2019 débute dans ce grand froid d’hiver et qui dit hiver dit hibernation du football russe jusqu’aux beaux jours. En attendant la reprise de votre championnat préféré, retour sur ce qu’il s’est passé en Russian Premier League au cours de ces six derniers mois. Première partie avec les huit meilleurs du championnat!

Le cycle aller:

Bis repetita pour le Zénit? Nouvel entraîneur, nouvelles arrivées mais pourtant le Zénit semble nous faire un remake de la saison dernière … L’été commençait bien difficilement pour le nouveau club de Semak qui devait se farcir deux tours de qualificatifion pour l’Europa League. Opposé au modeste Dinamo Minsk, le Zénit se fait laminer 4-0 en Biélorussie avant de réussir un match retour d’anthologie et une victoire 8-1 après prolongations. Le ton est donné et cette double confrontation ressemble fortement à l’intégralité du cycle aller du club de Saint-Pétersbourg.

Assez peu actif cet été sur le marché des transferts, le Zénit enregistre tout de même un renfort de poids en la personne de l’italien Claudio Marchisio au milieu de terrain. Le début de saison est une promenade de santé pour les bleu et blanc et on se demande comment le titre peut échapper au club de Gazprom. Largement en tête du championnat, qualifié pour l’Europa League, le Zénit semble filer vers le titre. Mais voilà, les fantômes de la saison dernière sont de retour …

Le premier coup d’arrêt intervient fin septembre avec une défaite plus que surprise sur la pelouse de l’Anzhi Makhachkala pourtant très mal en point cette saison. On remet le couvert le mois suivant contre le Dinamo Moscou, une élimination en coupe contre Rostov et un mois de décembre désastreux avec trois défaites consécutives. Le comble c’est que le Zénit ne perd quasiment pas face aux gros (une seule défaite contre le CSKA) mais lâche beaucoup de points face aux équipes jugées beaucoup plus faibles. Résultat des courses : le Zénit ne possède plus qu’un point d’avance sur son dauphin alors qu’il en possédait jusqu’à sept lors du cycle aller. Déstabilisé avec l’affaire Kokorin, il faudra se remobiliser et être costaud au cycle retour pour renouer avec le titre de champion!

Le joueur clé:

Artem Dzyuba est sans contestation possible l’homme clé du cycle aller du Zénit Saint Pétersbourg. Sur la lignée de son excellente coupe du monde avec la Russie, le buteur russe a fait beaucoup de bien à son équipe en marquant notamment un triplé contre le Dinamo Minsk lors de la victoire 8-1. Avec déjà dix buts toutes compétitions confondues (cinq en championnat), il aurait même pu faire mieux s’il avait été épargné par les blessures. On notera aussi l’excellente saison d’Aleksandr Yerokhin qui totalise déjà cinq buts également.

Les meilleurs buteurs: Artem Dzyuba et Aleksandr Yerokhin (5 buts)

L’affluence moyenne: 49 634 spectateurs (1/16)

Le cycle aller:

Le FK Krasnodar a largement su surmonter les départs des emblématiques Andreas Granqvist et Joãozinho en fin de saison dernière. Pour la première saison pleine de Murad Musayev, Krasnodar totalise 33 points et ne termine qu’avec un point de retard sur la première place. Les Byki peuvent plus que jamais prétendre à une place en Ligue des champions. Les moments forts de ce début de saison en championnat sont les victoires contre le Lokomotiv (2-1) et le CSKA Moscou (2-1), ainsi que plusieurs cartons contre l’Anzhi Makhachkala (4-0), le Krylia Sovetov (3-0), le Dinamo Moscou (3-0) ou autres.

Pourtant, le début de saison avait été délicat, Krasnodar ayant débuté par trois faux-pas et deux victoires à l’arrachée, mais les progrès notables de la charnière Martynovitch – Spajic, ainsi que la vivacité de tout le secteur offensif (Mamaev, Ignatiev, Claesson, Wanderson, Pereyra, …) ont tôt fait de redresser les résultats. Avec 31 buts marqués en RPL, le FK Krasnodar est la meilleure attaque de Russie, symbole d’une équipe qui a retrouvé le beau-jeu qui était le sien durant l’ère Kononov. Un regret demeure cependant car Krasnodar aurait pu obtenir encore mieux sans les déboires extra-sportifs d’un certain Pavel Mamaev en octobre 2018 tant les Byki avaient atteint un niveau exceptionnel en septembre.

