2019 débute et qui dit hiver dit hibernation du football russe jusqu’aux beaux jours. En attendant la reprise de votre championnat, retour sur ce qu’il s’est passé en Russian Premier League au cours de ces six derniers mois. Seconde partie avec la deuxième moitié du classement!

Le cycle aller:

Un début de saison compliqué, des exploits et des défaites stupides, un stade bien rempli, voici comment résumer le cycle aller de l’Ural Ekaterinbourg. Dans son tout nouveau stade où Kylian Mbappé avait marqué contre le Pérou, l’Ural a eu énormément de mal à se mettre en route. Pourtant archi-dominateur face au modeste Anzhi, Ural perd ses moyens et s’incline 1-0. Une défaite qui annonce une série noire, il faudra attendre cinq rencontres pour voir le club d’Ekaterinbourg s’imposer à domicile contre l’Akhmat.

Décevant en ce début de saison avec des grosses défaites 4-1 et 4-0 contre le Zénit et le CSKA, l’Ural va se relancer en octobre-novembre en enchaînant six matchs sans défaite. Une superbe forme pour les oranges qui réalisent de bonnes performances en battant notamment le Lokomotiv et le Spartak à Moscou. Un regain de forme accompagné par une montée en puissance de Panyukov et de l’attaque d’Ural qui aura mit du temps à se mettre en route. Tout le contraire de la défense qui va totalement passer à travers de son dernier match face au Dinamo Moscou et une défaite 4-0. Une fin de cycle aller à l’image du début, très délicate. C’est plutôt dommage quand on voit les deux excellents mois d’octobre et novembre où l’Ural tenait la meilleure forme du championnat! Englué dans le milieu de tableau, les oranges chercheront surtout à faire un beau parcours en coupe. Toujours en lice, ils ont notamment accroché le Spartak 0-0 à l’Otkrytie Arena. De bon augure avant le match retour début mars.

Le joueur clé: Erik Bicfalvi

16 matchs, 4 buts, 2 passes décisives. Le roumain est l’homme de la saison pour l’instant avec l’Ural. On retiendra notamment son sublime but face au Dinamo Moscou (1-1) avec un contrôle de toute beauté dans la surface adverse et une frappe puissante qui permet aux oranges d’accrocher son premier point de la saison. Il aura pu également compter sur un bon Panyukov. Prêté par le Zénit Saint Pétersbourg, l’ancien buteur d’Ajaccio réalise pour l’instant une bonne saison avec quatre buts. Il faudra poursuivre sur cette lancée pour l’ancien espoir.

Le meilleur buteur: Andrey Panyukov et Erik Bicfalvi (4 buts)

L’affluence moyenne: 14260 spectateurs (8/16)

Le cycle aller: 

Dixième à la trêve avec un match en retard qui pourrait le propulser dans la première partie du classement de cette RPL extrêmement serrée dans le ventre-mou, l’ancien Gazovik fait une bonne saison pour ses standards, c’est-à-dire une saison parfaitement moyenne.

Les statistiques parlent d’elles-même : les Orenbourgeois sont moyens à domicile, moyens à l’extérieur, ils gagnent autant qu’ils ne perdent en agrémentant tout cela de quelques matchs nuls. L’attaque n’est pas formidable, la défense plutôt imperméable sans être extraordinaire. C’est ce qu’on appelle une saison dans l’anonymat du ventre-mou.

Même la saison ne présente pas de série significative, si ce n’est un très bon été dans la foulée d’une défait inaugurale à l’Otkrytie Arena. Des victoires à Samara ainsi qu’à Makhachkala, une autre à domicile contre le Lokomotiv obtenue en toute fin de match grâce à Chukhanov avec pour finir un nul contre Krasnodar : les hommes de Fedotov avait commencé l’exercice de très bonne manière.

Sur le terrain, ce sont plutôt les hommes à vocation défensive qui ont tendance à se démarquer du lot, car la production offensive reste faible et très partagée : aucun buteur ne dépasse les trois buts et les attaquants cumulent à eux trois (Kozlov, Despotovic et Chukanov) l’extraordinaire total de six buts inscrits en seize matchs.

