Éliminatoires Coupe du Monde 2018 – 5ème journée

Rémy Garrel
Rémy Garrel - Publié le 27 mars 2017

Entre deux matchs de football amateur russe à 8, cette trêve internationale nous donne déjà quelques repères sur les futures équipes que l’on peut attendre en Russie. De la belle surprise bulgare à la balade tchèque en passant par la solide et sérieuse Grèce, retour sur un beau week-end footballistique.

Groupe A : Fortunes diverses

Suède 4 – 0 Biélorussie

Luxembourg 1 – 3 France

Bulgarie 2 – 0 Pays-Bas

Sans solution face à une équipe de Suède qui l’a pris à la gorge, la Biélorussie a lourdement chuté pour la première d’Igor Kriushenko sur le banc de la Sbornaya. Plus inquiétants, les Biélorusses n’ont absolument rien montré offensivement, ne restant dangereux que sur les rares coups de pied arrêtés qu’ils ont pu avoir durant la rencontre. Pourtant, la Suède, si elle a aussi touché le poteau, a quand même eu de la réussite pour marquer ces buts. Un penalty – logique – de Forsberg après une faute de Shitov, deux erreurs monumentales et rarissimes du pourtant très bon Gorbunov et un coup franc joué rapidement à l’endroit où n’était pas la faute ont offert une victoire tranquille aux Scandinaves. La Biélorussie se dirige vers une campagne de qualifications catastrophique, si elle ne l’est pas déjà.

De son côté, la Bulgarie est la bonne surprise de ce week-end de matchs. Grâce à un doublé de Spas Delev, les Bulgares se sont imposés face aux Pays-Bas et ont, par la même occasion, mis un terme à l’ère Blind chez les Oranje. Le joueur du Pogon Szczecin a marqué deux buts en début de match et la Bulgarie a ensuite géré son match avec beaucoup de maturité et de tranquillité. Enfin, la France a eu un peu de mal pour se défaire du Luxembourg, devenu une équipe à ne pas tirer dans son groupe.

Groupe B : La Hongrie subit la loi du Portugal

Suisse 1 – 0 Lettonie

Andorre 0 – 0 Îles Féroés

Portugal 3 – 0 Hongrie

Légèrement décrochée, la Hongrie était dans l’obligation de revenir avec un résultat positif du Portugal, un concurrent direct, afin de se replacer dans la course à la qualification. Malheureusement, les hommes de Bernd Storck se sont lourdement inclinés à Lisbonne (3-0). Après une première demi-heure un peu poussive, les Portugais ont appuyé sur l’accélérateur pour faire la différence en l’espace de quatre minutes, par André Silva (32e) et Cristiano Ronaldo (36e). Le Madrilène a même alourdi le score en deuxième période, d’un coup franc idéalement frappé (65e). En manque cruel d’inspiration, à l’image d’un Balázs Dzsudzsák ayant rendu une copie bien pâle, le « Nemzeti 11 » a eu toutes les peines du monde à inquiéter Rui Patricio et s’incline logiquement. En juin dernier, à l’Euro, les Magyars avaient réussi à pousser les futurs champions d’Europe dans leurs derniers retranchements (3-3). Ils étaient très loin de rééditer pareille performance ce samedi soir…

Le Mondial russe s’éloigne pour la Hongrie, qui compte désormais cinq points de retard sur le Portugal, deuxième, et huit sur la Suisse, leader. Les Helvètes ont longtemps été contrariés par la Lettonie, mais s’imposent finalement 1-0 grâce à un but de Josip Drmić (66e). Enfin, nous ne nous attarderons guère sur l’opposition entre Andorre et les Îles Féroé (0-0).

Groupe C : Ballade tchèque

Azerbaïdjan 1 – 4 Allemagne

Saint-Marin 0 – 6 République Tchèque

Irlande du Nord 2 – 0 Norvège

Opposé au modeste Saint Marin, la République Tchèque avait l’occasion de soigner son goal average et surtout de rattraper l’Irlande du Nord, actuel deuxième. En panne offensivement depuis le début de ces qualifications, la sélection tchèque a réagi et s’est offerte le luxe d’en passer six à un Saint Marin totalement dépassé. Très professionnels, les Tchèques restent à trois points de l’Irlande du Nord, mais reprennent de la confiance avant le prochain match en Norvège. Au niveau des buteurs, Barak et Darida ont mis un doublé, Gebré Sélassié et Krmencik ont également scoré.