En outre, les Byki sont les seuls de Russie à être toujours en course dans trois compétitions en parallèle, puisqu’ils sont parvenus à se qualifier dans leur groupe de Ligue Europa en battant joliment le FC Séville à Krasnodar (2-1). Les Byki ont terminé la phase de poules à douze points en perdant deux matchs dans des conditions assez circonstancielles, le Standard profitant du manque de réalisme d’une équipe en phase de reconstruction et privée de Mamaev pour s’imposer dans le temps additionnel, et le FC Séville en faisant de même au retour avec l’absence importante de Spajic. En Coupe, le FKK a éliminé successivement l’Avangard Kursk, finaliste en 2018, et le Krylia Sovetov Samara. Il est toutefois en ballottage défavorable en quart de finale puisqu’il a concédé le match nul à domicile face au FK Rostov (2-2).

La deuxième partie de saison reste assez difficile à prédire, mais on peut annoncer d’avance que Krasnodar aura le calendrier le plus compliqué à gérer avec la Ligue Europa et la coupe. Tout dépendra de la capacité du FKK à convertir ses occasions et ne pas laisser une équipe ayant garé le bus faire perdre deux points. Du côté de l’effectif, Tornike Okriashvili, malgré un but d’anthologie face au FC Séville, a rompu son contrat faute de temps de jeu. Pour les mêmes raisons, Shishkin, Ristic (revenu de prêt du Sparta Prague mais reparti à Montpellier) et Strandberg sont partis en prêt. Pereyra a annoncé son intention de ne pas renouveler son contrat à l’issue de la saison. En revanche, le FKK a recruté le prometteur Kristoffer Olsson de l’AIK qui va devenir le troisième Suédois à évoluer au club après Granqvist et Claesson.

Le joueur clé : Magomed Shapi-Suleymanov

Avec la baisse de forme de Smolov en fin de saison dernière et son départ à point nommé au tout début de la saison, sur qui Krasnodar a bien pu compter pour compenser offensivement voire faire mieux ? Plusieurs joueurs ont participé à l’effort, mais on nommera tout particulièrement Magomed Shapi-Suleymanov. Le jeune joueur, qui vient tout juste d’avoir dix-neuf ans en décembre, totalise six buts en seulement 243 minutes de jeu ce qui fait une moyenne d’un but marqué toutes les 40 minutes. Des statistiques impressionnantes par rapport à l’âge du joueur qui en disent long sur le niveau de l’académie de Krasnodar.

Le meilleur buteur: Ari/Claesson (8 buts)

L’affluence moyenne: 23 633 spectateurs (4/16)

Le cycle aller:

Cette saison marque la fin d’un cycle d’une dizaine d’année au CSKA Moscou, cet été le club de l’armée rouge a vu 12 départs de joueurs (Aleksandr Golovin, Vitinho, Pontus Wernbloom, Bibras Natcho, Georgi Milanov, Alexey Berezutsky, Vassily Berezutsky, Sergey Ignashevich, Aaron Olanare et Ahmed Musa). Pour compenser cet exode massif de joueur, le club s’est tourné vers des jeunes joueurs a fort potentiel afin de démarrer un nouveau cycle avec plus de fraicheur sous la tutelle de Viktor Goncharenko. 10 joueurs ont donc rejoint le club cet été: Hordur Magnusson, Abel Hernandez, Jaka Bijol, Ilzat Akhmetov, Nikola Vlasic, Takuma Nishimura, Ivan Oblyakov, Arnor Sigurdsson, Rodrigo Becao et Lassana N’Diaye.

Un renouvellement d’effectif nécessaire pour permettre au club de se relancer après les départs de joueurs cadres, le CSKA passe donc de l’effectif le plus agé au plus jeune de Premier League en l’espace d’un été et malgré quelques difficultes liées au manque d’expérience l’équipe est globalement dans ses objectifs pour la fin de saison avec dans le viseur une qualification pour la ligue des champions. Le travail de scouting a été efficace et malgré une élimination en phase de poule de la ligue des champions le CSKA est entré dans l’histoire en etant la première équipe a battre deux fois le champion en titre tout en ne parvenant pas a se qualifier (1-0 et 0-3 contre le Real Madrid).

