#1 Octobre Rouge – Le paradoxe de la représentation de l’Est dans l’équipe nationale allemande

Julien Duez
Julien Duez - Publié le 3 octobre 2016

Nouvelle rubrique et nouveau venu sur Footballski. Après quelques articles parus, l’Allemagne de l’Est fait officiellement son entrée sur le site. Ainsi, un lundi par semaine, durant le mois d’Octobre, un article d’une série intitulée Octobre Rouge sera publié sur le site avec, pour but, de revenir sur le football est-allemand, son histoire, son évolution, sa représentation, son lien avec l’Europe de l’Est ou encore avec ses tribunes, ses supporters et ses ultras.

Avant-propos : cet article a paru pour la première fois en juin 2014 sur l’excellent site anglophone Bundesliga Fanatic. Néanmoins, au vu de sa pertinence toujours d’actualité, nous vous en proposons une traduction en français, revue et augmentée. Vous pouvez retrouver la version originale en cliquant ici.

14572498_10207363837149791_1281467488_oNos lecteurs nous posent fréquemment des questions de tous types touchant au football allemand : du modèle des barrages aux matches de promotions des équipes de cinquième division en passant par les habitudes personnelles de joueurs spécifiques. Ce matin, un certain Ian Campbell nous a demandé combien de joueurs originaires d’Allemagne de l’Est jouent actuellement dans l’équipe nationale.

La réponse est simple : un seul. Lors du Mondial en Afrique du Sud, le seul joueur ayant une attache avec la RDA était Toni Kroos. Si René Adler et Marcel Schmelzer étaient pressentis pour faire partie de l’aventure, ils n’ont finalement pas été retenus sur la liste définitive de la Joachim Löw.

Grosso modo, 15% de la population vit sur le territoire de l’ex-RDA, ce qui signifie que si l’équipe nationale était représentative de la démographie allemande, ce sont 3,5 joueurs qui auraient dû être présents dans le groupe.

En 2006, quatre joueurs de l’Est faisaient partie de l’équipe nationale. Huit ans plus tôt, ils étaient cinq et en 2002, sept avaient pris part au Mondial coréano-japonais. Comment est-il dès lors possible qu’une partie du pays qui représentait jadis entre un sixième et un tiers de la Mannschaft ne compte aujourd’hui en son sein plus qu’un seul représentant ?

La réunification allemande : un bilan mitigé

Après la chute du Mur de Berlin, de nombreux joueurs allemands de l’Est ont éclaté au grand jour. Pour résumer la situation de l’époque, Thomas Doll, ancien joueur du Hamburger SV et de l’Eintracht Francfort, déclarait en substance que « l’Allemagne réunifiée était ce qui pouvait arriver de pire aux clubs de l’Est, mais dans le même temps, ce qui pouvait arriver de mieux aux joueurs de l’Est ». Les semblables d’Andreas Thom, d’Ulf Kirsten et de Thomas Doll lui-même pouvaient désormais mettre à profit, en Bundesliga comme à l’étranger, l’excellente formation qu’ils avaient reçue en RDA. Si son équipe nationale n’a clairement pas marqué les esprits, force est de constater qu’au sein de son championnat de première division, l’Oberliga, on comptait de nombreux joueurs d’assez bon niveau et qui avaient tout à fait leur place pour percer dans des équipes de l’Ouest. Dans le même temps, le sélectionneur national de l’époque Franz Beckenbauer décida d’inclure ces pépites de l’Est dans la Mannschaft afin de bâtir l’Allemagne réunifiée comme une nation imbattable dans les années à venir.

Dans le même temps, le changement de modèle financier du football, davantage tourné vers le capitalisme et l’économie de marché, se révéla désastreux pour les équipes de l’Est. De nombreux clubs ne savaient pas comment gérer leurs budgets et la quête perpétuelle d’une accession à la Bundesliga finit par les hanter. Le FC Sachsen Leipzig (aujourd’hui BSG Chemie Leipzig, NDT) et le 1. FC Union Berlin sont des exemples symptomatiques de cette transition au début des années 1990.

