Retour sur la journée 13 de RPL 2016-2017 – Championnat de Russie de football

Adrien Laëthier
Adrien Laëthier - Publié le 9 novembre 2016

Nous revenons comme tous les mercredis sur ce qu’il se passe en RPL et en dessous pour les amateurs du football pratiqué en Russie. Ce mercredi, vous retrouverez le Spartak, un héros inconnu, beaucoup de neige et le début de la phase retour en FNL !

L’affiche :  Terek Grozny – Zenit Saint-Pétersbourg : 2-1

TEREK  XI : Gorodov / Utsiev © – Angel – Semenov – Mohammadi / Kuzyaev – Piriz / Roshi – Mitrishev (Mirzov, 82e) – Grozav (Adilson, 72e) – Balaj (M’Bengue, 82e)

ZENIT XI : Kerzhakov / Anyukov – Neto – Criscito © – Zhirkov (Chernov, 66e)/ Javi Garcia (Mauricio, 74e) – Witsel – Giuliano / Mak – Kokorin – Dzyuba (A. Kerzhako, 73e)

Pour ce dernier match avant une pause de deux semaines pour cause de matchs internationaux, et après avoir assuré sa qualification en Europa League, le Zenit se déplaçait sur la pelouse du Terek Grozny, très solide à domicile. Après seulement dix petites minutes de jeu, le Zenit rentrait parfaitement dans son match en ouvrant la marque grâce à Robert Mak. Le Slovaque reprenait de volée le ballon relâché par Gorodov suite à une frappe de Witsel (1-0). Entame idéale donc pour les hommes de Mircea Lucescu. Mais alors que le Zenit semblait en total contrôle de son match, malgré des jambes un petit peu lourdes, le Terek égalisait par l’intermédiaire de Bekim Balaj, d’un plat du pied qui trompait Kerzhakov (2-1).

Quelques instants plus tard, sur une perte de balle de Dzyuba au niveau de la ligne médiane, Belaj, bien servi sur la gauche, trompait le portier du Zenit d’une belle frappe du gauche à ras de terre (2-1). 2-1 à la mi-temps donc, et le score restera inchangé, malgré une envie évidente de la part des partenaires de Javi Garcia de revenir au score. Neto voyait rouge aussi en fin de rencontre pour avoir annihilé une action réelle de but en contre. Soirée cauchemardesque donc en Tchétchénie pour le Zenit, qui voit le leader, le Spartak, s’échapper à trois points. Le Terek profite de la contre-performance du CSKA pour monter sur le podium. Après avoir perdu sur blessure Shatov et Lombaerts contre Dundalk, et Neto, Witsel et Criscito ce week-end, sachant que Dzyuba a des problèmes au niveau des ischios, la semaine a été difficile pour Lucescu. Dans deux semaines, le Zenit affrontera la lanterne rouge, le Krylia Sovietov à domicile, alors que le Terek se rendra sur la pelouse du Tom Tomsk.

Le match du week-end : FK Krasnodar – FK Orenbourg : 3-3

Que dire… Nous sommes dans une situation délicate. En effet, comment est-il possible de résumer correctement cet incroyable Krasnodar – Orenbourg ? Il s’agit d’une rencontre où les spectateurs seront passés par toutes les émotions, où on aura eu de tout : des buts, des actions, des occasions, des ratés, des retournements de situation, des attaques, des défenses, des parades, des maladresses, des cartons jaunes, des cartons rouges, des erreurs arbitrales, des gains de temps, et on en passe. On vous a fait un résumé à la hauteur de la richesse de ce match, car, ce que l’on a vu avant tout, c’est du spectacle ! La Russie a été copieusement servie cette semaine en buts, mais c’est finalement au très spectaculaire FK Krasnodar 3–3 FK Orenbourg que revient le titre de match du week-end. Retour sur l’affiche d’une rencontre qui venait juste d’avoir eu lieu en Coupe de Russie il y a moins de deux semaines avant son coup d’envoi. Les Byki s’étaient très maladroitement (très faible ratio de buts sur occasions procurées) imposés dans leur stade après prolongation contre une équipe très difficile à manier d’Orenbourg (3-2).

