2015 – Un an de football en Biélorussie

Quentin Guéguen
Quentin Guéguen - Publié le 8 janvier 2016

BATE Borisov champion, podium inchangé, le Dinamo Minsk vire un entraîneur, problèmes économiques, supporters en colère, changement de formule. Une année plutôt classique en Biélorussie, que l’on a choisi de résumer avec l’aide d’Evgeniy Romaniuk, journaliste pour le site offside.by, qui nous avait déjà aidés l’an passé par l’intermédiaire de son rédacteur en chef, Andrey Rapoport.

« Ça a été une bonne saison pour nos deux équipes européennes et pour la sélection nationale. Le BATE Borisov et le Dinamo Minsk ont bien représenté le pays sur la scène européenne, mais dans le même temps, la Vysshaya Liga a souffert du manque d’argent. Quant à la sélection, le principal évènement fut le changement d’entraîneur. Il n’a pas apporté de grands changements sur le plan sportif, mais l’attitude autour de l’équipe est plus ouverte et positive. » Quand on demande à Evgeniy quels sont ses sentiments sur la saison qui s’est terminée il y a environ un mois et demi, la réponse est nuancée. Et c’est totalement l’état dans lequel se trouve le football dans le pays d’Aleksandr Lukaschenko, réélu président avec 103% des votes pendant cette édition 2015 de la Vysshaya Liga. Derrière deux locomotives qui semblent irrattrapables à court terme et qui progressent sur le plan européen, le reste du championnat est en constante recherche de moyens, empêchant ainsi tout développement à moyen et long terme, notamment en province. L’exemple le plus frappant étant celui du FC Gomel, puisque la deuxième plus grande ville du pays n’aura pas de club en première division l’an prochain. Dans le même temps, la très grande majorité des ultras se bat contre les mesures de la police et l’affluence moyenne dans les stades, déjà peu élevées, en pâtit.

Le BATE sans opposition

Après un titre acquis plus difficilement la saison passée, le BATE semblait sur la tangente en 2015. Il n’en a rien été. Le BATE est véritablement devenu une machine au niveau national : « Des transferts réussis et un manque de compétition permettent au BATE d’être champion, affirme Evgeniy. Il y a 10 ans, Anatoli Kapski [le président et architecte du club, ndlr] a mis en route une machine qui fonctionne et fonctionnera quand il sera parti. » A chaque départ de joueur cadre, Filipenko l’hiver dernier en l’occurrence, le club le remplace intelligemment et le titre n’échappe pas. Nemanja Milunovic a pris la suite du défenseur central parti à Malaga avec brio, impressionnant aussi bien en Biélorussie qu’en Europe. Zhavnerchik pour remplacer Khagush, le revenant Stasevich pour remplacer Krivets, Jevtic pour pallier les blessures de Rodionov puis de Signevich, Rios, Nikolic, Dubra, Hleb pour apporter de la concurrence et doubler voire tripler les postes : le BATE a sorti l’artillerie lourde et a mis les moyens pour passer au niveau supérieur, notamment au niveau européen, après les nombreuses roustes prises l’an passé.

« C’était le meilleur BATE de l’histoire. Ils ont gagné le championnat et ont bien joué en Europe. Il y a pas mal de joueurs qui pourraient jouer dans les grands championnats. Ce sera très dur de les remplacer mais ça ne fait aucun doute que le BATE trouvera les bons remplaçants » déclare Evgeniy. Mais, si dans une poule différente, le BATE aurait pu prétendre à se qualifier en Ligue des Champions après des tours préliminaires moyennement convaincants, les critiques ont plu sur le jeu du champion sur le plan domestique. Souvent considéré trop frileux, le BATE a beaucoup plus gagné de matchs grâce à sa défense qu’à son attaque, notamment en début de saison. Lorsque l’on domine le championnat à ce point, ne pas atteindre les deux buts de moyenne par match fait tâche. Cela montre également qu’il y a encore de la place pour progresser, une mauvaise nouvelle pour les concurrents. Comme signaler plus haut, il faudra néanmoins remplacer les joueurs cadres sur le départ : Filip Mladenovic a déjà quitté le pays pour Cologne. D’autres pourraient suivre.

