Ligue Europa 2017/2018 : Barrage retour

Raphaël Brosse
Raphaël Brosse - Publié le 25 août 2017

Ca y est, c’est fait, la belle Ligue Europa a choisi ses prétendants, et a remballé les autres sur le pas de la porte. Au terme d’un, deux, trois voire quatre tours qualificatifs, les uns se pavanent de pouvoir voyager dans toute l’Europe le jeudi soir, les autres attendent impatiemment juin prochain. Retour sur les barrages retour de la Ligue Europa 2017/2018.

Les choix de la rédaction

Videoton (HON) – Partizan Belgrade (SER) : 0-4 [Agg. : 0-4]

Le score nul et vierge du match aller laissait présager une manche retour pleine d’incertitudes. Mais le suspense s’est finalement très vite évaporé. Bien entré dans la rencontre, Videoton place quelques banderilles avant de se faire surprendre en contre. Suite à une perte de balle d’Asmir Suljić au milieu de terrain, Everton Luiz alerte Léandre Tawamba qui, d’une frappe sèche, trompe la vigilance d’Ádám Kovácsik (6e). Passeur décisif pour Seydouba Soumah (24e), Uroš Đurđević s’illustre ensuite en alourdissant la marque (35e). A la pause, le Partizan mène 0-3 dans une Pancho Aréna bien silencieuse.

Et le début du second acte ne permet pas aux supporters des Vidi de s’enflammer, au contraire. Roland Juhász reçoit un deuxième carton jaune à cause d’une faute stupide (47e). Les Hongrois semblent abdiquer et les Serbes jouent à leur main. Đurđević enfonce même le clou en toute fin de match, signant ainsi un doublé (87e). La pilule est un peu difficile à avaler pour Videoton, qui avait accompli un remarquable exploit au tour précédent en éliminant Bordeaux et qui va désormais devoir se concentrer sur le championnat. Le Partizan, de son côté, renoue avec la phase de poules de la Ligue Europa, deux ans après sa dernière apparition à ce niveau de la compétition.

Crvena Zvezda – FK Krasnodar : 2-1 [3e-3 agg.]

Dix ans que l’Étoile rouge de Belgrade n’avait plus goûté à l’automne européen. Après une courte défaite avec deux buts inscrits à l’extérieur, les Serbes étaient très motivés pour vaincre la malédiction et avaient consacré la semaine entière à la préparation de ce match, reportant même leur match de championnat du week-end dernier. En face, le FK Krasnodar animait les automnes européens depuis trois ans sans avoir jamais lâché prise avant la phase de poule mais de nombreux doutes existaient avant le coup d’envoi, soulignés notamment par le président de la fédération Mutko. Depuis le début de saison, Krasnodar alterne aléatoirement le bon et le mauvais. À un rythme de deux matchs par semaine, les Byki n’arrivaient qu’à en réussir un seul tout au plus, image d’une faible résistance physique. Ces derniers étaient d’ailleurs les seuls à s’échauffer sur la pelouse du Marakana. Le stade, rempli à ras bord avec plus de 52 000 places vendues ont accueilli les visiteurs par une terrible bronca pendant leur échauffement. Ce coup stratégique de Zvezda mettait la pression sur les visiteurs qui ont semblé intimidés. Le match a cependant débuté avec un formidable tifo symbolisant l’amitié russo-serbe.