Du côté de la Coupe, ce sont les Sibériens de Barnaul (Dinamo) puis de Tyumen qui ont été les victimes de nos Orenbourgeois battu en match aller des Quarts de finale par l’Arsenal de Tula sur les score de quatre buts à deux à domicile.

Hormis la perspective de renverser a situation dans une Coupe de Russie assez ouverte, difficile de donner une orientation à la deuxième partie de saison du FK Orenburg tant le championnat est serré. Avec leur match en retard, ils ne sont qu’à quelques tous petits pas d’une eventuelle participation européenne mais les barragistes pour la relégation voire même l’avant-dernier Anzhi ne sont également pas loin du tout. C’est d’ailleurs contre ces derniers que le printemps des Orenbourgeois va commencer alors que c’est plutôt sur la stabilité qu’on a misé : aucun mouvement n’a pour l’instant été enregistré cet hiver.

Le joueur clé : Aleksey Sutormin

Formé au Zenit Saint-Péterbourg et arrivé, il y a un an en provenance de feu le Volgar Astrakhan, le très peu connu Aleksey Sutormin est la satisfaction du début de saison. Baladé de tous les côtes de l’attaque d’Orenburg et souvent également affecté aux tâches défensives dans le 3–2 de Fedotov, il a su se montrer sûr, marquer trois buts, distribuer une petite passe décisive mais surtout s’adapter à toutes les situations demandées par son entraîneur. A noter qu’il est le meilleur buteur du club.

Les meilleurs buteurs: Aleksey Sutormin et Andrey Kozlov, 3 buts.

L’affluence moyenne: 5664 spectateurs (15/16)

Le cycle aller:

Passé tout proche d’une qualification européenne avec sa septième place de l’an passé, Tula réalise une saison plutôt moyenne mais qui reste correcte pour une équipe aux moyens limités. Révélateur de Dzyuba la saison dernière, l’Arsenal n’a bien évidemment pas pu conserver le buteur russe mais récupère le grand espoir monténégrin Djordjevic.

Ce cycle aller est très correct pour l’Arsenal qui est englué dans le ventre mou, trois points devant le premier barragiste. Capable de bonnes performances contre les meilleurs équipes (victoire contre le Zénit 4-2 et le Spartak 3-2), Tula sait particulièrement bien gérer les rencontres contre des adversaires directs pour le maintien (aucune défaite contre une équipe hors top 10). Toujours assez friable défensivement, l’Arsenal se caractérise par un jeu offensif très agréable, le club est par ailleurs la troisième meilleure attaque du championnat! En difficulté face aux équipes joueuses et en forme, l’Arsenal doit obtenir son maintien le plus rapidement possible pour continuer de grandir au sein de l’élite du football russe.

Toujours en lice en coupe de Russie, Tula est en bonne voie pour atteindre la demi finale suite à sa victoire 4-2 lors du match aller sur la pelouse d’Orenbourg. Maintenir le cap et tenter un exploit en coupe à la Tosno, tel est le programme pour ce cycle retour pour Tula!

Le joueur clé: Zelimkhan Bakaev

Ce n’était pas forcément le joueur qu’on attendait le plus, mais le milieu de terrain prêté par le Spartak Moscou a réalisé un magnifique cycle aller. Le jeune russe de 22 ans avec seulement cinq matchs en Russian Premier League au compteur débarque à Tula et va rapidement gagner sa place de titulaire. Avec déjà cinq buts, le milieu de terrain retournera avec le plein de confiance au Spartak l’été prochain.

Le meilleur buteur: Zelimkhan Bakaev (5 buts)

L’affluence moyenne: 10827 spectateurs (10/16)

Le nouveau stade du Dinamo Moscou ©Skyscraper

Le cycle aller:

Les saisons se suivent et se ressemblent pour le Dinamo Moscou! Malgré un effectif séduisant sur le papier, le club de la capitale a beaucoup de mal à décoller du bas de classement. Avec seulement trois petites victoires en championnat (zéro à l’extérieur), le Dinamo a eu toutes les peines du monde à se montrer dangereux cette saison. Très peu efficace devant, le Dinamo a surtout basé son jeu sur la défense (troisième meilleure défense du championnat). Une belle capacité à ne pas encaisser de but, contrastée par de grandes difficultés offensives.

