Retour sur la journée 19 de RPL 2016-2017 – Championnat de Russie de football

Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 15 mars 2017

Le printemps pointe le bout de son nez et la lutte pour les accessits européens ou le maintien fait rage car pour le titre, le Spartak semble de plus en plus seul au monde. Comme tous les mercredis, nous revenons sur ce qu’il s’est passé lors de la journée de football russe, avec en prime cette semaine le retour de la FNL.

L’affiche : Lokomotiv Moscou – FK Krasnodar : 1-2

LOKOMOTIV XI : Guilherme © / Yanbaev – Kverkvelia – Corluka – Pejcinovic – V. Denisov / Ignatiev (61′ Kolomeytsev) – I. Denisov – Fernandes / Maicon – Miranchuk

ZENIT XI : Kritsyuk / KAleshin – Naldo – Granqvist © – Ramirez / Zhigulin (54, Mamaev) – Shishkin – Gazinskiy / Claesson (73′ Okriashvili) – Wanderson – Pereyra (64′ Kaboré)

Après une victoire convaincante contre Samara la semaine dernière, le Lokomotiv avait à cœur de continuer sa série pour se rapprocher des places européennes. En ce sens, Krasnodar était l’adversaire idéal des Moscovites pour se faire une idée des possibilités en cette fin de saison : un autre candidat à l’Europe, situé à trois points au classement, pas vraiment en confiance (trois matchs sans victoire aussi bien en RPL que tous matchs confondus ou encore face à son adversaire), affaibli par l’absence de Smolov et leur match de Ligue Europa contre le Celta Vigo. Autant dire tout de suite que les ambitions de Syomin et ses troupes se sont heurtées de plein fouet au mur des réalités.

Côté Krasnodar, le souci était bien évidemment de se remettre de la défaite en Ligue Europa contre un adversaire qui leur réussit peu ces derniers temps, le Loko ayant remporté les trois dernières rencontres sur le score de 2-1. Kritsyuk mis au repos, Sinitsyn était titularisé dans les cages, épaulé par une défense classique Kaleshin, Naldo, Granqvist, Ramírez. Au milieu, c’est un trio Gazinski, Shishkin, Zhigulyov (premier Russe à avoir percé à l’académie de Krasnodar) peu habituel qui débutait la rencontre, l’occasion pour Shishkin de se mesurer à ses anciens coéquipiers. Wanderson, lui occupait la pointe de l’attaque, avec Pereyra et Claesson en soutien. Syomin, pour sa part, se contentait de reconduire le 5-3-2 qui avait si bien fonctionné contre les Krylya Sovetov. Dans cette configuration, les latéraux Yanbaev et Denisov avaient tout le loisir de participer aux offensives pendant que la triplette Ćorluka, Pejčinović, Kvirkvelia faisait le ménage derrière. Seuls changements par rapport à la semaine dernière : Ignatyev se faisait une place au milieu et Ari était remplacé par Maicon. Prêté par Krasnodar au Lokomotiv, il était empêché de jouer contre son club d’origine par une clause de son contrat.

Bien que les certitudes aient été du côté des Cheminots au début de la rencontre, c’est Krasnodar qui mettait le pied sur le ballon dès les premières minutes. Wanderson aurait même pu ouvrir le score d’un superbe retourné dès la troisième minute si Guilherme ne s’était pas interposé. Progressivement, le pressing des Rouge et Vert se rodait et les locaux commençaient à inverser la tendance. La première alerte sur les buts de Sinitsyn était provoquée par Maicon, dont le tir croisé passait à quelques centimètres poteau droit. Le Brésilien s’était retrouvé seul dans la surface suite à un superbe service de Miranchuk, l’homme en forme du Loko. L’espoir des Cheminots se retrouvait de nouveau à la baguette à la 35e minute dans une belle combinaison avec Fernandes, ce dernier envoyant un centre mou à l’entrée de la surface. Mal dégagé, le ballon rebondissait sur Shishkin pour atterrir dans les pieds d’Ignatyev, qui ne demandait pas mieux que d’ajuster Sinitsyn pour ouvrir le score (1-0, 35′). Le Lokomotiv confirmait logiquement son ascendant en fin de première période, avec une volée de Vitaly Denisov juste à côté du cadre.