Nemanja Milunovic s'est imposé comme le patron de la défense du BATE.

Nemanja Milunovic s’est imposé comme le patron de la défense du BATE. | © 7football.it

« Il y a de l’espoir que le BATE régresse au fil du temps mais selon moi, ça n’arrivera pas, estime Evgeniy. La seule option est que les autres clubs progressent, le Dinamo Minsk en tête. S’ils trouvent de la stabilité et ne changent pas leur effectif à 70% chaque hiver, ils peuvent être champions. » Et le doigt a été mis sur le nœud. N’importe qui pourrait le mettre d’ailleurs, rien qu’en regardant la page Wikipedia du club. Il suffit d’aller au chapitre des entraîneurs du club pour voir que Yury Chizh, deuxième homme le plus riche du pays et propriétaire du club le plus populaire de Biélorusse, marche sur la tête. L’an passé, alors qu’il avait qualifié le club pour les poules de l’Europa League, terminé deuxième et réalisé d’excellentes performances générales, Vladimir Zhuravel avait quitté le club, faute de se mettre d’accord sur son contrat avec le président. De ce fait, Dusan Uhrin avait pris sa place et Vuk Rasovic le poste de directeur sportif. Après six matchs (dont trois de championnat), le Tchèque est limogé, le Serbe prend sa place. Trois matchs qui ont peut-être coûté le titre au Dinamo Minsk.

Auteur de bons transferts (Premudrov, Vitus, Beciraj, Korytko, Begunov), Rasovic a poursuivi le bon travail de Zhuravel en incluant quelques jeunes tels que Korzun, Rassadkin et Yarotskiy entre autres. Le club a retrouvé l’Europa League en éliminant le FC Zürich et le RB Salzburg, et a notamment battu le Viktoria Plzen en poules. Des résultats qui peuvent paraître moyens mais qui montrent que le Dinamo progresse petit à petit. Alors, Vuk Rasovic est-il le messie ? « Peut-être, répond Evgeniy. Visiblement, il entraînera le club l’an prochain. Il a réalisé beaucoup de bonnes choses mais n’a pas fini champion, ce qui est un motif de licenciement d’habitude. Il faudra attendre le mois de mai. C’est souvent là que Chizh appuie sur la gâchette. De bons résultats au printemps lui permettront de travailler au Dinamo deux ans à la suite, ce qui est très rare. » Le Dinamo en a bien besoin.

« C’était très positif pour le BATE et le Dinamo Minsk. Pour la deuxième fois consécutive, nous avons placé une équipe en Ligue des Champions et une autre en Europa League. Des pays tels que l’Écosse et la Pologne n’arrivent pas à le faire alors que leurs championnats sont plus connus que le nôtre. Ces deux clubs sont les exceptions à la règle, nous rappelle Evgeniy. Il est bien plus facile de trouver des choses qui ne vont pas dans le football biélorusse. »

L’homogénéité de la Vysshaya Liga

Derrière, on retrouve le Shakhter Soligorsk qui a dû batailler ferme pour arracher sa troisième place qui lui est pourtant d’habitude promise à l’aube de la saison. La légende de Championship Manager, Sergey Nikiforenko, a pris les rênes de l’équipe à peu près à la mi-saison pour réussir son pari de terminer sur le podium et s’assurer ainsi une place européenne. Une bonne nouvelle pour la Biélorussie qui pourra compter sur une équipe compétitive en Europe, capable de battre Zulte Waregem en Belgique et d’être éliminé par le Milsami la saison précédente. Cette saison, ce sont les Autrichiens de Wolfsberg qui ont mis fin aux rêves de phase de poules des Mineurs. Emmenés par Nikolay Yanush, double meilleur buteur en titre de Vysshaya Liga, les joueurs du Shakhter tenteront de passer au niveau supérieur l’an prochain : « Beaucoup de choses vont dépendre de leur confiance envers l’entraîneur et des confrontations directes avec les gros. Le Shakhter est historiquement mauvais contre les gros. »