Dans l’autre match Footballski du groupe, l’Azerbaïdjan n’a rien pu faire face au champion en titre. Malgré un bon début d’éliminatoires, les Azéris déclinent doucement … Battus 4-1, ils ont toutefois été loin d’être ridicules. Malgré l’ouverture du score de Schurrle, Nazarov égalisait à la demi-heure de jeu. Insuffisant, puisque les Allemands vont réagir en marquant trois autres buts par l’intermédiaire de Müller, Gomez et encore une fois Schurrle. La dernière rencontre du groupe a vu l’Irlande du Nord garder sa deuxième place en dominant la Norvège 2-0.

Groupe D : La Serbie prend les commandes

Géorgie 1 – 3 Serbie

Irlande 0 – 0 Pays de Galles

Autriche 2 – 0 Moldavie

La Serbie se présentait avec un 3-4-3 qui commence à devenir la norme sous Muslin, mais de nombreux joueurs importants -Nastasić, Katai, Milinkovic Savić, Ljalić, Zivković et Lazović- n’étaient pas dans le groupe à cause de blessures, suspensions ou choix de l’entraîneur. La surprise est venue de la titularisation de Stojković à la place du jeune et prometteur Rajković. Sans l’avouer en conférence de presse pour éviter de se mettre une pression inutile, ce match était à double tranchant pour les Serbes. Il fallait gagner. Ces derniers ont pourtant encaissé un but très rapidement de la part de Katcharava qui profitait d’une passe décisive de Kolarov (sic). 1-0 (6ème minute).

Les Serbes ont continué leur plan comme si de rien n’était et étaient à deux doigts d’encaisser après un raté immanquable du buteur géorgien à la 13ème minute ! Il a fallu attendre la fin de la première mi-temps pour que les hommes de Muslin se voient crédités d’un penalty (Tadić) indiscutable qui leur permettait de revenir à 1-1 à la mi-temps. Après la pause, Mitrović s’est rappelé aux bons souvenirs de tout le monde en marquant un bien beau but (contrôle orienté du gauche, frappe enroulée du droit) et permettait à son équipe de respirer (1-2, 64ème).

Gacinović entré en fin de rencontre venait sceller la victoire serbe à l’extérieur (1-3, 86ème). Tandis qu’il y a un an, ce genre de match était perdu par cette Serbie, on voit aujourd’hui le chemin parcouru depuis le départ de Curvić. L’élan et le retour sont l’oeuvre de jeunes joueurs venant d’intégrer cette équipe nationale, de bon augure pour la suite. De son côté, Tadić est actuellement le joueur le plus décisif de ces qualifications avec quatre buts et sept passes décisives. Un renouveau qui laisse espérer de grandes choses et même une qualification alors que la Serbie est en tête de son groupe à mi-parcours.

Dans l’autre match, l’Autriche a disposé de la Moldavie, mais non sans mal pour les locaux ! Butant longtemps sur une défense moldave très regroupée, les Autrichiens ont finalement trouvé l’ouverture à la 75e minute grâce à Sabitzer. Se découvrant un peu plus, les Moldaves vont le payer cash en fin de match avec un second but signé Harnik. Déception pour des Moldaves bons derniers. De son côté, l’Autriche rattrape tout doucement son retard sur la seconde place. Dernier match outre manche avec un 0-0 entre l’Irlande et le Pays de Galles marqué par la blessure plus qu’impressionnante de Coleman.

Groupe E : La Pologne loin devant

Arménie 2 – 0 Kazakhstan

Roumanie 0 – 0 Danemark

Monténégro 1 – 2 Pologne

La Pologne arrivait en leader du groupe chez son dauphin à Podgorica avec la volonté d’enfoncer le clou et d’avoir déjà un pied en Russie. Malgré la présence et la chaleur des fumigènes craqués dans les tribunes par les fans des Bialo-Czerwony, la première mi-temps fut peu convaincante du côté polonais, les Monténégrins, bien en place, laissaient peu d’espace tandis que les visiteurs avaient bien du mal à combiner dans les trente derniers mètres adverses. Il fallait un éclair de génie et dans ce rôle providentiel c’est encore et toujours Lewandowski qui, juste avant la mi-temps, convertissait, « à la Messi », avec sa délicate patte droite (CTRL+V des derniers coups francs avec le Bayern), un coup franc à vingt-cinq mètres qu’il s’était lui-même procuré. Plutôt bien payé pour une Pologne au petit trot alors que le Monténégro aurait pu profiter d’erreurs défensives notoires de Pazdan ou Glik pour ouvrir la marque.