Les joueurs de Viktor Goncharenko ont terminé la première partie de saison a la 3ème place a 4 points du Zenit en tête et 3 de Krasnodar avec un bilan de 8 victoires 6 matchs nuls et 3 défaites. C’est dans l’ensemble une première partie de saison satisfaisante compte tenu des nombreux changements à l’intersaison et malgré une quatrième place en phase de poule de ligue des champions alors qu’on s’attendait a une qualification pour la Ligue Europa.

Le CSKA possède du potentiel pour le futur et du talent pour exister tout de suite avec les progrès considérable des joueurs comme Akhmetov et Oblyakov, la révélation Rodrigo Becao en défense et l’apport technique de Nikola Vlasic, le CSKA semble diposer de nombreuses ressources et solutions pour atteindre ses objectifs et performer sur la durée.

Le joueur clé : Nikola Vlasic

Le joueur clé cette saison c’est le milieu de terrain croate Nikola Vlasic, arrivé en pret d’Everton Vlasic a su faire oublier Aleksandr Golovin dans le coeur des fans, il a illuminé l’attaque du CSKA Moscou et permis a Fedor Chalov de finir meilleur buteur en championnat lors de la première partie de saison, le jeune attaquant russe a pris les commandes de l’attaque avec les départs d’Ahmed Musa et la blessure d’Abel Hernandez très tôt dans la saison.

©CSKA.ru

Le meilleur buteur: Fedor Chalov (9 buts)

L’affluence moyenne: 19 712 spectateurs (6/10)

Le cycle aller: 

Le Spartak a connu une première partie de saison 2018/19 mouvementée. Comme chaque année, hormis le titre de 2016/17, les attentes sont grandes mais l’équipe déçoit. Malgré qu’il soit passé à côté de la deuxième place synonyme de qualification directe pour la Ligue des Champions, à cause de la défaite 1-0 lors du dernier match contre le Dynamo Moscou, l’entraineur italien Massimo Carrera est reconduit dans ses fonctions d’entraineur principal en début de saison. L’ancien joueur de la Juventus va changer une grande partie de son staff en prenant notamment Raul Riancho comme adjoint. 

Le mercato estival allie les bonnes idées, comme l’arrivée de Samuel Gigot, et l’habitude de prendre les belles surprises du championnat passé avec l’arrivée d’Aleksander Tashaev en provenance du Dynamo. Mais les quelques arrivées ne cachent pas le problème d’un groupe qui se repose sur les individualités marquantes du titre de 2016-17 comme Glushakov, Eschenko, Fernando, Promes ou Ze Luis devant. 

Le début de championnat se passe globalement correctement avec des résultats poussifs comme cette victoire 1-0 à Krasnodar grâce à un but de Ze Luis à la 88et malgré la domination et les occasions énormes du FKK. La victoire ne cache pas les difficultés dans le jeu. Massimo Carrera est fragilisé et l’élimination lors des éliminatoires de la Ligue des Champions contre le PAOK (3-2, 0-0) va être le début d’une perte de confiance des dirigeants envers le coach. Et si l’on ajoute la perte de soutien de certains cadres du vestiaire comme Glushakov et Eschenko qui se permettent de liker sur Instagram une vidéo critique sur Carrera, l’ambiance dans l’équipe devient compliquée. 

Les dirigeants vont porter le coup de poignard en vendant le meilleur joueur de l’effectif, Quincy Promes, au FC Séville dans les derniers jours du mercato. Le tacticien italien devra bricoler en intégrant des jeunes et en modifiant constamment son onze. Tout ceci se fait ressentir sur les résultats (défaites 1-2 contre Akhmat, 2-0 contre le Rapid Vienne, 0-1 contre Rostov) et le coup de grâce pour Carrera tombera à la suite de la défaite 2-3 contre l’Arsenal Tula d’Oleg Kononov.

S’ensuit alors une période trouble où Raul Riancho prend les commandes d’une équipe que ne soutiennent plus les supporters qui, de leur côté, ne digèrent pas le départ de Massimo Carrera. Celui qui a ramené le titre au Spartak, celui qui a redonné du caractère à un club qui en manquait. Malgré une victoire spectaculaire 4-3 contre les Rangers, Riancho n’est que de passage et les supporters ne perdent pas une occasion pour le rabaisser et l’accuser d’être derrière l’éviction de Carrera. C’est dans ces conditions qu’Oleg Kononov arrive à Moscou pour prendre en main le club. La victoire contre le Lokomotiv 2-1 ou la défaite 2-1 contre Villarreal qui élimine les rouge et blanc de l’Europa League ont montré un Spartak à deux visages. A Kononov de bonifier son effectif au mercato hivernal et d’aller chercher la Ligue des Champions. Quatrièmes à cinq points du deuxième, tout reste possible pour les spartakistes !

