Retour sur la journée 21 de RPL 2016-2017 – Championnat de Russie de football

Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 6 avril 2017

Exceptionnellement le jeudi, Footballski revient sur la dernière journée de championnat disputée ainsi que sur tous les autres événements qui rythment le football en Russie ; événements peut-être dérisoires dans un pays en deuil. Nous nous joignons à la peine des habitants de Saint-Pétersbourg.

L’affiche : FK Rostov – FK Krasnodar : 0 – 0

ROSTOV XI : Medvedev / Kalachev – Simic (Bayramyan 90′) – Mevlja – Kudryashov – Terentyev / Erokhin – Gatçan – Noboa / Poloz (Devic 76′) – Azmoun (Bukharov 69′)

KRASNODAR XI : Kritsyuk / Kaleshin (Petrov 11′) – Martynovich – Granqvist © – Ramires / Gazinski – Kaboré – Pereyra / Mamaev (Joaozinho 77′) – Smolov – Claesson (Podberyozkin 90′)

L’affiche de la semaine opposait les deux derniers clubs russes d’Europe. Dans le championnat local, les deux équipes rencontrent de sérieuses difficultés cette saison. Cette affiche était l’occasion pour les deux clubs de se relancer en profitant des faux-pas de tous leurs poursuivants directs. Le FK Rostov évoluait sans Dzhanaev comme c’est systématiquement le cas depuis la fin de la trêve hivernale alors que le FK Krasnodar pouvait compter sur les retours de Smolov et de Ramires ainsi que celui de Kritsyuk, redevenu titulaire.

Contrairement à ce que le score final (vierge) peut laisser penser, on ne s’est pas ennuyé à l’Olimp-2 ! Malheureusement, les imprécisions criantes (surtout pour les Byki) auront empêché le tableau d’affichage de changer. Après un début de match favorable à Krasnodar, c’était Rostov qui tirait le premier sur un très long ballon de Gatçan, sans danger pour le portier visiteur. Claesson passait tout près d’ouvrir le score sur une combinaison entre Mamaev, Smolov et Pereyra, mais sa frappe près du point de penalty frôlait la base du poteau de Medvedev.

La tradition des blessures prise par Krasnodar cette saison dépasse l’entendement et elle continuait avec la sortie précoce de Kaleshin, touché, remplacé par  Petrov dès la onzième minute. La meilleure occasion de la première mi-temps était pour Rostov par Gatçan, encore lui, sur un dégagement raté de Mamaev. Le meneur local armait une frappe du gauche qui heurtait le coin du cadre. Azmoun et Noboa manquaient de maîtrise sur le rebond et le ballon allait en sortie de but.

Les Byki se procuraient à leur tour une occasion sur un contre rapide. Mamaev se rachetait de son erreur en livrant une passe lumineuse à Claesson qui échouait à profiter de sa position avantageuse et, les défenseurs adverses revenant, décidait de servir Smolov d’un joli geste technique à l’entrée de la surface. Le meilleur buteur russe ne trouvait cependant que les gants de Medvedev. Une minute plus tard, Mamaev recevait le ballon d’un Ramires inspiré et tirait de loin. Son ballon rebondissant passait à côté du poteau. Le FK Rostov se procurait à nouveau une énorme occasion sur une tête d’Azmoun qui permettait à Poloz de se retrouver en position de duel contre Kritsyuk. Heureusement pour les visiteurs, son tir passait à trente centimètres de la base du poteau.

Les Byki répliquaient par Mamaev qui trouvait Smolov en profondeur, mais ce dernier se décalait trop et tirait très loin du cadre. Il s’en suivait un dernier quart d’heure dominé par Krasnodar, mais sans occasion, la faute à l’incapacité des attaques à être menées de façon coordonnées jusqu’au bout. Ainsi, l’arbitre renvoyait les joueurs aux vestiaires. C’est un match plaisant où Rostov se procure les actions les plus dangereuses et où Krasnodar a l’avantage de la possession mais se montre assez imprécis. Rostov revenait avec de belles intentions en deuxième mi-temps et se procurait trois belles occasions par trois tirs croisés de Noboa, Azmoun et Poloz qui battaient à chaque fois Kritsyuk et rasaient de près le poteau.

