Où sont aujourd’hui les équipes ayant joué en Ligue Supérieure d’URSS ?

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Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 20 janvier 2016

Si vous vous demandiez quelles sont les équipes qui ont évolué dans l’élite du football soviétique, cet article est fait pour vous. Nous vous racontons ce qu’elles sont devenues aujourd’hui, des plus connues aux moins attendues. Les équipes sont classées par leur nombre de points obtenus lors des différentes saisons passées en Ligue Supérieure (ou Classe A) avec un système de points uniformisé pour passer outre les changements de règlement. Les équipes qui n’ont passé qu’une seule saison au plus haut niveau sont traitées séparément à la fin. Bonne lecture.

1. Spartak Moscou [Спартак Мосвка] – 1829 points

Spartak Moscou 3

Palmarès en URSS : 12 championnats (1936*, 1938, 1939, 1952, 1953, 1956, 1958, 1959, 1962, 1969, 1979, 1987 et 1989) – 10 coupes (1939, 1939, 1946, 1947, 1950, 1958, 1963, 1965, 1971 et 1992)

Pas la peine de vous présenter le Spartak qui a continué à dominer le football russe dès l’indépendance grâce à une génération exceptionnelle avec neuf titres en dix ans, seulement détrôné à la surprise générale par l’Alania Vladikavkaz en 1995. Par la suite, la politique sportive est devenue moins compréhensible et tout s’est délité avec une demi-douzaine de places sur le podium et quelques saisons calamiteuses. Quatrième pour le moment de RPL, mais vous le savez si vous nous suivez, le Spartak n’est pas parti pour renouer avec son glorieux passé.

 

2.  Dinamo Kiev [Динамо Киев] – 1818 points

Dynamo Kiev

Palmarès en URSS : 13 championnats (1961, 1966, 1967, 1968, 1971, 1974, 1975, 1977, 1980, 1981, 1985, 1986 et 1990) – 9 coupes (1954, 1964, 1966, 1975, 1978, 1982, 1985, 1987 et 1990)

Surpris par le Tavria lors du premier championnat d’Ukraine, le club le plus titré d’URSS va dominer les neuf championnats suivants avant de tomber sur le Shakhtar dans les années 2000. Ce qui ne les empêchera pas d’être encore quatre fois champions et sept fois deuxièmes. Les saisons 2013 et 2014 seront plus dures pour les doubles champions d’Europe, reculant dans la hiérarchie mais ils seront « sauvés » (les guillemets sont importants ici) par les problèmes politiques qui vont affaiblir leurs adversaires et ils ont renoué avec le titre la saison passée. Le Dynamo pourrait bien le conserver cette saison.

 

3. Dinamo Moscou [Динамо Москва] – 1818 points

Dinamo Moscou

Palmarès en URSS : 11 championnats (1936*, 1937, 1940, 1945, 1949, 1954, 1955, 1957, 1959, 1963, 1976*) – 6 coupes (1937, 1953, 1967, 1970, 1977 et 1984)

Leur domination s’était déjà estompée après la disparition de Beria, avec seulement quelques coupes glanées par-ci, par-là. On dit d’ailleurs que l’ancien club du NKVD est maudit et paye tout le mal qu’il a fait lors de l’après-guerre. La coupe de Russie en 1995 un an après leur unique deuxième place post-indépendance, le Dinamo galère beaucoup malgré beaucoup de gros investissements et de renforts onéreux (Maniche, Derlei, Kuranyi, Valbuena…). De l’argent mal-géré et encore une saison décevante l’année passée, terminée à la quatrième place. Aujourd’hui, le Dinamo joue une saison de transition qui les voit être en milieu de tableau, pas si loin de la relégation qu’ils n’ont jamais connu et devraient tout de même éviter cette année.

 

4. Dinamo Tbilisi [Динамо Тбилиси] – 1648 points

Dinamo Tbilisi

Palmarès en URSS : 2 championnats (1964 et 1978) – 2 coupes (1976 et 1979)

Le grand club de la capitale géorgienne a surtout marqué son époque par une victoire en C2 en 1981. Ensuite, le Dinamo a reculé dans la hiérarchie soviétique pour ne plus apparaître sur le podium (ils possèdent le record de troisième place – 13). Même s’ils ont perdu le tout premier match de l’histoire du championnat géorgien, ils ont remporté les dix premières éditions (s’étant appelé Iberia pendant un petit moment). Par la suite, ils connaîtront un trou, n’en remportant que trois des treize suivants, ne ratant toutefois le podium que la dernière année en 2012. Ils reviendront ensuite en 2013 et 2014 pour atteindre le nombre de quinze titres. Battus par Dila l’an dernier, ils sont en tête à la trêve. En Europe, le glorieux passé est loin avec un seizième de finale de C1 et une apparition en phase de groupe de la C3 (ils ont notamment affronté Sochaux).

 

5- Torpedo Moscou [Торпедо Москва] – 1635 points

Torpedo Moscou

Palmarès en URSS : 3 championnats (1960, 1965 et 1976*) – 6 coupes (1949, 1952, 1960, 1968, 1972 et 1986)

Promu en Ligue Supérieure en 1938 grâce à l’expansion de la ligue, le Torpedo n’allait jamais connaître la relégation jusqu’en 2006. Ils ne réapparaîtront alors que la saison passée pour faire faillite une deuxième fois. Aujourd’hui 10e de D2-Centre (troisième échelon) et toujours menacé de faillite, le Torpedo a même connu la D4 amateur en 2009. Ils ont tout de même gagné une Coupe de Russie en 1993, l’année où ils ont éliminé Manchester United en C3, et fini troisième lors de la saison 2000. Les Avtozavodtsy (littéralement ouvriers automobiles) sont aujourd’hui les oubliés du football moscovite, alors qu’ils en étaient la troisième force en Union Soviétique.