Là où le match aller avait été très plaisant et peut être vu et revu sans que le plaisir ne s’éteigne, le match retour a été à sens unique.  De toute évidence mal préparés psychologiquement à la rencontre et déstabilisés par l’ambiance incroyable du stade, les Byki ont été absents de cette première mi-temps où Smolov et Mamaev auront été fantomatiques et l’ancien Marseillais Charles Kaboré exceptionnellement catastrophique. Pendant ce temps là, les locaux ont ouvert le score à la septième grâce à Radonjić sur une reprise de volée qui tape d’abord le sol puis la barre transversale avant de rentrer. A partir de ce moment, les rouges et blancs ont marché sur l’eau. Ils étaient faciles. Kaboré était logiquement sorti à la mi-temps. La deuxième période débutait de la meilleure des manières pour l’équipe locale. Guélor Kanga, ancien pensionnaire de Russie passé par le FK Rostov, inscrivait le plus beau but de la soirée quelques secondes après la reprise. Sa superbe frappe flottante des 30 mètres surprenait le gardien de Krasnodar. Le stade exultait et Zvezda venait de passer devant sur l’ensemble des deux matchs. La fin de match, crispée et horrible ne faisait pas honneur à la rencontre. Il pleuvait des fautes et contestations arbitrales comme pendant la mousson. Krasnodar gagnait un penalty pas évident ce qui relançait le suspense pour les dix dernières minutes. Les Serbes s’étant échauffés de façon étonnante, ils avaient fait leurs trois changements à la 77ème et manquaient un peu de jus en fin de rencontre lorsque le match était prolongé par huit minutes d’arrêts de jeu. Il a fallu une dernière main ferme de Borjan dans les tous derniers instants pour empêcher un second but de Krasnodar. Dès lors, l’arbitre pouvait siffler la fin de la rencontre, libérant les 52 000 Serbes euphoriques.

L’Étoile rouge rentre par la très grande porte en s’étant défait successivement de Floriana et d’Irtysh, puis des habitués européens du Sparta Prague et du FK Krasnodar. Une qualification remarquable et historique qui met fin à dix ans de disette. De son côté, Krasnodar sort par la toute petite porte, ses supporters ont vécu leur pire soirée et l’entraîneur Shalimov, déjà contesté, voit sa côte de popularité chuter à son plus bas.

Sheriff Tiraspol (MDA) – Legia Varsovie (POL) : 0-0 [Agg. : 1-1]

Exceptionnel ! Et de trois pour le Sheriff qui est enfin parvenu, pour la première fois depuis 2013, à se qualifier pour la phase de groupes de la Ligue Europa. La première fois, c’était donc lors de la saison 2009-2010, lorsqu’ils ont réussi à terrasser le Twente de Steve McLaren, Cheick Tioté et Bryan Ruiz, 2-0 à Tiraspol ! Ce soir-là, Aleksandr Erokhin était sur le terrain, tandis qu’un certain Wilfriend Balima avait marqué le premier but. Véritable icône au Sheriff, Balima avait quitté le club pour mieux y revenir, le mois passé, avec un nouveau contrat. Nul doute que son expérience sera bénéfique pour cette nouvelle épopée européenne qui attend les Jaune et Noir.

Avec une équipe solide et malgré les pertes de Savic et Ricardinho, bien compensées par des arrivées judicieuses, Bordin a réussi son pari de ramener le Sheriff en Europe. Ses joueurs ont fait presque jeu égal avec Qarabag, on peut penser à raison que la qualification pour la C1 n’était pas loin. Peut-être pour l’an prochain, après avoir emmagasiné de l’expérience jusqu’en décembre, voire, pourquoi pas, jusqu’au printemps ? Car dans le foot, c’est une lapalissade à laquelle on croit de moins en moins à mesure que le jeu est gangrené par des rapports de force, donc d’argent, démesurés, il est permis de rêver. Au fait, ces deux paragraphes n’évoquent pas le match car il n’y a rien à y redire : la double carte jaune de Pazdan, à la 40e, pour une faute légère sur Badibanga, puis pour avoir accroché le bras de l’arbitre en guise de protestation, a suffi à doucher les espoirs polonais, incapables par après d’inquiéter Mikulic. Le Sheriff a disputé là le match le plus facile de son parcours européen, se permettant de foirer majestueusement ses attaques et contre-attaques pour garder ce match nul terriblement salvateur. Bienvenue en Transnistrie, les amis ! Lénine, le Kvint et le Nistru vous y accueillent chaleureusement !