Les Byki se procuraient une énorme occasion, la meilleure de la seconde mi-temps, sur contre par Mamaev. Le meilleur passeur russe de la saison dernière leurrait Terentyev, ce qui créait un espace dans l’axe pour que Pereyra puisse lancer l’offensive dans l’axe. Il décalait Petrov sur la droite qui centrait pour Gazinski. Le numéro 8 retrouvait Mamaev qui parvenait à s’isoler et à tirer en rapproché, mais un formidable arrêt de Medvedev sauvait l’équipe hôte. Les Byki gâchaient ensuite une nouvelle opportunité sur un contre lancé après un corner de Rostov où Martynovich dégageait pour Pereyra qui taclait pour Gazinski. Ce dernier trouva Claesson qui trompait Terentyev d’un grand pont pour se retrouver en configuration de deux contre un en compagnie d’un Mamaev esseulé. Heureusement pour Rostov, le Suédois tardait un peu trop et sa passe peu commode à Mamaev ne donnait qu’un tir contré par Kudryashov qui avait eu le temps de marquer le numéro 7.

Les locaux changeaient leur secteur offensif en remplaçant Azmoun et Poloz par Bukharov (buteur contre Manchester United et héros de la Russie contre la Belgique pendant la trêve) et Devic. Dès son entrée, Bukharov se procurait deux occasions, d’abord sur une superbe passe de Kalachev, mais son tir dangereux était arrêté par Kritsyuk, puis sur la reprise avant que son tir ne trouve que le filet extérieur. Les vingt dernières minutes étaient largement dominées par un Krasnodar toujours aussi approximatif. Mamaev essayait une jolie passe d’un pied levé, mais Gatçan remportait son duel aérien face à Gazinski. Shalimov tentait le pari de sortir Mamaev pour introduire Joaozinho. Bien que le naturalisé originaire du Brésil se soit montré engagé et que le FKK ait bénéficié de quasiment toute la possession, aucune occasion ne sera à signaler jusqu’à la fin du match à cause d’approximations en tous genres. Smolov, peu en vue ce lundi, se faisait avertir dans le temps additionnel pour être allé marquer dans le but adverse alors que l’arbitre avait sifflé un hors-jeu depuis longtemps.

Le résultat final arrange légèrement plus Krasnodar que Rostov, mais n’est une bonne nouvelle pour aucune des deux équipes en réalité. Le FK Rostov enchaîne en effet un troisième nul vierge consécutif en championnat russe ainsi qu’un troisième à domicile avec celui contre le Zenit en automne alors que son bilan à domicile était quasi-parfait auparavant. Il enchaîne donc un quatrième match sans marquer si on y inclut le match retour (héroïque, certes) à Manchester en Ligue Europa. Il reste ainsi cloué aux portes des places européennes. Un déplacement délicat l’attend à Moscou face au Lokomotiv la semaine prochaine. Si la défense est impeccable, l’attaque aurait besoin de sursauter en réalisme, très faible depuis la reprise (sauf contre Tomsk).

Pour le FK Krasnodar, constat semblable : défense solide, attaque inefficace et en plus imprécise. La machine à buts de l’ère Kononov semble bien loin. Cette dernière sortie aura été meilleure que celle contre Ufa et surtout cette affreuse rencontre contre le Celta Vigo. Toutefois, cela demeure insuffisant pour présenter des garanties à long terme et ces points perdus ont permis au CSKA et au Zenit de faire le trou vers la course à la Ligue des champions. Il n’était plus arrivé à Krasnodar d’enchaîner trois matchs sans marquer depuis plus de quatre ans, avant même l’arrivée de Kononov ! Les Byki devront impérativement se remobiliser offensivement dès la semaine suivante lors de la réception du CSKA Moscou s’ils veulent continuer de croire (un peu) à la C1.

Le match du week-end : Rubin Kazan – Zenit Saint-Pétersbourg : 0 – 2

RUBIN XI: Ryzhikov – Bauer, Zambrano, Burlak, Nabiullin – Caktas, M’Vila (Lestienne, 67e), Kambolov – Akhmetov (Rochina, 57e), Jonathas, Zhemaletdinov (Tkachuk, 77e)

ZENIT XI: Lunev – Tsagallov, Ivanovic, Lombaerts, Criscito – Hernani, Giuliano (Mauricio, 88e), Yusupov (exclu, 84e) – Danny, Dzyuba, Kokorin (Shatov, 81e)

Pour ce retour du championnat après deux semaines de pause due aux compétitions internationales, le Zenit se déplaçait sur la pelouse du Rubin dans la belle Kazan Arena. Quoique plutôt vide, ce stade reste à l’heure actuelle l’un des plus beaux du championnat russe. Pour ce match de reprise donc, Lucescu relançait Lunev dans les buts et s’appuyait sur une défense centrale Ivanovic – Lombaerts. Son trio Danny – Dzyuba – Kokorin semble avoir les faveurs du coach roumain en ce moment également. Du côté du Rubin, le français Yann M’Vila débutait dans l’entre jeu aux côtés de Caktas et Kambolov.

