le Luxembourg (22 mars et 7 juin). L’occasion idéale de faire le plein de confiance. Ou de sombrer directement dans le marasme.


Groupe C

Les équipes

Pays-Bas
Allemagne
Irlande du Nord
Estonie
Biélorussie

Le programme de mars

21/03, 20h45 : Pays-Bas – Biélorussie
21/03, 20h45 : Irlande du Nord – Estonie
24/03, 20h45 : Pays-Bas – Allemagne
24/03, 20h45 : Irlande du Nord – Biélorussie

Estonie

La situation

Le niveau du football estonien est sur la voie du renouveau, mais pas encore suffisamment. A l’image de Ragnar Klavan ou Konstantin Vassiljev, les cadres sont vieillissants. De bons jeunes joueurs commencent à venir, mais leur départ à l’étranger en club bloque parfois leur progression par manque de temps de jeu. Bâtir une équipe reste ainsi un casse-tête pour Martin Reim, qui parvient pourtant à souvent tirer le meilleur de ses joueurs face à de bonnes équipes. Avec le retour de blessure de Mathias Käit au milieu, et l’apport de jeunes tels que Kuusk, Sappinen, Liivak ou Roosnupp, on peut espérer voir cette sélection préparer au mieux son avenir. A condition d’être épargnée par les blessures.

Les enjeux

Qu’espérer quand on est en compagnie de l’Allemagne et des Pays-Bas ? Pas grand-chose, si ce n’est éviter de prendre une rouste, comme face à la Belgique lors des derniers éliminatoires (8-1). Hors de question de penser à une éventuelle qualification. Finir devant la Biélorussie, voire l’Irlande du Nord, serait déjà un excellent résultat.

Biélorussie

La situation

La Ligue des Nations a permis d’effacer la catastrophe des qualifications au Mondial 2018. Les pièges luxembourgeois, moldaves et saint-marinais ont été évités avec succès alors qu’ils auraient dû et pu être de trop pour une sélection aux abois il y a une dizaine de mois. Les progrès sont visibles, Igor Kriushenko a trouvé une base solide comme en témoigne les… zéro but encaissé sur les six matchs de la nouvelle compétition européenne. Plus rassurant encore, des joueurs performants individuellement et une colonne vertébrale qui se dégage avec Gorbunov dans les buts, Martynovich et Sivakov en défense, Maevski et Dragun au milieu, Saroka devant. Si l’on ajoute Stasevich et Savitskiy sur les ailes, Hleb qui mourra peut-être sur le terrain à cette allure et un banc homogène, une belle petite équipe apparaît.

Une équipe vieille, aussi. Pour l’incorporation de jeunes joueurs, on repassera. Et pour une fois que la Biélorussie a un vrai objectif en ligne de mire, cela ne poussera pas le conservateur Kriushenko à intégrer du sang neuf. On notera cependant la sélection méritée de Zakhar Volkov (BATE Borisov) en défense. Même s’il risque fortement de ne pas voir le terrain, il est sans aucun doute le futur patron de la sélection.

Les enjeux

Deux enjeux pour la sélection biélorusse, mais un beaucoup moins réaliste que l’autre. Le premier, c’est d’exister dans un groupe hétérogène. Ne pas finir à la dernière place signifierait une certaine progression par rapport à la dernière campagne de qualifications. Gagner la double confrontation face à l’Estonie, un match face à l’Irlande du Nord et pourquoi pas accrocher les Pays-Bas et l’Allemagne à domicile, comme la Biélorussie l’a fait face à la France (0-0), serait un excellent résultat et permettrait de préparer le dernier carré de la Ligue D de la Ligue des Nations en mars 2020. C’est le gros enjeu de ces douze mois à venir. En ayant terminé première de son groupe, la Biélorussie s’est offert une opportunité unique de se qualifier pour l’Euro 2020. Si loin, si proche, les 23 de Kriushenko ne devraient pas beaucoup évoluer d’ici là. Il n’aura d’yeux que pour ça.


