Ligue Europa 2017/2018 : Barrage aller

Raphaël Brosse
Raphaël Brosse - Aujourd'hui à 16h06

Ah, ce mois d’août si cruel ! Les uns ont dû batailler depuis fin juin pour en arriver là, d’autres sont repêchés après une élimination en C1, et tous naviguent vers un seul objectif, entre fatigue, jusqu’au-boutisme, hargne, esprit de revanche ou dépression : la qualification pour la phase de poules de la Ligue Europa, c’est-à-dire du football européen jusqu’à Noël. C’est ça ou rien : ceux qui flanchent maintenant n’ont que leur championnat pour se consoler. Retour sur quelques-uns des barrages aller de la plus belle des coupes européennes pour nos clubs Footballski.

Les choix de la rédaction

Partizan Belgrade (SER) – Videoton (HON) : 0-0

C’est sûr et certain, ce Partizan – Videoton ne restera pas dans les annales de l’histoire du football. Dans un stade sonnant bien creux à cause d’un huis clos infligé pour incidents racistes, contacts rugueux et imprécisions se sont multipliés pendant 90 minutes. Les occasions furent assez rares. Malgré une légère domination territoriale, les Serbes ont eu un mal fou à se créer des situations intéressantes. Ils ont pourtant cru ouvrir le score à vingt minutes de la fin, mais le but d’Uroš Đurđević a été refusé pour une faute peu évidente (69e). Procédant en contre, les Hongrois auraient pu réaliser le coup parfait si le revenant Vladimir Stojković (de retour  dans les buts des Crno Beli) n’avait pas sorti l’arrêt qu’il fallait face à Máté Pátkai (90e+3). 0-0, tout se jouera donc au retour, du côté de la Pancho Aréna.

Panathinaïkos (GRE) – Bilbao (ESP) : 2-3

On aurait pu commencer ce résumé par : Héroïques. Fantastiques. Ou encore : exploit du Pana. Mais, et le, mais est de taille, les Verts se sont sabordés comme des grands sur leur pelouse. Pourtant, tout était bien parti, avec l’ouverture de Lod juste avant la demi-heure de jeu, après un beau plat du pied sécurité face au gardien (29′). Puis le virevoltant Cabezas, d’un missile sous la barre, doublait la mise après avoir hérité du cuir dans le coin de la surface (55′). C’était trop beau pour être vrai. En 5 minutes, Bilbao reprenait l’avantage. Oubliés au deuxième poteau, Aduriz de la tête (68′) et De Marcos du droit (71′) se chargeait de remettre le navire basque à flot, avant que Moledo ne concède un penalty transformé par ce même Aduriz (74′). Ou comment encaisser trois buts à domicile et se compliquer très sérieusement l’affaire. Il faudra aller chercher l’exploit à San Mamés. Avec une devise observée ce jeudi : impossible n’est pas Pana.

Club Bruges (BEL) – AEK (GRE) : 0-0

C’est à se demander si l’AEK a réellement envie de marquer des buts. Déjà l’an dernier, face à Saint-Étienne, ils n’avaient pas trouvé la faille. Idem face au CSKA cet été, lors du tour préliminaire de Ligue des Champions. Et rebelote cette fois-ci en Belgique. Pourtant l’entame fut bonne, avec deux belles situations : Mantalos trop court pour couper au premier poteau (4′), et Simons qui manquait de justesse de tromper son propre gardien (5′). Pour le reste, l’AEK a montré un visage plutôt solide, à l’image de cette belle parade d’Anestis sur une volée de Vanaken (70′). Mais le point noir du soir est venu de l’exclusion de Livaja après deux jaunes stupides (58′), qui illustre bien les problèmes rencontrés par Manolo Jimenez pour trouver une solution fiable à la pointe de l’attaque. Alors, il faudra être un peu plus conquérant à l’OAKA, tout en évitant de concéder ce but à l’extérieur qui fait tant de mal. Surtout, il faudra être capable de marquer. Et ça, c’est le gros défi.