Dès le début du match, le Zenit mettait la pression sur le but adverse. Danny s’essayait de loin mais sa belle frappe était repoussée par Ryzhikov (6e). Le capitaine du Zenit revient très bien et on sent que ça fait du bien à l’équipe, notamment avec un Giuliano placé un peu plus bas, mais surtout délaissé du devoir de tout organiser en attaque. La frappe de Kokorin passait juste à côté des buts (9e) et la pression se faisait de plus en plus forte. Les débordements sur les côtés de Tsagallov et Criscito amenaient de la percussion également. Lunev n’avait pas beaucoup de travail dans les buts, malgré quelques tentatives infructueuses côté Rubin. Seul Jonathas essayait de se démener sur le front de l’attaque. Sur un bon débordement côté droit, Kokorin trouvait de nouveau le brésilien Hernani qui croisait trop sa frappe. Le Brésilien n’arrive pour le moment pas à concrétiser ses occasions, mais ce n’est pas faute d’essayer. La neige commençait alors à tomber sur Kazan. La délivrance venait encore une fois de Dzyuba pour le Zenit. Très décisif cette saison, l’attaquant russe profitait d’un très bon centre venu de la droit pour mettre une belle tête dont le ballon heurtait la transversale avant de rentrer dans le but (0-1, 36e). A noter le très bon ballon de Tsallagov sur ce but. Ce but venait récompenser tous les efforts des joueurs de Lucescu en cette première période.

Le Zenit doublait d’ailleurs la mise très vite sur un but de Danny. Sur une très belle combinaison avec Kokorin à l’entrée de la surface, le Portugais reprenait le ballon du droit pour inscrire son deuxième but en deux matchs (0-2, 39e). Avec ce score de deux buts à zéro, le Zenit pouvait attaquer la seconde mi-temps dans les meilleures dispositions. Le milieu de terrain faisait très bien son travail en contrôlant le tempo du match. Sur une énième combinaison côté droit, Tsallagov recherchait Dzyuba, mais Ryzhikov intervenait bien pour sauver les siens d’un troisième but, synonyme de K.O. Le Rubin tentait néanmoins de revenir à la marque : Jonathas se distinguait une nouvelle fois en réalisant un joli geste, mais son retourné acrobatique passait au-dessus des buts adverses. A vingt minutes de la fin, Dzyuba manquait le troisième but à la suite d’une erreur de dégagement de Ryzhikov, mais son piqué était joliment dévié hors des cages par le portier du Rubin. Yusupov se faisait enfin exclure pour un pied placé un peu trop haut, synonyme de deuxième carton jaune.

Malgré cela, le Zenit prend les trois points. Opération réussie donc pour les coéquipiers de Nicolas Lombaerts. Avec la victoire du CSKA face au Krylia Sovietov, le Zenit reste troisième ex-aequo avec 42 points, mais continue sa belle série. Ce sera très dur de déloger le Spartak en tête de ce championnat de Russie, mais Lucescu a promis de se battre jusqu’au bout.