 

6. CDKA / CDSA / CSKA Moscou [ЦДКА / ЦДСА / ЦСКА Москва] – 1533 points

CSKA Moscou

Palmarès en URSS : 7 championnats (1946, 1947, 1948, 1950, 1951, 1970 et 1991) – 5 coupes (1945, 1948, 1951, 1955 et 1999)

Équipe dominante de l’après-guerre avec le Dinamo Moscou, le club central de l’Armée Rouge ne s’est réveillé que pour le dernier championnat d’URSS après plusieurs passages au deuxième niveau. Bizarrement quelconque après l’indépendance malgré de nombreuses finales de coupe, le CSKA ne deviendra champion qu’en 2003, renouvelant la performance en 2005 et 2006 avec, entre-temps, une victoire en Coupe de l’UEFA. De nouveau champion en 2013 et 2014 et également bien parti pour le devenir en 2016 (l’avenir nous le dira), le CSKA peut ajouter à ses cinq titres de champion de Russie autant de deuxièmes places ainsi que six coupes.

 

7. Stalinets / Zenit Leningrad [Сталинец / Зенит Ленинград] – 1339 points

Zenit Leningrad

Palmarès en URSS : 1 championnat (1984) – 1 coupe (1944)

Une seule fois sur le podium en URSS, l’année de leur titre. L’actuel Zenit Saint-Pétersbourg a pourtant passé quasiment l’intégralité de ses saisons soviétiques en Ligue Supérieure et rarement au delà de la dixième place. Relégués pour leur première saison russe, vainqueurs de la coupe en 1998 soit quatre ans après leur retour, il faudra attendre leur rachat par Gazprom et une génération exceptionnelle pour les voir sur le podium en 2001 puis champions en 2007. Ils remporteront la Coupe de l’UEFA l’année suivante et remporteront par la suite trois nouveaux championnats (2010, 2012 et 2015) et la coupe 2008. Champion en titre, favori et n’ayant plus quitté le podium depuis 2008, le Zenit déçoit pour le moment cette saison et ne pointe qu’en sixième position à la trêve.

 

8. Stakhanovets / Shakhtyor Stalino / Donetsk [Стахановец / Шахтëр Сталино / Донецк] – 1247 points

Shakhtar Donetsk

Palmarès en URSS : 4 coupes (1961, 1962, 1981 et 1983) – Meilleure performance en championnat : Deuxième (1975 et 1979)

Équipe soviétique honnête, toujours placée mais jamais gagnante – à part en coupe. La première d’entre elles sera d’ailleurs remportée en 1961, année où la ville sera appelée Donetsk (déstalinisation oblige). Les mineurs du Donbass ont bénéficié d’une grande génération entre 1975 et 1985 avant de baisser de pied. Il faudra attendre quelques années après l’indépendance pour les voir s’installer dans le duo de tête, après une deuxième place en 1994, ils ne l’ont plus quitté depuis 1997. Néanmoins, ils devront attendre 2002 pour enfin faire tomber le Dynamo. Ils remporteront au total neuf titres dont cinq consécutifs entre 2010 et 2014 forts d’un oligarque puissant (Rinat Akhmetov), d’un entraîneur légendaire (Mircea Lucescu) et d’un très bon recrutement sud-américain. On oubliera pas neuf coupes d’Ukraine et la dernière Coupe de l’UEFA de l’histoire, remportée en 2009. Ils sont en position de leaders cette saison à la trêve et pourraient bien reprendre leur titre, perdu l’an passé face au Dynamo.

 

9. Dinamo / Spartak / Belarus Minsk [Динамо / Спартак / Беларусь Минск] – 1003 points

Dinamo Minsk

Palmarès en URSS : 1 championnat (1982)

Le seul club biélorusse à être apparu au plus haut niveau soviétique a commencé après-guerre et va faire l’ascenseur pendant quelques saisons avant de se stabiliser dans le ventre mou. Avant les années 1980, le Dinamo ne s’est signalé que par une finale de Coupe et une troisième place après avoir retrouvé son nom originel. Après le titre historique de 1982 et une autre troisième place, le club reprendra sa place en milieu de tableau jusqu’à l’indépendance où il domina les cinq premiers championnats. Mais le Dinamo a ensuite déçu et n’a jamais dominé comme on aurait pu le croire. Deux autres titres en 1997 et en 2004 ainsi que trois coupes seulement viendront garnir le palmarès de l’équipe de la capitale. Éclipsés par la domination du BATE, mais parfois battus par d’autres équipes, ils ont alterné entre podiums et saisons catastrophiques. Néanmoins, deuxièmes l’an passé et présents les deux dernières saisons en Europa League, les Dinamovtsy semblent repartir de l’avant.

 

10- Spartak/Dinamo/Ararat Erevan [Спартак/Динамо/Арарат Ереван] – 984 points

Ararat Erevan

Palmarès en URSS : 1 championnat (1973), 2 coupes (1973 et 1975)

Les Arméniens ont connu leur heure de gloire dans les années 1970 avec tous leurs titres et de belles prestations en Europe. Ensuite tout sera plus compliqué, ils glaneront leur seul titre en 1993 ainsi que quatre coupes dans les années 1990. Une autre coupe en 2008 ne fera pas oublier que le grand Ararat n’a pas été capable de dominer son football local après l’indépendance. Pire encore, les places sur le podium se sont fait plus rares, jusqu’à une horrible dernière place l’an dernier. Heureusement il n’y a que huit clubs professionnels en Arménie et ils sont pour le moment troisièmes à la trêve hivernale.