AEK Athènes (GRE) – Club Bruges (BEL) : 3-0  [Agg. : 3-0]

Le rendez-vous n’a pas été manqué. Dans un OAKA qui sait se sublimer pour ce genre de rendez-vous, l’AEK a parfaitement su bonifier ce 0-0 récolté en Belgique qui pouvait aussi être piégeux en cas de but des visiteurs. Klonaridis était le premier à faire passer un petit frisson, en trouvant le poteau (6e). Puis, sur penalty, Lazaros ouvrait le score dans la première demi-heure de jeu, histoire de monter d’un cran l’ambiance du stade (27e). Et le Portugais Simoes, éblouissant durant les 90 minutes, était à l’affût pour pousser de la tête une balle qui venait de heurter la barre. 2-0 en 39 minutes, et une affaire déjà bien engagée. Le deuxième acte était dans la même lignée, mais l’AEK peinait à plier l’affaire. Mais l’homme du soir, Simoes, déchaîné, inscrivait le 3e but dans les arrêts de jeu, après un raid solitaire plein d’opportunisme (90e+1). 3-0, un OAKA en fête et une équipe athénienne qui s’en va retrouver les joies d’une coupe d’Europe.

Östersunds (SUE) – PAOK (GRE) : 2-0  [Agg. : 3-3, Östersunds qualifié]

La débandade. La désillusion. La honte, même. Vainqueur 3-1 à l’aller, le PAOK abordait ce déplacement en Suède avec la volonté de finir le travail. En ayant dans un coin de la tête, quand même, le fait que les locaux, qui avaient notamment éliminé Galatasaray, pouvaient être l’équipe piège par excellence. Et comme dans toutes les mauvaises histoires, il y a toujours une part d’injustice. En position claire de hors-jeu, Ghodos déviait une frappe de son coéquipier pour battre Rey et ouvrir le score (71e). Son deuxième but, en revanche, ne devait rien à personne, si ce n’est à son talent : une belle frappe du droit aux vingt mètres, qui surprenait Rey dans son petit filet (77e). Ou comment perdre un ticket pour la Ligue Europa en Suède, en 6 petites minutes. Le PAOK pourra ruminer cet été manqué, et notamment ce match aller où ce penalty stupide aura été lourd de conséquences. Une saison sans Europe à la Toumba, c’est moche.

Bilbao (ESP) – Panathinaïkos (GRE) : 1-0  [Agg. : 4-2]

Après sa piteuse campagne européenne de l’an dernier, le Pana voulait se racheter. Et, pendant la première heure de jeu à l’aller, il était tout proche de le faire, en menant 2-0 après avoir montré de très belles choses. Mais ces 3 buts encaissés à Athènes avaient fait mal. Bien trop mal pour espérer renverser la situation à San Mamés, cathédrale du foot espagnol. En marquant sur un superbe mouvement, Muniain (22e) se chargeait d’enfoncer un petit peu plus le clou, et de rappeler au Pana qu’une ou deux classes séparaient les Verts de leur homologue basque. Difficile de parler de déception, tant perdre contre Bilbao n’a rien de scandaleux pour un club qui n’était pas au mieux la saison dernière. Mais une chose est sûre : le match aller laissera des regrets éternels, parce que le Pana a aussi montré qu’il pouvait causer bien des soucis aux Espagnols. Mais, faute de régularité et de constance sur 90 minutes, ce sera à la télé qu’il faudra suivre les joutes européennes.