Groupe D

Les équipes

Suisse
Danemark
Irlande
Géorgie
Gibraltar

Le programme de mars

23/03, 15h00 : Géorgie – Suisse
23/03, 18h00 : Gibraltar – Irlande
26/03, 20h45 : Irlande – Géorgie
26/03, 20h45 : Suisse – Danemark

Géorgie

La situation

La Géorgie reste sur une dynamique très positive, puisque les joueurs de Vladimir Weiss ont dominé leur groupe de Ligue des Nations avec cinq victoires en six matchs, dont une raclée infligée à domicile face au Kazakhstan lors de l’ultime journée. Côté confiance, on a donc déjà vu bien pire. Néanmoins, l’effectif réuni par le coach slovaque a encore bien du chemin à faire pour espérer croire à une qualification. Une grosse incertitude réside également sur la présence de Tornike Okriashvili, sans club depuis la rupture de son contrat avec Krasnodar en début d’année mais toujours appelé.

Les enjeux

La Géorgie hérite d’un groupe homogène, sans grosse tête de série, et retrouve par exemple l’Irlande, déjà affrontée lors des éliminatoires pour la dernière Coupe du Monde. L’idéal serait donc de ne pas reproduire le départ catastrophique connu lors de la dernière campagne de qualification. S’il apparaîtra déjà comme une belle performance d’accrocher un nul à domicile face à la Suisse, les Géorgiens peuvent se rappeler qu’ils avaient fait trembler les Irlandais jusque dans les dernières secondes (match nul 1-1). Cependant, il faudra bien espérer gagner des points un jour ou l’autre, et hormis face à Gibraltar, chaque match se jouera à couteaux tirés.


Groupe E

Les équipes

Croatie
Pays de Galles
Slovaquie
Hongrie
Azerbaïdjan

Le programme de mars

21/03, 20h45 : Croatie – Azerbaïdjan
21/03, 20h45 : Slovaquie – Hongrie
24/03, 15h00 : Pays de Galles – Slovaquie
24/03, 18h00 : Hongrie – Croatie

Croatie

La situation

Après la finale du Mondial russe, une page s’est tournée pour la Croatie. Cadres emblématiques de la sélection, Vedran Čorluka, Mario Mandžukić et Danijel Subašić ont pris leur retraite internationale. L’aventure des Vatreni en Ligue des Nations a quant à elle démarré de manière calamiteuse, avec une humiliation en Espagne (6-0). Et même si le suspense a ensuite été haletant concernant la course au Final Four, l’ultime duel perdu en Angleterre (2-1) a scellé les espoirs des Croates, relégués en Ligue B.

Les enjeux

De par son statut, le vice-champion du monde en titre ne peut évidemment aspirer à rien d’autre qu’à une qualification pour l’Euro 2020. Tête de série de son groupe, la Croatie semble être au moins un cran au-dessus de tous ses adversaires. Mais plus que les résultats, ce seront les prestations de la formation entraînée par Zlatko Dalić qui seront scrutées de près. Le choix des joueurs alignés sera également intéressant à suivre. Car si Lovre Kalinić s’est imposé comme étant le successeur de Subašić dans le but, aucun attaquant ne s’est réellement affirmé en tant que numéro 9 incontestable au sein de la sélection au damier.

Slovaquie

La situation

La fin d’une ère ? Telle est la question circulant de bar en bar, et de stade en stade, un peu partout dans le pays. Pour cause, après de belles prestations durant les dernières années, la sélection slovaque marque peu à peu le pas, peinant à trouver une stabilité, un nouvel élan offensif, à concrétiser ses belles prestations et à faire éclore ses jeunes pousses. De même, cette fin de cycle semble de plus en plus proche, en atteste les derniers transferts des titulaires de la Repre avec, en premier lieu, le cas d’un dénommé Marek Hamšik. Alors, dès lors, que reste-t-il de cette sélection slovaque ? Un entraîneur intelligent, une assise défensive toujours aussi performante, quelques jeunes talents au milieu de terrain… et beaucoup de doutes. Ainsi, et c’est encore et toujours le même problème : les Slovaques ne peuvent toujours pas se reposer sur le talent d’un véritable numéro neuf de bon niveau. Compliqué d’espérer un avenir radieux.