 

11- Lokomotiv Moscou [Локомотив Москва] – 895 points

Lokomotiv Moscou

Palmarès en URSS : 2 coupes (1936 et 1957) – Meilleure performance en championnat : Deuxième (1959)

A quelques saisons près (notamment dans les années 1950), le club de la RZhD (SNCF locale) a toujours été quelconque en URSS. Souvent repassé par la division inférieure, ils y ont d’ailleurs été durant la majeure partie des années 1980. Paradoxalement, c’est l’indépendance qui va révéler cette équipe qui n’a jamais quitté la RPL et gagné quatre des dix premières Coupes de Russie. Champions en 2002 et 2004, aboutissement alors d’une grande génération, le Loko va se montrer également performant en Europe. Ils regagneront deux coupes en 2007 et en 2015. Cependant, la pente est assez descendante : jamais hors du Top-5 jusqu’en 2006, ils ont depuis accumulé quatre septièmes et une neuvième place en sept ans. Cette saison, ils sont pour le moment sur le podium et pourraient y rester.

 

12 – Neftchi Bakou [Нефтчи Баку] – 776 points

Neftchi Bakou

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Troisième (1966)

Le club de la capitale de l’Azerbaïdjan a passé la moitié des saisons d’après-guerre seulement au plus haut niveau mais a eu le temps de faire un podium en 1966, et quelques autres saisons correctes. A l’indépendance, il n’était déjà plus à ce niveau mais va gagner le premier championnat de l’Azerbaïdjan indépendant. Le Neftchi, cependant, n’arrivera jamais à dominer complètement mais regagnera encore huit fois la compétition avec quelques séries de trois titres consécutifs. La saison actuelle est d’ailleurs une des plus mauvaises pour les travailleurs du pétrole, ils ne sont que sixièmes à mi-saison. Le club compte également six coupes nationales.

 

13- Dinamo/Spartak/Chernomorets Odessa [Динамо/Спартак/Черноморец Одесса] – 750 points

ODessa

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Troisième (1974)

Après être apparu en 1938 et 1939 lors de l’extension de l’élite sous le nom de Dinamo et en 1941 dans sous le nom de Spartak pour une saison qui n’ira pas à son terme, le club phare d’Odessa ne reviendra qu’en 1965 sous le nom de Chernomorets (après avoir plusieurs fois changer de nom). Jamais titrés, bien que réguliers lors des dernières saisons, ils ouvriront leur palmarès dès l’indépendance en remportant la première Coupe d’Ukraine grâce à Ilya Tsymbalar. Performance renouvelée deux ans plus tard en 1994. En championnat, le Chernomorets obtiendra tout de suite quatre podiums avant de connaître deux descentes puis des remontées et, enfin, de devenir un club solide de milieu de tableau ukrainien. Troisième en 2006, un nouvel ascenseur en 2010 puis une finale de coupe en 2013; voici les dernières péripéties du club phare d’Odessa qui est aujourd’hui en bas de tableau à cause de gros problèmes financiers.

 

14- Kairat Alma-Ata [Кайрат Алма-Ата] – 686 points

Kairat

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Septième (1986)

Ancien Urozhay, l’équipe de ce qui était la capitale du Kazakhstan fut le seul représentant du football kazakh au plus haut niveau soviétique, et ce malgré les efforts du Shakhtyor par-exemple. Monté en 1960, le Kairat a effectué quelques fois l’ascenseur mais a tout de même disputé 24 saisons dans l’élite, toutes dans le bas de tableau. Premier champion du Kazazkhstan de l’histoire, il ne le redeviendra qu’en 2004 après un court passage en D2. De nouveau repassés par la D2, les joueurs d’Almaty sont passés tout près de leur troisième titre cette saison, ne s’effondrant qu’en toute fin de saison. Ils ont tout de même conservé leur titre en coupe nationale. La septième de leur histoire.

 

15- Pakhtakor Tashkent [Пахтакор Ташкент] – 635 points

Tashkent

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Sixième (1982)

Le seul club ouzbek de l’élite soviétique est plus connu pour la tragédie aérienne qui a décimé son effectif en 1979. Sportivement, ils ont atteint la finale de la coupe en 1968 après avoir accédé à l’élite en 1960. Le club ne connaîtra que peu de relégations mais également assez peu de coups d’éclat. Depuis l’Ouzbékistan est devenu un pays à part entière et le Pakhtakor a pu développer son palmarès. Deux titres seulement dans l’ombre de Ferghana lors des dix premiers championnats, mais, depuis, ils en ont remporté neuf autres ainsi que onze coupes d’Ouzbékistan. Ils sont d’ailleurs double champion en titre. Enfin, ils ont atteint deux fois le Top-4 de la Ligue des Champions Asiatique.

 

16- SKVO/SKA Rostov-na-Donu [СКВО/СКА Ростоб-на-Дону] – 630 points

SKA Rostov

Palmarès en URSS : 1 coupe (1981) – Meilleure performance en championnat : Deuxième (1966)

Monté pour la première fois dans l’élite en 1960. Le meilleur club du sud de la Russie s’est directement installé en haut de tableau (avec une deuxième place en point d’orgue) avant de se battre plus régulièrement contre la relégation. Quatre descentes plus tard, avec une coupe en passant; ils tombent au troisième échelon en 1989 puis au quatrième en 1990 et ils ont donc démarré le championnat russe en D2 (troisième niveau). Après un premier ascenseur, ils seront exclus. Le club repartira en D4 (ligue régionale amateur) pour atteindre la FNL (deuxième niveau) en 2000 puis en 2007 et en 2008 où ils seront de nouveau exclus pour raison financière. Nouvelle faillite en 2013. Le club est donc reparti en ligue amateur en 2014, qu’ils ont remporté et évolue donc désormais comme promu en D2-sud (troisième niveau). Ils sont dixièmes sur 14 à la trêve alors qu’ils ont perdu en 32e de coupe (contre le Torpedo Armavir). Leur meilleur résultat en coupe après l’indépendance reste un huitième de finale en 2009 perdu face au Dinamo Moscou. Triste destin pour le meilleur club de province russe en URSS (hors Saint-Pétersbourg)

 

17- Dnepr Dnepropetrovsk [Днепр Днепропетровск] – 608 points

Dnipro

Palmarès en URSS : 2 championnats (1983 et 1988) – 1 coupe (1988)

