À la découverte du Croatia Berlin

Julien Duez
Julien Duez - Publié le 27 décembre 2016

Tout commence avec l’idée d’un mini-trip pré-Noël à Berlin et, comme pour tout amateur d’alter-foot qui se respecte, le devoir d’établir une liste de matches à visiter. L’exercice n’est pas difficile car, au-delà de l’évidence du FC Union, la capitale allemande regorge d’équipes improbables, parfois empreintes d’une histoire riche et insoupçonnée. Hasard du calendrier, notre choix s’est porté cette fois-ci sur un club très « footballski » dans l’âme : la SD Croatia Berlin. Portait d’une équipe à part, entre Histoire avec un grand « H » et vin chaud bon marché.

Nous sommes le dimanche 18 décembre. Le beau soleil d’hiver et le froid sec des derniers jours ont laissé place à un ciel gris, traversé par une fine pluie à vous glacer les os. Pourtant, impossible de rester au chaud à l’hôtel ou devant la télé du fumoir d’un Kneipe : la Sportsko društvo (association sportive) Croatia Berlin évolue en Berlin-Liga, soit la sixième division allemande, le premier échelon de la pyramide à épouser exclusivement les frontières du Land. Pour assister aux prouesses dominicales de ces héros du gazon anonymes, pas d’alternative : il faut se rendre au stade Friedrich Ebert, sis dans l’arrondissement de Tempelhof.

Pour la parenthèse culture, Friedrich Ebert n’a rien à voir avec le football. Nos lecteurs les plus férus d’Histoire se rappelleront de ce social-démocrate berlinois pur jus comme ayant été le premier président de la République de Weimar suite à l’abdication de l’Empereur Guillaume II en 1918. Pour les autres, son nom évoque principalement une fondation éponyme associée au SPD ou le stade susmentionné dont le résident principal n’est autre que l’équipe des jeunes du Viktoria Berlin, pensionnaire de Regionalliga (D4). Fridriech Ebert n’a rien à voir non plus avec la Croatie et pourtant, c’est sur le champ de patates qui porte son nom que joue tous les quinze jours l’équipe de la communauté croate berlinoise.

Le temps de 90 minutes, le légendaire damier rouge et blanc flotte sur l’arrondissement de Tempelhof (© Julien Duez/Footballski)

Des travailleurs-invités aux réfugiés : quatre décennies d’immigration croate en Allemagne

La présence de Croates en Allemagne est attestée dès le XVIe siècle à travers la figure de Matthias Flacius Illyricus, un théologien protestant né à Istra en 1520. Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, la communauté ne représente qu’une poignée d’individus actifs dans l’industrie, principalement minière. La première grande vague d’immigration vers l’Allemagne (de l’Ouest, cela va de soi) a eu lieu dans les années 1960, à travers les accords entre la RFA et la Yougoslavie sur les gastarbeiter (littéralement, les  » travailleurs-invités « ). Les Croates représentent alors environ 33% des 775 000 Yougoslaves concernés. L’année 1967 marque le début du Printemps croate (Hrvatsko proljeće) qui, à l’initiative d’un groupe de poètes et écrivains, réclamait plus de droits civiques, à commencer par le droit de porter sa nationalité ethnique à part entière. Au vu de la répression étatique organisée contre le mouvement, nombre de citoyens de la région profitèrent de la stratégie de non-alignement voulue par le Maréchal Tito pour émigrer à leur tour vers l’Allemagne. Au cours de la décennie 1970, la loi sur le regroupement familial fut promulguée et les travailleurs-invités purent faire venir leurs proches parents en RFA. Avec environ 1,1 million d’entre eux en 1973, ils représentent alors la deuxième communauté immigrée la plus importante, juste derrière les Turcs !

Pourtant, seul un faible nombre d’entre eux choisit de se tourner vers Berlin. La capitale allemande était en effet encore divisée et offrait peu de perspectives d’emploi à ces personnes venues chercher une vie meilleure. Beaucoup se sont donc installés en Bavière ou dans la région de Stuttgart, située au cœur d’un important bassin industriel. Dans les années 1990, c’est une autre population qui vient compléter la communauté : celle des réfugiés fuyant la guerre des Balkans. On estime que 15% des Croates déplacés (soient 52 000 personnes) se sont tournés vers l’Allemagne, en raison de l’importante diaspora qui s’y était déjà établie. À la fin du conflit, peu sont cependant restés. La plupart est retournée au pays ou a migré vers une autre destination, notamment anglo-saxonne (Etats-Unis, Canada et Australie pour 1/5e d’entre eux).