Khoklov semble avoir du mal à créer un onze type avec ce Dinamo. Déjà 21 joueurs utilisés par l’entraîneur du club moscovite et un gros turn-over à chaque match. Malgré un bon début de saison (une défaite en six matchs), le Dinamo va progressivement s’éteindre au fur et à mesure du cycle aller. Capable de battre le Zénit Saint Pétersbourg, le Dinamo est également capable de perdre à domicile contre l’Anzhi Makhachkala et le Yenisey Krasnoyarsk, les deux derniers du championnat! Des défaites inacceptables qui ne sont pas en concordance avec les objectifs du club. En effet, le Dinamo a disputé son dernier match à la Khimki Arena contre l’Ural Ekaterinbourg (victoire 4-0 !) et va pouvoir enfin retrouver son stade Dinamo totalement refait et modernisé à l’occasion du derby contre le Spartak Moscou en mars. Et il ne faudra pas perdre comme au match aller …

Le joueur clé: Anton Shunin

Il est rare de retrouver un gardien dans cette catégorie mais Shunin a réalisé un cycle aller excellent permettant au Dinamo d’éviter la zone de barrage. Malgré son âge (32 ans), Shunin réalise toujours des parades exceptionnelles et sera bien évidemment à suivre au cours du cycle retour.

Le meilleur buteur: Lutsenko et Joazinho (3 buts)

L’affluence moyenne: 7412 spectateurs (13/16)

Le cycle aller:

C’était attendu. Promu de nouveau en RPL à la fin de la saison dernière, le Krylia Sovetov Samara allait jouer le maintien. Il termine la première partie de la saison avec dix-sept points en seize matchs (un de moins car la rencontre retour face au FK Orenburg a été reportée à cause des basses températures). Les neuf premiers matchs se sont révélés dans l’ensemble assez mauvais, voyant Samara encaisser notamment des revers sévères contre Orenburg à domicile (0-3) et à Tula (0-4), une victoire à Rostov allant en revanche embellir le bilan (1-0). Trois défaites consécutives au mois de septembre ont coûté sa place à l’entraîneur Andrey Tikhonov, remplacé par Mirodrag Bozovic, coach réputé de RPL. Depuis, Samara a solidifié sa défense, s’évitant des corrections ; le nombre de points pris en moyenne a légèrement augmenté avec dix points pris en sept matchs.

Ce redressement de la barre laisse suggérer de bonnes choses pour la seconde partie de la saison. En effet, non seulement le Krylia va profiter de l’expérience de Bozovic, le club a réalisé un recrutement intelligent depuis cet été. On peut citer notamment l’arrivée du gardien historique du Rubin Kazan, Sergei Ryzhikov, ou le retour de Yohan Mollo en passant par les acquisitions des défenseurs du Lokomotiv Vitali Denisov et vice-champion 2017 des moins de vingt ans Agustin Rogel, ainsi que du milieu roumain de l’Anzhi Paul Anton. Si Yohan Mollo est parti à nouveau, plusieurs recrues en provenance du Spartak Moscou devraient pouvoir aider le club, comme Jano Ananidze et Artyom Timofeyev (tous deux en prêt) et surtout Aleksandr Samedov. On peut ajouter à ces arrivées celle de l’expérimenté Roman Shishkin en provenance du FK Krasnodar. Le Krylia Sovetov Samara a donc largement les armes pour pouvoir se maintenir directement ce printemps.