La seconde mi-temps s’est jouée sur le même faux rythme avec une Pologne jouant à la baballe et le Monténégro profitant des espaces pour évoluer en contre. On s’endormait tranquillement donc jusqu’à la 62e minute et, sur un centre bien senti, mais plutôt anodin, la défense polonaise, complètement statique, laissait Mugosa égaliser d’une superbe tête smashée. La Pologne ne sait définitivement pas gérer un résultat. La suite fut une attaque-défense quasiment permanente et classique jusqu’à la 80e minute, les Polonais manquant par deux fois l’occasion nette de reprendre la tête dans ce match.

Et puis arriva le show Zielinski, le jeune fuoriclasse du Napoli, dans un numéro de soliste, délivre une passe millimétrée pour Piszczek sur la droite de la surface de réparation, ce même Piszczek qui va piquer sa balle subtilement pour lober le gardien monténégrin et rendre cet avantage de deux buts à un que la Pologne gardera jusqu’à la fin du match. Les Polonais n’ont pas forcément aussi bien joué qu’attendu, ou seulement par à-coups comme un TurboGrozik sur son côté gauche, mais l’essentiel est fait. Invaincue depuis le début de ces éliminatoires avec un Lewandowski marchant sur l’eau (16 buts lors de ces 10 derniers matchs avec la Pologne), l’avion de la LOT attend déjà sur le tarmac de l’aéroport Chopin direction l’Est et Moscou.

Derrière une intouchable Pologne, ce groupe E est extrêmement serré. La faute, dans un premier temps, à la victoire de l’Arménie face au Kazakhstan. Dans une chaude ambiance, les Arméniens ont dominé la partie, mais attendu la seconde période pour ouvrir le score. Après avoir touché le montant en première mi-temps, l’inévitable Henrik Mkhitaryan slalome dans la défense kazakhe et trompe le gardien d’un subtil tir croisé. Deux minutes plus tard, c’est Arad Özbiliz qui double la mise d’une très belle reprise de volée. Après un début de campagne calamiteux, l’Arménie signe une deuxième victoire consécutive et recommence à croire en ses chances.

Ce qui met ses adversaires sous pression, et notamment la Roumanie, qui n’est pas en grande confiance avant de recevoir le Danemark. Privée d’un Florin Andone suspendu, cette dernière comptait sur Claudiu Keșerü à la pointe de l’attaque. Malheureusement, le buteur en forme de Ludogorets est passé totalement à côté de son match, manquant à deux reprises d’énormes occasions. Face à des Danois peu fringants, les Roumains ont eu la possibilité de marquer, avant de subir un véritable siège de leur but dans le dernier quart d’heure. Au final, le match nul est logique, mais décevant. Et terriblement inquiétant. Car la Roumanie n’a pas marqué le moindre but lors de ses quatre derniers matchs. Une première depuis… 1948 ! Suffisant pour raisonnablement penser que le Mondial 2018 se fera sans elle. Même si au final, tout est ouvert pour la deuxième place du groupe, le Monténégro, le Danemark, l’Arménie et la Roumanie se tenant en deux petits points derrière le leader polonais.

Une Pologne qui a quasiment validé son billet pour la Russie dès la fin des matchs aller.

Groupe F : La Slovaquie prend la seconde place

Angleterre 2 – 0 Lituanie

Écosse 1 – 0 Slovénie

Malte 1 – 3 Slovaquie

En déplacement à Malte, la Slovaquie n’avait pas le droit à l’erreur dans cette rencontre déséquilibrée. Accueillis par le fan-club du Napoli avant la rencontre, les coéquipiers de Marek Hamsik se sont pourtant fait peur. Malgré une bonne entame de match et un joli but de Vladimir Weiss d’une frappe enroulée pleine lucarne, les hommes de Jan Kozak, trop fébriles défensivement, se faisait rejoindre quelques minutes plus tard par l’intermédiaire de Jean-Paul Farrugia, ancien joueur du Spatak Trnava, suite à une belle erreur défensive du central Milan Skriniar. Loin d’être en réussite et peu inventifs, les joueurs slovaques arrivent tout de même prendre un avantage décisif d’une frappe lointaine signée Jan Gregus, son premier sous le maillot de la sélection. Le plus dur est fait pour la Slovaquie tandis que la seconde période, elle, sera marquée par une belle entrée de Marek Hamsik, passeur décisif sur le troisième et dernier but slovaque signé Nemec, mais surtout par deux cartons rouges pour ce dernier buteur slovaque ainsi que pour le seul buteur maltais de la partie après une main dans la surface. Loin du parcours de santé que l’on espérait, ce match permet surtout à la Slovaquie de prendre une seconde place jusqu’à la tenue par la Slovénie.