Les enjeux

Comme expliqué plus haut, les Slovaques sont depuis quelques mois en pleine reconstruction. Si Hapal n’a pas – encore – bouleversé la totalité de sa liste d’appelés, la sélection slovaque doit profiter de ces futures échéances pour tenter de se refaire une santé. Si la Slovaquie possède un bon vivier derrière, elle reste encore à la peine offensivement et ne peut espérer grand-chose pour cette future compétition internationale. Quoiqu’il arrive, un match important arrive, avec ce premier duel face à la Hongrie, ennemi historique de la sélection et du pays. Autant dire qu’une défaite ne serait guère appréciée.

Hongrie

La situation

La Hongrie pouvait nourrir quelques regrets à l’issue de la phase de groupes de la Ligue des Nations. Deuxièmes de leur poule en Ligue C, les Magyars ont laissé filer la première place (occupée par la Finlande) pour deux petits points seulement. La défaite inaugurale en Scandinavie (1-0) a pesé lourd, tout comme le surprenant match nul concédé en Estonie (3-3). Tout n’est cependant pas à jeter, car Marco Rossi a redonné des couleurs au Nemzeti 11, intraitable à domicile (trois victoires) et plutôt intéressant au niveau du jeu proposé.

Les enjeux

L’infâme période de vache maigre marquée par un nul aux Îles Féroé (0-0) et des défaites en Andorre (1-0) et au Luxembourg (2-1) semble donc terminée. Les premiers résultats obtenus par la Hongrie version Rossi sont encourageants et ces éliminatoires donneront au technicien italien la possibilité de poursuivre son travail. La qualification pour l’Euro 2020 représente-t-elle pour autant un objectif crédible ? Ádám Szalai et ses coéquipiers ne partent pas avec les faveurs des pronostics, puisque le Pays de Galles, la Slovaquie et surtout la Croatie paraissent être des adversaires d’un calibre supérieur. Mais si les Hongrois confirment leurs récents progrès, il y aura peut-être une carte à jouer…

Azerbaïdjan

La situation

Hôte de plusieurs matchs de l’Euro 2020, l’Azerbaïdjan n’a pas réussi à transformer l’opportunité offerte par la Ligue des Nations. Surclassés par un Kosovo qui quitte la Ligue D sans doute pour un bon bout de temps, les Azerbaïdjanais n’ont pourtant pas démérité et ont terminé deuxièmes de leur groupe, devant Malte et les Îles Féroé. La patte Gurbanov, qui a repris la sélection tout en restant à la tête de Qarabag, a donc bien pris mais s’est frottée à plus fort, tout simplement, comme en témoigne la défaite 4-0, à Prishtina, lors du dernier match décisif entre les deux équipes.

Les enjeux

L’Azerbaïdjan a donc ici une deuxième chance de jouer l’Euro devant ses supporters mais, il faut bien l’avouer, ce sera très compliqué. Face au finaliste de la dernière Coupe du Monde et trois nations revanchardes, la dernière place semble promise aux Azerbaïdjanais. L’occasion de venir jouer les trouble-fêtes est toutefois belle.


Groupe F

Les équipes

Espagne
Suède
Norvège
Roumanie
Îles Féroé
Malte

Le programme de mars

23/03, 18h00 : Malte – Îles Féroé
23/03, 18h00 : Suède – Roumanie
23/03, 20h45 : Espagne – Norvège
26/03, 20h45 : Malte – Espagne
26/03, 20h45 : Norvège – Suède
26/03, 20h45 : Roumanie – Îles Féroé

Roumanie

La situation

Loin d’être rose, la situation de la sélection roumaine semble stagner depuis deux ans. Après des éliminatoires pour le Mondial russe ratés d’entrée, les Roumains comptaient sur la Ligue des Nations pour se rassurer, mais n’y sont pas parvenus. Les blessures récurrentes de certains cadres (Chiricheș, Andone) et le départ dans le Golfe du meneur Nicolae Stanciu n’incitent pas à l’euphorie. Pour y remédier, Cosmin Contra incorpore plusieurs jeunes à sa sélection (Pașcanu, Băluță, Hagi, Bancu, Manea, Pușcaș…). Des jeunes qui doivent réussir rapidement, et sous une grosse pression. Pas l’idéal.