Les autres matchs

  • La passe de deux pour Ural. Quelques jours avant son match « historique » contre le Rubin Kazan en coupe, l’Ural s’est bien préparé en l’emportant 3-2 sur la pelouse de l’Anzhi. Pourtant mené 2-1, les joueurs d’Ekaterinbourg ont su revenir et se donnent un bon bol d’air pour le maintien. Prudnikov et Khubulov ont marqué pour l’Anzhi tandis que Iljin, Gasanov (csc) et Manucharyan ont donné la victoire aux Orange.
  • La renaissance du Lokomotiv. Le recrutement porte ses fruits pour le Lokomotiv Moscou qui l’emporte sur la pelouse d’un prétendant pour l’Europe, Ufa. Score final 1-0 grâce au premier but de Farfan avec les siens. Le Loko revient à trois points de l’Europe.
  • Tula sans soucis. On pensait le Tom Tomsk revenu dans la course au maintien en Premier League mais les Sibériens ont une nouvelle fois craqué contre l’Arsenal Tula. Profitant de l’inexpérience et des errances défensives du Tom Tomsk, Tula claque trois buts signés Aleksandrov, Doumbia et Kombarov (3-0). Trois points qui permettent à Tula de renforcer sa place de barragiste.
  • L’Amkar cale. Face à un Terek en perte de vitesse, le club de Perm n’a pu faire mieux qu’un match nul 1-1 qui le relègue à trois points de l’Europe. Les locaux avaient pourtant ouvert rapidement le score par l’intermédiaire de Gigolaev mais le Terek a égalisé avant la pause par Mitrishev.
  • Le CSKA ne lâche pas. La course pour rattraper le Spartak est rude et le CSKA remporte trois précieux points dans la douleur contre le Krylia Sovetov, qui lui s’enfonce dans la zone rouge. Golovin et Natcho ont marqué pour les locaux tandis que Pasquato donna un petit frisson en fin de match aux spectateurs de la CSKA Arena en réduisant le score (2-1). Insuffisant malgré tout!
  • Un Spartak en champion. Prenant rapidement les devants avec deux buts, le Spartak a vu revenir une surprenante équipe d’Orenbourg à hauteur avec notamment un but splendide de Popovic (cf. infra). Pas suffisant néanmoins pour faire douter le leader qui s’impose dans les arrêts de jeu grâce à Promes et montre à toute la Russie qu’il est vraiment prêt à remporter ce titre qui lui échappe depuis trop longtemps.

Le classement

Statu-quo en tête. A noter la remontée d’Arsenal en bas de classement.

Les ours écrasés

Dzyuba a encore frappé.

« Chez nous, les gens aiment bien juger les joueurs dans leur coin, calés sur le divan avec leur gros bide et leurs pieds carrés : celui-ci c’est une chèvre, celui-là c’est une buse… Le tout en ouvrant une canette de bière. C’est ça notre pays. Des professionnels de partout, qui savent tout faire, mais qui restent assis… et qui se mettent à transpirer dès qu’ils bougent du canapé. »

Voilà ce qu’a déclaré l’attaquant du Zenit, Artyom Dzyuba, à l’issue du match contre le Rubin. Précisions qu’il s’était mis en tête de défendre son partenaire Kokorine contre les critiques des supporters. L’enfer est pavé de bonnes intentions.  Depuis lundi matin, sa sortie agite la presse russe, qui lui rappelle sournoisement ses blessures diplomatiques en sélection. Au-delà de la torture morale infligée aux amateurs de houblon en surpoids (soutien éternel), la pique innocente du Pétersbourgeois passe mal car la fédé voudrait bien que l’image du football et de ses supporters s’améliore avant le début de la Coupe du monde. Mais si Dzyuba continue à envoyer des rafales à son public, celui-ci risque bien de passer l’été 2018 sur le canapé, la télévision éteinte.

L’œil de Moscou

Le Spartak Moscou est-il déjà champion ?

Cette fameuse question qu’on se pose chaque année depuis longtemps ne quitte plus les réseaux sociaux. C’est assez bizarre parce que d’habitude les Moscovites sont dans une mauvaise passe tous les printemps où ils perdent toutes leurs chances dans la course pour le titre. Massimo Carrera et ses joueurs ne cessent cette-fois ci plus de s’imposer. Pas de défaite inattendue, ils prennent les points là où il faut, tranquillement. Enfin, plutôt régulier que tranquille, car Orenburg a posé des problèmes au Spartak ce lundi. L’équipe de Robert Evdokimov a réussi à revenir au score à la 71e minute du match après avoir marqué deux buts en deux minutes seulement. On y constate les efforts des visiteurs et surtout du latéral gauche Vladimir Poluyakhtov qui est devenu le mème de l’automne passé en Premier League russe après son match superbe contre le FC Krasnodar.

