Qualifié pour la phase de groupes de la Ligue Europa, le Partizan Belgrade recevait Manchester United le 24 octobre dernier. Footballski ne pouvait évidemment pas manquer ce grand rendez-vous. Notre reporter présent sur place en a également profité pour se rendre au match d’Eurocoupe de basket entre le Partizan et le Lokomotiv Kuban, qui avait lieu deux jours auparavant dans la capitale serbe.  Photoreportage exclusif au plus près du club omnisports crno-belo.

FK PARTIZAN – MANCHESTER UNITED (0-1)
Phase de groupes de la Ligue Europa

A quelques heures du coup d’envoi, vue sur le stade du Partizan, toujours appelé par beaucoup stadion JNA, du nom de l’armée populaire yougoslave (Jugoslovenska Narodna Armija). A gauche, la basilique Saint-Sava de Belgrade, deuxième plus grande église chrétienne orthodoxe au monde.

Dès le matin, plusieurs centaines de supporters de Manchester ont investi les rues de Stari Grad, la vieille ville de Belgrade. Des consignes de sécurité ont été passées par les autorités et les supporters britanniques se sont faits plutôt discrets aux terrasses des cafés.

Arrivée au stade à travers le parc jouxtant les tribunes nord et ouest. La police montée sécurise le secteur réservé aux supporters de Manchester.

30 000 spectateurs se massent dans les tribunes du stadion Partizana. Depuis la fin du championnat de Yougoslavie en 1992 et en dehors de « l’éternel derby » contre l’Etoile Rouge, les rencontres de Coupe d’Europe sont les seuls matchs suscitant un réel engouement de la part des supporters du Partizan.

« Da volim crno-bele » (« J’aime les Noir et Blanc »), l’hymne du Partizan, est repris par l’ensemble du stade dans une ambiance des grands soirs. Le plus ancien groupe de supporters du Partizan, les Grobari (Fossoyeurs), a été fondé en 1970 et occupe la tribune sud.

Depuis 2017 et de graves incidents lors du Derby, les Zabranjeni (Interdits) ont quitté la tribune sud et occupent le virage ouest du stade.

« Meeting with the past. 1966 ». En 1966, le Partizan élimine Manchester United en demi-finale de la Coupe d’Europe. Défaits par le Real Madrid en finale (2-1), les Belgradois sont néanmoins devenus la première équipe des Balkans et d’Europe de l’Est à disputer une finale de Coupe d’Europe. Environ mille supporters mancuniens ont fait le déplacement à Belgrade.

Sur la pelouse, les coéquipiers du gardien et capitaine Vladimir Stojković ont tenu la dragée haute à Manchester. Il a fallu un penalty généreux accordé à la 43e pour que Man U s’impose. Auteurs d’un bon match, les Noir et Blanc ont eu droit à une belle ovation malgré la défaite. Avec seulement un point de retard sur l’AZ Alkmaar et trois sur Manchester, le Partizan est en effet toujours en course pour la qualification.

Les supporters de Manchester exultent au coup de sifflet final mais il leur faudra attendre près d’une heure avant de quitter le stade et rejoindre le centre-ville de Belgrade sous bonne escorte.


KK PARTIZAN – LOKOMOTIV KUBAN (80-71)
Eurocoupe

Deuxième compétition dans la hiérarchie des coupes d’Europe après l’Euroligue, l’Eurocoupe voit s’affronter quelques grosses cylindrées du basket européen. Parmi elles, le Lokomotiv Kuban, club russe basé à Krasnodar, qui compte quatre joueurs américains dans son effectif. Ici, Alan Williams, passé par les Phoenix Suns et les Brooklyn Nets.

Club phare du championnat yougoslave puis serbe, le Partizan compte quatre coupes d’Europe à son palmarès (une Ligue des Champions et trois Coupes Korac). Si le club évolue parfois dans la Belgrade Arena, une salle de 25 000 places inaugurée en 2004, le match contre Kuban a cette fois lieu à la Hala Pionir, la salle mythique du basket serbe. Avec 8 000 spectateurs massés au plus près du terrain, la salle est réputée pour avoir l’une des plus incroyables ambiances en Europe.

Avec les Américains Paige (5), Mosley (42) côté Partizan, Cummings (3), O’Bryant (97) et Dekker (1) pour Kuban, il y avait du beau monde sur le parquet de Pionir.

Un match tendu et de très haut niveau. Les deux équipes se sont tenues à moins de six points d’écart pour atteindre la fin du 3e QT sur le score de 57-58 en faveur du Lokomotiv.

Luca Banchi, coach italien du Lokomotiv… Un spectacle à lui seul.

Les pom-pom girls du Partizan, l’autre attraction de cette soirée à la Hala Pionir.

Il a fallu attendre le 4e QT pour voir le match basculer en faveur du Partizan. Score final : 80-71, avec une grosse performance de Rashawn Thomas (25) dans les dernières minutes. Rade Zagorac, l’enfant du pays, peut applaudir son public : les supporters du Partizan ont eux aussi été à la hauteur.


Cédric Desables

Photos : © Cédric Desables

1 Comment

  1. Anonyme 8 novembre 2019 at 16 h 50 min

    Magnifiques photos !
    On ressent bien l’ambiance.

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