PAOK (GRE) – Östersunds (SUE) : 3-1

Cette rencontre a longtemps senti le traquenard. Une belle équipe suédoise en face, qui avait notamment sortir Galatasaray. Une ouverture du score rapide de Nouri, après une faute de Rey ayant entraîné un penalty (21′). Et un PAOK qui tente de revenir, mais qui ne réussit pas. Finalement, le salut est venu d’abord de Matos, l’un des meilleurs l’an dernier, qui venait placer un coup de casque après un centre de Leovac pour trouver le petit filet opposé (38′). Puis, en deuxième mi-temps, les hommes de Lucescu prenaient encore un peu plus le contrôle du match (16 tirs contre 4 côté suédois). Cela payait : sur un superbe rush de Djalma sur la droite (avec un petit pont sur le défenseur), Prijovic devançait son vis-à-vis pour catapulter sa tête au premier poteau (77′). Avant que Pedro Henrique ne se fasse boxer par Keita, le gardien adverse, offrant un doublé à ce même Prijovic, qui transformait le penalty (88′). 3-1, et un horizon qui s’éclaircit un petit peu. Mais il ne faudra pas sombrer en Suède et éviter le coup de Trafalgar.

BATE Borisov (BLR) – Oleksandriya (UKR) : 1-1

Un nouveau match européen pour le BATE Borisov et une nouvelle performance maussade pour le champion de Biélorussie en titre. Tout avait pourtant très bien commencé avec l’ouverture du score de Mirko Ivanic qui prend le gardien ukrainien à contre-pied sur un plat du pied tout en maîtrise et décontraction. Un beau mouvement parti de la droite pour finir vers la gauche qui sera l’un des seuls de la rencontre pour le BATE, qui va ensuite relâcher la pédale d’accélérateur et permettre aux joueurs d’Oleksandriya de revenir dans la rencontre. Sur un excellent centre venu de la gauche, Yevhen Banada, déjà buteur face au Shakhtar le week-end dernier, vient apporter le surnombre dans la surface et placer, seul aux 6 mètres, une reprise imparable.

Deux buts dans les 25 premières minutes et plus rien ensuite. Sans être une purge intergalactique, le match ne restera pas dans les annales de la compétition. Quelques occasions par-ci par-là et un BATE Borisov trop dépendant de son meneur de jeu, Mirko Ivanic, qui a passé un cap cette saison. Le Monténégrin, décevant l’an passé, a été le meilleur joueur sur le rectangle vert de la Borisov Arena, jeudi. C’est d’ailleurs lui qui est à deux doigts de faire basculer la rencontre par deux fois : d’abord en trouvant Gordeychuk sur une passe lumineuse, mais l’ailier biélorusse manque son contrôle, puis sur une frappe dès 30 mètres dans le temps additionnel qui vient d’écraser sur la barre. Un résultat loin d’être idéal pour le BATE qui devra marquer en Ukraine s’il veut se qualifier pour la phase de poules.

CS Maritimo (POR) – Dynamo Kiev (UKR) : 0-0

Redescendu d’un échelon après sa piteuse défaite face au Young Boys de Berne, le Dynamo n’a désormais guère le choix s’il veut participer à une coupe d’Europe. Après une première demi-heure bien timide de part et d’autre, les esprits s’échauffent après un vilain tacle de Gamboa sur Denys Garmash. L’Ukrainien récolte pourtant un carton jaune pour contestation. Il faut l’intervention du capitaine Yarmolenko pour calmer un Garmash très remonté et sorti de son match. Les Portugais souffrent en fin de première période, mais le Dynamo ne trouve pas les filets, dû à trop d’imprécisions dans la dernière passe.

Des hors-jeu à la pelle continuent de plomber les attaques kiéviennes avant que Garmash, encore lui, vienne réveiller tout le monde avec un missile plein centre sorti de justesse par le portier brésilien du Maritimo. Le Dynamo a une nouvelle chance à dix minutes du terme avec une tête de Mbokani depuis les six mètres bien sortie par le gardien Charles Da Silva décisif jeudi soir. Yevhen Khacheridi récoltera en toute fin de match un second carton jaune après une faute évitable.