Cependant, l’un des plus gros points pénalisants pour le Krylia cette saison concerne l’attaque : Samara est la deuxième pire attaque de RPL derrière l’Anzhi avec seulement dix buts marqués. Aux statistiques, on trouve Sergei Kornilenko et Maksim Kanunnikov comme meilleurs buteurs avec trois buts chacun. Ils sont suivis derrière par quatre joueurs, tous auteurs d’un unique but. Samara doit fluidifier son attaque pour réduire la pression sur les deux buteurs. Par ailleurs, progresser dans le spectaculaire pourrait favoriser le maintien d’un public qui s’est montré important dans cette première partie de saison. L’effet Coupe du monde et l’ouverture d’un grand stade ont réuni une moyenne impressionnante de 20 886 spectateurs, la cinquième meilleure de RPL.

En Coupe, le parcours s’est arrêté après une élimination de huitièmes de finales contre Krasnodar après prolongations (1-2). Samara avait battu auparavant le FK Tombov sur le même score après prolongations à Novossibirsk (2-1).

Le joueur clé: Sergei Kornilenko

Il a 35 ans, mais il marque toujours et il est efficace, lui qui évolue à Samara depuis 2011 ! Et c’est tant mieux pour son club qui se fait tirer par le haut en efficacité (comme évoqué ci-dessus). Il totalise trois buts à égalité avec Kanunnikov, mais ses buts se distinguent par leur importance : un but à l’Otkrytie Arena contre le Spartak Moscou et deux buts qui ont offert deux très importantes victoires contre l’Anzhi Makhachkala et le Dinamo Moscou. Le Krylia va espérer que son vétéran maintienne ce rythme en deuxième partie de saison pour assurer le maintien direct.

Le meilleur buteur: Kornilenko/Kanunnikov (3 buts)

L’affluence moyenne: 20886 spectateurs (5/16)

Apprentissage européen pour Ufa ©NKDomzale

Le cycle aller:

L’ère de Sergei Semak a pris fin avant le début de la saison, l’ancien joueur du PSG étant parti entraîner le Zenit Saint-Pétersbourg. En fin de saison dernière, le FK Ufa avait pu arracher une qualification pour l’Europe à la sixième place du classement, moins de dix ans après la fondation du club. Privé de l’homme qui incarnait l’embellie des dernières saisons, c’est une toute nouvelle ère qui démarrait pour Ufa sur trois compétitions en parallèle, une situation qui est connue pour avoir porté préjudice à bien des clubs par le passé.

Dans l’une de ces compétitions, l’aventure a tourné plutôt court. En Europe, le FK Ufa rentrait au second tour préliminaire de la Ligue Europa face aux Slovènes NK Domzale et les difficultés se sont affichées dès cette confrontation avec une qualification décrochée sur un but dans les derniers instants de la deuxième rencontre (0-0 ; 1-1). La double confrontation suivante face aux modestes Luxembourgeois du Progrès Niederkom est très difficile également (2-1 ; 2-2). Tiré au sort contre le NK Maribor que le Spartak Moscou avait été incapable de vaincre l’année précédente en C1, Ufa doit faire face aux Glasgow Rangers de Steven Gerrard qui se qualifient à la place des Slovènes. Plutôt dominés en Écosse, les sixièmes de Russie essuient une défaite courte. Au retour, ils dominent mais n’obtiennent qu’un nul qui les élimine (0-1 ; 1-1). Au final, un parcours qui se termine là où c’était attendu, mais Ufa n’a pas pu participer à sauver un automne plus que médiocre pour les clubs russes.

En ce qui concerne la suite, l’idée que jouer l’Europe a tout d’un cadeau empoisonné pour un club en dehors du top national a une nouvelle fois pris son sens. L’aventure en Coupe a tourné encore plus court, Ufa se faisant éliminer dès son entrée en lice par le FK Nizhny Novgorod aux tirs au but (0-0, tab 3-5). Les mois d’août et de septembre sont cauchemardesques : cinq défaites consécutives avec un seul but marqué contre onze encaissés. Les résultats s’améliorent à peine le mois suivant ; Ufa ne remporte qu’un seul de ses six prochains matchs – contre la lanterne rouge de Krasnoïarsk (2-1) – de tels résultats entraînant la démission de Sergei Tomarov. L’arrivée de Dmitri Kirichenko a redonné un second souffle aux Bachkirs qui ont battu le Spartak Moscou (2-0) et tenu en échec le FK Krasnodar (1-1) ce qui n’empêche pas Ufa de lâcher des points contre le FK Orenburg (0-1) et l’Anzhi (0-0). La deuxième moitié de saison s’annonce terriblement compliquée et périlleuse, mais pas impossible.

