Histoire de Derbys – Arka Gdynia vs. Lechia Gdansk, le Derby Trójmiasta

Mathieu
Mathieu - Publié le 27 octobre 2016

Le bleu et jaune ne se mêlera jamais au blanc et vert, jamais. Vérité chromatique qui s’applique comme une loi lorsque le bleu et le jaune font références à l’Arka Gdynia et le blanc et vert au Lechia Gdansk. En Pologne, les derbys sont légions, surtout dans le sud du pays mais l’un des plus importants et des plus chauds derbys du pays, se trouve dans le nord. Là où les douces vagues de la Baltique viennent s’échouer paisiblement sur les longues plages de sable blanc.

Foto: Adrian Slazok

© Adrian Slazok

Voici la Poméranie. Si accueillante en été, terre de transhumance pour des Allemands en recherche de vacances au bord de la mer et de découverte de patrimoine architectural et culturel (à moindre frais), ou pour des Polonais descendant dans les plus beaux hôtels de Sopot pour finir au coucher du soleil dans un bar de plage à siroter un Caipirowska avant de danser toute la nuit sur des sons trendy semblables à ceux que vous trouverez à Berlin, New York ou Londres. Cette Poméranie balayée par le fort vent de la Baltique qui a vu se créer une culture de plage toute polonaise, le « Parawaning » (c’est-à-dire, clôturer par des paravents son petit bout de plage où se trouve serviettes et affaires personnelles), cette terre des Cachoubes et leur langue, leur culture. C’est entre l’Oder et la Vistule, dans l’arrière-pays ou sur la côte que ce dimanche les télévisions s’allumeront après la messe pour vivre et se passionner pour le grand derby du Nord.

Au bord de l’eau souffle la tempête

La Grande Poméranie s’étend de l’Allemagne, où elle commence, jusqu’à la frontière russe après la Vistule où elle s’arrête avant l’oblast de Kaliningrad. Une large partie de ce territoire côtier traverse le nord de la Pologne. Son nom Poméranie, vient du slave ‘Po more » signifiant au bord de l’eau. Et c’est dans cet espace « au bord de l’eau » que le théâtre de notre derby va se mettre en place jusqu’à dimanche et le début des festivités. Dans l’arrière-pays, plus rural, les paysages sont composés de lacs, de bosquets voire de forêts d’une beauté à couper le souffle mais nous nous arrêterons dans d’autres articles sur Koszalin, Slupsk, Chojnice et leurs environs. Aujourd’hui, c’est la Baie de Gdansk qui va nous intéresser. Cette baie est l’un des principales poumons économiques de la Pologne. Seul accès à la mer de la république polonaise, elle constitue un point de passage obligé pour les marchandises arrivant par voie maritime et l’un des seuls ports militaires où la flotte polonaise peut mouiller, dans une zone de fort passage menant vers la Russie à l’Est.

Port et baie de Gdansk

© Wikicommons

C’est aussi par cette voie maritime que s’est écrit l’un des chapitres les plus sombre de l’Histoire polonaise, le Déluge. Le royaume de Suède et de Pologne se disputant des territoires au milieu et sur la fin du XVIIe siècle, une guerre féroce faite d’alliances et de divorces qui tourna à une cuisante défaite précipitant la chute de la République des Deux Nations lituano-polonaises. Le Déluge est un terme fort car à l’époque, la Pologne perdit plus de 70% de son territoire, toute sa culture fut réduite à néant à travers le destructions de ses superbes villes, de ses forteresses ou le pillage d’objets de culte inestimables et de ses bibliothèques. De plus beaucoup, d’habitants de la région décédèrent de la famine ou de maladies durant cette période post-guerre. Cette histoire est profondément ancrée dans la culture polonaise et poméranienne, ce qui forgera la force de caractère de ses habitants qui, au fil des siècles, devront faire face à de multiples assaillants et dominations (Prussiens, Danois, Nazis …), utilisant ce terreau fertile pour faire de cette région l’une des plus dynamiques de la Pologne.

C’est à travers la Tricité (Gdansk-Gdynia-Sopot) que cette bande de terre et de mer va se développer d’une manière exponentielle, plus de 800 000 Polonais vivant dans les trois villes et plus 1 000 000 dans son agglomération. Dès les années 1960, les chantiers de constructions navaux et les emplois qui en découlent drainent une partie de la population de travailleurs vers la côte, ce foyer économique naissant a toujours besoin de plus de main d’oeuvre et les villes vont se développer en conséquence, en vingt ans la population doublera. Ce bassin est source de tension avec le gouvernement communiste polonais de Varsovie, en témoignent la grève des ouvriers du port de Gdynia de 1970 réprimée dans le sang, ou la création, à Gdansk, du syndicat Solidarnosc par un certain Lech Walesa, en 1980. Celui-ci sera le chef de file d’une lutte ouvrière pour de meilleurs conditions de travail et de meilleurs salaires dans les chantiers navaux et autres usines de la région, avec le succès que l’on connait. De nos jours, la Trójmiasto est l’une région économique les plus developpées de Pologne à travers ses trois villes qui n’en font qu’une.