À la différence de la rencontre précédente, ce match était assuré de se terminer au bout des quatre-vingt-dix minutes de jeu. On croyait que les problèmes de blessures étaient en train de se calmer pour Krasnodar avec les retours de Pereyra (plus d’un mois et demi d’absence sur blessure !), de Wanderson (presque trois mois d’absence sur blessure !) et d’Ari (absent une semaine pour maladie). Pas de bol ! Aux déjà blessés Mamaev (qui est tragiquement assuré de ne plus voir les terrains en 2016), Smolov et Torbinski, sont venus malencontreusement s’ajouter Naldo (la défense du FKK post-Sigurdsson privée de Naldo, c’est une histoire peu rassurante…), Izmaïlov (qui avait été très précieux au précédent match contre Orenbourg) et Podberyozkin (apparemment malades à en croire les communiqués du club). À quand le premier match de Krasnodar avec son équipe type cette saison, toutes compétitions confondues ? Pas avant longtemps, c’est certain. À cause de ces absences à répétition, les Byki ont encore été contraints d’inventer une nouvelle fois un onze de départ en urgence (alors qu’ils revenaient d’un déplacement éprouvant en Allemagne sur la pelouse de Schalke en compétition européenne de milieu de semaine). Du côté d’Orenbourg, malgré les résultats honorables des précédentes rencontres contre Tomsk (victoire 3-1), Saint-Pétersbourg (défaite 0-1 à l’extérieur) et Samara (victoire 1-0), tous obtenus avec la même ossature, l’entraîneur Robert Evdokimov choisissait de faire des modifications et de rappeler les buteurs du huitième de Coupe de Russie contre le même adversaire, à savoir Breyev et Oyewole.

Annoncé difficile pour des Byki en pleine pénurie d’effectifs, le match, disputé devant 22 415 spectateurs dans les tribunes, débutait pourtant de manière idéale pour eux malgré des difficultés perceptibles en début de rencontre dues aux rotations incessantes imposées par les blessures et par le calendrier chargé du championnat, de la Coupe et de la Ligue Europa (dernier club russe à toujours être en course dans toutes les compétitions cette saison). Après avoir failli encaisser dès la huitième minute lorsque les joueurs d’Orenbourg trouvaient les espaces dont ils avaient besoin en contre-attaque, mais avoir été sauvé par la maladresse de ces derniers dans le mauvais geste, le FKK inscrivait deux buts en deux minutes sur les deux premières offensives fluides. D’abord, Ari réceptionnait une passe en profondeur dans le point de penalty, puis servait en retrait Pereyra, celui-ci armant une frappe imparable au raz du sol et du poteau (1-0, 9′). Premier but pour celui-ci depuis son retour de blessure. Ensuite, Kaleshin trouvait Ari qui ne se privait pas pour marquer, d’un tir placé entre les jambes du gardien biélorusse Gutor, un semblant de but du break (2-0, 11′). Les Byki passaient même près du KO sur un coup-franc d’Akhmedov, mal réceptionné par Éboué pourtant idéalement placé. On croyait alors à une victoire facile pour le FKK. Que nenni…

Au contraire, le restant de la première mi-temps va s’apparenter à un scénario incroyablement cauchemardesque pour les Byki et féerique pour les visiteurs qui rappelle qu’un avantage peut se perdre très vite. Trois erreurs défensives permettront à Orenbourg de prendre l’avantage en moins de vingt minutes à la stupeur du public. D’abord sur un mauvais dégagement de Gazinski, retombé directement dans les pieds de Sergei Breyev qui fusillait Kritsyuk d’un tir puissant (2-1, 17′). Ensuite sur coup franc d’Orenbourg, Kritsyuk (sur qui l’intervention d’Oyewole apparaît limite) dégageait le ballon directement dans les pieds de Vladimir Poluyakhtov (buteur au précédent rendez-vous entre les deux formations) qui était intervenu depuis la droite, le visiteur convertissant immédiatement l’offrande (2-2, 21′). On passait à peine la demi-heure de jeu que Koronov tirait un corner que le même Poluyakhtov reprenait de la tête pour marquer en profiter d’une absence totale d’un Petrov peu en forme et déjà peu convaincant contre Schalke (2-3, 31′). Le cauchemar des Byki ne s’arrêtait pas là. Kritsyuk, apparemment touché sur l’une des actions récentes, était obligé de laisser sa place à Sinitsyn. Cette blessure entraîna un long temps d’interruption avant que les choses ne dégénèrent avant la mi-temps. Sur un coup franc (pourtant sifflé en faveur des Byki), Éboué se frottait un peu trop avec un adversaire jusqu’à le faire tomber d’un coup. Carton rouge direct et les Byki étaient réduit à dix après plusieurs minutes d’interruptions à nouveau. Deux actions douteuses avec un Ari retenu puis renversé dans la surface et un Kaleshin frappé d’un coup d’épaule en pleine tête n’étaient en revanche pas signalées. Après sept minutes d’arrêt de jeu, l’arbitre renvoyait les joueurs aux vestiaires avec un avantage plutôt mérité d’une courageuse (mais peu fair-play) équipe d’Orenbourg face à une équipe de Krasnodar décontenancée, assommée et catastrophée par la tournure désastreuse des événements dans une rencontre spectaculaire malgré des décisions arbitrales loin d’être impériales. Il était grand temps que la pause ait lieu, histoire de calmer les esprits.