La religion et le football

Le regroupement familial des années 1970 a donné lieu à l’enracinement d’une communauté à part entière. Il était donc logique que les grands piliers de la société croate se recréent autour d’elle. Dès 1965, une mission catholique voit le jour à Francfort avant de se répandre partout où l’Allemagne comptait un morceau de diaspora. À partir de 1969, on commence à dire la messe en langue croate et l’office religieux vient compléter les activités à caractère social déjà existantes. Avec l’établissement de nombreuses familles, l’intégration dans la société allemande est devenue un vrai défi. Mais en dehors de l’école ou du travail, on imagine la volonté de la diaspora de se retrouver entre soi, particulièrement lorsque la barrière de la langue constitue un obstacle de poids. Or, quel autre domaine peut se targuer de rassembler les individus au-delà de leurs croyances ? Gagné : le football.

Vous le savez sûrement, rares sont les équipes actuelles qui sont parvenues à conserver leur structure originelle. Si la Sportsko društvo Croatia Berlin est aujourd’hui la figure de proue footballistique de la communauté au sein de la capitale allemande, elle n’existe à proprement parler que depuis 1989. Avant cela, nombre de petits clubs s’étaient créés de part et d’autre de Berlin-Ouest avant de fusionner entre eux pour mieux se structurer. Prenons l’exemple des plus importants : le NK Croatia, fondé en 1973 et qui cohabite avec le SC Bratstvo, créé en 1971 par les travailleurs de l’entreprise zagreboise Industromontaza lors de leur arrivée à Berlin. Au-delà de l’objectif de se rassembler entre Croates, l’objectif était de contrer la législation en vigueur à l’époque, selon laquelle un club ne pouvait accueillir plus de deux étrangers dans son effectif. Son inscription sur les registres de la ligue de Berlin a fait jurisprudence dans toute l’Allemagne : désormais, une équipe entièrement composée d’étrangers, mais ouverte aux Allemands, allait pouvoir prendre part aux compétitions locales (comprenez, amateurs). Le cas du SC Bratstvo ouvrira la voie à la création d’autres équipes représentant d’autres communautés, notamment turques et son caractère multiethnique était précurseur de la composition actuelle de la population berlinoise.

© Julien Duez, Footballski

Revenons en 1973 : il y a donc deux gros clubs croates à Berlin : le NK Croatia et le SC Bratstvo. Si le second a intégré les ligues amateurs de la fédération berlinoise, le premier évolue sous le patronage de la mission catholique que nous avons mentionnée plus haut et ne participe qu’à des rencontres amicales et à des tournois amateurs. En 1975, le NK Croatia intègre une compétition régulière informelle rassemblant des équipes communautaires yougoslaves, la Jugo-Liga. Cependant, parmi les conditions pour y participer, les clubs doivent abandonner toute étiquette nationaliste et porter un nom moins connoté. Le NK Croatia devient donc le NK Hajduk (les brigands, à comprendre au sens traditionnel et régional du terme). En 1987 se pose la question de l’avenir du club. Pour renforcer la structure sportive de la communauté croate, le NK Hajduk et le SC Bratstvo fusionnent, permettant ainsi au premier d’intégrer les championnats régionaux. Le nouveau club prend le nom de Bratstvo-Hajduk pendant une saison, avant de devenir, en 1988, le NK Hajduk 1973.

En interne, les dirigeants rêvaient de revenir au nom originel de l’équipe : Croatia. La chute du mur de Berlin en 1989 coïncidera avec les vingt ans de la mission catholique croate en Allemagne de l’Ouest. Lors de son assemblée générale, moult discours seront prononcés. Ils mettront en avant les progrès parcourus pour intégrer la société allemande en profondeur, sans jamais pour autant renoncer à sa double identité. Le Communisme n’ayant plus bonne presse et la Yougoslavie étant sur le point de péricliter, l’occasion est alors parfaite pour effectuer le retour aux sources : le NK Hajduk est débaptisé et, en intégrant dans sa structure des clubs mineurs (NK Livno, NK Velebit, NK Dinamo), devient la SD Croatia Berlin qui n’a plus changé de nom depuis 1989.