Descendu provisoirement à la neuvième place du classement au coup d’envoi de la deuxième mi-temps, le FKK réagissait timidement avec dix premières minutes stériles.  Le Lokomotiv, lui, jouait le contre et ses offensives étaient bien plus menaçantes que celles des visiteurs. Un changement tactique s’imposait chez les Byki et c’est Mamaev qui entrait pour sonner la révolte. Le maître à jouer de la saison dernière avait disputé la fin du match contre le Spartak Moscou une semaine auparavant et restait avant cela sur sept mois de blessure, sept mois où le FKK avait pataugé match après match. Sa rentrée allait bouleverser la rencontre. Cessant d’être stérile, Krasnodar marquait seulement une minute après le remplacement par le tout nouvel entrant. Wanderson répondait à l’appel de Mamaev et décalait Kaleshin. Le latéral centrait pour Claesson qui perdait son duel aérien contre Kvirkvelia, récemment recruté. Gazinski reprenait derrière et son centre rebondissant battait Kvirkvelia pour trouver Mamaev, venu en quatrième vitesse du dos de Vitaly Denisov. Le meilleur passeur russe de la saison dernière poussait le ballon dans le but (1-1, 56′). Redynamisé par l’entrée de son ancien meneur de jeu, Krasnodar prenait pleinement le match en main.

Après une petite frayeur sur une infiltration d’Ignatiev qui s’écroulait au contact de Ramírez, le FKK se faisait de plus en plus menaçant et dominateur. Il était récompensé sur un service de Mamaev vers Claesson. Le Suédois trouvait Wanderson en profondeur. La pointe des Byki disposait de Pejčinović et fusillait Guilherme (1-2, 64′). De quoi donner un avantage à un FKK toujours à la recherche d’une victoire à l’extérieur en championnat. Les Cheminots essayaient à leur tour de sonner la révolte contre des visiteurs revenus défendre qui effectuaient deux changements avec les entrées de Kaboré en soutien et Okriashvili en attaque à la place de Pereyra et Claesson. Les locaux, eux, n’effectuaient qu’un seul changement en sortant le buteur pour Kolomeytsev et c’était tout jusqu’à la fin du match. Dès lors, les Moscovites poussaient et imposaient une pression monstre, obligeant les défenseurs, centraux notamment, à se coucher pour repousser continuellement des tirs à bout portant. Ils manquaient toutefois un peu d’adresse, comme sur un centre de Maicon qui ne trouvait personne, une percée de Fernandes contrecarrée par Okriashvili, une double-victoire de Granqvist en duel successivement contre Maicon et Miranchuk, deux tir de Ćorluka, l’un trop faible et l’autre non cadré, ou encore deux coups francs de Fernandes trop long qui ne trouvait que les bras de Sinitsyn et la sortie de but.