Zenit Saint-Pétersbourg (RUS) – Utrecht (PBS) : 2-0 a.p. [Agg. : 2-1]

Flamboyant leader du championnat de Russie, en vue au cours d’un mercato au cours duquel il s’est montré particulièrement dépensier (notamment pour attirer des joueurs argentins), le Zenit Saint-Pétersbourg jouait une partie de sa saison ce jeudi. Battu (1-0) sur le terrain du FC Utrecht à l’occasion des barrages aller de la Ligue Europa après une qualification sans relief au tour précédent face aux Israéliens de Bnei Yehuda, le club de l’ancienne capitale impériale n’avait d’autre choix que de s’imposer devant son public pour éviter une élimination précoce sur la scène européenne qui ferait tâche. Le Zenit Saint-Pétersbourg alignait sa meilleure équipe possible et notamment les armes fatales Driussi et Kokorin devant. Le duo allait se mettre en évidence pour l’ouverture du score, logique, dès la neuvième minute : l’attaquant argentin décalait Kuzyayev qui était gêné par le retour d’un défenseur néerlandais. Le ballon revenait sur Kokorin qui n’avait plus qu’à ouvrir le score, permettant au Zenit de refaire son retard. Déterminé à éviter les prolongations, le Zenit poussait et bombardait les cages du FC Utrecht sans concrétiser, pêchant par maladresse. Le club russe aurait pu néanmoins bénéficier d’un penalty pour une faute de Leeuwin sur Kuzyayev dans la surface. À la pause, le score était de 1-0.

La domination du Zenit se poursuivait en seconde période mais les attaquants continuaient de se montrer maladroit face aux buts. Et quand ils parvenaient à trouver le cadre, c’est le gardien David Jensen qui s’imposait, notamment sur une frappe à bout portant de Sebastián Driussi (62e). Le temps passait et la prolongation semblait inéluctable. Utrecht manquait quant à lui une belle occasion de réaliser le hold-up par l’intermédiaire de Zakaria Labyad dont la frappe était détournée par Andrei Lunyov (69e). Alors que les Russes continuait à manquer de précision aux abords des buts de Jensen, Lunyov devait à nouveau s’employer pour éviter une situation très compliquée à son club en détournant un tir (contré) de van de Streek. Le score était de 1-0 à la fin du temps réglementaire et donc de 1-1 sur l’ensemble des deux matchs.

Une prolongation devait être disputée. Celle-ci démarrait sur les mêmes bases avec une énorme occasion manquée par le Zenit Saint-Pétersbourg et par l’intermédiaire du capitaine Domenico Criscito qui ne cadrait pas sa reprise à la suite d’un corner (92e). L’entrant Poloz (97e, frappe arrêtée par Jensen) puis Kuzyayev (105e, tir non cadré) permettaient au Zenit de se procurer d’autres occasions. La libération intervenait de manière inéluctable juste avant la mi-temps des prolongations : Poloz débordait sur le côté gauche puis centrait, le ballon passait devant tout le monde y compris Jensen et Kokorin n’avait plus qu’à pousser le ballon de la poitrine dans le but vide pour envoyer virtuellement le Zenit en phase de groupes et accessoirement pour faire exploser le stade Krestovsky. Le Zenit n’avait dès lors plus qu’à gérer son avance non sans se faire très peur à la 112ème minute quand van de Streek gênait Lunyov dans sa sortie, forçant ce dernier à marquer contre son camp. L’arbitre signalera la faute. Le Zenit Saint-Pétersbourg aurait pu payer très cher son manque d’efficacité (20 tirs dont 12 cadrés) mais il aura fait le travail au terme des prolongations en s’imposant 2-0 face au FC Utrecht et en se qualifiant donc pour les poules de la Ligue Europa.

Le héros du soir se nomme Aleksandr Kokorin : auteur d’un doublé, celui qui est le meilleur buteur du championnat russe vit une résurrection en ce début de saison. Au fond du trou il y a peu, l’ex-golden boy du football russe revient en forme à moins d’un an de la Coupe du monde et il semble en passe de réaliser la prophétie de Fabio Capello, l’ancien sélectionneur russe, qui avait prédit que Kokorin serait la star du Mondial 2018. Le Zenit s’apprête quant à lui à aborder le tirage au sort en tant que tête de série avec le deuxième meilleur coefficient UEFA parmi les équipes en lice (derrière Arsenal). Il sera l’un des favoris de la compétition.