L’équipe communautaire devenue ambassadrice

Depuis 1989 et sa refondation sous son statut actuel, le Croatia Berlin s’est profondément implanté dans le paysage footballistique berlinois. À son actif, quelques bons résultats dans les ligues amateurs, parfois couronnés de titres de champions de district qui lui valurent un certain nombre de promotions. En 1998, le club est à son apogée : il remporte le championnat régional de D4 et accède au troisième échelon national (à l’époque encore divisé en deux séries). Une performance qui ne durera qu’une saison. La différence entre monde amateur et semi-professionnel était trop grande et le Croatia échouera logiquement à la dernière place du classement. Son autre grand fait d’armes est à aller chercher en 1994. Le club parvient en finale de la Coupe de Berlin, dont le vainqueur gagne le droit de participer à la lucrative DFB Pokal, la coupe nationale. Mais là encore, l’exploit n’aura pas lieu et les rouge et blanc s’inclinent 2-1 avec les honneurs face à une équipe qui allait connaître une tout autre destinée par après : l’Union Berlin. Depuis, le Croatia fait l’ascenseur entre le huitième et le sixième échelon où il se maintient avec une certaine réussite depuis maintenant deux ans.

Le damier et l’ours berlinois sur le même maillot : symbole d’une alliance réussie (© Berliner Amateur Fußballbilder (BAF))

Pour l’anecdote, les Berlinois ont participé en 2007 à une compétition unique en son genre : un tournoi international d’équipes issues de la diaspora, organisés par la fédération croate de football, la fondation des Croates expatriés et le ministère des affaires étrangères. Il y représente l’Allemagne en compagnie du Croatia Essen, face à des clubs canadiens, étatsuniens, autrichiens, australiens et même français, mais échouera à la porte du tour final.

L’équipe du Croatia Berlin qui participa au Croatian World Club Championship en 2007 (© Croatia Berlin)

À la fin des années 2000, c’est une autre section du club qui le portera sur le devant de la scène : le futsal. En 2010 et 2011, le Croatia se paye le luxe de remporter deux coupes d’Allemagne d’affilée (il est toujours troisième au classement des vainqueurs). Des participations acquises, comme dans le cas du football sur herbe, grâce à ses titres en coupe régionale, qu’il a remportés à quatre reprises, de 2008 à 2012. Les victoires nationales de 2010 et 2011 étaient synonymes de qualification pour la Coupe d’Europe de futsal. À ce jour, le Croatia Berlin reste le seul club communautaire à avoir représenté l’Allemagne au plus haut niveau de ce sport, sans jamais pour autant réussir à sortir de la phase de poules.

Le Croatia Berlin en 2011, face à l’AGBU Ararat de Nicosie lors des phases de groupe de la Coupe d’Europe de futsal (©AGBU Ararat Nicosia FC)

À l’instar de beaucoup de clubs communautaires allemands (comme français d’ailleurs) la transition entre les générations a été synonyme d’une intégration croissante dans la société et d’un déplacement des raisons de se retrouver entre soi. Désormais, ceux-ci constituent l’étendard sportif d’une culture ou d’une religion, mais sont dans les faits ouverts à tous. Le Croatia ne fait pas exception à la règle et compte comme adversaires au sein de sa division, tant des clubs juifs ou turcs, que des équipes « neutres » de quartier.

En regardant son effectif de plus près, on constate que les noms croates ne sont pas forcément légion. Sur la feuille du match auquel nous avons assisté, moins de la moitié des joueurs alignés étaient de nationalité croate, bien que la plupart des noms soient à consonance slave et évoquent donc une bi-nationalité. Le reste est allemand, turc, voire cubain, en la personne d’un ovni nommé Alianni Urgellés Montoya, 35 ans et 40 sélections avec son pays. Passé par Guantanamo (le club, pas la prison), il a changé de cap en débarquant à Berlin en 2014 en signant au DJK SW Neukölln, une équipe amateur de l’arrondissement éponyme, avant d’être transféré au Croatia deux saisons plus tard.

Alianni Urgellés Montoya (à droite), 35 ans et 40 sélections avec Cuba. Un WTF comme seul le football amateur sait en produire. (© Berliner Amateur Fußballbilder (BAF))

Retour au dimanche

Si l’aventure d’une visite au stade Friedrich Ebert vous tente, prenez le métro ou le S-Bahn jusqu’à la Hermannstraße. Puis enchaînez avec le bus 246 qui vous déposera au coin de l’Albrechtstraße. Marchez enfin quelques minutes dans les rues de Tempelhof, entre grands ensembles de l’époque guerre froide et immeubles résidentiels plutôt cosys, ça y est : vous êtes arrivés. C’était long, certes, mais au moins vous voyez autre chose que les attractions touristiques classiques.