Lech Walesa

Lech Walesa. © thejournal.ie

Gdynia, ancien petit port de pêche devenu grande ville nouvelle à l’architecture futuriste, une ville résidentielle accolée à un immense port et son institut des recherches maritime. Gdansk, la plus grande des trois villes, la plus riche culturellement avec une vieille ville d’une beauté époustouflante dans le style le plus caractéristique des villes de la Baltique, de par l’architecture et les couleurs, elle comprend le plus grand port industriel de Pologne et les meilleures glaces et gaufres de tout le pays, dont on peut se délecter en observant les vieux gréements. Et enfin la petite et riche Sopot, destination privilégiée des riches polonais et étrangers voulant passer du bon temps sur la côte en descendant à bord de leur voiture allemande dans un palace ou leur résidence d’été, un Cannes polonais où jeunesse dorée côtoie vieillesse platine sur le Molo (ponton payant) ou les plages des beach club select. Vous comprendrez donc que c’est de ces différences et cette défiance (concours de celle qui aura le plus bel opéra, le plus gros et beau port, le plus grand cinéma en plein air) que le derby Arka Gdynia – Lechia Gdansk va se nourrir, jusqu’à transformer la compétition en rivalité profonde et tenace.

Le petit Arka contre un Lechia devenu grand

C’est donc une domination sur la Tricité qui est en jeu et sur la Poméranie toute entière. Comme deux pêcheurs de faience, Gdynia et Gdansk se regardent l’une face à l’autre, l’une contre l’autre.

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© arkowcy.pl

La « petite » nouvelle moderne contre la grande ancienne au patrimoine extraordinaire. Les clubs de ces deux villes, l’Arka Gdynia et le Lechia Gdansk, continuent dans cette tradition de domination et de compétition à travers un derby qui dure depuis plus de 50 ans mais qui n’avait plus eut lieu depuis près de cinq ans. L’Arka est le plus vieux des deux clubs, fondé en 1929 par des travailleurs des chantiers navaux de Gdynia avant de fusionner avec le club des dockers, le club devenant ce qu’il est aujourd’hui, celui des travailleurs, de la plèbe. C’est un petit club à l’échelle polonaise malgré sa domination maintenant acquise sur l’autre club de la ville, le Baltyk Gdynia (retourné dans les abysses du football polonais). Il n’est pas doté d’une histoire folle en chevauchées européennes ou autres titres majeurs. L’Ancre présente sur le blason du club montre cette appartenance au port et à la mer, le club de l’eau qui eut du mal à se faire une place dans l’élite du football polonais, naviguant entre la première et troisième division au gré des vents et des marées. Depuis la création du club, les Arkowcy ont passé seulement dix saisons dans l’élite du football polonais alors qu’ils ont pu apprécier les terrains rugueux et instables de la deuxième division durant plus de vingt-cinq saisons. Il faut noter tout de même la présence dans l’armoire à trophées d’une Puchar Polski datant de 1979. Mais, dans son stade GOSiR à taille humaine (17 000 places), le club revenu en première division souhaite se (re)faire une place au chaud dans l’élite et battre un adversaire, rival de toujours, qu’elle n’a jamais battu en six matchs de première division.

Pas moins de 36 derbys ont été joués à ce jour pour 12 victoires de l’Arka, 12 match nuls et 12 victoires du Lechia. Ce Lechia devenu par défaut « poids lourd » de la région. Son palmarès n’est pas le plus fourni, lui aussi ne possède qu’une Puchar Polski de 1983 à son actif  mais sa régularité au plus haut niveau polonais est bien plus importante. Mais le Lechia Gdansk est un phénix, son histoire est particulière et plutôt récente. Lwow (Lviv) est encore une ville polonaise avant la seconde guerre mondiale, et par conséquent le Lechia Lwow un club polonais. Après l’occupation par les Nazis puis la victoire des Alliés, Lwow revient à l’URSS (puis l’Ukraine). La plupart des habitants polonais de la ville fuient cette région vers Wroclaw mais certains iront chercher une vie meilleure ailleurs, à Warszawa ou Gdansk. C’est donc tout naturellement que ce club « mort » du Lechia Lwow va devenir le Baltia Gdansk puis le Lechia Gdansk (il aurait même pu être le Lechia Warszawa mais c’est une autre histoire), fondé par des anciens de Lwow en 1945 sur les bords de la Baltique.