Dynamo Kiev (UKR) – CS Maritimo (POR) : 3-1 [Agg. : 3-1]

Après un 0-0 moyen et un match accroché à l’aller au Portugal, le Dynamo n’avait plus le choix jeudi soir à domicile. Dieumerci Mbokani passera tout près de l’ouverture du score dans les premières minutes de jeu avec une tête qui fuira finalement le cadre. Le Dynamo se verra ensuite refuser un but pour un microscopique hors-jeu d’Andriy Yarmolenko après une somptueuse ouverture de Mbokani par dessus la défense adverse. Le Congolais se procurera dans la foulée la plus belle occasion du match avec une demi volée aux six mètres sortit héroïquement par le gardien de Maritimo. Kiev aura finalement gain de cause à la demi heure de jeu avec l’ouverture du score de Denys Garmash qui profitera d’une mauvaise relance de la tête d’un défenseur portugais pour placer la sienne dans la lucarne de Charles. Mykola Morozyuk enfoncera le clou deux minutes plus tard sur un coup-franc détournée par le mur qui prendra le portier portugais à contrepied.

En seconde période, Mbokani échouera une nouvelle fois face à Charles, le gardien brésilien de Maritimo encore très bon sur cette rencontre. Derlis Gonzalez se verra logiquement refusé un but à l’heure de jeu après un faute évidente sur son vis à vis défensif. Le Paraguayen aura sa revanche dès l’assaut suivant avec une belle tête depuis un angle totalement fermé, magnifiquement servi par Andriy Yarmolenko. Maritimo réduira le score à la 69e après un cafouillage dans la surface. Le score de 3-1 ne bougera plus et offrira donc la qualif au Dynamo après avoir douté au match aller.

Salzbourg (AUT) – FC Viitorul (ROU) : 4-0 [Agg. : 7-1]

Après leur victoire 3-1 à l’extérieur lors du match aller, les Autrichiens de Salzbourg n’étaient pas vraiment inquiets avant le retour chez eux. Le score final démontre leur supériorité sur une équipe du Viitorul à la dérive. Mais l’inquiétude est ailleurs pour la jeune équipe de Gheorghe Hagi. Car après avoir vendu ses meilleurs éléments au FCSB en début de saison, et avoir ainsi annihilé toute chance d’atteindre la phase de groupes d’une compétition européenne, le Viitorul a vu son illustre président-entraîneur démanteler son équipe réserve. Bien des questions se posent désormais cette semaine sur l’avenir de L‘Avenir. Le résultat du soir passe, anecdotique, totalement au second plan.

Skënderbeu Korçë (ALB) – Dinamo Zagreb (CRO) : 0-0 [Agg. : 1-1, Skenderbeu qualifié]

Tout était à faire dans ce match retour ! Le club albanais disposait d’un avantage d’un but à l’extérieur. Le match démarra d’ailleurs très fort puisqu’à la 3e minute, Fernades se voyait refuser un but de la tête pour une position de hors-jeu très discutable. Skënderbeu répondait 2 minutes plus tard sur une grosse frappe des 30 mètres, boxée tant bien que mal par Livakovic. Les Albanais controlèrent globalement cette première période (60% de possession de balle) face à des Croates incapables d’apporter le danger (0 tir en première période). Skenderbeu mit de nouveau à contribution le gardien du Dinamo à la 42e sur un coup-franc direct.

Au retour des vestiaires, même constat avec des Croates manquant clairement de solutions offensives et maladroit en défense, comme à la 64e où le Dinamo se met seul en danger sur une passe en arrière mal contrôlée. Même en contre (65e) le Dinamo n’a pas réussi à mettre en danger cette équipe de Skënderbeu qui finira le match à 10. Mais ce sont bien les Albanais qui tiennent au final leur qualification pour la phase de groupe, retrouvant ainsi l’Europe ! Une belle performance qui ne doit pas cacher la très faible opposition du Dinamo sur l’ensemble des deux matchs.

