Euro 2016 : La chronique de Fucking Polak – Yes we can !

Invité - Publié le 18 juin 2016

Originaire de Cracovie, élevé aux pierogis, kabanos et sernik, ses premières idoles sont Andrzej Juskowiak, Krzysztof Warzycha, Jozef Wandzik et Jacek Bak. Supporter du Wisla Cracovie des années 2000 à l’époque où cette équipe flambait en Coupe UEFA et raflait des titres en Pologne, il ouvre son blog So foot Fucking Polak en 2011 à l’occasion du championnat d’Europe qui se déroulait en Pologne et Ukraine à l’été 2012.

Émancipé, le Fucking Polak Blog a pris son envol, est désormais indépendant et lâche désormais quelques billets de temps à autres sur Footballski.


Oui, je crois à une possible victoire des Polonais à cet Euro 2016. Non, je n’ai pas (totalement) perdu tout sens des réalités ou abusé de substances illicites, mais il y a un truc qui me fait dire « pourquoi pas ? »

Quand on est supporter de l’équipe nationale polonaise, comme moi, depuis plus d’une vingtaine d’années maintenant, on est en droit de croire qu’on a la meilleure équipe depuis celle de 1982 (troisième de la Coupe du monde 1982 – que je n’ai jamais vu jouer du reste). Après des années de vaches maigres et d’équipes composées de joueurs obscures comme Radoslaw Michalski, Radoslaw Gilewicz, Miroslaw Trzeciak ou Adam Matysek, d’équipes de Pologne qui rataient successivement les Coupes du Monde 1990, 1994 et 1998 et des supporters polonais qui ont dû attendre 2008 pour participer au premier Championnat d’Europe de l’histoire de l’équipe nationale, on a des raisons d’y croire un peu avec des joueurs comme Lewandowski, Krychowiak, Milik ou Glik. Même TF1.fr s’est fendu d’un article intitulé : « Pourquoi la Pologne va briller lors de l’Euro 2016. » C’est dire. Et Eurosport.fr d’un autre intitulé « La Pologne a tout pour être la vraie surprise de cet Euro. »

D’ailleurs, les éliminatoires donnent aussi des éléments de croire en cette équipe nationale polonaise : la Pologne était meilleure attaque de cette phase éliminatoire, Lewandowski meilleur buteur, la belle victoire 2-0 contre l’Allemagne,  la double confrontation contre l’Irlande (loin d’être facile, demandez à la France)  bien gérée et la série de victoires lors des matchs amicaux (à l’exception des deux derniers) sont autant de raisons d’espérer.

Enfin, il y a l’histoire de cette compétition. On a souvent vu des équipes pas forcément les plus fortes ou favorites briller dans cette compétition. Alors pourquoi les Polonais de 2016 ne seraient pas les Tchèques de 1996 (Karel Poborsky, Patryk Berger, Radoslav Latal sacré meilleur entraîneur d’Ekstraklasa cette saison) ou les Grecs de 2004 ?

L'Homme. | © LOIC VENANCE/AFP/Getty Images)

L’Homme. | © LOIC VENANCE/AFP/Getty Images)

Ça c’était les raisons d’y croire avant le 16 juin au soir. Depuis le dernier match, on a encore plus de raisons d’y croire. Face au voisin et ennemi allemand, on pouvait craindre le pire, voir la belle dynamique de cette équipe exploser. Puis avec les Allemands, depuis le 7-1 face au Brésil en Coupe du monde 2014, on a de quoi avoir des craintes. J’avoue avoir fait le cauchemar que notre défense pas toujours au top face à Irlande du Nord explosait sous les coups de boutoir allemands. Eh bien non, ça ne s’est pas du tout passé comme cela. La défense s’est montrée solide et irréprochable même dans ses relances. Fabianski a effectué les arrêts et les sorties impeccables lorsqu’il le fallait, le milieu de terrain a été plus que brillant, avec une mention spéciale à Grosicki, et Lewandowski n’a pas marqué mais a fait le travail en attaque.

Seul point (très) négatif : Arkadiusz Milik. Une prestation marquée par des occasions franches complètement manquées

Enfin, ce qui est à retenir c’est que cette équipe continue à faire preuve de cohérence, de solidarité, de solidité et reste très agréable à voir jouer.

Lukasz aka Fucking Polak


Image à la une : © Matthias Hangst/Getty Images

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