Malgré cela et le décalage en ce qui concerne le niveau, le public – surtout  de côté de Moscou – soupçonnait que le FC Zenit a stimulé le FC Orenburg pour gagner à l’Otkrytie Arena. Pour quelle raison ? Les deux équipes ont le même sponsor – le puissant monopoliste gazier qui s’appelle Gazprom. L’entreprise a fait du FC Zenit son chouchou pour lequel ils font tout leur possible avec parfois tous les moyens possibles. C’est donc pour cela que les soupçons ont eu lieu ce jour-là. Sauf que c’est plutôt le Spartak qui a laissé l’adversaire lui-même créer les occasions. Massimo Carrera fait sans doute un travail tactique impossible à nier, mais il a toujours une défense qui est ici et là friable. Toutefois, cette équipe continue sa marche impériale vers son titre tant attendu partout en Russie. Le Spartak a des supporters dans tous les coins du pays, le triomphe va leur faire du bien, même si on est encore loin de la fin de saison. Alors la question qui se pose reste la même: le Spartak Moscou est-il déjà champion de la Russie ? Elle est toujours ouverte, mais avec le temps on s’aperçoit que les gladiateurs sont beaucoup plus déterminés qu’auparavant, ce qui les rapproche de leur but.

La polémique du week-end

Attentats de Saint-Pétersbourg

L’ancienne capitale impériale entame trois jours de deuil au lendemain d’un attentat suicide dans le métro entraînant la mort de 14 personnes, 49 autres ont été blessées selon un dernier bilan. Des minutes de silences ont été respectées dans tout le pays y compris dans les stades de football, notamment dans l’Otkrytie Arena avant le match opposant le Spartak Moscou au FK Orenburg, en hommage aux victimes. L’équipe de Footballski soutient les familles des victimes et les citoyens de Saint-Pétersbourg.

Le but du week-end

Il est signé Denis Popovič (Orenbourg) et c’est beau à voir, même si cela n’a pas été suffisant pour Orenbourg battu dans les arrêts de jeu par le leader. Pleine lucarne et sans élan, on vous laisse apprécier.

La FNL

Le Dinamo Moscou a cette fois creusé un bel écart et avec 19 points d’avance sur le troisième, il pourrait être promu d’ici deux semaines. Cette fois, c’est Tambov qui en a fait les frais, battu 3-0. Le poursuivant s’est également détaché, Tosno s’est en effet imposé 2-0 à Kaliningrad, envoyant le Baltika de Cherevchenko toujours plus proche de la PFL. C’est pour les barrages que la bataille fait rage avec toujours un surprenant SKA-Energiya en troisième position malgré sa défaite contre le Yenisey Krasnoyarsk et un but de Lescano. Le Yenisey essaie lui de rattraper le temps perdu au début du printemps et pointe à quatre points des barrages. Quatrième, le Shinnik s’est imposé 3-0 face à un Sibir à la rue et de nouveau relégable malgré sa victoire que nous vous avons comptée récemment.

Le premier poursuivant pour les barrages ne peut évidemment pas monter puisqu’il s’agit du Spartak-2, mais ce dernier a remporté une victoire précieuse sur le terrain de son rival Zenit-2, et vous pouvez en savoir plus ici. Enfin et juste devant le Yenisey, septième, c’est le Fakel Voronezh qui complète la liste des prétendants à la montée et ce malgré une passe difficile symbolisée par le match nul 2-2 concédé face au Kuban Krasnodar, toujours bien englué dans le ventre-mou de la FNL.

Côté relégables, derrière le Baltika, et ce malgré une nette amélioration, on ne voit plus comment le Neftekhimik Nizhnekamsk va pouvoir se sauver après sa défaite 1-0 à domicile contre Nalchik. Le Spartak qui en profite pour ressortir de la zone rouge mais compte le même nombre de points que le Sibir et le Volgar Astrakhan, quatorzième et tenu en échec 2-2 à Vladivostok, par un Luch qui doit également commencer à regarder dans le rétroviseur (douzième). Également relégables, le Sokol et le Mordovia doivent enclencher la vitesse supérieure après s’être séparés sur un score de 0-0. Les premiers cités ont néanmoins toujours un match en retard à disputer contre Khimki, pensionnaire du ventre-mou et auteur d’un bon nul 1-1 sur la pelouse de Tyumen en Sibérie-Occidentale.

 L’équipe-type de la rédaction

La rédaction Russie de Footballski sous la direction d’Adrien Laëthier.


Photo à la une : © Alexander Vilf / Sputnik via AFP Photos

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A propos de l'auteur

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Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

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2 Commentaires

  • Je suis étonné que vous n ayez pas sélectionné Spartak-Orenbourg en match du WEEK-END, le scénario était vraiment fou, l un des matchs dont se souviendront les supporters du Spartak s’il sont champion à la fin.

    • Je me suis étonné moi-même; mais par rapport à mes disponibilités et aux contraintes de publication, j’ai arrêté le choix avant le début du match de lundi soir. Mais je suis d’accord avec toi 😉

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