Un club de tradition comme le Dynamo Dresde tomba entre les mains d’un président allemand de l’Ouest avide de succès. Ce dernier abusa de la confiance placée en lui et plongea l’équipe plus bas que terre. Bien que le club ait réussi à se maintenir en première division durant les quatre saisons qui suivirent la Réunification, il tomba ensuite dans l’oubli pour de longues années en raison de sa gestion financière catastrophique. Le Hansa Rostock et le VfB Leipzig (aujourd’hui 1. FC Lok Leipzig, NDT) ne parvinrent quant à eux à ne rester qu’une seule saison en Bundesliga, le niveau des clubs de l’Ouest étant bien plus relevé.

© Bundesliga Fanatic

© Bundesliga Fanatic

Au milieu des années 1990, deux success-stories allemandes de l’Est

La Fédération allemande de football (DFB) a maintes fois été critiquée pour avoir proposé un modèle de réunification aux clubs de l’Est pour lequel ils n’étaient pas préparés et qui devait par la suite les plonger dans une spirale infernale. Certaines voix dissonantes vont jusqu’à affirmer que la DFB n’avait tout simplement pas cure des territoires orientaux. Depuis la Réunification, la Mannschaft n’a joué que sept matches dans des stades de l’ex-RDA, soit autant que ceux qui ont été organisés dans la seule ville de Kaiserslautern (dont le club est actuellement pensionnaire de deuxième division, NDT). Il n’est donc pas surprenant que d’aucuns considèrent que leurs équipes et la culture footballistique qui existait dans la partie orientale de l’Allemagne ait tout simplement été bafouée par les pontes de la fédération.

Il est également remarquable de constater les similitudes existantes entre la société allemande et son football. De nombreux business de l’Est ont connu le même destin que les équipes de la région à partir du moment où leurs meilleurs éléments choisirent de quitter cette partie du pays. Cette « fuite des cerveaux » qui caractérisa de nombreux secteurs de l’économie allemande de l’Est se retrouva également dans le cadre du football. À l’heure actuelle, la baisse des infrastructures et de l’industrie se ressent toujours sur l’économie locale. C’est pourquoi on ne s’étonnera pas que tant de joueurs de la région se soient exilés à l’Ouest entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. De plus, les difficultés économiques que connaît l’Est en général font que les clubs qui y sont basés ont plus de mal à générer des revenus que leurs homologues de l’Ouest.

Pourtant, le Hansa Rostock et l’Energie Cottbus sont parvenus à échapper à cette tendance à partir du milieu des années 1990. Ces deux équipes avaient trouvé une recette qui leur permit de se maintenir en Bundesliga en dépit d’un budget ridiculement petit, en comparaison avec ceux de leurs concurrents. Le Hansa Rostock en particulier avait le chic pour dénicher des joueurs talentueux. Oliver Neuville, Marko Rehmer et René Schneider devinrent tous internationaux allemands alors qu’ils y jouaient. Quant à Stefan Beinlich, il fit ses débuts en équipe nationale un an à peine après avoir quitté le Hansa pour le Bayer Leverkusen.

L’équipe de Rostock était alors capable de faire des vagues en championnat, notamment en terminant deux fois sixième. À la fin de la saison 1997-1998, les lecteurs du magazine Kicker élisent le Hansa comme l’équipe pratiquant le plus beau football de toute la Bundesliga. Pourtant par la suite, le club du se défaire de ses meilleurs éléments, y compris ses internationaux, afin de maintenir ses finances dans le vert. En général, une saison de feu était suivie d’une saison passée à lutter contre la relégation. Cette instabilité finit par avoir raison du Hansa : en 2005, l’équipe fut reléguée pour la deuxième fois depuis la Réunification, et après un dernier passage en 2008, elle ne connut plus jamais l’élite.

L’impact de la deuxième génération des joueurs allemands de l’Est

La dernière génération de joueurs qui suivit sa formation en RDA (incluant des noms comme ceux de Robert Enke, Jens Jeremies, Carsten Jancker, Marko Rehmer et – sans doute le plus connu d’entre eux – Michael Ballack) grandit à une époque où la formation des jeunes ne faisait pas partie des priorités des clubs de Bundesliga. Les échecs répétés des Euros 2000 et 2004 n’avaient pas encore eu lieu et les clubs allemands étaient alors trop contents de trouver des formules garantissant le succès et n’incluant pas d’aller observer des talents locaux avant de les former dans leurs académies respectives. Sauf à l’Est, pour des raisons principalement économiques, qui ont permis à de jeunes joueurs de faire leurs preuves en deuxième et troisième divisions.