Le joueur clé : Ze Luis

L’attaquant cap-verdien fait une belle saison en termes de statistiques. Avec sept buts en 14 matchs, Ze Luis est sur les bases d’une très bonne saison. Dans sa quatrième saison avec le Spartak, le cap-verdien va, à moins de connaitre des blessures qui l’ont souvent stoppé dans sa dynamique, très certainement battre son record de buts en une saison sous le maillot rouge et blanc. Il avait marqué 8 buts lors de sa première saison.

Joueur intéressant dans la conservation de balle ou en point d’appui, il reste mystérieux parfois quand il manque l’immanquable. En concurrence avec le Brésilien Luis Adriano qui a le même nombre de matchs mais avec seulement quatre réalisations, l’attaquant de 27 ans peut donc se targuer de prendre la succession de Quincy Promes dans le rôle de buteur.

Le meilleur buteur: Ze Luis (7 buts)

L’affluence moyenne: 30 684 spectateurs (2/16)

Le cycle aller:

Un recrutement intéressant, un groupe de Ligue des Champions abordable, tout semblait sourire pour le Lokomotiv Moscou en début de saison. Pourtant le cycle aller fut loin d’être facile … Les arrivées de Krychowiak, Smolov et Howedes ont fait beaucoup de bruit en Russie. Le champion en titre faisait office de favori à sa propre succession. Mais très rapidement, les espoirs s’envolent pour les cheminots, la faute à un début de saison extrêmement compliqué …

Défait en Supercoupe de Russie contre le CSKA et seulement deux victoires en huit rencontres de championnat, le Lokomotiv se retrouve très rapidement distancé et les critiques fusent. Semin est pourtant conservé, un choix qui va s’avérer payant. Inexistant sur la scène européenne avec seulement une petite victoire à domicile contre Galatasaray, dans un groupe pourtant ouvert avec Porto et Schalke 04, le Lokomotiv a énormément déçu et n’a jamais semblé à la hauteur. Dernier de son groupe, le champion russe ne jouera même pas l’Europa League en février.

Au niveau du championnat et après des débuts difficiles, le Lokomotiv se relance au mois d’octobre et remonte progressivement au classement. Insuffisant toutefois pour une équipe qui se retrouve à six points de la première place. Pire encore, les hommes de Semin n’ont gagné qu’une seule rencontre contre un membre du top 5 (victoire 1-0 contre le CSKA)! Incapable de battre les gros, le Lokomotiv va devoir faire beaucoup mieux pour remonter! L’objectif principal sera la coupe de Russie, car le Lokomotiv est toujours en lice et souhaite bien remporter un nouveau trophée.

©Russophile

Le joueur clé : Manuel Fernandes

Le vieillissant Manuel Fernandes est l’homme de ce cycle aller et permet aux cheminots d’apercevoir l’Europe! Avec trois buts et trois passes décisives, élu deux fois homme du match, le milieu portugais est toujours aussi précieux dans l’entrejeu du Lokomotiv, même si ses rapports avec Semin deviennent de plus en plus tendus.

Les meilleurs buteurs: Anton Miranchuk et Fedor Smolov (4 buts)

L’affluence moyenne: 14 384 spectateurs (7/16)

Le cycle aller:

Le Rubin Kazan s’inscrit dans la continuité de la saison dernière avec le retour du sorcier Kurban Berdyev sur le banc et des difficultés économiques pour le club de la République du Tatarstan. Cet été le club a d’abord du dégraisser avec notamment les départs des espagnols Ruben Rochina et Sergio Sanchez, mais également du jeune espoir russe Rifat Zhemaletdinov. Près de trois millions d’euros de vente pour 2 millions d’achat : Filip Uremovic défenseur de l’ Olimpija Ljubljana et Vyacheslav Podberezkin milieu de Krasnodar. Pour le reste, fallait être inventif et trouver des joueurs libres… La méthode Berdyev est connue et reconnue. Bétonner en défense et contre-attaquer. Cette saison ne change pas. Le club de Kazan joue en 5-3-2 et le moins que l’on puisse dire c’est que le jeu et les résultats ne sont pas particulièrement flamboyants.

