Destins croisés Polonia Varsovie et le LKS Lodz ( 1er partie – Lodz)

Alejendro Barjavel - Publié le 16 mai 2014

Destin croisés polonia et LKS

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Bien loin des monstres sacrés que sont le Lech Poznan et le Legia Varsovie ( dont les histoires vous sont contées par votre sombre et phallocrate correspondant sur ce même site), le Polonia et le LKS font partie de la conscience footballistique des Polonais. Deux clubs aux histoires passionnantes qui sont reliés à l’Histoire.

 Honneur à l’une des plus anciennes firmes de rêve des prolos de Lódz (pron : Woudje) le LKS Lódz.

 Cela commence en 1908, la ville est alors sous domination russe ( la Pologne ne put réapparaitre en tant qu’entité étatique qu’en 1918. De 1790 à 1918, ce plat pays et ses montagnes furent sous l’autorité des russes,allemands et autrichiens). Organisée en tant qu’association sportive, la section foot ne dispute que des matchs amicaux ou des compétitions régionales. Il faut attendre la fin de la première guerre mondiale pour la création du championnat polonais et 1921 pour voir les lodziens (je sais c’est dégueulasse comme gentilé mais la prononciation polonaise est une infamie pour mes yeux et mes oreilles).

Premiers championnats et donc premiers derbys contre les deux autres clubs de Lódz le pokonał Klub Turystów et Widzew Lódz. Jusqu’à la seconde guerre mondiale le club se maintient en première division, une quatrième place vient distinguer la régularité de l’équipe en 1932. On peut noter toute fois deux noms parmi ces décennies de football. Le premier Anthony Galecki qui participera à la coupe du monde 1938 en France (à l’époque on ne donnait pas encore les juifs polonais et les allemands n’étaient pas qualifiés ils ne servaient aryen les pauvres.*) ainsi qu’aux jeux olympique de Berlin en 1936 ( la Pologne finit 4 ème du tournoi, l’Allemagne est éliminé en quart par les l’instant norvégiens. La supériorité nordique sûrement…).

Mais l’athlète le plus exceptionnel du club et favori du public est Władysław Król, qui participa aux Jeux olympiques en tant que joueur de football, hockey mais aussi pour le tennis et la natation à Berlin en 1936 (il participa aussi pendant à la grande équipe de Pologne de Slalom et retraite, sport unique où les français de Dien-bien-phu furent de beaux représentants).

 

Les 50’s ces années où toute l’Europe se refait une virginité

 Au début des années 50, Lódz devenant capitale du textile polonais c’est par cette industrie étatique que les finances, et donc les joueurs, amenèrent l’équipe au sommet du championnat polonais.Malgré une descente en 1953 (remontée l’année suivante) c’est le temps de perdre sa virginité. En 1957 le LKS connait son premier succès en Coupe de Pologne. Succès important pour l’équipe, mais aussi pour la ville. LE LKS est en effet le premier club de la ville à remporter un titre au niveau national. Cet équipe y gagne un surnom  » Les Chevaliers de printemps  » . Loin de descendre de la montagne avec leurs chariots chargés de paille ( sacré Hubert**), les hommes de Lódz remportent l’année suivante en 58 le championnat polonais. Le LKS colle au haut de tableau jusqu’à la moitié des années 60. Pour la ligue des champions, l’équipe est éliminée par le champion du Luxembourg le Jeunesse Esch Luxembourg. Cette équipe n’est pas faite pour l’Europe, n’est pas l’en-avant Guingamp qui veut. Le club tombe petit à petit et finit par descendre en 1968. Les chevaliers de printemps n’ont pas su faire leur révolution ( sexuelle, le sexe c’est pas sale).

photo des champions de 1958.

photo des champions de 1958.
http://www.footballblog.pl

Les 70’s chemise ouverte pantalon pat d’eph et gants de velours.

 On commence bien les seventies du côté de Lódz en remontant en first Klass dès 1971. Deux noms vont guider cette belle génération du LKS, Mirosław Bulzacki défenseur des rouges et blancs et Jan Tomaszewski , le plus célèbre gardien de but dans l’histoire du football polonais. Héros du match de Wembley 1973 (1-1) contre la bande à Shilton, la Coupe du Monde 74’ et médaillé d’argent à Montréal au J.O en 1976. Ce gardien de légende a encore aujourd’hui des articles à sa gloire en Pologne et en Angleterre, chacune de ses interventions sur les gardiens est soigneusement reprise par les médias polonais. (je vous passe les articles en polonais, langue parlée par environ 50 millions de locuteurs – wikipédia ment – pas comme le français !! hein monsieur Bonisseur de La Bath). En championnat les poulidorski finissent seconds en 77, les places d’honneurs sont leurs menus.

Jan Tomaszewski

Jan Tomaszewski : « Philippe je sais que t’es là!!! »

 

De la chambre noire à la coupe d’argent, les années 80’-90’

Ne cherchez pas le rapport c’est juste pour le bon mot.

L’industrie textile polonaise (comme l’URSS, tiens donc…) s’essouffle dès les années 1980, le club perd en budget dans une Pologne où chaque Zloty (monnaie polonaise et pas le Kopeck bande d’ignare) doit être bien utilisé. C’est avec la fin du communisme en 1989 que LKS parvient à sortir du ventre mou, en championnat en disposant d’une nouvelle génération de joueurs.En 1994 , le LKS atteint la finale de la Coupe polonaise ( perdu 0-2 contre le Legia ). Puis vient 1998 , le nouveau sacre. Et 1 et 2 et 3 ème titre après 90 ans d’histoire le Lodz Klub Sport parvient à remporter un nouveau titre avec le duo d’entraineur Ryszard Polak et Marek Dziuba arrivé deux ans auparavant. Ces deux entraineurs avaient déja mené la sélection de l’aigle, en tant que joueurs, à la troisième place au Mundial 82’ en Espagne.

Et puis dans cette Europe de l’arrêt Bosman où les riches étranglent les pauvres, pillent les matières premières et paupérisent les peuples. Même les jeux se couvrent d’un voile trop sombre pour les sans grades.

 

 

Les années 2000 et la galère

 Après une latence de 5 ans en seconde division le club revient en première division en 2006, mais la glorieuse équipe de Lódz est bien finie. Dans une région de Pologne sinistrée par le chômage, l’argent disponible part pour l’autre club de la ville le Widzem Lodz. Dès lors club ne peut aligner le budget suffisant et retourne en seconde division. S’en suit un yoyo qui verra la fin en 2013 avec la mise en faillite du club. C’est la fin du statut professionnel et une nouvelle association qui a repris le club en cinquième division (IV liga). Les chevaliers de printemps continuent à jouer dans leur antre, Stadion Miejski w Lodzi (12 000 places), plus grande que celle de l’équipe voisine du Widzew( 10 000), et quelques milliers de spectateurs viennent assister aux matchs de ce club connu de tous en Pologne.

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* je tiens à m’excuser au près de tout les croyants nordiques pour cette vanne, mes longs doigts crochus de sémites ont dérapé.

** Hubert felix thiefaine – la fille du coupeur de ….

 

Alejendro Barjavel

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