Les enjeux

Le tirage au sort n’a pas gâté une équipe qui ne vise qu’une seule chose : la qualification pour cet Euro dont quatre matchs seront disputés à Bucarest. Pire, le tirage au sort des groupes de cet Euro aura lieu à Bucarest, et c’est tout un pays qui verrait comme une humiliation de ne pas être de la fête. La pression est donc (déjà) énorme sur Cosmin Contra et son groupe. Homme de défis, le sélectionneur devrait pouvoir faire face à la pression, mais ses choix, parfois surprenants, devront s’avérer payants dans un groupe relevé et homogène, dont il sera très difficile de sortir vainqueur.


Groupe G

Les équipes

Pologne
Autriche

Israël
Slovénie
Macédoine
Lettonie

Le programme de mars

21/03, 20h45 : Autriche – Pologne
21/03, 20h45 : Macédoine – Lettonie
21/03, 20h45 : Israël – Slovénie
24/03, 18h00 : Israël – Autriche
24/03, 20h45 : Pologne – Lettonie
24/03, 20h45 : Slovénie – Macédoine

Pologne

La situation

La Pologne panse encore ses plaies de la Coupe du Monde. Après un été compliqué, c’est un automne et hiver moroses qui se sont dressés devant la Reprezentacja. Avec un nouveau sélectionneur novice aux manettes, les Polonais ont fait pâle figure en Ligue des Nations. Dans un groupe difficile (composé de l’Italie et du Portugal), la Pologne eut l’honneur d’être la première équipe reléguée de la Ligue A. Et si l’on y ajoute les amicaux désastreux, c’est une série de six matchs sans victoire qui vous contemple. Un départ en fanfare pour Jerzy Brzęczek. Mais au-delà des résultats, c’est le jeu proposé, l’évolution de celui-ci et le choix des hommes par le nouveau sélectionneur qui posent question. La Pologne de Brzęczek navigue à vue avec comme bouée de sauvetage des trentenaires et un schéma tactique éculé. Pas vraiment ce qu’on espérait dans le « renouveau » post-Coupe du Monde.

Les enjeux

Dans un groupe plutôt abordable, la Pologne, de par son statut, est le favori désigné. Mais seulement un favori par défaut. Il est difficile de se projeter tant l’inconnue est réelle. Malgré la forme excellente de ses attaquants sur la scène européenne avec le retour de Milik, la confirmation milanaise de Piątek et la stabilité bavaroise de Lewandowski, les questions sont nombreuses au milieu de terrain et dans la défense. Quel côté gauche ? Qui associer au milieu ? Klich, Krychowiak ou Linetty ? Piątek sur le banc ou associé à Lewy ? Quid de Milik alors ? Szczęsny ou Fabiański ? etc… Il va donc falloir composer avec cette inconnue permanente, et voir où elle peut mener ce groupe qui, sur le papier, a très fière allure. Cette campagne ne va pas être une promenade de santé, comme ce fut le cas avec la sélection ces dernières années. Il faut espérer que Brzęczek trouve sa formule et qu’elle soit claire, qu’une ligne directrice se détache avec bien sûr une qualification au bout. Une reconstruction prend du temps, même avec de bons matériaux. Surtout si le maçon n’est pas des plus qualifié.

Autriche

La situation

Le fait est que les premiers pas de Franco Foda à la tête de l’ÖFB-Team n’ont pas vraiment été très inspirants. Arrivé en janvier 2018 pour remplacer un Marcel Koller qui arrivait en fin de cycle, l’ancien entraîneur et légende du SK Sturm a mené sa sélection au milieu d’un groupe avec la Bosnie-Herzégovine et l’Irlande du Nord. Quatre matchs, trois buts pour, deux buts encaissés, le bilan comptable n’est pas mauvais mais ce qui a été proposé sur le terrain était plutôt indigent. Dommage pour cette fois, mais ce n’était après tout que le début. Avec le réservoir que propose le football autrichien actuellement, que ce soit au niveau des jeunes (Laimer, Lazaro, Wöber, Schlager) que des joueurs plus expérimentés (Alaba, Arnautovic, Hinteregger, Baumgartlinger…), il ne serait en revanche pas normal de ne pas en demander un peu plus. Ça commence dès cette semaine.