Le Dnepr est un club arrivé sur le tard en URSS. Il n’a participé qu’à 19 saisons en Ligue Supérieure, les 19 dernières. Auparavant il évoluait au troisième échelon sous les noms de Stal ou de Metallurg. Après l’indépendance, et étonnamment le Dnipro (comme on dit en ukrainien) n’a jamais rien gagné ! Jugez-en par vous même : 2 deuxièmes places, 6 troisièmes places, 11 quatrièmes places, 3 sixièmes places et une fois 11e et 12e entre 1998 et 2000, saisons noires pour les hommes de Dnipropetrovsk. Mais ils sont également maudits en coupe avec trois finales et sept demi-finales perdues. Récemment on les a vus (et surtout sur Footballski) pour leur finale d’Europa League l’an dernier (là encore perdue face à Séville). Cette saison, ils ne sont que quatrièmes à la trêve et menacés financièrement dans un championnat ukrainien où rien ne tourne plus round.

 

18- Krylya Sovetov/Zenit Kuybyshev [Крылья Советов/Зенит Куйбышев] – 579 points

Krylya Sovetov

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Quatrième (1951)

S’il s’est appelé Zenit une demi-saison en 1953, nous le connaissons sous le nom de Krylya Sovetov Samara ! Samara étant le nom redonné à la ville de Kuybyshev à la fin de la période soviétique. Équipe incontournable des années 1950 et 1960 avec notamment deux finales de coupe et malgré deux descentes éclairs; le KS disparaîtra de la Ligue Supérieure en 1979 pour finir l’époque soviétique au troisième échelon. En RPL dès l’indépendance, ils y resteront tout le temps jusqu’en 2014 où les barrages leur ont été fatal. Avec Franck Vercauteren, ils sont immédiatement remontés pour être en milieu de tableau cette saison après un très bon début de saison et l’arrivé de Yohan Mollo. La meilleure performance du club restera une troisième place en 2004 alors qu’ils ont quasiment passés toutes leurs saisons russes entre la neuvième et la quatorzième place. Une vraie équipe de ventre mou avec un finale de Coupe de Russie, également en 2004. En Coupe d’Europe, ils ont éliminé BATE et le Dinaburg pour tomber face à Willem II, AZ et Saint Patrick’s Athletic au cours de leurs participations (1 Intertoto, 1 UEFA, 1 Europa League).

 

19- Dinamo/Trudovye Rezervy Leningrad [Динамо/Трудовые Резервы Ленинград] – 419 points

Dinamo Leningrad

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Quatrième (1947)

C’est l’équipe des débuts de l’URSS avec comme entraîneur Mikhaïl Butusov. Relégués en 1956 sous le nom de Trudovye Rezervy, ils ne réapparaîtront que pour deux saisons dans les années 1960. Reparti au deuxième échelon russe, il sera immédiatement relégué au troisième puis au quatrième niveau. En tout et pour tout, le club sera détruit quatre fois et à chaque fois recréé pour passer six saisons en FNL (Deuxième niveau) et la plupart de son temps dans la D2 régionale (Troisième niveau). Encore en faillite l’an dernier et dernier de FNL, le Dinamo Saint-Pétersbourg se trouve actuellement à la dixième place en D2-Ouest est a été éliminé en coupe par le Karelia Petrozavodsk au premier tour. Notons que l’équipe s’est également récemment appelée Petrotrest suite à une fusion en vue de revenir plus vite après une faillite.

 

20- Avangard/Metallist Kharkov [Авангард/Металлист Харьков] – 390 points

Metalist

Palmarès en URSS : 1 coupe (1988) – Meilleure performance en championnat : Sixième (1961)

Anciennement KhPZ, Zenit, Traktor puis Derzhinets; l’équipe que nous connaissons actuellement sous le nom de Metallist (un seul « l » en ukrainien) s’appelait alors Avangard lorsqu’il accède au Classe A soviétique en 1960. Il connaîtra sa meilleure performance en 1961 avant de rapidement redescendre. Ils remonteront en 1981 et resteront dans l’élite jusqu’à l’indépendance avec notamment une coupe glanée. Le Metallist aura passé quatorze saisons au plus haut niveau mais va vite décevoir. Il sera relégué en 1994 et finira même 19e de Persha Liga en 1996. Il va remonter en 1998 pour redescendre en 2003 et revenir en 2004. Les investissements vont d’ailleurs commencer et les Jaune et Bleu finiront une fois deuxièmes et sept fois troisièmes entre 2007 et 2014. Mais la dernière saison sera marquée par les problèmes liées à la guerre en Ukraine. Enfin promis au titre, ils vont voir leurs meilleurs joueurs partir ainsi que leur président Sergey Kurchenko qui se réfugie en Russie pour échapper à la justice. Seulement sixième en 2015, le club est au fond du trou cette saison : onzième avec une seule victoire à la trêve et menacé de faillite. Ils auront tout de même atteint un quart de finale d’Europa League durant leur période dorée.

 

21- Zarya Lugansk/Voroshilovgrad [Заря Луганск/Ворошиловград] – 385 points

Zorya

Palmarès en URSS : 1 championnat (1972)

Anciennement appelé 1er OR, Metallist, Dzerzhinets et Avangard; le Zorya actuel a remporté son seul titre lorsque la ville s’appelait Voroshilovgrad. Ils ont accédé à l’élite en 1967 (époque où le nom de Lugansk avait été provisoirement rétabli). Ils n’auront passé que treize saisons (consécutives) en Ligue Supérieure mais ils auront eu le temps de réussir la plus grosse surprise de l’histoire du championnat. Retombé au troisième niveau, le Zorya sera une équipe de bas de tableau ukrainienne à l’indépendance qui passera d’ailleurs dix ans dans les divisions inférieures avant de remonter en 2006. Jamais plus haut que la dixième place, les problèmes dans la Donbass semblent paradoxalement les avoir renforcés avec une septième place en 2014, suivi d’une quatrième l’an passé. Ils sont troisièmes à la trêve et ont déjà égalé leur meilleure performance en coupe avec un quart de finale à venir.