Le joueur clé : Oliver Thill

Il avait été dans le camp adverse. En effet, l’été dernier, Oliver Thill évoluait encore au Progrès Niederkom, adversaire du FK Ufa au troisième tour préliminaire de la Ligue Europa. Il avait même marqué à Neftyanik contre le club russe. Le Luxembourgeois rejoint le club qu’il avait affronté peu après et devient titulaire. Il inscrit son premier but juste avant la trêve hivernale au mois de décembre. Le moins qui puisse être dit, c’est qu’il ne s’agit pas de n’importe quel but, mais de celui qui a permis au FK Ufa en déplacement de tenir en échec le FK Krasnodar. Dans cette saison difficile entre épuisement physique des joueurs et difficultés financières, Oliver Thill a été une heureuse surprise.

Le meilleur buteur: Igboun (4 buts)

L’affluence moyenne: 6816 spectateurs (14/16)

Le cycle aller:

Il est loin le temps où les Roberto Carlos et Samuel Eto’o illuminaient le Daguestan de leurs frappes et de leurs buts. L’Anzhi Makhachkala est au bord de la banqueroute désormais ! Le club n’obtient plus de financement des autorités du Daguestan et les sponsors se font rares. Le club survie semaine après semaine, se battant pour acheter les billets d’avion nécessaires pour faire les déplacements. A tel point que le club a prévu ses camps d’entrainement hivernaux au dernier moment, incertain de pouvoir poursuivre la deuxième partie de championnat…

Sportivement, les choses ne sont pas meilleures, Anzhi étant quinzième de RPL. Le club de Makhachkala peut s’estimer heureux d’être encore là. En effet, Anzhi avait perdu sa double confrontation en barrages face à Enisey et devait donc se retrouver en FNL cette saison. Mais la défection de l’Amkar Perm a permis à Anzhi de se maintenir par miracle en RPL. On peut y voir un présage désormais, Anzhi a deux doigts de mettre la clé sous la porte comme l’Amkar.

Anzhi reprit donc le chemin de la RPL avec à sa tête un nouveau coach, Magomed Adiyev. Dans des conditions financières compliquées, le mercato fut peu propice aux renforts. Du côté des arrivées, on peut noter le défenseur Dmitri Belokurov du Dynamo, Ivan Novoseltsev en prêt du Zenit et le milieu de terrain Konstantin Savychev en provenance du SKA Khabarovsk. Côté départ, celui de Paul Anton, un des joueurs phare de l’équipe partait pour le Krylia Sovetov. Anzhi pouvait toujours compter sur l’attaquant vénézuélien Andrés Ponce.

La victoire lors du match d’ouverture contre ural (0-1) fut suivie d’une série de six défaites. Anzhi peine dans tous les secteurs de jeu et marque trop peu pour espérer tenir le choc (neuf buts depuis le début de saison). Anzhi réussit cependant malgré leurs dix défaites en dix-sept matchs à battre le Zenit à domicile dans ce qui sera leur meilleur match de la saison (2-1). Malgré tout, Anzhi s’accroche et reste à porter du Dynamo, premier non relégable à cinq points. Tout reste possible donc. 

Malheureusement, les joueurs quittent le navire Anzhi chaque semaine durant ce mercato hivernal et le club n’a pas la possibilité de signer d’autres joueurs faute de moyens. Difficile de dire quelle équipe Adyiev va aligner lors du prochain match de RPL, si le club ne met pas la clé sous la porte avant la reprise…

Le joueur clé: Andrés Ponce

Dans cette situation bien compliquée, un joueur tire tout de même son épingle du jeu, c’est le vénézuélien Andrés Ponce ! L’attaquant de 22 ans a joué quatorze matchs et marqué quatre buts, soit la moitié des buts de l’équipe ! Le Sud-américain a déjà pas mal bourlinguer. Passé le Portugal (Olhanense en Segunda Liga), la Suisse (Lugano) et l’Italie (Sampdoria, Livorno et FeralpiSalo en Serie C), Ponce est un élément important de l’équipe. L’attaquant a déjà connu une situation similaire au Portugal à Olhanense. Si Anzhi veut s’en sortir, ça passera par Ponce.