En deuxième mi-temps, les Byki retournaient à l’attaque malgré leur infériorité numérique, l’entrée percutante d’Okriashvili leur apportant une bonbonne d’énergie. Les dix locaux fonçaient à l’attaque. Ari ratait d’abord le cadre sur un long service de Joaozinho avant que Kaleshin ne perde son face-à-face avec Gutor suite à une bonne passe de Laborde puis que Granqvist et Ari ne parviennent pas à correctement contrôler le ballon à la réception sur corner aux 4 mètres. Okriashvili s’offrait le luxe d’un joli retourné acrobatique qui terminait toutefois directement dans les gants de Gutor, puis ratait sa petite talonnade quelques minutes plus tard sur un une-deux avec Ari qui aurait permis à ce dernier de se retrouver seul face au gardien. Sinitsyn sauvait son équipe à trois reprises, dans un premier temps sur un raid solitaire côté droit de Delkin qui ajustait l’angle en bas à la gauche des cages des Byki, puis dans un deuxième et un troisième temps sur des services dans l’axe pour ce même Delkin, l’autre gardien ayant été mis à contribution entre les deux sur un tir lointain d’Ari après qu’Okriashvili eu dépossédé un latéral puis remonté le ballon jusqu’à Wanderson (entré en cours de match pour sa première apparition depuis près de trois mois !) et Joaozinho. Le FK Orenbourg allait finir par être puni de ses excès d’engagements et de son non-fair-play. Sur un raid d’Okriashvili à gauche, Malykh le mettait à terre sur un contact puis lui faisait un croche-patte monumental alors que celui-ci s’était relevé. Carton rouge direct élevé à l’encontre du visiteur. Joaozinho tirait impeccablement le coup franc qui trouvait la tête d’un Martynovitch en patron aérien devant le but (3-3, 75′).

Dans le temps restant, les Byki continuaient de mettre la pression, mais manquait (comme toujours) de réalisme et d’application dans les gestes décisifs tels que les têtes inefficaces répétées d’Ari (certaines sur des actions pourtant très belles) alors qu’Orenbourg semblait partagé entre conserver le nul et arracher les trois points, les joueurs tombant les uns après les autres pour gagner du temps tout en continuant d’exploiter les opportunités de contres au maximum, se procurant même quelques vraies occasions. La fin de match était presque désastreuse en fair-play du côté d’Orenbourg. Entre interruptions pour « blessures » et gains de temps divers, l’arbitre accordait six minutes de temps additionnel au FKK (pendant lesquelles les visiteurs Gutor, Vorobyov et Katsalapov écopaient tous d’un carton jaune pour comportement non sportif). C’est sur ce nul spectaculaire et incroyable en scénario et en mental, mais faible en esprit sportif que l’arbitre sifflait la fin d’une rencontre qui fait plus les affaires d’Orenbourg que de Krasnodar qui souffre toujours autant de ses nombreux problèmes d’effectifs et de son manque de réalisme et qui ne profite pas du nul entre le CSKA et l’Amkar Perm pour monter en quatrième place et menacer le Terek Grozny. Le FK Orenbourg, qui a su se montrer convaincant (en dehors des quelques points comportementaux ci-dessus), maintient sa distance d’un point avec le premier barragiste pour la relégation.