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© lechiahistoria.pl

Même les couleurs blanches et vertes, en bandes verticales, qui sont un symbole du club, sont l’héritage de ce club de Lwow. Le Lechia, bien que fondé tardivement, va dès ses premières années accéder à la première division polonaise, obtenant en 1956 son meilleur résultat en championnat qui reste pour l’instant une troisième place au classement final. Puis, ce phénix va renaître une seconde fois, en 2001 l’ancien club doit disparaître pour renaître sous une nouvelle forme administrative, loin, très loin des chaudes places de la première division. C’est la sixième division qui tend ses frêles bras aux Bialo-zieloni, et petit à petit le club remonte division par division pour regagner de l’importance dans la région et sur la Tricité jusqu’à devenir ce Goliath qu’il est devenu caracolant en tête de l’Ekstraklasa.

La rivalité, le pouvoir et les tribunes

Le décor est planté, vous connaissez la région et les deux challengers, ouvrons maintenant la partie historique de leurs joutes et ce qu’il en découle. Le premier derby de l’histoire a lieu le 2 septembre 1964 devant 15 000 personnes et c’est l’Arka Gdynia qui l’emporte à domicile dans les dernières minutes, 2-1. Jusqu’en 1976, le derby de la Tricité sera dominé par l’Arka, le Lechia ne remportant pas un seul match (sept victoires de Gdynia pour six matchs nuls). C’est seulement le 30 octobre 1983 que le Lechia Gdansk obtiendra sa première victoire face à leur rival de toujours, sur le score sans appel de 3-0.

© Lechia.net

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Mais c’est en 1984 que va se produire l’un des importants de tous les derbys, scellant une rivalité et une inimitié pour des décennies. L’Arka et le Lechia sont en deuxième division et les deux équipes se reçoivent lors de l’avant-dernière journée. La première doit l’emporter pour se sauver et ne pas descendre, la seconde pour rejoindre la première division et un autre club de Gdynia, le Baltyk. L’Arka est donc en mauvaise posture avant le début de ce derby si important. Plus de 14 000 personnes assistent au match dans le stade plutôt champêtre de l’Arka. Dès le début du match, 500 fans du Lechia souhaitent accéder au stade mais se font refouler par la police, c’est alors que téméraires et tête brulées ils décident de partir à l’assaut de la petite colline donnant sur le terrain où sont amassés quelques des plus durs des fans de l’Arka. S’en suit un Fort Alamo version polonais western spaghetti, une bataille rangée avec jets d’objets et de pierres entre les différents groupes de supporters. Petit à petit, les fans du Lechia vont pousser ceux de l’Arka en dehors de la colline et du stade, puis ceux de l’Arka vont contre-attaquer sans succès, les ultras du Lechia vont jusqu’à sécuriser leur position de force et transforment cette petite colline autre fois bleu et jaune en tapis blanc et vert. Première victoire pour le Lechia, qui cette fois-ci sur le terrain ne va laisser aucune chance à l’Arka en écartelant les pauvres Arkowcy 4-1. C’est une triple défaite pour Gdynia qui perd en dignité et honneur dans les tribunes, qui perd ce derby et sera relégué en troisième division alors que le Lechia en s’imposant sur tous les terrains ira côtoyer l’élite lors de la saison 1984/85.

© arka.gdynia.net

© arka.gdynia.net

Depuis, le Lechia possède un net avantage sur les Arkowcy, les ayant battu cinq fois sur six lors de leurs confrontations en première division. D’autres derbys vont tous de même marquer les esprits, non pas seulement pour ce qui se passera sur le terrain mais plutôt dans les tribunes (ou les deux). En effet, il est de principe pour les ultras de l’Arka d’insulter à longueur de saison et pas seulement lors du derby leur voisin de Gdansk et vice versa. Il est aussi normal de graffer insultes et menaces sur les graffitis déjà présents sur les murs de Gydnia ou Gdansk à la gloire de l’adversaire, de le représenter sous la forme d’un petit cochon docile et stupide, peu importe, un jeu de questions/réponses entre kibole sans limite et parfois ouverts aux insultes les plus crasses. Tout ça ne pourrait être que des mots et de simples petits actes sans conséquence mais les fights organisées en dehors ou sur le terrain, durant les années 90 ou, plus récemment, les feux de joie de la saison 2008/09 sont autant d’indices d’une adrénaline importante et d’une poussée de testostérone à son maximum.

En effet, pour le premier derby de l’histoire se déroulant en première division, le 3 octobre 2008, les ultras du Lechia présents au stade GOSiR de Gdynia transformèrent écharpes et tifos subtilisés aux supporters de Gdynia en un feu lourd et incandescent réduisant le tout en cendre. Pour se venger, un an plus tard, le 25 Novembre 2009, c’est au tour des ultras de l’Arka d’exposer le butin de leur pillage (bonnets et écharpes subtilisés aux fans du Lechia) puis les faisant brûler comme dans un autodafé footballistique. En réponse dans leur parcage, les ultras de Gdansk en profiteront pour arracher leurs sièges et les jeter sur le terrain au passage des joueurs de l’Arka voulant tirer un corner ou un coup-franc.