Les sept joueurs de l’Est présents à la Coupe du monde 2002 – un record dans l’histoire de la Mannschaft – avaient tous quitté leur club formateur pour la Bundesliga à un moment donné et pour un montant cumulé de 3,7 millions d’euros. Bernd Schneider quitta gratuitement le FC Carl Zeiss Jena pour Francfort. Deux ans plus tôt, Jörg Böhme quittait le même club, lui aussi gratuitement, mais pour rejoindre le FC Nuremberg. En 1992, Thomas Linke quitta également le Rot-Weiss Erfurt en fin de contrat. Münich 1860 paya la maigre somme de 20,000 euros au Dynamo Dresde pour s’offrir les services de Jens Jeremies. Michael Ballack quitta le Chemintzer FC (à l’époque en troisième division) pour Kaiserslautern et 75,000 euros. Carsten Jancker quitta l’Est en 1991, alors qu’il évoluait encore en équipe de jeunes. Quant à Marko Röhmer, il rejoignit le Hertha Berlin pour 3,6 millions d’euros qui allèrent remplir les caisses du Hansa Rostock qui évoluait à l’époque encore en Bundesliga.

© Новикова Юлия

© Новикова Юлия

Quatre ans plus tard, l’équipe nationale comptait dans ses rangs Michael Ballack, Bernd Schneider, Robert Huth et Tim Borowski. Seul Ballack avait quitté l’Est à travers un transfert payant. Les trois autres n’étaient pas encore professionnels.

Mornes perspectives d’avenir

En 2006, Ballack et Schneider appartenaient à la vieille garde, tandis que Huth et Borowski rimaient davantage avec une époque révolue. Les  joueurs de l’Est qui participèrent aux Coupes du monde 1998 et 2002 avaient majoritairement été formés dans les territoires orientaux. Mais les résultats catastrophiques de l’Allemagne aux Euros 2000 et 2004 furent le point de départ d’une nouvelle manière de concevoir le football dans le pays : de plus en plus de clubs se mirent à développer leurs propres talents et il est devenu coutume pour la plupart des équipes de Bundesliga d’aligner au moins deux joueurs formés au clubs. L’émergence de ces talents du cru a donné une nouvelle dynamique à la Mannschaft. Nombre d’entre eux acquièrent désormais de l’expérience en Bundesliga plus précocement que dans les années 1990 et le début des années 2000. Tant Jürgen Klinsmann que Jogi Löw ont emboîté le pas à ce phénomène en sélectionnant de nombreux joueurs dans la fleur de l’âge.

Mais cette tendance n’a rendu que plus compliquée la vie des footballeurs allemands de l’Est, sachant que les infrastructures de l’ex-RDA sont d’un niveau inférieur à celles de clubs comme le Bayern Münich ou du Borussia Dortmund. Naître entre Rostock et Aue vous désavantagera dès le départ. De plus, il n’y a actuellement aucun club de l’ex-RDA en Bundesliga (à l’exception du RB Leipzig qui est situé sur son territoire, NDT) ce qui offre le choix déchirant à un jeune footballeur de soit quitter sa maison dès le plus jeune âge pour intégrer un centre de formation réputé et loin de son domicile, soit tenter sa chance dans une équipe locale, avec pour quasi seule perspective d’évoluer dans des divisions inférieures. Ainsi, intégrer l’équipe nationale relève de l’impossible si l’on n’évolue pas dans une équipe qui vous assure d’évoluer en Bundesliga dès le plus jeune âge.

Des joueurs comme Ballack, Enke, Jeremies et Böhme ont quitté leur club formateur autour de l’âge de vingt ans. En comparaison, certains de leurs semblables actuels ont déjà plusieurs capes sous la vareuse allemande à leur actif alors qu’ils sont toujours dans la première moitié de leur vingtaine. Des joueurs comme Matthias Ginter et Julian Draxler ont même vingt ans pile (vingt-deux ans en 2016, NDT). Draxler, formé à Schalke 04, comptait [lors de la Coupe du monde 2014], déjà onze apparitions internationales et a même porté une fois le brassard de capitaine.