 

22- Torpedo Kutaisi [Торпедо Кутаиси] – 337 points

Kutaisi

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Onzième (1985)

Treize saisons au plus haut niveau soviétique pour le Torpedo dans les années 1960 et 1980, sans performances notables. L’équipe a démarré au plus haut niveau géorgien dès l’indépendance et parviendra à obtenir deux podiums au début des années 1990 mais la période dorée du club durera de 1999 a 2003 avec deux victoires en coupe et trois titres consécutifs en 2000, 2001 et 2002. L’histoire se termina mal avec une relégation en 2007, de graves problèmes financiers et trois saisons passées au purgatoire. Depuis le Torpedo Kutaisi est remonté et a obtenu deux troisièmes places en championnat en 2012 et 2013. Cet hiver, ils passent la trêve à une anonyme dixième place.

 

23- Spartak/Zhalgiris Vilnius [Спартак/Жальгирис Вилнюс] – 307 points

Zalgiris

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Troisième (1987)

C’est en 1952 que pour la première fois un club lituanien va jouer dans l’élite du football soviétique. Le Spartakas Vilnius ne va gagner que deux petits matchs pour redescendre immédiatement. Le club redescendra une nouvelle fois en 1962 avec leur nouveau nom : Zalgiris ! Il leur faudra vingt ans pour réintégrer l’élite, mais la période de 1983 à 1989 sera fructueuse : bien installés en haut de tableau, les Lituaniens parviendront à finir une fois sur le podium. Après l’indépendance, ils gagneront le championnat balte mais pas la première compétition lituanienne qui se présentait sous un format « coupe ». Ils ne domineront d’ailleurs pas la scène nationale comme attendu avec seulement quatre titres dans les années 1990, largement éclipsés par les équipes de Kaunas et l’Ekranas. Néanmoins ses adversaires ont connu des ennuis financiers et le Zalgiris domine de nouveau avec les titres 2013, 2014 et 2015. Ils se préparent actuellement au quadruplé. Ils ont également remporté neuf Coupes de Lituanie, dont les quatre dernières.

 

24- Traktor/Torpedo/Rotor Stalingrad/Volgograd [Трактор/Торпедо/Ротор Сталинград/Волгоград] – 248 points

Rotor Vol

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Quatrième (1939)

Le Traktor Stalingrad fut des premières années du championnat soviétique pendant neuf saisons et ne reviendra au plus haut niveau qu’en 1988 sous le nom de Rotor Volgograd (il s’est également appelé Stal et Barrikady durant ses saisons dans les divisions inférieures). Mais il sera principalement un club phare des premiers championnats russes. Grand rival du Spartak et emmené par Oleg Veretennikov, le Rotor ne sera jamais champion mais finira deuxième à deux reprises et éliminera notamment Manchester United en Coupe d’Europe. Ils ont d’ailleurs affronté Bordeaux à cette époque également. Relégué financièrement en 2005 de deux divisions, le Rotor ne reverra jamais l’élite. Seulement trois saisons en FNL dont la dernière après un montage suite à la faillite du club. Il a refait faillite l’an dernier, l’obligeant à se retirer de la D2-Sud (Troisième niveau). Cette saison, le Rotor a remporté son groupe régional amateur de D4 et essaye de revenir en D2-Sud pour la saison 2016-2017. En coupe, ils ont atteint une finale en 1995 au temps de leur splendeur.

 

25- Burevestnik/Moldova/Nistru Kishinyov [Буревестник/Молдова/Нистру Кишинëв] – 222 points

Nistru

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Sixième (1956)

Le seul club Moldave de l’histoire de l’élite soviétique, anciennement Dinamo Kishinyov est aujourd’hui connu sous le nom de Zimbru Chisinau. Il a fait des apparitions ponctuelles en Ligue Supérieure avec en tout onze saisons. La majorité d’entre-elles datent des années 1950-1960 avec en point d’orgue une sixième place. Après l’indépendance de la province de Bessarabie, ils ont remporté huit des neuf premiers championnats (dont les cinq premiers) avant de céder à la domination venue de Tiraspol. Ils n’ont cependant quitté le Top-5 qu’en 2013 et en 2015 pour deux sixièmes places. Cette année est en légère amélioration car ils sont troisièmes à la trêve. Le Zimbru a également remporté six Coupes de Moldavie dont la dernière en 2014.

 

26- Karpaty Lvov [Карпаты Львов] – 221 points

Karpaty Lvov

Palmarès en URSS : 1 coupe (1969) – Meilleure performance en championnat : Quatrième (1976)

Le Karpaty en URSS, c’est l’histoire d’une étoile filante, on se souviendra d’eux comme étant la seule équipe vainqueur de la coupe sans évoluer dans l’élite. Lvov obtient sa montée en 1970 et sera déjà parti en 1980, fusionnera avec le SKA Lvov et ne remontera plus jamais jusqu’à l’indépendance. La période ukrainienne du Karpaty Lviv (nom ukrainien de la ville) sera assez plat, avec tout de même une troisième place obtenue en 1998, quelques petites participations en Europe (un match notamment face au PSG en C3) et deux finales de coupe au siècle dernier. La saison 2015 a été marquée par des ennuis extra-sportifs et une 13e place : le Karpaty doit sa survie à la situation des autres équipes qui est souvent pire. Pour les mêmes raisons, ils sont huitièmes à la trêve cet hiver.