Le Shakhter a, comme précisé ci-dessus, dû se battre avec plusieurs équipes pour la troisième place. Tous les ans, la faute à des moyens fluctuants, des joueurs qui partent inexplicablement ou tout simplement des mauvaises performances générales, certaines équipes viennent se mêler à la lutte pour finir dans le ventre mou voire les dernières places l’année suivante. Cette saison, ce sont le Belshina, le surprenant promu du Granit, et le FC Minsk qui se sont mêlés à la lutte. A deux doigts de descendre l’an passé, le Belshina a surpris tout le monde, notamment grâce à une défense très solide, mise en place par un des meilleurs entraîneurs du pays, Alexandr Sednev. Le Granit a lui aussi surpris, spécialement car c’est un promu, et que les promus finissent généralement dans la charrette. Basé à Mikashevichi et nommé en l’honneur d’une entreprise locale, le club joue dans la ville voisine de Luninets et est l’un des seuls clubs de province à ne pas avoir de soucis de financement, leur permettant de recruter quelques bons joueurs. Entraînés par Valery Bokhno, né à Mikashevichi et ancien joueur du club, depuis 2003, ils sont ainsi capables de récolter des points face à des équipes moins expérimentées. Enfin, le FC Minsk. Auteur d’une série exceptionnelle en milieu de saison, le club de la capitale s’est effondré dans le sprint final. Dommage, car c’est l’un des clubs qui méritent le plus de réussir dans ce championnat : « La ville les supporte, ils viennent d’ouvrir un nouveau stade et ils font du très bon travail avec les jeunes, informe notre invité. C’est de très bon augure pour le futur. » C’est notamment le FC Minsk qui a représenté la Biélorussie en Youth League et, avec un formateur comme entraîneur ainsi qu’un mélange entre expérience et jeunesse, la base semble être solide pour pouvoir construire sur le long terme. On aura un œil sur les performances de Valery Gromyko et d’Artem Vasilyev la saison prochaine.

Le nouveau stade du FC Minsk a ouvert et les affluences se sont envolées (+ 170%). Comme quoi... / (c) fcminsk.by

Le nouveau stade du FC Minsk a ouvert et les affluences se sont envolées (+ 170%). Comme quoi… / © fcminsk.by

Ensuite, nous avons les équipes qui ont fait des championnats anonymes. Le Torpedo-BelAZ, un des clubs confirmés de Vysshaya Liga, a déçu, au même titre que le Naftan Novopolotsk, malgré la grande saison de Valeriy Zhukovskiy, meilleur passeur du championnat qui a déjà signé au Dinamo Minsk pour la saison à venir. Nous avons également le Neman Grodno, au bord de la faillite, qui s’est bien repris après un début de saison catastrophique. Un redressement qui correspond au retour de Pavel Savitskiy, déjà une légende à 21 ans, après une expérience catastrophique en Pologne. Toujours est-il que l’on s’est ennuyé ferme à Grodno, en galère financière, avec 21 buts en 26 matchs. Le promu du Slavia Mozyr du très respecté Yuri Puntus s’est sauvé sans souci même en ayant perdu le meilleur attaquant du championnat, Denis Laptev, parti se perdre en D2 Russe, le Dinamo Brest a eu chaud aux fesses sportivement et financièrement puisqu’il était à deux doigts de se retirer du championnat, et le troisième promu du FC Vitebsk s’est sauvé in extremis, trouvant plus mauvais qu’eux par la force des choses.