L’adversaire du jour s’appelle Sp. Vg. Blau Weiß 1890, un club maintes fois dissous, refondé et fusionné, qui a connu ses heures de gloire dans les années 1980. À en croire le Fußballwoche (le France Football de la région Berlin-Brandebourg) du lundi suivant, ce match était le choc de cette journée de D6. D’abord, parce que les deux équipes sont issues de quartiers voisins (Tempelhof pour le Croatia, Mariendorf pour le Blau Weiß), ensuite parce que les visiteurs restent sur une série de huit matches sans défaite. Mais pour le néophyte, c’est juste un match de quartier. Avec une buvette plutôt bien fournie. Cependant, vu le froid humide, le vin chaud à 2€ remplacera exceptionnellement la bière fraîche tout au long de la rencontre.

La solitude du gardien de but derrière les relances en kick and rush de sa défense bien molle (© Julien Duez, Footballski)

L’entrée est gratuite. Selon les chiffres du Fußballwoche, nous étions 80 cet après-midi-là, répartis entre la tribune debout qui jouxte la tribune assise et couverte ! Sur le terrain, le spectacle est… comment dire ? Honnête pour un match amateur. Le mythe du football allemand et de son niveau supérieur à la moyenne ne concerne pas les (très très) basses divisions. Les vingt-deux acteurs proposent un jeu techniquement pauvre (quelques gestes font exception au grand bonheur du public qui n’en perd pas une miette), mais physiquement intense, sans grosse perte de niveau avec le temps. Une performance à saluer, vue la pluie et l’état du terrain.

La première mi-temps se résume à une succession de phases d’attaque-défense sans trop de danger de part et d’autre. Seule une patate de forain des bleu et blanc vient lécher le poteau du Croatia vers la 20e minute. Puis les échanges musclés reprennent, sans trop d’efficacité. Jusqu’au temps additionnel, où le Blau-Weiß finit par prendre l’avantage. La tactique en 3-5-2 tournée vers l’attaque a fini par payer. Les supporters visiteurs donnent de la voix, écharpes et drapeaux à l’appui, contrairement à ceux du Croatia qui, eux, donnent plutôt l’impression d’être là par hasard, ou parce qu’il faut ramener le copain ou le fiston en voiture à la maison après la partie. Aucun chant, ni en allemand, ni en croate donc. Pour l’exotisme auditif, on repassera. En revanche, au niveau visuel, le damier rouge et blanc est omniprésent, des grilles du stade jusqu’aux poteaux de corner.

Walid Temiaa, un anonyme parmi tant d’autres qui incarne le football VRAI ! (© Berliner Amateur Fußballbilder (BAF))

À la pause, le visiteur de passage tend l’oreille au hasard des conversations qui se forment, tant autour de la tribune que de la buvette. Autour d’une currywurst ou d’un verre de vin chaud, on échange en allemand ou en croate sur les projets de vacances d’hiver, les idées de cadeau de Noël, ou plus simplement les résultats des équipes professionnelles supportées, qu’elles soient situées à Berlin ou à Zagreb, à Munich ou à Split. À l’instar de la France, les clubs communautaires (Arméniennes, Maccabis et autres Lusitanos, pour ne citer qu’eux), sont avant tout devenus des équipes de quartier ouvertes à tous, avec pour objectif principal de jouer au football, autant pour les gamins que pour leurs aînés.  L’origine géographique ou religieuse semble y jouer un rôle secondaire, permettant avant tout à des individus issus d’une même communauté de se retrouver au sein d’un cadre rassembleur : le sport.