En contre, les Byki se procuraient une opportunité d’alourdir la marque sur une passe latérale de Mamaev vers Kaleshin mais le centre en retrait de celui-ci vers Wanderson était impérialement contré par Vitaly Denisov. Un peu après, Okriashvili filait sur son côté gauche, mais ne trouvait le moyen de servir Wanderson. La pointe des visiteurs aurait pu obtenir le duel face à Guilherme sur un service de Kaboré, mais le Burkinabé lui donnait le ballon une fraction de seconde trop tard alors que Wanderson était hors-jeu. Encore en contre, Guilherme s’imposait sur un nouveau duel l’opposant à Wanderson qui tentait le lob. Le Lokomotiv se procurait ses meilleures occasions dans les dix dernières minutes alors que Krasnodar avait chaud aux fesses à plusieurs reprises mais pouvait compter sur la vigilance et le professionnalisme de ses deux défenseurs centraux qui auront été extrêmement sollicités, plus particulièrement Granqvist qui aura énormément facilité la vie de son gardien remplaçant, finalement pas tellement mis à contribution. Fernandes tirait juste à droite du poteau depuis l’entrée de la surface. Pour la deuxième fois d’affilée après le match contre le Spartak, Krasnodar terminait la rencontre en infériorité numérique suite à la sortie sur blessure d’Okriashvili alors que les trois remplacements étaient épuisés (c’était le cas de Smolov la semaine dernière). Les Cheminots rataient les occasions d’égaliser par Igor Denisov à bout portant puis une tête de Ćorluka sur un corner de Fernandes, ainsi que deux autres offensives de Fernandes où Miranchuk était pris de vitesse par Granqvist et Naldo. Le capitaine suédois expédiait de justesse le long ballon d’Igor Denisov en corner, le dernier de la partie. Guilherme, remonté dans la surface de Krasnodar, envoyait sa tête plongeante à côté. Sinitsyn prenait le seul avertissement de la partie pour gain de temps sur la sortie de but avant le coup de sifflet final.

Le FK Krasnodar remporte une belle victoire à Moscou face aux Cheminots, une première. L’entrée de Mamaev aura fait le plus grand bien et apporté toute la technicité et la précision qui avaient manqué aux Byki pour convertir leurs occasions. Le FKK gagne enfin son premier match à l’extérieur en RPL cette saison. Il peut envisager la suite du championnat et le match retour de C3 contre le Celta Vigo avec bien plus de sérénité malgré l’absence indéterminée de Smolov (avril ?). Le Lokomotiv Moscou voit quant à lui la qualification pour l’Europe via le championnat s’éloigner. Le coaching de Yuri Syomin n’apparaît pas irréprochable, l’entraîneur n’ayant pas exploité ses remplaçants. Sa série de deux victoires consécutives, dont celle très convaincante de la semaine dernière, s’arrête net, bien que l’absence d’Ari y soit peut-être pour quelque chose. La confiance entamée, le Lokomotiv Moscou devra se mesurer dans une semaine au Spartak Moscou, le leader. Le FK Krasnodar recevra la surprenante équipe du FK Ufa après son match de C3 et devra confirmer sa bonne prestation de la deuxième mi-temps et le retour tonitruant de Mamaev.

Le match du week-end : Spartak Moscou – Anzhi Makhachkala : 1-0

Les journées défilent et le Spartak tient bon ! Mieux, ses adversaires directs lui donnent même l’opportunité d’accroître son avance au classement. Le Zenit avait en effet dans la journée été battu par l’Amkar de Gadzaev (1-0), permettant au Spartak de pouvoir prendre huit points d’avance s’ils battaient Anzhi, son adversaire du jour. De son côté, le club du Daguestan se devait de réagir après la défaite la semaine dernière face au Rubin Kazan et d’éviter de se mettre en danger au classement.

Avec les forfaits d’Adriano et de Glushakov, tous deux blessés, Massimo Carrera alignait son 4-2-3-1 avec Ze Luis en pointe. Le retour de Quincy Promes, absent à Krasnodar, permettait de revoir l’attaque du début de saison accompagnée de Samedov à gauche. L’italien décida aussi de titulariser Mauricio à la place de Eschenko, auteur d’un mauvais match contre le FKK Krasnodar. De son côté, Aleksander Grigorian optait pour un 4-4-2 avec Prudnikov et Budkovsky devant. A noter la présence de 4 anciens spartakistes comme titulaires dans les rangs d’Anzhi (Sergei Bryzgalov, Ayaz Guliev, Pavel Yakovlev et Aleksander Prudnikov).