 

27- Daugava Riga [Даугава Рига] – 150 points

Daugava

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Onzième (1951)

Le Daugava a été promu en 1950 grâce à une extension de la ligue, mais redescendra après quatre saisons et sera en difficulté au deuxième échelon. Ils remonteront néanmoins en 1960 mais cela ne durera que trois ans et le Daugava Riga retombera dans l’anonymat. Ils manqueront la promotion en 1985 malgré leur succès en championnat à cause d’une réduction de la ligue. Ils seront privés de promotion l’année suivante à cause de la perte de points du à la limitation des matchs nuls. L’équipe connaîtra des difficultés financières et retombera au troisième échelon. A l’indépendance ils joueront quelques saisons en Virsliga sous le nom de Pardaugava avant de faire faillite. Ensuite le Torpedo Riga changea son nom en « Daugava », on peut donc difficilement le considérer comme un successeur direct mais ce dernier fit également faillite. Trois autres équipes ensuite, à Riga, à Jurmala et à Daugavspils se déclareront à leur tour comme successeurs du Daugava Riga. La dernière, ex-Ditton Daugavpils remportera le titre national en 2012 avant d’être rattrapée par la justice pour une affaire de paris truqués.

 

28- VVS Moscou [ВВС Москва] – 148 points

VVS Moscou

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Quatrième (1950)

Voenno-Vozdushnye Sily, ca veut dire en gros « armée de l’air » et cette équipe de l’armée a passé six saisons au plus haut niveau soviétique en huit années d’existence. En 1952 et après la mort de Joseph Staline, le club serait dissout sur ordre du Ministre de la Défense de l’Union Soviétique.

 

29- Krylya Sovetov Moscou [Крылья Советов Москва] – 103 points

Sovetov Moscou

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Septième (1946)

Créé en 1936, la branche moscovite accédera à l’élite en 1938, et ne passera qu’une seule saison en Classe B jusqu’en 1948. Année où la direction de la communauté « Krylya Sovetov » décida que deux équipes dans l’élite, c’était trop. Un match aller-retour sera donc organisé entre Moscou et Kuybyshev. Ce sont les seconds qui le remporteront sur le score d’ensemble de 2-1 et le KS Moscou disparut. Il réapparaîtra dans les années 1960 avec trois saisons au fond de la hiérarchie moscovite et ne sera recréé qu’en 2000 pour six saisons passées entre quatrième et cinquième niveau en groupe régional moscovite.

 

30- Metallurg Moscou [Металлург Мосвка] – 97 points

Metalurg M

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Troisième (1938)

Le Metallurg a acquis sa montée la première année, en 1936 sous le nom de Serp i Molot (Faucille et Marteau) Moscou. Ils étaient emmenés par Valentin Granatkin notamment. Ils resteront dans l’élite jusqu’à la guerre mais repartiront après guerre au deuxième niveau. Le Metallurg ne remontera plus jamais même en reprenant son nom précédent. Des tentatives seront faites pour le recréer en 2000 et en 2001 mais le club laissera place au Maccabi Moscou qui disparaîtra à son tour et permettra au Serp i Molot Moscou de renaître en 2009. Ils sont toujours en championnat amateur moscovite. Ils ont d’ailleurs été vice-champions de la capitale en 2010.

 

31- Lokomotiv Kharkov [Локомотив Харьков] – 91 points

Loko Kharkiv

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Neuvième (1953)

Le Lokomotiv Kharkov a été créé en 1936 à la suite du Krasnie Zheleznodorozhniki (littéralement Cheminots Rouges); le club n’accéda à l’élite qu’en 1949. Deux fois deux saisons jusqu’en 1954 et une descente fatale. Après une saison en Classe B en 1955, le club cessa ses activités et ses joueurs ainsi que son entraîneur ont été mis à disposition de l’Avangard (futur Metallist) Kharkov.

 

32- Kuban Krasnodar [Кубань Краснодар] – 84 points

Kuban

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Treizième (1981)

Dinamo puis Spartak puis Neftyanik, c’est en 1963 que le Kuban recevra définitivement son nom. Les Jaune et Vert seront entre deuxième et troisième niveau pendant deux décennies avant de monter pour trois saisons dans l’élite. 1980, 1981 et 1982 : trois années sans éclat et un retour dans les bas fonds de la deuxième division soviétique, avec même une relégation à la clé. Ils seront présents mais relégués lors de la première saison russe après l’indépendance. Relégué de nouveau et ballotté entre FNL et D2-sud, le Kuban va remonter en 2004 et en 2009 mais sans aucun succès. C’est en 2011 qu’ils vont définitivement accéder à l’élite, grâce à une aide financière substantielle de la région (sacrifiant au passage les autres clubs du Kraï de Krasnodar). Depuis ils ont notamment atteint une cinquième place en 2013 qui leur permettra de participer pour la première fois à la C3. Finaliste de la Coupe de Russie en 2015 également mais la saison actuelle est plus compliquée, notamment financièrement avec une place de relégable à la trêve.

 

33- Admiralteyets Leningrad [Адмиралтеец Ленинград] – 69 points

Adrmiral

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Dixième (1960)

Créé en 1939 sous le nom d’Avangard pour représenter l’usine Admiralteets. Le club disparaîtra puis sera recréé pour accéder au plus haut niveau soviétique : trois saisons entre 1959 et 1962 entrecoupées d’une descente puis le club sera dissous pour faire place au retour du Dinamo dans l’élite.

 

34- Pamir Dushanbe [Памир Душанбе] – 69 points

Pamir

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Dixième (1990 et 1991)

Le club a changé maintes fois de nom durant son existence soviétique dans les divisions inférieures. Un exemple : Energetik Stalinabad (ancien nom de Dushanbe). Ils n’accéderont à l’élite qu’en 1989 pour les trois dernières saisons du championnat soviétique, devenant le premier et seul club tadjik à jouer à ce niveau. Après l’indépendance ils ont remporté le premier championnat du Tadjikistan en 1992 avant de finir deuxièmes en 1993 et 1994 puis de reprendre leur titre en 1995. Par la suite, le CSKA-Pamir comme nous le connaissons actuellement sera abonné aux places d’honneurs, généralement entre quatrième et huitième. En Coupe du Tadjikistan, ils ont atteint deux finales pour une victoire en 1992 et une défaite en 2009. La saison 2015 s’est elle terminée par une sixième place.

