On a discuté avec Joshua Parker, buteur de Zvezda

Lazar Van Parijs
Lazar Van Parijs - Publié le 21 avril 2015

La recrue phare de l’hiver côté Zvezda se nomme Joshua Parker, buteur anglais qui a bien voulu nous donner une interview. Joshua a évolué à Queens Park Rangers, Northampton Town (prêt), Wycombe Wanderers (prêt), Oldham Athletic, Dagenham & Redbridge (prêt), Oxford United, Domžale (Slovénie) et donc Crvena Zvezda depuis janvier. Le joueur, âgé de 24 ans, est également international d’Antigua et Barbuda.

Joshua Parker

Joshua Parker

Quelles sont tes premières impressions à l’ Étoile Rouge de Belgrade ?

Mes premières impressions sont bonnes, les joueurs et tout le monde au sein du club ont été très accueillants, ce qui m’a aidé à m’installer dans la vie ici très rapidement.

Quelles sont les similitudes et les différences entre la Serbie et la Slovénie ?

La différence la plus évidente est la taille du club ! C’était à prévoir avec la taille du pays mais à part ça, il n’y a pas beaucoup de différence en ce qui concerne le football. Évidemment, j’ai quitté Domžale qui est en haut du classement pour venir à Belgrade parce qu’ils veulent réduire l’écart et être au-dessus des autres.

Comment es-tu arrivé à l’ Étoile Rouge de Belgrade ? Ce n’est pas vraiment un transfert commun pour un anglais.

Le club m’avait observé pendant un certain temps alors que je jouais en Slovénie et a pris par la suite la décision de me faire venir au club. En ce qui concerne le fait d’être anglais et d’être à l’étranger, j’ai choisi de m’éloigner de ce que je connais et de mon confort afin d’éviter les distractions et de me concentrer uniquement sur le football. L’idée est de voir jusqu’où je peux arriver et jusqu’à présent cela m’a grandement bénéficié mais ce n’est qu’une petite partie de ce que je suis prêt à atteindre.

Ta préparation a connu des hauts et des bas. Tu as été blessé et tu es rentré te faire soigner à Londres. Tu as marqué et donné des passes décisives, tu peux nous en dire plus ?

Les blessures sont courantes dans la préparation car il s’agit de pousser son corps à la limite, mais pour moi, personnellement, si je ressens une douleur je n’aime pas aller jusqu’à la limite, car il peut ensuite arriver quelque chose de grave. Je ne voulais pas arriver dans un club et être blessé quand le championnat commence, alors j’ai pris le temps de laisser ma blessure guérir naturellement. Sachant que je suis une personne très en forme, il ne m’a manqué que quelques jours pour revenir, ce qui m’a également donné une occasion de revenir à Londres et voir mon fils.

Quelle est ta relation avec l’entraîneur jusqu’à maintenant ? À quel poste vas-tu évoluer ? As-tu peur d’une possible concurrence avec Lazovic sur l’aile droite ?

Ma relation avec l’entraîneur est parfaite. Il est très similaire à mon ancien manager, ce dont j’avais besoin. Il traite ses joueurs comme des amis, à moins qu’ils sortent des lignes, puis il devient un gestionnaire. Il comprend très bien que je ne sois pas familier avec la culture locale et m’aide à chaque fois qu’il en a l’occasion. Je peux donc aller le voir pour discuter de n’importe quel sujet, que ce soit le football ou autre. Pour résumer, je suis très heureux de notre entraîneur.

Je ne suis pas un ailier donc c’est fantastique pour Laze qu’il soit l’ailier titulaire parce que de ce que j’ai vu, il peut contribuer à ce que je marque moi-même beaucoup de buts. Je suis un attaquant central qui a joué quelques matchs sur l’aile, et non pas un ailier qui peut jouer attaquant.

Cela fait pratiquement deux mois que tu es là, comment se passe ton intégration ? Est-ce que plusieurs joueurs parlent anglais ? Prends-tu des cours de serbe ?

Oui, la majorité des joueurs parlent anglais, ce qui m’a aidé à m’installer rapidement. Je ne prends pas de leçon de serbe, ce n’est pas une langue que je vais prendre le temps d’apprendre car sur le terrain je pense qu’il y a une compréhension naturelle, indépendamment des barrières linguistiques.