Les autres matchs

  • Le Spartak difficilement. Tomsk sous le froid c’est toujours difficile d’y jouer, le Spartak a mis du temps avant de mettre en place son jeu, mais c’est finalement à la 42e minute que Fernando inscrira le seul but du match. Les Moscovites restent leaders.
  • Gros match à Ufa. Cinq buts dans ce duel entre Ufa et le Rubin Kazan, et ce sont les visiteurs qui sortent grands vainqueurs! Score final 3-2 pour les visiteurs avec des buts de Jonathas, Rochina et Nabiulin tandis que Sysuev et Stotsky ont marqué pour les locaux. A noter qu’Ufa a disputé la quasi-totalité de la rencontre en infériorité numérique suite à l’expulsion de Shelia et que Sly a loupé un pénalty!
  • Match nul en bas de classement. C’était le match de la peur entre Samara et Ural, deux mal classés du championnat. Ce match avait la particularité de voir Skripchenko sur le banc de Samara, trois jours après avoir quitté Ural. Score final 2-2 avec tout de même une nette domination des locaux. Korobov et Chanturia ont marqué pour Ural tandis que Kornilenko a scoré deux fois pour le Krylia.
  • Le Loko plein gaz! Grosse victoire pour le Lokomotiv Moscou contre l’Anzhi sur le score de 4-0! Doublé de Maicon, but de Fernandes et enfin Samedov sur pénalty. Le Loko n’est pas mort, mais reste en bas de classement.
  • Du beau jeu à Rostov. Inquiété dès le début de match par un but de Burmistrov pour l’Arsenal Tula, Rostov a su réagir avec un doublé d’Erokhin et un but d’Azmoun et de Poloz! Score final 4-1 pour un Rostov qui reste à deux points de l’Europe!
  • Le CSKA n’y arrive plus. Nouveau coup d’arrêt pour le champion en titre qui ne parviendra pas à obtenir mieux qu’un nul face à l’Amkar Perm. Match riche en buts sur le score de 2-2, Ignashevich et Tosic ont marqué pour le CSKA tandis que Jikia et Kostyukov ont permis à l’Amkar de ramener le nul.

Le classement

Le Spartak s’envole alors que le CSKA s’effondre… Contraste moscovite.

L’œil de Moscou

La beauté du football de province

On a vu une journée complète. Mais vraiment. Un des leaders perd à Grozny et laisse son concurrent prendre de l’avance. Le concurrent c’est le Spartak Moscou qui a gagné à Tomsk sur une pelouse couverte de neige et avec une température de -13°C, en montrant du beau jeu tout de même. Dans des conditions similaires, on a vu quatre fois plus de buts à Samara où les deux équipes qui ont changé d’entraineurs ont fait un match nul. Même hiver et encore plus de buts à Ufa, mais c’est le Rubin Kazan qui gagne 3-2 dans ce derby. Que du beau jeu ! On dirait même que l’hiver se marie très bien avec le foot russe. Mais le match plus fou a eu lieu à Krasnodar où on a assisté à un exploit du FK Orenbourg et d’un certain Vladimir Poluyakhtov qui a planté deux buts dans les cages de l’un des meilleurs gardiens russes, Stanislav Kritsyuk.

Vladimir qui ? Poluyakhtov! Certainement vous ne connaissiez rien de lui, pas même son nom, comme nous d’ailleurs, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre à le connaître. Vladimir est un fidèle du club dont il fait partie depuis 2011 en y ayant passé presque toute sa carrière professionnelle. Un latéral gauche, mais droitier. Du jamais vu quoi ! Plus sérieusement, lui c’est l’exploit de la journée: le joueur dont on n’attendait rien et qui a marqué un doublé face à une équipe qui évolue en Ligue Europa ! L’histoire de Vladimir Poluyakhtov, dont même internet ne sait pas grand-chose, est là pour nous rappeler la beauté du foot du bas de tableau, et du FK Orenbourg plus précisément. On n’a pas besoin de chercher les émotions seulement dans les grandes villes comme Moscou et Saint-Pétérsbourg, ça peut venir d’une ville provinciale du sud de la région d’Oural. Une équipe qui n’a rien à perdre et qui joue ou essaye de jouer face à n’importe quel adversaire. Le foot est beau, si on y joue avec le cœur !

La polémique du week-end

Les ours écrasés

La neige… 

Les habitués de la rubrique savent que le climat de Vladivostok réserve souvent quelques surprises aux équipes visiteuses. C’est ainsi que la tenue du match entre le Luch Energiya et le Kuban Krasnodar s’est trouvée menacée par d’importantes chutes de neige. Comme personne n’a jamais envie de refaire le déplacement en Extrême-Orient russe, les locaux se sont activés pour déblayer le terrain avec l’aide de quelques supporters. Le coup d’envoi a quand même été décalé de trois heures, le temps de former de jolis monticules derrière les buts.