 

35- Krasnaya Zarya/Elektrosila Leningrad [Красная Заря/Электросила Ленинград] – 62 points

Krasnaya

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Cinquième (1936)

L’autre club de Leningrad a participé aux cinq premières saisons soviétiques avant d’être rétrogradé. Après avoir gagné le droit de remonter suite à cette saison au purgatoire, l’Elektrosila va fusionner avec le Zenit et ainsi disparaître du football. Il a été recréé sous le nom d’Elektrik après-guerre et effectua une saison en division régionale avant de disparaître sans doute définitivement (il n’y a pas d’informations fiables sur la destinée de ce club).

 

36- Trud/Fakel Voronezh [Труд/Факел Воронеж] – 57 points

Kakel

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Quinzième (1961)

Deux petites saisons dans l’élite pour Voronezh sous deux noms différents en 1961 et en 1985. L’équipe s’était auparavant appelée du nom de l’usine aéronautique régionale mais sans préciser le nom de la ville pour des raisons de secret. Principalement au deuxième niveau soviétique avec une décennie 1970 passée au troisième échelon, le Fakel n’a jamais vraiment été performant en URSS. Placé en RPL à l’indépendance, le Fakel descendra directement comme le Kuban. Après un passage au troisième niveau (D2), il réapparaîtra en 1997 puis en 200 et 2001 avant de redescendre et même de faire faillite en 2007. Le club repartira de D2 en 2010 pour être promu en FNL. La saison sera un échec et le Fakel retournera pour trois saisons en D2-centre. Remontés cette année, ils sont actuellement cinquièmes de FNL et le club pourrait rêver à la remontée en RPL si la crise économique russe le laisse tranquille.

 

37- Spartak Tbilisi [Спартак Тбилиси] – 53 points

Spartak Tbilisi

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Neuvième (1950)

Deux saisons au plus haut niveau et puis une disparition vers les méandres régionaux soviétiques, voici un peu l’histoire de l’ancien Krylya Sovetov Tbilisi. Disparu en 1980, il a été recréé en 2002 et aux dernières nouvelles, il est passé par la D3-Centre géorgienne.

 

38- Spartak Ordzhonikidze [Спартак Орджоникидзе] – 48 points

Spartak Ord

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Onzième (1991)

Deux saisons dans l’élite soviétique également pour le Spartak, la première ne sera pas marquante en 1970 car le club redescendra aussitôt et sera même renommé brièvement Avtomobilist. Il ne remonta que pour la dernière saison en 1991 après dix-neuf ans passé en bas de tableau au niveau en-dessous (voire parfois au troisième niveau). Mais c’est avec l’indépendance que le désormais Alania Vladikavkaz va se faire connaître. Non pas pour avoir recruté Rolland Courbis mais pour son titre surprise en 1995. Il a également fini deuxième dès le premier championnat 1992 et en 1996. La suite sera plus difficile et le mènera à la relégation/faillite de 2005. Reparti en D2-Sud, l’Alania remonta immédiatement en FNL et retenta sa chance en RPL en 2010 et en 2013 pour refaire faillite courant 2013/2014. L’Alania est reparti de nouveau de D2-Sud à la place de sa réserve mais se trouve 13e/14 à la trêve.

 

39- SKA Odessa [СКА Одесса] – 27 points

SKA Odessa

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Dix-septième (1965)

Promu en 1965, le SKA Odessa finit dernier mais ne sera pas relégué. Il le sera dès l’année suivante avec une nouvelle dernière place. L’équipe continua son existence dans les différentes divisions inférieures (malgré un court déménagement à Tiraspol) et était présente à l’indépendance ukrainienne sous le nom de SK Odessa. Dernier (décidément) d’UPL en 1992, il jouera cinq ans en Persha Liga puis deux en Druga Liga avant de disparaître du troisième échelon définitivement. Le club n’aura pas marqué les championnats auxquels il a participé mais aura toujours été supérieur au Chernomorets durant les derbys. L’équipe a été recréée en amateur en 2011 mais cessa de nouveau son existence en 2013. Ils ont atteint deux huitièmes de finales de Coupe d’Ukraine dans les année 1990.

 

40- Kalev Tallin [Калев Таллин] – 20 points

Kavel Tallin

Palmarès en URSS : Meilleure performance en championnat : Dix-neuvième (1960)

Seul club estonien a avoir atteint le sommet du football soviétique, les deux saisons du Kalev en 1960 et 1961 seront assez compliquées et le club va redescendre assez vite. Le JK Tallinna Kalev a été recréé en 2002 et montera à deux reprises en Meistriliiga entre 2007 et 2009 puis entre 2012 et 2014 avec au mieux une cinquième place. Sixième en 2015 de la deuxième division estonienne, il devra patienter pour remonter.

Vingt-quatre équipes n’ont connu qu’une seule saison au plus haut niveau soviétique :

1938- Onze équipes : Selmash Kharkov, Stalinets Moscou, Lokomotiv Kiev, Dinamo Rostov-na-Donu, Temp Bakou, Spartak Leningrad, Spartak Kharkov, Zenit-Bolshevik Leningrad, Pischevik Moscou, Burevestnik Moscou et Lokomotiv Tbilisi

En 1938, la Classe A soviétique fût étendue a 26 équipes dont 12 seront reléguées, ce qui explique qu’onze équipes ne sont plus jamais réapparues. (Enfin le Spartak Leningrad est revenue pour la saison inachevée de 1941). Seul le KS Moscou en réchappera et remontera plus tard. La plupart de ces équipes vont disparaître des radars après-guerre sans qu’on ne sache vraiment ce qui leur est arrivé ou comment elles ont été supprimées. Néanmoins certains clubs ont été recréés à l’état amateur ces dernières années, c’est le cas du Dinamo Rostov, du Lokomotiv Kiev ou du Burevestnik Moscou qui évoluent dans différents championnats municipaux. Le Lokomotiv Tbilisi a lui subsisté dans le bas de la hiérarchie soviétique et est parvenu a remporter trois coupes de Géorgie. Il est douzième cet hiver à la trêve hivernale. Enfin le Spartak Leningrad et le Stalinets Moscou devenu MELE (du nom d’une usine) ont continué à prendre part aux compétitions soviétiques pendant un certain temps avant de disparaître à leurs tours.