Le club s’est spécialisé dans les matchs nuls, 10 depuis le début de la saison, soit le plus grand nombre pour un club de Premier League. Le corrolaire c’est que le club gagne peu et perd encore moins souvent. Les rouges et verts n’ont perdu que deux fois face au Zenit tout d’abord puis face à Orenburg. L’équipe souffre d’un déficit offensif criant. Azmoun n’est que l’ombre de lui-même et a même été envoyé sur le banc par son père spirituel Berdyev. L’attaquant vedette a ainsi marqué à quatre reprises, ce qui n’est pas suffisant pour un attaquant de son calibre et une équipe de la première partie du classement. Le second meilleur buteur est Egor Sorokin, un défenseur avec quatre réalisation également, soulignant bien les manques criants de l’équipe. Le Rubin a également été éliminée de la Coupe de Russie 1-0 en quart face au Lokomotiv.

Dôté d’une enceinte neuve qui a été inaugurée en 2013, le club ne bénéficie pas d’un effet Coupe du Monde avec une maigre affluence de 12 498 supporteurs en moyenne par match. Il faut dire que le football des Volzháne n’incite pas les locaux à se déplacer au stade. Une rentrée d’argent supplémentaire serait cependant bénéfique au club. Le club du Tatarstan a été interdit de toute compétition européenne par l’UEFA pour avoir enfreint le Fair Play financier alors que leur position actuelle leur permettrait de rêver d’un tel scénario….

Le joueur clé : César Navas

A 38 ans, le solide défenseur espagnol du Rubin est la pierre angulaire du système de jeu mis en place par Kurban Berdyev. Placé au milieu de la défense à cinq, il est le seul joueur avoir joué tous les matchs de championnat de son équipe avec 17 rencontres ainsi que deux en coupe. Arrivé dans les bagages de Kurban Berdyev depuis Rostov, les deux se connaissent parfaitement bien, ce qui permet à papy Navas de faire de la résistance et impressionner.

Le meilleur buteur: Azmoun/Sorokin (4 buts)

L’affluence moyenne: 12 498 spectateurs (9/16)

Le cycle aller:

Certes, le FK Rostov s’était fait remarquer cet été pour ses nombreuses recrues. Pour autant, peu d’observateur auraient prédit que les Selmashi seraient en train de lutter pour les places européennes. Sous la houlette de l’ancienne star Valeri Karpin, Rostov a réalisé des débuts tonitruants avec quatre victoires en cinq matchs. Les résultats ont malheureusement stagné par la suite et, malgré une victoire à l’Otkrytie Arena face au Spartak Moscou, Rostov n’a battu que l’Anji sur les huit matchs de RPL qui ont suivi. Cela suffit au club pour se placer en ballottage favorable pour une place européenne en profitant de l’exclusion du Rubin Kazan.

Bien sûr, il faut pour cela qu’une place se libère via la Coupe… à moins que Rostov ne la remporte ! Parvenant à éliminer le Zenit Saint-Pétersbourg (3-1), les Selmashi ont été chercher un très bon match nul à Krasnodar avant le retour à Rostov (2-2), leur laissant de bonnes chances de se qualifier pour les demi-finales vers un éventuel nouveau titre après celui de 2014. Une chose est sûre, les supporters de Rostov ne doivent pas être désintéressés à l’idée de revivre une expérience européenne.

Des supporters qui sont parmi les plus nombreux du pays à répondre présent. En témoigne le nombre colossal de spectateurs dans les tribunes. Avec ses 30 244 spectateurs, Rostov complète le podium russe en affluence après le Zenit et le Spartak et devant Krasnodar. Un engouement post-Mondial qui doit fortement être alimenté par les bons résultats du club.

Ces succès ne sont pas dû au hasard. Cette saison, Rostov est très difficile à battre. Le FK Krasnodar a échoué en deux tentatives et seul le Zenit est parvenu à les battre par plus d’un but d’écart (0-2). Le FK Rostov de 2018-2019 est une équipe équilibrée et organisée. On pourra citer le duo défensif Ragnar Sigurdsson et Sverrir Ingi Ingason, les attaquants Shomurodov et Parshvlyuk sans oublier le vétéran Gatçan. Outre le recrutement, la formation de jeunes joueurs comme Guliev et Skopintsev a pu jouer un rôle important dans ces réussites. À l’inverse, les Selmashi doivent progresser offensivement, car ils n’ont marqué que quatorze buts en dix-sept matchs.