Le début de match est assez équilibré avec un Spartak globalement maître du ballon mais qui se montre relativement peu dangereux. Le manque de rythme affiché permet à Anzhi de trouver ses attaquants dans la profondeur (9e). Prudnikov se montre particulièrement remuant durant cette première période, mais n’inquiète pas beaucoup Rebrov. De l’autre côté, on tente beaucoup (trop) les frappes à distance. Hormis celle de Samedov contrée par un défenseur et qui passe au ras du poteau de Yurchenko (12e), les frappes sont peu dangereuses. Samedov a l’occasion d’ouvrir la marque à la 41e en trompant, à la manière de Depay, un Yurchenko de loin suite à un dégagement raté de ce dernier, mais sans succès. 0-0 à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les intentions sont clairement différentes côté Spartak. Beaucoup plus de vitesse et d’agressivité qui obligent Anzhi à reculer. Ces derniers ont tout de même une belle occasion à la 62e par l’intermédiaire de Prudnikov mais Rebrov s’interpose devant l’attaquant. Le Spartak continue de pousser et multiplie les centres dans la surface. Par deux fois, Ze Luis met en danger Yurchenko mais celui-ci effectue deux parades décisives. Il devra pourtant s’incliner à la 66e sur une tête de Samedov après un centre millimétré de Kombarov. Une délivrance pour les hommes de Carrera qui géreront le reste de la deuxième période tranquillement face à un Anzhi fatigué. L’entrée de Jano Ananidze boostera l’attaque et Samedov puis Ze Luis ne seront pas loin de doubler la mise. Score final 1-0 en faveur des locaux.

Le Spartak a su prendre cette fois l’occasion d’aggraver l’écart au classement ! Plus que dans le jeu, c’est le mental, à l’image du regroupement à la fin du match ou de la photo de groupe dans le vestiaire, qui ressort de cette équipe. Le prochain match face au Lokomotiv sera un nouveau test pour le Spartak et sa capacité à tenir la distance. Quant à Anzhi, les deux prochaines rencontres face à Orenburg et à Ural seront décisives pour la suite de la saison.

Les autres matchs

  • Tula se relance. Rien n’est joué dans la course pour le maintien ! Pourtant porté par ses deux victoires consécutives, l’Oural est tombé contre un Tula très réaliste (2-0). Deux buts signés Rasic qui permettent à l’Arsenal de revenir à deux points de son adversaire du soir, premier non-relégable.
  • Surprenant Ufa ! L’équipe surprise cette saison, c’est bien Ufa ! Demi-finaliste en coupe et actuellement cinquième de RPL grâce à son succès 1-0 sur le Krylia Samara. Un but d’entrée de Paurevic permet aux locaux de semer les troubles fêtes en haut du classement. Le Krylia quant à lui est désormais relégable.
  • Démonstration du CSKA. Face à un Tom Tomsk à la dérive, le CSKA Moscou s’est baladé sur sa pelouse. 4-0 au compteur avec un doublé de Ionov, un but de Vitinho au bout d’une minute de jeu et une dernière cartouche de Dzagoev. 10 buts encaissés en deux matchs, ça fait beaucoup pour la lanterne rouge. Le CSKA quant à lui remonte à la deuxième place !
  • Triste Kazan. Dans une Kazan Arena quasiment vide (3.000 spectateurs), le Rubin n’a pu faire mieux qu’une petit 0-0 contre Orenbourg qui enchaîne sur un deuxième match sans défaite. Le promu en profite pour revenir à un point de la douzième place synonyme de maintien. Le Rubin quant à lui reste dans le ventre mou.
  • La surprise à Perm ! Mal en point en ce début de cycle retour, le Zenit a confirmé toutes ses difficultés en s’inclinant 1-0 sur la pelouse de l’Amkar Perm. Le seul but du match signé Gigolaev permet aux Rouge et Noir de revenir à deux points de Krasnodar. Le Zenit passe lui à la troisième place.
  • Rostov revient sur terre. Trois jours après son match nul contre Manchester United, Rostov est revenu aux réalités du championnat dans un match ultra fermé contre le Terek Grozny (0-0). Avec seulement un tir cadré dans cette rencontre, on ne peut pas dire que c’était la furie dans l’Olimp-2. Un nul qui n’arrange aucune des deux équipes qui sont désormais à trois points de l’Europe.