1941- Deux équipes : Profsoyuz-1 Moscou et Profsoyuz-2 Moscou

En 1941 la saison n’a pas été à son terme pour cause de guerre donc elle n’est en général pas comptée dans les statistiques soviétiques. Toujours est-il que cette année là les deux équipes moscovites de Profsoyuz (syndicat) ont joué dans l’élite. Elles étaient en fait composées de joueurs du Lokomotiv, du Torpedo, du Krylya Sovetov et du Metallurg; ces quatre équipes moscovites ayant été liquidées temporairement à ce moment là.

1951- Torpedo Gorki

Première équipe de Nizhniy-Novgorod a atteindre la Division Supérieure Soviétique, le Torpedo a connu une saison difficile récompensée d’une dernière place. Rapidement dissout, le club sera recréé en 1996 pour être de nouveau dissout après une demi-douzaine d’année passées dans les divisions inférieures russes.

1951- VMS Moscou

Au même titre que le VVS pour l’armée de l’air, le VMS représentait la Marine. Après une relégation en 1951, le club sera dissout par décision du Ministre de la Défense en 1953.

1952- MVO Kalinin

Équipe de la ville actuelle de Tver, elle a pour fait d’arme d’avoir atteint la finale de la coupe en 1951. Après une saison dans l’élite, l’équipe sera dissoute en début de saison 1953.

1956- ODO Sverdlovsk

Créée en 1936, cette équipe de l’actuelle Ekaterinburg fut souvent au deuxième échelon mais une seule fois dans l’élite. Après 1960, elle se consacrera aux championnats locaux et interarmées avan de progressivement disparaître.

1964- Volga Gorki

Il s’agit de l’équipe que nous connaissons actuellement sous le nom de Volga Nizhny-Novgorod (même si l’équipe a été recréée récemment). Quatorzième de sa seule saison dans l’élite soviétique, le Volga est reparti en amateur à l’indépendance russe. Ce qui ne l’empêchera pas d’atteindre la RPL en 2010 pour la quitter trois ans plus tard. Actuellement, ils sont 13e en FNL et minés par des problèmes financiers.

1964- Shinnik Yaroslavl

En URSS, le Shinnik était un peu l’habitué du deuxième niveau et ils ne doivent pas être loin d’avoir le record de participation à ce niveau. Une seule apparition donc dans l’élite soviétique et des débuts dès 1992 dans l’élite russe ponctuée par une relégation. Le Shinnik va remonter trois fois pour descendre une dernière fois en 2008, année où ils furent demi-finalistes de la coupe. Ils sont actuellement 11e de FNL alors que les problèmes financiers commencent également à poindre.

1968- Dinamo Kirovabad

Dernier club soviétique en 1968, le désormais Kapaz Ganja a réussi à être trois fois champion d’Azerbaïdjan dans les années 1990, emportant également quatre coupes sur leur passage. La suite fût plus difficile et ils sont cette année cinquième à la trêve en temps que promus dans l’élite.

1969- Uralmash Sverdlovsk

Dernier également en 1969, l’Uralmash est devenu Ural en 2003. En Russie, l’équipe d’Ekaterinburg sera reléguée en 1996 puis en 1997 pour se retrouver au troisième niveau après cinq saisons dans l’élite. De retour en 2013, il entame sa troisième saison consécutive en RPL avec une solide huitième place pendant l’hiver. Retenons également une demi-finale de coupe en 2008.

1981- Tavria Simferopol

Longtemps au troisième puis au deuxième niveau, l’équipe criméenne montera en 1981 pour finir avant-dernière. Néanmoins à l’indépendance ukrainienne, elle créa la surprise en remportant le premier titre en 1992. Plus jamais sur le podium, le Tavria remporta la coupe en 2010 avant d’être dissout en 2014 suite au départ de la Crimée pour la Russie. Le Tavria pourrait être reformé en exil dans une autre ville ukrainienne alors qu’à Simferopol joue actuellement le TSK-Tavria, leader du championnat de Crimée et se réclamant officieusement de l’héritage du Tavria.

1987- Guria Lanchkhuti

Trois fois deuxièmes du championnat de Géorgie dans les années 1990 avant leur relégation administrative, le Guria compte à son palmarès une Coupe de Géorgie en 1990. De retour récemment dans l’élite, ils sont en difficultés, treizièmes à la trêve.

1991- Metallurg Zaporozhye

Le Metallurg n’a pas été relégué mais a atteint l’élite soviétique pour la dernière saison. Placé en championnat d’Ukraine à l’indépendance, il a passé le plus clair de son temps dans le ventre-mou avec comme point d’orgue une quatrième place en 2002 et une finale de coupe en 2006. Relégué une seule saison en Persha Liga (2011/2012), il est désormais menacé de faillite et de disparition et n’est pas sûr de continuer après l’hiver.

 

Adrien Laëthier



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Adrien Laëthier

Adrien Laëthier

Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique, Crimée,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

pays de l'auteur footballski
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1 commentaire

  • Merci pour ce récapitulatif.
    Où l’on s’aperçoit que mine de rien, d’autant plus avec la certaine variété dans les noms des champions (surtout à partir de 1970), que c’était un championnat plus ouvert et intéressant qu’on pourrait le penser, et qui laissait sa place aux petites républiques.

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