Il y a quelques semaines tu as raté un penalty puis tu as mis un doublé le week-end suivant dans un match important contre Vojvodina. Comment l’expliques-tu ? Comment te sens-tu maintenant que tu as débloqué ton compteur ? As-tu besoin de la pression ?

La seule façon de l’expliquer c’est que « c’est le football. » Il y a des hauts et des bas tout le temps mais tu ne peux pas laisser quelque chose t’atteindre, que ce soit dans le football ou la vie en général. J’aime la pression, je pense que je suis un joueur qui y fait face avec une grande force de caractère, plutôt que quelqu’un de timide.

Contre Vojvodina vous avez inauguré le 4-2-2-2, avez-vous beaucoup travaillé dessus à cet égard ? Pourrais-tu dire quelques mots sur Jovic ?

La formation était 4-1-4-1 et nous n’avons pas fait de travail tactique. C’était la décision de notre entraineur de jouer ainsi avec ces joueurs là. Luka a le potentiel pour jouer au niveau qu’il souhaite. Je pense que la clé pour sa progression serait d’être entouré de quelqu’un qui va le pousser à être le meilleur mais aussi l’aider à garder les pieds sur terre, ce qui est difficile à l’Étoile Rouge parce que l’équipe en général est très jeune.

Le Numéro 23

Le Numéro 23 pour J. Parker

Quelle est ta relation avec le Nigérian Gbolahan Salami, l’autre buteur anglophone de l’équipe ? As-tu des contacts avec les joueurs américains de l’équipe de basketball ?

Je n’ai pas encore eu beaucoup de contacts avec Gbolahan, principalement parce qu’il n’est plus au club [NDLR: Salami a quitté le club en mars après être arrivé en janvier]. Je n’ai pas encore rencontré les joueurs de basket-ball, je ne suis pas sûr de savoir où je pourrais les voir non plus, mais je suis sûr que nous allons nous croiser un jour et qu’on nous les présentera.

Après ton transfert tu as créé un compte Twitter. Quelle est l’importance de la communication de nos jours pour un joueur de football ? Est-ce que tu es conseillé par ton agent à ce sujet?

Je pense que ce n’est pas bon pour les joueurs d’être présents sur les médias sociaux. Mon agent me l’a déconseillé car il sait que je suis une personne très passionnée et que j’aime parler. Mais je pense que c’est aussi à moi de faire preuve de maturité et de grandir. Je pense que les médias sociaux sont une façon de m’étendre (comme une marque) au-delà du football. Comme une carrière est de courte durée, il faut préparer l’avenir, même si je vis dans le présent.

Est-ce que tu aurais une anecdote ou une histoire drôle à nous raconter sur ce qui s’est passé depuis le début de ta carrière ?

Je n’ai pas beaucoup d’histoires drôles que je puisse mentionner dans une interview. Mais j’ai fait beaucoup de blagues à Mamadou [Mbodj, ndlr]. Quand j’ai remplis un grand seau d’eau que j’ai déposé à l’entrée de la porte de sa chambre d’hôtel par exemple. Quand il a ouvert la porte, le seau est tombé et a inondé toute sa chambre. Le plus drôle c’est qu’il a essayé de fermer la porte quand le seau est tombé comme si il allait bloquer l’eau dehors !

On va terminer cette interview avec des questions locales. Tu es plutôt cevapcici ou burek ? Si tu veux te changer les idées tu es plutôt Splav ou Kalemadgan ? Savamala ou Knez Mijailova ?

Je n’ai aucune idée de ce que sont ces choses ! Je suis pescétarien, je ne mange pas de viande !

Lazar Van Parijs (Merci à Joshua Parker pour cette interview réalisée en 2 temps par email.)

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A propos de l'auteur

Lazar Van Parijs

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Je me suis réveillé un beau matin à Belgrade à cheval entre Europe de l’ Ouest et le bloc soviétique après une nuit sur un Splav à boire de la Rakija. J’ai décidé de prendre le train de nuit suivant, direction Moscou, finir l’aventure devant l’ Hotel Ukraina !

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