Le classement

Le Spartak creuse l’écart alors que le Zenit se fait rattraper dans la course à la C1.

Les ours écrasés

Un trophée pour le Fakel Voronezh.

La nouvelle du triomphe du Fakel a désormais la fraîcheur du roquefort après trois heures de passage en douane à l’aéroport de Domodyedovo, mais il était impossible de résister à l’envie de parler de cette compétition improbable qu’est la coupe de la FNL. La coupe de la quoi ? La coupe de la FNL, un tournoi chatoyant expurgé des riches de la Première Ligue et des va-nu-pieds de la PFL (enfin, presque) pour ne conserver que la fine fleur du football, les pensionnaires de ce trou noir à clubs qu’est le second échelon russe. La chose a lieu à Chypre depuis 2012, paraît-il pour se préparer à la reprise du championnat. Sont admis ceux qui peuvent se payer le voyage, c’est aussi simple que ça. Les snobs du Dinamo Moscou et de Tosno n’ayant pas daigné faire le déplacement, les organisateurs se sont résolus à inviter des clubs de PFL pour faire le nombre : le Dinamo Saint-Pétersbourg, la réserve de Krasnodar et Tchertanovo. A noter le bras d’honneur du SKA Khabarovsk au bilan carbone : le club d’Extrême-Orient russe a fait ses 10 000 km d’avion pour participer à cette petite sauterie.

Qui de mieux que l’impérial Fakel Voronezh pour remporter la coupe ? Le club des Terres noires, qui a raflé tous les titres secondaires en URSS et en Russie, se devait d’ajouter cette breloque à son palmarès. Après s’être défait de l’ogre Mordovia en demi-finale, les Voronejiens se sont retrouvés face au petit poucet Tchertanovo en finale. Le club formateur de la banlieue sud de Moscou ne s’est pas laissé faire, et le Fakel a dû attendre un coup franc de Nagibin en fin de match pour emporter le titre dans l’indifférence générale d’un stade chypriote livré aux courants d’air.

L’œil de Moscou

Quand Ukrainiens et Russes sont solidaires.

Le FC Zenit est un club avec des projets très ambitieux. On le sait depuis longtemps, sauf qu’on ne voit pas une seule preuve de leur réussite. Plusieurs titres du champion de la Russie sont bien sûr importants, mais pas au niveau des exigences de ses supporters. Mais comme Andrei Sergeevich Arshavin a dit, c’est leur problème. Le problème est sans doute sur le banc de touche à coté des remplaçants. Il s’appelle Mircea Lucescu. Le fameux coach qui a gagné la Coupe de l’UEFA avec le Shakhtar Donetsk. C’est la première chose qu’on se rappelle de lui, mais les amateurs du foot ukrainien connaissent l’autre côté de ce monsieur. Mircea se plaignait tout le temps de l’arbitrage, des complots imaginaires, de la qualité de la pelouse, du temps… Bref, c’est plus facile de trouver de quoi le Roumain ne se plaignait jamais. Lucescu a changé de pays, mais lui-même n’a pas fort changé. Les mêmes plaintes, les mêmes outils dans le discours et les mêmes intentions de croire au complot. Cette fois-ci, son équipe a perdu à Perm. On peut pas dire que l’arbitrage a été sans faute, mais ce n’est pas l’essentiel. Le Zenit montre un jeu pas terrible. Lles joueurs sont tellement en méforme que les supporters ont presque arreté de croire au titre. Surtout quand le Spartak continue son parcours sans perdre trop de points. Mais Mircea n’y pense pas, il continue de se plaindre et de chercher la petite bête. Le plus drôle, c’est que son discours a réuni les deux peuples qui s’entendent plus trop depuis quelque temps. Les Ukrainiens viennent souvent dans les commentaires pour donner le courage aux suiveurs de la Premier League russe en disant « Soyez patients les gars, ça va pas passer ». Les conflits restent de coté, quand Mircea apparaît dans les actualités.