Parmi les potentiels joueurs allemands de l’Est retenus un temps pour jouer la Coupe du monde 2014, aucun d’entre eux n’a évolué à un haut niveau en ex-RDA. Toni Kroos a quitté le Hansa Rostock à l’âge de seize ans, Marcel Schmelzer a quitté Magdebourg à dix-sept ans et René Adler est parti de Leipzig à son quinzième anniversaire. Dans les équipes U21 et U19 (toujours en 2014, NDT), seul un joueur est né à l’Est : Leonardo Bittencourt, passé par les équipes de jeunes de l’Energie Cottbus et qui évolue actuellement au FC Cologne. Donc en dehors du fils d’un ancien footballeur brésilien, on ne compte aucun joueur de l’Est dans ces équipes. À voir si le développement de la formation du RB Leipzig arrivera à changer la donne.

Lire aussi : RB Leipzig, le revers de la médaille

À quoi ressemblerait une équipe d’Allemagne de l’Est aujourd’hui ?

Le déclin des équipes des territoires orientaux dans les deux premières divisions professionnelles va de pair avec celui des joueurs issus de la région. Si l’on devait établir une liste de joueurs estampillés de l’Est, celle-ci viendrait confirmer les tendances susmentionnées. Dès lors, quelle serait l’équipe de la RDA en 2016 ?

Gardien de but : Ralf Fährmann (FC Schalke 04), né à Karl-Marx Stadt (aujourd’hui Chemnitz) en 1988

Il a intégré le centre du formation de Schalke en 2003 à quatorze ans, après être passé par le Chemnitzer FC. En 2009, derrière un Manuel Neuer inamovible, il bouge à Francfort. Deux ans plus tard, il revient chez les Knappen avec la ferme intention de s’imposer entre les perches. La révélation a lieu en 2013, après deux saisons de blessures. Devenu solide, il compte aujourd’hui plus de 150 matches de Bundesliga à son actif.

Arrière droit : Tony Jantschke (Borussia Mönchengladbach), né à Hoyerswerda en 1990

A l’âge de seize ans, il quitte le FV Dresde-Nord avant d’être appelé chez les U17 nationaux. Constant depuis son arrivée à Gladbach, il y a disputé près de 200 matchs et est passé par toutes les catégories de jeunes, des U18 aux U21.

Défenseur central : René Klingbeil (FC Carl Zeiss Iéna), né à Berlin-Est en 1981

Celui qui a été capitaine du FC Erzgebirge Aue a une longue carrière derrière lui. Première apparition chez les U17 du BFC Dynamo, il signe à Mönchengladbach en 1998 et compte une cinquantaine de parties jouées avec la réserve des Pfohlen. Passé ensuite par Hambourg et les Viking Stavanger, il poursuit actuellement son baroud d’honneur avec Iéna en quatrième division. Il compte une cinquantaine de matches joués en Bundesliga, et le triple en deuxième division, avec Aue où il est resté sept ans.

Défenseur central : Robert Huth (Leicester City), né à Berlin-Est en 1984

Formé à l’Union Berlin, il y a joué une saison chez les U17 entre 2000 et 2001 avant de partir pour l’équipe U18 de Chelsea où il ne restera qu’une saison avant d’effectuer ses débuts chez les A l’année suivante. Fidèle à l’Angleterre, il est ensuite passé par Middelsborough, Stoke et Leicester, avec le succès qu’on lui connaît en 2016. En équipe nationale, son parcours est moins brillant, quoique honorable : dix-neuf matches et deux buts entre 2004 et 2009.

Arrière gauche : Marcel Schmelzer (Borussia Dortmund), né à Magdebourg en 1988

Parti de l’Elbe pour la Ruhr à dix-sept ans, il est devenu un pilier du flanc gauche du Borussia avec qui il a réalisé le doublé coupe-championnat en 2011-2012. En équipe nationale, il compte seize sélections depuis qu’il a été appelé pour la première fois en 2010. Lors de la Coupe du monde 2014, il était pressenti pour intégrer la liste finale, mais c’est finalement son compère du BVB Erik Durm qui lui a ravi sa place.

Milieu droit : Leonardo Bittencourt (FC Cologne), né à Leipzig en 1993

Bien que son nom sonne brésilien, Leonardo est né à Leipzig où son père Franklin Bittencourt a joué jusqu’en 1998. Il intègre les U17 puis l’équipe première de Cottbus où il disputera une trentaine de matches de Bundesliga, avant de signer à Hanovre, puis à Cologne. Il compte également une vingtaine de sélections chez les U21.