Les enjeux

L’UEFA semble avoir été plutôt clémente avec l’Autriche. Le groupe est homogène et convient parfaitement à la sélection de Franco Foda, récemment plutôt régulière face à des équipes de son calibre mais dominée par plus forte qu’elle. Sur le papier, seule la Pologne apparaît comme supérieure dans ce groupe Footballski et, comme vous pouvez le lire ci-dessus, ce n’est pas non plus la joie un peu plus au nord. Il faudra finir à l’une des deux premières places pour se qualifier pour le prochain Euro, et ainsi enchaîner une deuxième apparition au championnat d’Europe, ce qui n’est jamais arrivé à l’Autriche dans son histoire. C’est l’objectif et c’est tout à fait faisable. A condition que l’Autriche joue au niveau qui doit être le sien.

Slovénie

La situation

La Slovénie a vécu un véritable enfer en Ligue des Nations, et cela a beaucoup fait parler dans les médias. Incapable de glaner la moindre victoire dans sa faible poule de la Ligue C (Norvège, Bulgarie, Chypre), la Slovénie a montré un niveau de jeu pitoyable et a été logiquement rétrogradée en Ligue D. Le tout avec un effectif de qualité, qui la plaçait comme équipe favorite de sa poule. Mais les cadres n’ont montré aucune implication, certains se retirant même du groupe pour se concentrer sur leur club. Une situation qui a énervé d’autres joueurs, qui n’ont pas hésité à critiquer les déserteurs. Bien évidemment, le coach Kavčič s’est fait licencier de manière express, laissant à l’entraîneur des U16 le soin d’assurer l’intérim pendant deux matchs.

La mission du successeur de Čeferin est claire : réconcilier la sélection et ses supporters, lasses des joueurs faisant l’impasse sur la sélection, des dissensions internes et des coachs prônant le risque minimum. Un premier pas a été effectué avec le retour de Matjaž Kek, qui est parti de Rijeka avec lequel il a gagné un titre, renversant l’hégémonie du Dinamo. Kek a déjà connu des succès à la tête de l’équipe nationale, puisqu’il avait obtenu la qualification pour la Coupe du Monde 2010.

Les enjeux

« On s’attend à ce que la Slovénie soit meilleure, » a déclaré Matjaž Kek en convoquant ses 22 joueurs, appuyant aussi là où ça fait mal : « Certaines choses devront être résolues par les joueurs, ils sont suffisamment matures et responsables pour cela. Je n’exige pas que les garçons soient amis en dehors du terrain, mais lorsqu’ils sont sur le terrain, je veux qu’ils forment une équipe. » Au vu de la densité de la poule et des dissensions internes, difficile de miser sur la Slovénie. Mais l’effectif reste de qualité et il y a aussi du talent dans les générations qui arrivent. Et puis Kek est un magicien, alors sait-on jamais.

Macédoine

La situation

Cinq victoires en six matchs, tel est le bilan de la Macédoine lors de la Ligue des Nations. Une performance de haut rang qui devrait projeter les coéquipiers de Goran Pandev dans une bonne dynamique pour cette campagne de qualification. Et espérer faire revenir à la Telekom Arena un public macédonien vraiment très peu concerné lors de ces derniers matchs.

Les enjeux

Une Pologne en plein doute, une Autriche en reconstruction, une Lettonie faible, une Slovénie ou encore Israël imprévisibles. Et s’il y avait une place à aller chercher pour la Macédoine ? Dans ce groupe tout paraît possible, d’autant plus si la Macédoine confirme son rang à domicile face à la Lettonie en ouverture, car le « derby yougoslave » qui les attend ensuite à Ljubljana s’avère assez ouvert. S’appuyant sur un groupe compact avec de nombreux jeunes joueurs très prometteurs, la Macédoine sera à suivre de près.