Hajduk Split (CRO) – Everton (ANG) : 1-1 [Agg. : 1-3]

Les Croates avaient devant eux une montagne à franchir pour espérer atteindre la phase de poule de la Ligue Europa. Après avoir chuté en Angleterre 2-0, l’Hajduk devait donc se ruer à l’attaque et ne pas concéder de but. La première mi-temps traduisit cet objectif avec du jeu porté vers l’offensif. Les Croates utilisèrent plusieurs fois les renversements de jeu afin de prendre à revers le Toffees. Les Anglais profitaient quant à eux des moindres pertes de balle pour mettre le danger. La vitesse de leurs latéraux posait aussi problème et Sigurdsson, nouvellement arrivé, montrait ses aptitudes dans les reprises de volée. L’Hajduk poussa en fin de période, mettant Pickford à contribution (37e), et cela marcha à la 42e sur une frappe énorme dans l’axe de Radosevic. Trompé par la trajectoire du ballon, Pickford était battu.

Avec ce score de 1-0 à la mi-temps, les hommes de Carillo pouvaient espérer une deuxième période de feu. Mais au retour des vestiaires, Sigurdsson détruisit les espoirs sur l’un des buts de la soirée, une frappe du milieu de terrain qui trompa Stipica bien trop avancé. La tâche s’annonçait désormais compliquée. Les Croates obtinrent un penalty à la 65e que ne put transformer Ahmed Said. Malgré les attaques en profondeur d’Everton, l’Hajduk continua de pousser mais l’opportunité de réaliser un gros coup était passé. Les Croates quittent donc la compétition avec les honneurs et pourront regretter la mauvaise première période du match aller.

Qualifié pour la phase de poules de la Ligue Europa après avoir éliminé Fenerbahçe, le Vardar Skopje peut savourer. Emrah Yorulmaz / Anadolu Agency

Ligue Europa 2017/2018 – Composition des groupes :

Groupe A : Villarreal CF (ESP), Maccabi Tel-Aviv (ISR), FC Astana (KAZ), Slavia Prague (RTC)

Groupe B : Dynamo Kiev (UKR), Young Boys Berne (SUI), Partizan Belgrade (SER), Skënderbeu Korçë (ALB)

Groupe C : Sporting Braga (POR), Ludogorets Razgrad (BUL), TSG Hoffenheim (ALL), Istanbul Basaksehir (TUR)

Groupe D : Milan AC (ITA), Austria Vienne (AUT), HNK Rijeka (CRO), AEK Athènes (GRE)

Groupe E : Olympique lyonnais (FRA), Everton (ANG), Atalanta Bergame (ITA), Apollon Limassol (CHY)

Groupe F : FC Copenhague (DAN), Lokomotiv Moscou (RUS), Sheriff Tiraspol (MOL), FC Fastav Zlin (RTC)

Groupe G : Viktoria Plzen (RTC), FCSB (ROU), Hapoël Beer-Sheva (ISR), FC Lugano (SUI)

Groupe H : Arsenal (ANG), BATE Borisov (BLR), FC Cologne (ALL), Etoile rouge Belgrade (SER)

Groupe I : RB Salzbourg (AUT), Olympique de Marseille (FRA), Vitoria Guimaraes (POR), Konyaspor (TUR)

Groupe J : Athletic Bilbao (ESP), Hertha Berlin (ALL), Zarya Lugansk (UKR), Östersunds FK (SUE)

Groupe K : Lazio Rome (ITA), OGC Nice (FRA), Zulte Waregem (BEL), Vitesse Arnhem (PBS)

Groupe L : Zenit Saint-Pétersbourg (RUS), Real Sociedad (ESP), Rosenborg (NOR), Vardar Skopje (MAC)

Image à la Une : Antoine Gautier/Footballski

 

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A propos de l'auteur

Raphaël Brosse

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De retour en France après plusieurs mois passés à Varsovie, j'ai intégré la rédaction de Footballski, où j'écris principalement sur le foot hongrois.

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