Milieu central : Toni Kroos (Real Madrid), né à Greifswald en 1990

Kroos quitte le Hansa Rostock pour le centre de formation du Bayern à l’âge de seize ans.  Il a dix-sept ans lorsqu’il dispute son premier match de Bundesliga et vingt, lorsqu’il est appelé pour la première fois en équipe nationale. Seul représentant de l’Allemagne de l’Est au sein de la Mannschaft, il y a joué plus de soixante-dix matches. En Bundesliga, il est apparu plus de deux cents fois sous le maillot bavarois, avec lequel il a remporté le titre, la Pokal et la Ligue des champions, performance récidivée depuis son arrivée à la Maison blanche.

Milieu central : Maximilian Arnold (VfL Wolfsburg), né à Riesa en 1994

Il a joué au Dynamo Dresde jusqu’à quinze ans avant d’intégrer le centre de formation des Loups. Il ne compte que quatorze minutes jouées sous la vareuse nationale, à l’occasion d’un amical contre la Pologne, en marge de la Coupe du monde 2014. La saison 2013-2014 a d’ailleurs été celle de son explosion : vingt-huit matches joués avec Wolfsburg, sept buts marqués et trois passes décisives. Âgé de vingt-deux ans en 2016, il n’a disputé qu’un match avec les U21 allemands, mais on se demande toujours s’il a le potentiel d’intégrer les A sur le long terme.

Milieu gauche : Tobias Werner (FC Augsbourg), né à Gera en 1985

Âgé de trente, ce pur milieu central a d’abord joué avec Iéna en deuxième et troisième divisions avant de signer à Augsbourg, à l’époque dans l’antichambre, en 2008. Il en est devenu l’un des tauliers, toujours dans les bons coups lors des performances de son équipe.

Attaquant : Nils Petersen (SC Fribourg), né à Wernigerode en 1988

Petersen a fait tourner la tête à de nombreux clubs de Bundesliga lorsqu’il termina meilleur buteur de deuxième division (vingt-et-une réalisations) avec l’Energie Cottbus en 2011. Formé à Iéna, son choix se porta sur le Bayern Münich où il souffrit d’un manque de temps de jeu. Après deux buts en neuf matches, il fut prêté au Werder Brême où il en inscrit onze pour sa première saison. Les Vert-et-Blanc l’achetèrent en toute logique, mais son compteur de buts redescendit à sept l’année suivante. Transféré à Fribourg en 2015 et malgré un passage en équipes nationales U19, U20 et U21, une convocation chez les A semble aujourd’hui improbable.

Attaquant : Ronny König (FSV Zwickau), né à Lichtenstein (Saxe) en 1983

König présente la particularité d’avoir été relégué deux fois de Bundesliga avec Oberhausen puis Wiesbaden. Avec quarante-trois buts pour 220 matches joués en deuxième division, son ratio n’est pas des meilleurs pour un attaquant, mais pas un désastre complet non plus. À Aue lors de la parution de l’article en 2014, il se démarquait par sa capacité à aider son équipe en défense. Il joue aujourd’hui à Zwickau, dont le club vient de retrouver le football professionnel après un quart de siècle de disette.

Sur le banc :

René Adler (Hamburger SV, né à Leipzig en 1985), Clemens Fritz (Werder Brême, né à Erfurt en 1980), Stefan Kutschke (Dynamo Dresde, né à Dresde en 1988), Nicky Adler (FC Erzgebirge Aue, né à Leipzig en 1985), Robert Tesche (Birmingham City, né à Wismar en 1987), Tom Starke (Bayern Münich, né à Freital en 1981), Felix Kroos (Union Berlin, né à Greifswald en 1991).

Julien Duez


Image à la une : © Bundesarchiv, Bild 183-1990-0913-017 / CC-BY-SA 3.0

#1 Octobre Rouge – Le paradoxe de la représentation de l’Est dans l’équipe nationale allemande
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A propos de l'auteur

Julien Duez

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Il paraît que le Mur est tombé, mais je bois toujours du Pfeffi et du champagne Rotkäppchen en fumant des Cabinet Würzig.
Pour moi l'Union Berlin va au-delà d'une lubie hipster passagère.
Ostalgique lucide.

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1 commentaire

  • Pas mal cet article. Effectivement, la fédération allemande de football à agit comme dans les autres domaines : on récupère les Ossies mais sans trop de douceur. En gros c’est « mettez vous-là et surtout ne faites pas trop de bruit »

    J’espère qu’on aura des articles sur l’histoire de la sélection est-allemande et un article sur les performances en Coupe d’Europe des clubs de la République Démocratique Allemande

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