Lettonie

La situation

Ayant terminé son parcours dans la Ligue des Nations par un triste 0-0 à Andorre qui faisait déjà suite à des déceptions contre Gibraltar ou les Iles Féroé, la Lettonie n’a jamais semblé aussi faible. Le Finlandais Mixu Paatelainen ayant renoncé à continuer à son poste de sélectionneur, c’est au Slovène Slaviša Stojanovič (Slovénie, Etoile Rouge Belgrade, Lierse, Changchun Yatai, Riga FC, Levski Sofia) que revient la mission de redonner un peu d’allant à une équipe en pleine déroute. La faiblesse du réservoir de talents est illustré par la sélection de neuf trentenaires, dont le gardien Andris Vanins (38 ans – Zurich) ou Aleksejs Višņakovs (35 ans – Riga FC). A l’inverse, deux jeunes novices sont également appelés : Antonijs Černomordijs (22 ans – Riga FC) et Kristers Tobers (18 ans – Liepaja).

Les enjeux

En héritant du groupe G composé de la Pologne, l’Autriche, Israël, la Slovénie et la Macédoine pour ses qualifications pour l’Euro 2020, les espoirs sont ténus du côté de Riga. Début de ce qui pourrait s’avérer un nouveau long chemin de croix le 21 mars à Skopje contre la Macédoine. Suivi, le 24 mars, d’un déplacement extrêmement périlleux en Pologne.


Groupe H

Les équipes

France
Islande
Turquie
Albanie
Moldavie

Andorre

Le programme de mars

22/03, 20h45 : Albanie – Turquie
22/03, 20h45 : Andorre – Islande
22/03, 20h45 : Moldavie – France
25/03, 18h00 : Turquie – Moldavie
25/03, 20h45 : Andorre – Albanie
25/03, 20h45 : France – Islande

Albanie

La situation

Après avoir rêvé en 2016 et une participation à l’Euro (certes élargi), les Albanais sont redescendus sur terre avec une campagne de qualifications très moyenne pour 2018 malgré un groupe très difficile. Des matchs amicaux désastreux ont alterné récemment avec une ligue des nations calamiteuses (une victoire pour trois défaites face à Israël et l’Écosse). Le seul motif de satisfaction pour les hommes de Cristian Pannuci est la victoire récente en amical contre le Pays de Galles à Elbasan.

Les enjeux

C’est sans doute la dernière chance pour Pannuci à la tête de la sélection albanaise qui commence à glisser dans l’ombre de son voisin kosovar. Le groupe qui leur est offert reste moins difficile que depuis deux ans plus tôt mais il faudra prendre la deuxième place derrière une équipe de France qui semble largement favorite de la poule. Mais sur ce qu’on voit depuis deux ans, difficile d’imaginer l’Albanie terminer devant une Turquie sur le retour et une Islande, certes en déclin sérieux sur les derniers mois. Voilà la tâche qui attend les Albanais. Et cela tombe bien, dès le premier match, ils auront pas le droit à l’erreur en recevant à Shkodër un ennemi intime et rival direct pour la qualification, la Turquie. Une victoire suivi des trois points à Andorre la Vieille et on pourra se remettre à rêver d’autant que les confrontations avec la France sont lointaines. Une défaite à domicile ce vendredi, et il faudra commencer à se tourner vers 2022 voire 2024./

Moldavie

La situation

Malgré un bilan comptable moyen en Ligue des Nations, handicapé par une première sortie au Luxembourg catastrophique (défaite 4-0) et ô combien sévère au vu du match, la Moldavie de Spiridon est à des années lumières de ce que les supporters des Tricolorii ont dû subir ces dernières années. Fini la peur de l’adversaire et de jouer au ballon, Spiridon a inculqué un jeu de possession et d’attaques construites permettant à ses joueurs de terminer la campagne à jeu égal avec le Luxembourg (1-1) et en ayant tenu en échec le vainqueur du groupe, le Belarus, certes sans grande saveur (0-0 et 0-0).