Le plus difficile pour Rostov sera de confirmer au printemps, moment où de clubs ayant carburé en première partie de saison se sont écroulé par la suite, faute de pouvoir tenir le rythme. Le FK Rostov tâchera de ne pas en faire partie et de montrer que le semblant d’essoufflement de la fin de l’année 2018 n’est pas un signe annonciateur.

Le joueur clé : Ayaz Guliev

Normalement, la star du milieu de terrain à Rostov s’appelle Gatçan. Cependant, le Moldave s’est fait quelque peu voler la vedette par son coéquipier cette saison. Jeune joueur formé au Spartak Moscou, Ayaz Guliev avait été recruté l’été dernier par le FK Rostov pour 500 000 € et autant dire que les dirigeant du club ne doivent pas avoir regretté cette décision. Guliev totalise des statistiques impressionnantes tant dans le contrôle du ballon que dans la lecture du jeu. Son pourcentage de passes réussies avoisine les 80 % et 60 % pour les passes de plus de 23 mètres, mais cela ne s’arrête pas là. Guliev se distingue par ses interceptions (plus de cinq par match), ses tacles (plus de trois par match) et ses dribbles (plus de six par match). Sans surprise, son ancien club a de nouveau manifesté son intérêt pour lui et le voilà reparti au Spartak pour un million d’euros.

Le meilleur buteur: Ionov/Sigurdasson (4 buts)

L’affluence moyenne: 30 244 spectateurs (3/16)

Le cycle aller:

Coincé a la 8ème place du classement avec un bilan de 6 victoires, 5 matchs nuls et 6 défaites, le club de Grozny réalise une première partie de saison mitigée et se retrouve assez logiquement au milieu de tableau. Avec 23 points l’Akhmat se retrouve a 7 points du podium et 6 points de la zone de barrage. En d’autres termes il va falloir que Rashid Rakhimov (qui a fait son retour a la tête a l’équipe) motive suffisamment ses joueurs pour se mêler a la course à l’Europa League, qui reste un objectif a la portée du club.

Le problème de l’Akhmat est clairement identifié depuis plusieurs saison il est offensif. Le club ne parvient pas a trouver un buteur capable de porter l’équipe et de conclure les différentes occasions. Oleg Ivanov est le meilleur buteur du club en terme de statistiques avec seulement 3 réalisations cette saison en championnat, beaucoup trop insuffisant pour pouvoir prétendre à mieux. L’Akhmat dispose d’un nombre conséquent d’attaquants dans ses rangs mais ils culminent tous à 2 buts après cette première partie de saison, ce qui explique la position du club a la trêve.

Avec 15 buts inscrits et 17 encaissés c’est la 11ème attaque et la 10ème défense du championnat. Pas de match marquant lors de cette première partie de saison et même le bilan a domicile est globalement assez pauvre (11ème équipe a domicile avec 3 victoires , 4 nuls et 1 défaite sur 8 rencontres) alors cela était une des grandes forces de l’équipe par le passé.

Si on ne peut pas vraiment mettre en avant les qualités offensives de l’équipe, on peut toutefois noter que le dernier match de la première partie de saison de l’Akhmat (victoire 2-0 face à Arsenal Tula) était le plus abouti depuis le début de saison. Si l’équipe parvient a rééditer ce genre de prestation et qu’un attaquant se dégage enfin, Grozny deviendrait assurément un prétendant à une place qualificative pour la ligue Europa, mais pour le moment ce ne sont que des spéculations.

Le joueur clé : Rodolfo

Le joueur clé de cette première partie de saison est un défenseur. Rodolfo a réalisé des prestations constantes et très intéressantes. Si l’attaque a été très décevante jusque là, la défense de l’Akhmat Grozny est toujours au niveau et le fait que le joueur clé de cette première partie de saison soit un défenseur central l’illustre parfaitement.

Le meilleur buteur : Oleg Ivanov (3 buts)

L’affluence moyenne : 9796 spectateurs (11/16)

L’équipe Footballski Russie

Image à la une: ©CSKA Ultras

Saison 2018/2019 – Six mois de football en RPL (1/2)
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