En effet, dans l’autre match du groupe, dans une rencontre bien triste et peu animée, la Slovénie, en déplacement à Glasgow, n’a pas réussi à se défaire d’une Écosse victorieuse grâce à un but salvateur dans les dernières minutes de la partie signé Chris Martin. Enfin, dans l’autre match, la Lituanie s’est naturellement inclinée face à l’Angleterre suite à un premier but de l’éternel Jermain Defoe et un second de Jamie Vardy par parachever cette victoire permettant aux Anglais de continuer à faire la course seule en tête.

Groupe G : Une Macédoine sérieuse

Italie 2 – 0 Albanie

Espagne 4 – 1 Israël

Liechtenstein 0 – 3 Macédoine

L’Albanie se déplaçait à Palerme pour y affronter l’Italie. Il s’agissait réellement du match de la dernière chance pour les Albanais, quasiment éliminés s’ils revenaient de Sicile avec un autre résultat qu’une victoire. La mission était quasi-impossible face à une Squadra Azzura invaincue depuis 54 matchs en éliminatoires, Euro et Coupe du monde confondue. Cette affiche avait des airs de chocs de gardiens avec d’un côté l’inamovible Gianluigi Buffon, qui disputait le 1000ème match de sa carrière, et de l’autre le jeune Thomas Strakosha (22 ans, Lazio Rome), titulaire pour la première fois en sélection en raison de la suspension d’Etrit Berisha. Les Albanais rentrent parfaitement dans le match : Cikalleshi, après moins d’une minute de jeu, et Roshi (3′) manquent d’un rien d’ouvrir le score. L’Albanie voit son manque de réalisme rapidement sanctionné : Migjen Basha réalise en pleine surface de réparation un plaquage sur Andrea Belotti, logiquement sanctionné par un penalty sur lequel Daniele De Rossi ne tremblera pas (12′). Les Italiens se contentaient ensuite de gérer leur avance.
La deuxième période se déroulait à peu près normalement jusqu’à l’heure de jeu, instant choisi par certains supporters albanais pour jeter des fumigènes sur le terrain. L’arbitre choisissait alors de renvoyer les joueurs aux vestiaires jusqu’à ce que la situation se calme. Sept minutes plus tard, le jeu pouvait reprendre. Il n’y avait dès lors plus grand chose d’intéressant à signaler, sinon le deuxième but italien inscrit par Ciro Immobile de la tête à la réception d’un centre de Zappacosta (80′).

L’Italie s’imposera 2-0 face à l’Albanie. Cette dernière n’aura pas démérité mais elle a souffert par manque de réalisme face à une équipe bien plus expérimentée et plus talentueuse. Avec désormais sept points de retard sur la deuxième place, l’Albanie, battue pour la troisième fois de suite dans ces éliminatoires, est distancée et elle devra sans doute dire adieu à la Coupe du monde.
Pour la Macédoine, l’objectif était tout autre. Battue quatre fois en quatre journées, la sélection des Balkans était quasiment éliminée. En déplacement au Liechtenstein, chez l’autre équipe à zéro point du groupe, la Macédoine voulait aller chercher ses premiers points et idéalement sa première victoire. Déterminée et dominatrice, la Macédoine va devoir attendre la fin de la première période pour voir ses intentions récompensées. Parfaitement servi par Tričkovski, Boban Nikolov ouvrira le score d’une reprise lumineuse qui ne laissera aucune chance à Peter Jehle (43′).
La deuxième période sera celle d’Ilija Nestorovski. Le joueur de Palerme doublera la mise sur un service de son expérimenté capitaine Goran Pandev (68′) avant de s’offrir le doublé cinq minutes plus tard (73′). Nestorovski aurait même pu s’offrir un triplé en fin de rencontre mais il verra son penalty, mal tiré, être arrêté par Jehle (90′).
La Macédoine l’emporte 3-0 au Liechtenstein et laisse à son adversaire du jour la place d’unique lanterne rouge. Cette victoire sera sans incidence sur la suite du parcours des Macédoniens, quasiment condamnés à l’élimination, mais elle leur fera à coup sur du bien au moral.
Le troisième match de la soirée a vu l’Espagne disposer facilement d’Israël (4-1). Comme prévu, la première place se jouera entre les deux favoris, deux équipes quasiment invincibles en éliminatoires. L’Espagne et l’Italie comptent le même nombre de points et se sont neutralisés quand ils se sont affrontés pour n’ont laissé aucune chance à la concurrence : Israël, troisième, est à quatre points et l’Albanie, quatrième.