Le meilleur buteur: Andrés Ponce, 4 buts

L’affluence moyenne: 4842 spectateurs (16/16)

Le cycle aller:

Comme souvent tout le monde, sauf les gros clubs russes s’est réjoui de la montée d’un club que l’on peut qualifier d’exotique même si lointain serait approprié. Après Vladivostok, Tomsk, Novosibirsk ou encore Khabarovsk, nous voici avec le Yenisey Krasnoyarsk. Le club sibérien a ajouté à son exotisme une communication originale (notamment sur Twitter) le rendant encore plus sympathique aux yeux des uns, ou très agaçant pour d’autres.

Mais la saison du Yenisey n’est pas bien réjouissante et ressemble en beaucoup de points à ceux des autres petits poucets passés récemment par la Russian Premier League. Trois défaites en quatre matchs avant une première victoire contre le Krylia Sovetov Samara puis de nouveau une longue disette de dix matchs dont huit défaites pour la première victoire à l’extérieur de leur courte histoire dans l’élite: à Khimki contre le Dinamo Moscou.

Comme souvent, l’équipe a commis l’erreur de chambouler son effectif. Bien que dicté par la loi des contrats cours en FNL (notamment), la tentation classique de remplacer les valeureux qui ont obtenu leur montée par un effectif de vieux briscards vétérans de la lutte contre la relégation est très forte et même facilitée par la disparition de certains clubs. Ainsi, Dugalic et Yurchenko sont arrivés de Tosno, Gadzhibekov et Yatchenko de Samara, Bodul, Komolov, Ogude, Kostyukov et Zanev sont arrivés de Perm, Zotov du Dinamo alors qu’Enis Gavazaj en provenance de Korcë fait office d’exception.

Malgré certaines performances individuelles correctes, les sibériens sont scotchés à la dernière place avec la deuxième pire attaque et la pire défense du championnat à égalité avec Ural. Ce point ne devrait guère s’améliorer avec le départ précipité de Rade Dugalic pour le Kazakhstan. Beaucoup plus décevant Marco Obradovic a également quitté la Sibérie cet hiver, alors qu’entre autres recrutement on note l’arrivé de Mohammed Rabiu ainsi que de Konstantin Savichev ayant « fui » le Daguestan et la situation actuelle d’Anzhi.

Difficile d’envisager la deuxième partie de saison, où ils n’auront que le championnat après l’élimination en Coupe de Russie contre le Lokomotiv Moscou (après avoir passé un tour contre Velikie Luki). L’objectif sera sans doute de profiter de la décrépitude d’Anzhi et espérer l’effondrement d’un seul concurrent pour récupérer une quatorzième place qui pourrait être salvatrice à l’issue de barrages de relégation. La fin de saison pourrait être importante car les beaux-jours revenus sur la Sibérie, le Yenisey recevra lors de quatre de ses six derniers matchs de championnat.

Le joueur clé: Valery Kichin

Le stoppeur international kyrghize qui vient de participer en tant que capitaine à l’historique épopée de son pays en Coupe d’Asie a été la pièce maîtresse de la défense sibérienne en ce début de saison. L’ancien de Tyumen qui a bourlingué en Russie avant de finalement se stabiliser à Krasnoyarsk a formé avec Radulic une des principales satisfactions de la première saison en RPL pour le Yenisey. Il a également marqué deux buts pour son équipe dont un qui a rapporté un point contre Akhmat.

Le meilleur buteur: Mikhail Kostyukov (3 buts)

L’affluence moyenne: 8130 spectateurs (12/16)

L’équipe Footballski Russie

Image à la une: © Said Tsarnaev / Sputnik via AFP Photos

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