Et quand les supporters refusent d’être mis à contribution, ce sont les joueurs eux-mêmes qui participent à l’effort, à l’image du gardien de but du Dynamo Anton Shunin, qui a manié la pelle à neige avant le début du match contre Krasnoyarsk. Il a ensuite conclu sa corvée d’un beau proverbe russe : « Si tu aimes la glisse, aime aussi porter ta luge. »

L’ancien du week-end

Il n’a pas vraiment connu la RPL, mais a évolué en Russie deux années durant. Malgré son nom à consonance grecque, Kosta Barbarouses est international néo-zélandais. Passé par l’Alania Vladikavkaz entre 2011 et 2013, il a joué pendant un an en FNL avant d’être prêté au Panathinaïkos la saison suivante puis de signer en Australie, plus précisément au Melbourne Victory. Transféré cet été au Wellington Phoenix, dans son club d’origine qui est aussi celui de sa ville natale, Barbarouses s’est déplacé ce lundi sur le terrain de son ancien club et y a concédé une très lourde défaite (1-6). Il est à noter que Barbarouses devrait retrouver la Russie à l’été 2017 avec sa sélection, qualifiée pour la prochaine Coupe des confédérations grâce à son statut de championne d’Océanie.

Le but du week-end

Le but du week-end, vous le trouverez à 3’49 » de cette vidéo, mais vous pouvez regarder les cinq buts de ce match spectaculaire si vous le souhaitez. Son auteur ? C’est Elmir Nabiullin, espoir russe au poste de latéral gauche qui l’inscrit pour donner la victoire aux siens dans ce derby, après un rush de quarante mètres.

La FNL ce week-end

Pour le premier des matchs retours, le Dinamo a de nouveau marqué le pas face à un adversaire sérieux, le Yenisey Krasnoyarsk, désormais quatrième et barragiste. Score final, 2-2, Ilya Gultyaev ayant répondu par deux fois à Ivan Temnikov. Tosno revient donc à trois points à la faveur de sa large victoire 3-0 contre un Sibir Novosibirsk qui s’enfonce de plus en plus dans la zone de relégation. Le Fakel Voronezh, troisième, est en pleine forme et pointe à trois points de Tosno après sa victoire à Nalchik (lui aussi relégable) sur le score de deux buts à un.

Derrière ce trio de tête, ce sont les trois surprises du championnat qui sont à égalité de points. Outre le Yenisey, on y retrouve le Shinnik Yaroslavl auteur du nul, 1-1 sur le terrain de la réserve du Zenit Saint-Pétersbourg, et le SKA-Energiya Khabarovsk qui grâce à Adlan Katsaev a battu un Neftekhimik Nizhnekamsk qui n’est pas dernier du fait de son nombre de victoires (19e donc). Ensuite, ce sont les réserves qui sont à l’affût avec tout d’abord celle du Spartak qui s’est ressaisie en s’imposant 4-1 en Mordovie sur la pelouse du Mordovia Saransk, avec notamment un but de Denis Davydov, alors qu’ils évoluaient à dix contre neuf depuis la trentième minute. La réserve du Zenit est quant à elle en huitième position, très légèrement décrochée.

Il y avait ce week-end beaucoup de matchs entre ventre-mou et possibles relégables. Le Luch Vladivostok en est un des vainqueurs en triomphant à domicile du Kuban Krasnodar, toujours incapable de s’éloigner de la zone rouge (2-1) ; en compagnie de Khimki, vainqueur 1-0 à Tambov dans un duel de promus. Tyumen, de son côté, a partagé 2-2 à domicile contre la lanterne rouge, le Baltika Kaliningrad, et ce malgré un doublé de l’inévitable Khasan Mamtov, deuxième meilleur buteur de FNL derrière Kiril Panchenko désormais. Enfin, le triste 0-0 du week-end est à mettre à l’actif du Sokol Saratov et du Volgar Astrakhan. Si le Sokol est désormais relégable, il n’a qu’un point de retard sur le Volgar qui se contente de ce nul pour ressortir de la zone rouge après trois défaites consécutives.

La suite dès aujourd’hui avec un alléchant Fakel Voronezh – Luch Vladivostok notamment.

 L’équipe-type de la rédaction

En plus du héros du week-end Poluyakhtov, on retrouve quatre joueurs du Loko, ce qui marque le réveil des Cheminots.

En plus du héros du week-end Poluyakhtov, on retrouve quatre joueurs du Loko, ce qui marque le réveil des Cheminots.

 

La rédaction Russie de Footballski sous la direction d’Adrien Laëthier.


Photo à la une : © Flickr / Piotr Drabik

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A propos de l'auteur

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Adrien Laëthier

Amoureux de la Russie et de l'Ukraine et spécialiste de ces footballs, ainsi que du football de l'Est en général ! A vécu en Russie, à Chelyabinsk là où les météorites tombent. J'essaye de faire vivre sur Footballski les différents championnats d'ex-URSS (Ukraine, Caucase, Baltique,...) ainsi que la RPL par les résumés hebdomadaires.

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