 

Groupe H : La Grèce toute proche de l’exploit

Chypre 0 – 0 Estonie

Bosnie-Herzégovine 5 – 0 Gibraltar

Belgique 1 – 1 Grèce

Un tir, un but, un point. Ainsi pourrait-on résumer le match de la Grèce en Belgique si on s’en tient uniquement aux stats. La prestation livrée par les hommes de Skibbe mérite pourtant un peu plus. Les premières minutes posaient les bases de la rencontre : une équipe belge dans le camp grec, avec la possession. Mais qui n’arrivait pas forcément à la bonifier par des occasions. La faute, aussi, à un bloc visiteur compact, et à des joueurs hellènes bien décidés à ramener quelque chose dans leurs bagages pour la suite des éliminatoires.

Le retour des vestiaires n’allait pas tarder à inverser la situation. 19 secondes à peine, et Mitroglou récupérait un ballon aérien gagné par Tachtsidis, avant d’effacer Ciman puis de tromper Courtois. 1-0, donc, sur le premier (et seul) tir de la rencontre du côté grec. Déjà bien regroupés derrière, les coéquipiers de Kostas Fortounis serraient encore un peu plus la vis. Trop, peut-être, puisque Tachtsidis était expulsé peu après l’heure de jeu sur un excès d’engagement lui valant un carton jaune (65′). Et on retrouvait alors les ingrédients de la Grèce 2004 : un gardien en feu (Kapino), une défense héroïque, et une capacité au-dessus de la moyenne à faire déjouer l’adversaire en cassant le rythme. Ce fut le cas quasiment jusqu’au bout. Sur un centre de Mertens, Lukaku, jusqu’ici bien décevant, enchaînait un contrôle de la poitrine en extension et une reprise en pivot pour battre Kapino, à l’approche du temps additionnel (89′). Un point arraché (ou perdu sur le fil) qui traduit le renouveau de cette sélection grecque, 2e et invaincue après 5 journées. De la combativité, de l’efficacité, du collectif : pourvu que ça dure !

Dans le même temps, la Bosnie n’a, sans surprise, fait aucun cadeau à Gibraltar en s’imposant largement 5-0 (Ibisevic x2, Vrsajevic, Visca et Bicakcic pour les buteurs), et reste au contact de la Grèce, un petit point derrière (ce qui promet une opposition bouillantissime en Bosnie). Le dernier match de la soirée, opposant Chypre à l’Estonie, a été décevant, à l’image de la forme des deux équipes. Malgré 14 tirs et 61% de possession, les Chypriotes se sont montrés incapables de faire la différence. La faute à une équipe estonienne groupée assez bas sur le terrain et à un excellent Mihkel Aksalu dans ses cages. Tentant leur chance en contre, les Estoniens sont même passés près du hold-up sur un tir de Zenjov trouvant la barre transversale. Au final, les Baltes rentrent avec un bon point, mais personne ne peut se montrer satisfait du contenu de la partie. Les deux équipes restent à égalité au classement, avec quatre petits points.

Groupe I : La Croatie maintient le cap

Turquie 2-0 Finlande

Croatie 1-0 Ukraine

Kosovo 1-2 Islande

Le match au sommet dans ce groupe I opposait les leaders croates face à leurs dauphins ukrainiens au Stade Maksimir de Zagreb. Parfaitement servi par Luka Modric, Kalinic sera le premier à s’essayer devant la cage d’Andriy Pyatov, avant que Mario Mandzukic ne trouve le poteau suite à une vilaine perte de balle de Viktor Kovalenko. La première occasion ukrainienne interviendra peu après le quart d’heure de jeu avec une belle tentative d’Andriy Yarmolenko repoussé par Danijel Subasic. Les approximations dans le jeu ukrainien vont finir par logiquement leur coûter l’ouverture du score. C’est Nikola Kalinic qui s’en chargera, l’ex-pensionnaire du Dnipro viendra propulser le ballon dans la lucarne de Pyatov d’une magnifique frappe en pivot.

L’Ukraine ne va pas démériter en seconde période avec de belles occasions, malheureusement repoussées par un très bon Subasic. Yarmolenko, Konoplyanka puis Seleznyov échoueront à marquer ce but de l’égalisation. La Croatie d’Ante Cacic conforte sa place de leader quand l’Ukraine d’Andriy Shevchenko voit l’Islande lui ravir la seconde place après sa victoire au Kosovo. Sigurdarson et Sigurdsson buteurs pour l’Islande avant la réduction du score d’Atdhe Nuhiu, l’attaquant de Sheffield Wednesday. Pour clore ce groupe I, la Turquie s’est imposée à domicile face à la Finlande grâce au doublé de Tosun et remonte à hauteur de l’Ukraine au classement.

La rédaction de Footballski


Image à la une : BELGA PHOTO YORICK JANSENS via AFP Photos

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Rémy Garrel

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