En deuxième mi-temps, la tendance s’inverse. Alors que nos gars du Croatia semblaient quelque peu désemparés face à la pression offensive des bleu et blanc, une superbe construction du Croate Albert Vincetic venant du flanc gauche, permet à l’Allemand Amirreza Ohadi d’égaliser à peine cinq minutes après la reprise. Le Croatia bétonne alors en 4-2-3-1 et, à défaut de se montrer vraiment dangereux, enchaîne les relances hasardeuses à travers un solide kick and rush. Pourtant, à la 67e minute, un accrochage dans la surface du Blau-Weiß viendra sceller le sort de la rencontre. L’expérimenté défenseur germano-croate Ivica Vukadin (passé par des clubs honorables comme Babelsberg, Neustrelitz ou le TeBe Berlin) ne tremble pas et envoie un missile au fond des filets adverses. La décision arbitrale semblait discutable, mais l’esprit collectif du Croatia, superbement orchestré par Urgélles Montoya, MVP du jour, a finalement fait la différence, bloquant trois occasions de la tête des visiteurs. Le « parcage » visiteur (guillemets de circonstance puisqu’il est situé en milieu de tribune) se dit « foutu pour foutu, autant faire un truc marrant » et craque quelques fumigènes bleus. Mais dans le reste des gradins, on ne s’indigne pas, ça met de l’animation, ça teinte le ciel gris d’un peu de bleu, ce qui manque cruellement aujourd’hui. Même l’arbitre a l’air de s’en ficher royalement. Les seuls qui râlent sont les joueurs : la combinaison vent + absence de toit projette la fumée sur le terrain et les empêche de voir plus loin que le bout de leurs crampons. Un bleu et blanc se saisit alors du ballon, arrêtant unilatéralement la partie et se tourne vers la tribune pour gueuler ce qui ressemble à un « arrêtez les gars ! On n’arrive même plus à jouer, gardez ça pour plus tard ! », que l’on comprend sans mal, en dépit de l’affreuse piste d’athlétisme qui nous sépare de la pelouse.

En fin de partie, l’attaquant allemand Tobias Ehm manque par deux fois de faire le break, mais qu’importe. Le Croatia met fin à la série de huit matches sans défaite de son adversaire. Il passera l’hiver au chaud sur la troisième marche du podium de la D6 berlinoise et aura fort à faire dès la rentrée 2017 avec un quart de finale de Berliner Pokal, la coupe régionale.

Même en D6, les fumis sont de rigueur, on reste avant tout en Allemagne. (© Julien Duez / Footballski)

Nous quittons Tempelhof dans le froid qui ne se dissipe décidément pas. Pendant que le staff technique remballe les bâches du club et des sponsors, car il faut bien rendre le stade à ses propriétaires, les supporters les plus courageux restent pour une dernière bière ou taillent une bavette avec l’équipe, dont certains fument des clopes avant même d’aller se changer. Le football vrai à l’état pur. Nous espérions voir un match original avec une équipe sortant des sentiers battus. Nous avons au final assisté à une simple rencontre amateur entre deux équipes de quartiers. Inutile d’être déçus pour autant, elle est la preuve que la communauté croate est pleinement intégrée au cœur du paysage berlinois. Malgré l’absence de réponse à nos sollicitations de la part des officiels de l’équipe, nous avons eu assez de matière pour vous raconter une petite histoire banale, authentique, qui réussit à nous plonger au cœur d’une époque révolue.

© Julien Duez / Footballski

On ne sait pas comment le dire en croate, dès lors nous nous contenterons de le formuler en allemand : guten Rutsch ins neue Jahr!

Julien Duez


Image à la une : Le Friedrich Ebert Stadion, antre des jeunes du Viktoria Berlin et hôte ponctuel du Croatia (© Julien Duez/Footballski)

À la découverte du Croatia Berlin
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A propos de l'auteur

Julien Duez

Julien Duez

Il paraît que le Mur est tombé, mais je bois toujours du Pfeffi et du champagne Rotkäppchen en fumant des Cabinet Würzig.
Pour moi l'Union Berlin va au-delà d'une lubie hipster passagère.
Ostalgique lucide.

pays de l'auteur footballski

4 Commentaires

  • Bravo Julien pour tous les articles que tu nous a concocté, j’ai un souhait que j’aimerais que tu realise.

    Peux tu quand tu aura le temps nous pondre des articles sur les clubs croates de bosnie herzegovine comme recemment le siroki brieg qui vient de remporter la kup ainsi que le zrinski mostar et tant d’autres clubs croates. J’ai vu les images , pour moi les croates d’herzegovines sont vraiment les vrais croates (a titre personnel au concert de thompson a cavoglave) les plus patriotes les plus fevents…

    Merci Julien pour tout ton travail en esperant que ma demande recoit une reponse positive. bonne soiree

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