Enfin, nous avons le FC Slutsk. Révélation l’an passé, le club s’était très bien développé en rénovant son stade qui accueille désormais des matchs internationaux comme ceux des U21 Biélorusses. Slutsk a connu une saison plus compliquée mais s’est finalement sauvé sans claquer du fessier : « Ils ont changé d’entraîneur au milieu de la saison pour rectifier un début de saison désastreux, raconte Evgeniy. L’entraîneur peut changer mais ils continuent de progresser. Beaucoup de gens attendaient des bonnes performances de leur part. Ce sera la même chose l’an prochain. »

Catastrophe Gomel, promus surprises et supporters en grève

La deuxième plus grande ville de Biélorussie n’aura pas d’équipe en première division l’année prochaine, alors que celle-ci s’élargira de 14 à 16 équipes pour l’édition 2016 (et les suivantes si la fédération ne change pas une nouvelle fois d’avis). Le FC Gomel, qui affrontait Liverpool il y a trois ou quatre ans en Europa League, a été relégué à la suite d’une saison tourmentée et tragique. Cela était déjà arrivé récemment puisqu’en 2010, Gomel avait réalisé une saison dans l’antichambre, pour remonter immédiatement.

« Comme toujours, le problème est l’argent. L’argent à Gomel dépend de la raffinerie du pétrole, et le cours du pétrole a chuté ses derniers temps, raconte Evgeniy. De ce fait, il n’y avait plus d’argent et les joueurs ont commencé à quitter le club. »

Comme cinq autres clubs (Belshina, Dinamo Brest, Torpedo, Naftan et Neman), le FC Gomel est actuellement en procès pour non-paiement de salaires envers ses joueurs. « L’entraîneur a dû faire confiance à des réservistes, des jeunes du club. Ils ne pouvaient pas rivaliser avec des joueurs expérimentés, poursuit Evgeniy. Du coup, ils ont terminé derniers. » Evgeniy est néanmoins optimiste et pense qu’ils n’auront aucun problème à remonter en première division. Il est vrai que le football biélorusse a besoin de ses places historiques, fortes pour tenter de progresser. Gomel en fait partie.

Bliznyuk, un des seuls vétérans à être resté à Gomel, n'aura pas pu éviter la descente de son club. / (c) Lavon Vouk

Bliznyuk, un des seuls vétérans à être resté à Gomel, n’aura pas pu éviter la descente de son club. / © Lavon Vouk

Pour remplacer Gomel, trois clubs afin de passer de 14 à 16 équipes. Un nouveau changement qui n’est pas du goût du journaliste de Offside : « C’est une mauvaise idée. J’y suis catégoriquement opposé. Les jeunes joueurs se prennent des valises par le BATE. C’est de l’expérience, ça ? Les jeunes jouent parce que les meilleurs joueurs quittent le pays pour aller où les clubs paient, au Kazakhstan, en Ouzbékistan voire en Lituanie ! Pendant que nos voisins ukrainiens pensent à réduire le nombre de clubs à 10, nous, on l’augmente. A moins que ce soit normal d’avoir huit équipes de la région de Minsk dans le même championnat ? »

Il est vrai que les trois promus sont de l’oblast de Minsk la saison prochaine. L’Isloch et le FC Gorodeya étaient très proches d’obtenir leur ticket depuis plusieurs saisons, mais la véritable surprise vient du FC Krumkachy. Une histoire incroyable qui fera l’objet d’un article à lui seul prochainement sur le site. En gros, une bande de potes qui monte son club, monte en D3, puis en D2 et immédiatement en D1.

« Plus que du bon travail, ça montre la condition de notre football, analyse Evgeniy. Passer d’anonyme à la première division en trois ans, ce n’est possible que dans les comptes de fée… et dans le football biélorusse ! »

Le FC Krumkachy fait la une de tous les médias depuis qu’il a réussi à valider son ticket pour la Vysshaya Liga, et ce sera le club à suivre l’an prochain.

Dans certains stades, on oblige les ultras à se présenter avec leur passeport et à se déshabiller.