Les enjeux

« Le match du siècle » ! Tout simplement, voilà comment la Fédération fait la promotion de la réception de la France. Alors bien sûr, les Moldaves devront faire face à une opposition nettement supérieure à celle qu’ils devaient appréhender pendant la Ligue des nations, et Spiridon d’adapter son plan de jeu selon des adversaires d’un autre calibre. Cependant, en dehors de la France qui fait davantage figure d’adversaire de prestige, la Moldavie peut poser des problèmes à tout le monde, à condition de disposer de tous ses atouts et de réussir à marquer des buts – un mal lancinant en sélection, que seul Radu Gînsari semble parvenir à cacher de temps à autre. Il faudra surtout apprendre à faire sans Alexandru Gațcan, récent retraité international et dont l’absence se fera sentir dans le coeur du jeu. La Moldavie est dans l’attente de lendemains ensoleillés après une trop longue hibernation.


Groupe I

Les équipes

Belgique
Russie
Ecosse
Chypre
Kazakhstan

Saint-Marin

Le programme de mars

21/03, 16h00 : Kazakhstan – Ecosse
21/03, 18h00 : Chypre – Saint-Marin
21/03, 20h45 : Belgique – Russie
24/03, 15h00 : Kazakhstan – Russie
24/03, 18h00 : Saint-Marin – Ecosse
24/03, 20h45 : Chypre – Belgique

Russie

La situation

Une Coupe du Monde réussie, une Ligue des Nations correcte avec une deuxième place obtenue, voici les dernières performances de la Sbornaya ! Passée à deux doigts d’une première place de son groupe de Ligue des Nations (défaite 2-0 contre la Suède pour la dernière journée), la Russie continue de séduire. Désormais sans Igor Akinfeev qui a pris sa retraite internationale, la sélection doit retrouver un homme clé pour poursuivre sa progression sur l’échelon européen.

Les enjeux

Dans un groupe très ouvert mais pouvant être très piégeux, la Russie se doit d’obtenir un billet pour l’Euro 2020. Deuxième meilleure équipe sur le papier, la Sbornaya devra quand même se méfier de l’Ecosse. La qualif’ est obligatoire, surtout quand on sait que Saint-Pétersbourg accueillera plusieurs rencontres du prochain Euro. Sans ses vieux briscards (Akinfeev, Ignashevich…), la Russie va devoir se reconstruire. Place aux jeunes !

Chypre

La situation

Après une troisième place dans la Ligue C de la dernière campagne de Ligue des Nations, derrière la Norvège et la Bulgarie, la sélection chypriote se remet en chemin dans un groupe compliqué. En effet, au milieu de la Belgique (que Chypre a déjà croisée lors de la récente campagne de qualification pour le mondial russe), de la Russie ou même de l’Écosse, la troupe de Ran Ben Shimon tentera tant bien que mal d’exister, et d’engranger de l’expérience. Voire de jouer un rôle d’arbitre, elle qui reste encore difficile à manoeuvrer lorsqu’elle reçoit sur son sol.

Les enjeux

C’est un groupe relativement expérimenté qui s’apprête à partir en campagne. Autour d’Urko Pardo (36 ans), Georgios Vasiliou (34), Merkis ou encore Papoulis, le sélectionneur dispose d’une base de trentenaires avec de l’expérience, à l’image du capitaine Demetriou. Autour de cela, on retrouve quelques valeurs sûres, comme Laifis ou Sotiriou devant, et quelques promesses, comme le Turinois Kastanos, qui devrait déjà fêter sa vingtième sélection à 21 ans. L’enjeu sera donc de faire cohabiter le tout, pour, pourquoi pas, aller à l’encontre des pronostics.

Kazakhstan

La situation

Avant la Ligue des Nations, il y avait de bonnes espérances. La nomination d’un coach qualifié en la personne de Stanimir Stoilov et un groupe largement à la portée du Kazakhstan nous autorisait à espérer à un Final Four de Ligue D. Las, les Kazakhs ont été d’une faiblesse abyssale à l’extérieur (nul en Andorre et e Lettonie) et se font fait humilier par la Géorgie à domicile. Seul point positif, l’apport de jeunes comme Seydakhmet, Zaynutdinov ou Fedin.

Depuis, Stoilov est parti, remplacé par l’ancien coach de la sélection tchèque, Michal Bilek, qui a pris ses fonctions il y a un mois. Dur de savoir ce que Bilek nous réservera donc, mais il est décevant que Stoilov ne soit pas resté pour faire progresser la sélection.