La polémique du week-end

Doit-on avoir peur pour la Coupe du Monde ?

Un petit reportage de 14 minutes de Copa90 qui fait le point sur la future coupe du monde 2018 en Russie, la xénophobie, l’homophobie, la corruption… Un document qui fait le tour des nombreux a prioris et déconstruit certains mythes.

L’ancien du week-end

Comme Marcos Rojo, cité la semaine dernière, il est international argentin et défenseur central. Comme Marcos Rojo, il a évolué un temps au Spartak Moscou. Nicolás Pareja, qui a connu la RPL de 2010 à 2013, a rejoint le FC Séville après son passage en Russie d’abord en prêt puis en transfert définitif. Il a remporté avec le club andalou trois Ligues Europa consécutives et à participé cette année à la Ligue des Champions… avec moins de réussite. Titulaire à Leicester à l’occasion des huitièmes de finale retour après avoir raté l’aller, Pareja n’a rien pu faire pour empêcher le FC Séville de s’incliner (0-2) et d’être éliminé de manière assez surprenante.

Le but du week-end

Si la jeune équipe du Tom Tomsk en quasi-faillite est en train de devenir le souffre-douleur de la RPL, cela nous offre quelques jolis buts. Cette semaine, nous apprécions la vision d’Ignashevich pour donner ce petit ballon sur coup-franc à Alan Dzagoev pour le 2-0.

La FNL

Le championnat est toujours aussi serré avec dix points séparant la relégation de la montée et les onze matchs nuls en vingt matchs en attestent pour ce printemps. Le Dinamo a donc fait la bonne affaire en dominant le Luch 2-0 grâce à un pénalty du meilleur buteur du championnat K. Panchenko. Derrière, les poursuivants font du surplace, Tosno a arraché un match nul grâce au doublé d’Aleksandr Makarov (87′ et 90′) alors que Tyumen menait 2-0 tandis que le SKA Khabarovsk a fait 1-1 sur son terrain contre un Sokol Saratov toujours relégable. Derrière, c’est donc la réserve du Spartak qui se rapproche après sa large victoire 3-1 contre un Yenisey Krasnoyark en perte de vitesse. Le Fakel, champion du petit tournoi d’hiver (cf. supra), recule d’une place après son nul 0-0 sur le terrain de Khimki alors que le Shinnik Yaroslavl revient à sa hauteur après s’être imposé à Tambov, équipe pourtant en forme : 1-0 via un but de Maksim Lauk, l’ancien de Kirov.

Plus bas, le Volgar Astrakhan s’extrait de la zone rouge après avoir dominé la réserve du Zenit, 4 à 3 après s’être fait rejoint dans les arrêts de jeu, Maksim Sutormin y est allé de son doublé. La situation commence à être inquiétante pour les Péterbourgeois, seule équipe battue deux fois au printemps (et par deux relégables). Le Spartak Nalchik est donc de nouveau relégable après un triste 0-0 face à un Baltika qui n’a pas su capitaliser sur sa récente victoire. L’opération maintien se complique donc un peu plus pour l’équipe de Kaliningrad malgré un recrutement convaincant cet hiver. Parmi les équipes en difficulté, le Mordovia qui continuait de s’enfoncer, a relevé la tête en dominant petitement la lanterne rouge, Neftekhimik qui a lui un pied en PFL malgré sa victoire surprise dans la semaine. Enfin, dans un duel de la peur entre deux équipes plus habituées aux honneurs, le Sibir et Kuban se sont quittés sur le score à la mode de 0-0.

 L’équipe-type de la rédaction

La rédaction Russie de Footballski sous la direction d’Adrien Laëthier.


Photo à la une : © Flickr / Piotr Drabik

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A propos de l'auteur

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Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

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