Eux, au moins, auront du monde dans les tribunes. Ce n’est pas le cas de tous les clubs. Si les spectateurs continuent à aller au stade par petites centaines, la grande majorité des ultras, elle, a décidé de boycotter les matchs pour protester contre les mesures drastiques de la police contre eux. Ils sont suspectés d’être ennemis du pouvoir, et si vous vouliez savoir si la Biélorussie était toujours une dictature, c’est un bon indice.

Dans certains stades, on oblige les ultras à se présenter avec leur passeport et à se déshabiller. Les histoires sont rocambolesques et nous en avions parlé en cours de saison. Le boycott n’a pas arrêté : « Malheureusement, nous avons un État qui veut tout contrôler à travers la police, raconte Evgeniy. Je pense que l’an prochain, de plus en plus de gens vont soutenir ces actions des ultras et l’affluence dans les stades deviendra scandaleuse. Le président a peur du scénario ukrainien où les ultras ont été au cœur de la révolution. Les désaccords entre les ultras et la police ne disparaîtront jamais. Pas dans l’état actuel des choses. » En qualité de journaliste, Evgeniy Romanyuk se rend toujours au stade, mais soutient ces boycotts : « Il est clair que pour n’importe qui, devoir se déshabiller avant de rentrer dans un stade est absolument honteux. Tout comme les arrestations parce que des personnes portent des t-shirts ou des écharpes avec le symbole historique de la ‘Pagonia’, qui est considérée comme contre l’État. »

Équipe-type de la saison : Chernik (BATE) – Bangura (Dinamo Minsk), Polyakov (BATE), Milunovic (BATE), Mladenovic (BATE) – Gordeychuk (BATE), Korzun (Dinamo Minsk), Nikolic (Dinamo Minsk / BATE), Stasevich (BATE) – Beciraj (Dinamo Minsk), Yanush (Shakhter)

Meilleur buteur :

Nikolay Yanush (Shakhter Soligorsk) – 15 buts

Meilleur passeur :

Valeriy Zhukovskiy (Naftan Novopolotsk) – 13 passes

Affluence moyenne :

1.709 spectateurs par match (- 7,5% par rapport à 2014)

Meilleur taux de remplissage :

FC Slutsk – 65%

Pire taux de remplissage :

Dinamo Brest – 10%

Moyenne de buts marqués :

2,4 buts par match (2,38 buts par match en 2014)

Meilleure attaque :

Shakhter Soligorsk – 47 buts marqués

Meilleure défense :

BATE Borisov – 11 buts encaissés

Pire attaque :

Neman Grodno, FC Vitebsk – 21 buts marqués

Pire défense :

Slavia Mozyr – 50 buts marqués

Une sélection en transition

Enfin, nous avons la sélection nationale. Pas grand-chose à signaler d’un point de vue sportif, puisque la Biélorussie était déjà éliminée de la course à l’Euro français en entrant dans l’année 2015. Néanmoins, le sélectionneur a changé. Du Georgy Kondratiev old school, nous sommes passés au jeune Aleksandr Khatskevich. Pour sa première expérience sur un banc professionnel, l’ancien capitaine de la sélection a surtout changé l’état d’esprit et cela s’est ressenti dans les matchs : « C’est un bon meneur d’hommes, estime Evgeniy. Il a tout : il est classieux, une très bonne carrière passée et du charisme. Mais en tant que tacticien, il y a des doutes. C’est impossible d’attendre que quelqu’un nous amène à la Coupe du Monde 2018 avec ces joueurs. Mais au moins, il a apporté une atmosphère plaisante autour de l’équipe. C’est beaucoup plus ouvert, je pense que c’est sa plus grosse réussite. » La Biélorussie perdra, mais avec le sourire.

Quentin Quégen

Un grand merci à Evgeniy Romaniuk et Andrei Rapoport de l’excellent offside.by pour leur aide.


Image à la une : Anna Karpova (offside.by)

2015 – Un an de football en Biélorussie
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J'aime les draniki sans champignon, et accessoirement le football biélorusse et autrichien.

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