Les enjeux

Dans un groupe aussi homogène, le Kazakhstan aurait bien le potentiel pour faire quelque chose. Mais au vu de la situation actuelle de l’immense déception en Ligue des Nations, l’objectif sera déjà de terminer devant Chypre. Ce n’est pas gagné.


Groupe J

Les équipes

Italie
Bosnie-Herzégovine
Finlande
Grèce
Arménie

Liechtenstein

Le programme de mars

23/03, 20h45 : Bosnie-Herzégovine – Arménie
23/03, 20h45 : Italie – Finlande
23/03, 20h45 : Liechtenstein – Grèce
26/03, 18h00 : Arménie – Finlande
26/03, 20h45 : Italie – Liechtenstein
26/03, 20h45 : Bosnie-Herzégovine – Grèce

Bosnie-Herzégovine

La situation

On a quitté la Bosnie comme une des grosses surprises de la Ligue des Nations, qualifiée en Ligue A en n’ayant fait qu’une bouchée de l’Autriche et de l’Irlande du Nord. Avec des Džeko et Pjanić en très bonne forme actuellement, la Bosnie s’annonce candidate à une des deux places qualificatives.

Les enjeux

Placée dans le chapeau B, la Bosnie hérite d’une tête de série, l’Italie, mais se voit relativement épargnée par le reste du tirage au sort, avec la Finlande, la Grèce, l’Arménie et le Liechtenstein. Avec deux matchs à domicile pour commencer, la Bosnie a d’ailleurs l’occasion de s’installer aux commandes de son groupe. Pour cela, il faudra faire le plein face à l’Arménie, avant un match toujours compliqué à prédire face à la Grèce.

Grèce

La situation

Après une campagne de Ligue des Nations dans la lignée des qualifications pour l’Euro 2016, c’est-à-dire bien en deçà des attentes, la Grèce repart en route pour essayer de continuer son redressement. Et le tirage au sort a accouché d’un groupe un peu similaire avec celui du Mondial 2018, qui avait vu l’Ethniki Omada se frotter à un cadre avec la Belgique (ici l’Italie), et… la Bosnie, déjà, que la Grèce avait devancé avant de finalement chuter en barrages face à la Croatie. Si la Squadra Azzura a perdu de sa superbe, il faudra tout de même batailler sec pour la deuxième place face à la bande à Džeko. Sans oublier la Finlande, qui a montré en Ligue des Nations qu’elle faisait plus que rivaliser avec la Grèce, finissant d’ailleurs devant les Hellènes.

Les enjeux

Pour le coach Anastasiadis, les enjeux seront à la fois simples et compliqués : qualifier à nouveau la Grèce pour une grande compétition internationale, elle qui a manqué le dernier Euro et le dernier Mondial. Pour cela, il devra intégrer une nouvelle génération plutôt prometteuse, qui s’est inclinée en barrages de l’Euro U21, mais qui s’est progressivement intégrée dans ses clubs respectifs. En parallèle, il s’agira aussi d’instaurer un peu plus de concurrence à des postes clés, ce qui a largement fait défaut ces dernières années.

Arménie

La situation

« Hors-sujet », « ridicule », « honteux », tels étaient les qualificatifs les plus récurrents après la défaite à domicile en Ligue des Nations face à Gibraltar. Malgré un parcours correct avec notamment une belle victoire face à la Macédoine, l’Arménie navigue toujours à vue depuis plusieurs années et a du mal à faire éclore de nouveaux joueurs de haut niveau.

Les enjeux

Un groupe compliqué pour l’Arménie qui hérite de l’Italie en tête de série, d’une Bosnie en forme, d’une Grèce intrinsèquement plus forte tout comme la Finlande, ainsi que du Liechtenstein en camarade de bizutage. Autant dire que si les Arméniens rééditent leurs performances d’octobre, cette campagne se résumera à un très long chemin de croix, qui commencera par un déplacement périlleux sur le terrain de l’armada offensive bosnienne.


La Rédaction de Footballski

Image : © UEFA

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