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© DarioB.net

De plus, les alliances ennemies des deux clubs ne sont pas faites pour arranger cette situation parfois tendue. Arka – Cracovia – Lech d’un côté et Lechia – Slask Wroclaw – Wisla Krakow de l’autre, ce ne sont pas que des tendres. C’est donc aussi et principalement une bataille des tribunes, de celui qui se montrera le plus fort grâce à ses bras, le plus bruyant grâce à ses chants, le plus prêt à tout grâce à ses ultras les plus dévoués, le plus voyant grâce à sa pyrotechnie auquel nous allons assister dimanche. Un derby tendu car il est aussi le premier depuis près de cinq ans d’absence et les ultras du Lechia Gdansk ont déjà ouvert les hostilités en vandalisant un local des supporters de l’Arka le week-end dernier. Lors de ce saccage, ils ont dérobé un début de tifo qui devait être prêt pour ce derby, puis ils l’ont déchiré dans leur virage lors de leur précédent match contre le Piast Gliwice. Pourtant, les supporters du  Lechia ont de quoi être confiant avec les statistiques des derniers derbys pour eux et une place de leader plus qu’assurée pour le moment grâce à une équipe aux allures d’Armada filant sur une mer d’huile. De son côté, l’Arka devra jouer avec ses armes sur le terrain et dans les tribunes pour faire vaciller le presque nouveau géant Bialo-zieloni qui a certainement un peu plus à perdre.

Pour finir nous avons demandez l’avis de deux supporters pour avoir leur impressions avant ce derby et ce qui pour eux, en tant que fan de l’Arka et du Lechia, le rend si particulier:

Dawid Berniacik (@DejfidAG), vice-president des l’association des supporters de l’Arka et rédacteur pour le site arkowcy.pl :

Le Derby de la Tricité à plus de 50 ans d’histoire. C’est le match le plus important de la saison que l’on soit supporter de l’Arka ou du Lechia et en tant que supporter de l’Arka je peux aisément dire que notre plus grand ennemi est le Lechia Gdansk, sans aucun doute.  Après cinq longues années sans derby, cette année est finalement l’heure des retrouvailles, la pression est considérable et l’émotion palpable car ce n’est pas seulement un derby pour le pouvoir sur la Tricité mais aussi sur toute la région, la Poméranie entière. Une domination qui au delà du terrain et son résultat l’important devra s’afficher dans les tribunes par les shows (pyrotechnie, tifos), les chants, la présence et la domination visuelle, sonore de son adversaire. Cette rivalité forte créée une haine tenace que vous pouvez sentir partout ici et encore plus avec le derby de dimanche

S. Kaczorowski (@_kaczorowski) , fan du Lechia Gdansk exilé à Lodz :

C’est un derby attendu de pied ferme, l’Arka n’ayant plus joué en Ekstraklasa depuis un baille. Le Lechia a changé, grandi et sera de façon inhabituel pour le derby le grandissime favori de dimanche. J’espère que le Lechia va montrer sur le terrain sa supériorité, et enfin réduire au silence les fans de Gdynia, qui ont récemment minimiser les performances de l’équipe en évoquant la chance pour expliquer notre réussite, alors que nous sommes solides leaders de l’Ekstraklasa. Y a t-il de la haine? Certainement et c’est normal mais je voudrais simplement rappeler que cette rivalité, cette « haine » mutuel et une chose classique entre supporters de deux équipes rivales en Pologne. Pour finir, je n’envie pas les fans de l’Arka avant ce match ni après, ils n’ont pas de quoi fanfaronner, ils sont derrières nous, on une équipe bien plus faible et les dernier derby sont à notre avantage. L’Arka et ses fans ont du soucis à se faire

Le derby est donc bel et bien lancé, la supériorité des hommes de Nowak sur le terrain contre la supériorité du nombres des fans de l’Arka dans les tribunes du GOSiR de Gdynia. La haine au coeur des débats et vingt-deux joueurs qui devront se battre sur le pré vert pour assumer la domination des leurs sur toute la baie de Gdansk, sur toute la Poméranie.

Tout fan de foot se doit d’avoir vécu un Derby Trójmiasto dans sa vie pour atteindre la foi et la reconnaissance éternelle (Verset 7. Bible du foot polonais)

Mathieu Pecquenard


Image à la une : © arkowcy.pl

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A propos de l'auteur

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Amoureux de la Pologne, des dimanches à regarder l'I.Liga sur Polsat en mangeant des pierogis froids accompagnés de Tymbark. Entre Paris, Wroclaw et Gdynia dans un avion pour les lacs de Mazurie, le football est un jeu, la vodka une passion.

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