Les tentatives trop brouillonnes du Dynamo, ainsi qu’un manque d’animation offensive, n’ont donc pas permis aux Ukrainiens d’inscrire ce but à l’extérieur face à une formation du Maritimo qui n’a rien montré dans son stade.

Viktoria Plzen (CZE) – AEK Larnaca (CHY) : 3-1

Huit minutes de jeu. L’AEK Larnaca profite des errances défensives du Viktoria Plzen pour ouvrir le score en reprenant une balle difficilement repoussée par Hruska. De quoi imaginer une nouvelle soirée difficile pour le football tchèque d’entrée de jeu … mais c’était aussi oublier l’expérience de cette équipe de Plzen. Vingt minutes plus tard, face à l’armada espagnole de l’AEK, le vétéran Marek Bakos, attaquant slovaque présent au club depuis de nombreuses années, se décide à tirer un coup franc obtenu à une trentaine de mètres de la cage chypriote. Le ballon plonge, s’écrase sur le poteau avant d’entrer dans le but. La messe est dite, la machine Vrba est lancée. S’appuyant sur un jeu débridé et sur des couloirs actifs, le jeu du Viktoria Plzen s’éclaire peu à peu. Des Tchèques venant prendre l’avantage dix minutes plus tard, après un beau travail de Limbersky sur son côté, et un magnifique enchaînement de Kolar dans la surface de réparation chypriote. 2-1, puis 3-1, dix minutes avant la fin du match, après une main –très- évitable dans la surface de réparation permettant à Bakos de scorer un doublé grâce à un penalty. De quoi se donner de l’air avant le match retour.

Everton (ANG) – Hajduk Split (CRO) : 2-0

Les choses se corsaient pour l’Hajduk qui se déplaçait à Everton pour le match aller de barrage d’Europa League. Tombeur de Brondby au tour précédent, les hommes de Carillo faisaient face à une équipe d’Everton renforcée par la star de retour dans son tout premier club, Wayne Rooney. Koeman alignait ses nouvelles recrues sur le terrain avec Pickford dans les buts, Keane en défense, Klaassen à droite et Rooney devant. Côté croate, l’entraineur espagnol alignait 3 milieux défensifs avec Kozulj, Radosevic et Gentsoglou.

Malgré cela, les Croates ont grandement souffert durant la première période, contenant de leur mieux les attaques anglaises. Mais par deux fois, l’Hajduk a dû s’incliner. Keane ouvrait le score à la 30e de la tête. Battus dans l’engagement physique, les Croates étaient poussés à la faute, perdant les ballons trop bas et subissant la vitesse des attaquants d’Everton. Les Toffees en profitèrent à la 44e pour doubler la mise par Gueye, magnifiquement servi en profondeur par Rooney.

Les Croates trouvèrent plus d’espaces en deuxième période forçant Pickford à effectuer deux arrêts importants (62e, 82e). Mais les défenseurs d’Everton bloquèrent sans difficulté les offensives de sorte que les Croates se retrouvèrent à faire des frappes de loin sans danger. Everton se retrouve donc avec 2 buts d’avance avant de voyager en Croatie la semaine prochaine. Un matelas confortable face à une équipe croate qui devra réaliser un exploit pour se qualifier.

Dinamo Zagreb (CRO) – Skenderbeu (ALB) : 1-1

Les statistiques peuvent parfois tromper la physionomie d’un match. En l’occurrence, ce fut bien le cas dans ce match… Le Dinamo Zagreb recevait les Albanais de Skenderbeu, qui se sont difficilement qualifiés au tour précédent face au Mlada Boleslav. Les Croates eurent globalement le contrôle du match. Mais la possession de balle du Dinamo accoucha sur peu d’occasions franches, les attaquants se montrant très maladroits.

En face, les Albanais utilisaient la vitesse de leurs attaquants pour créer le danger. C’est d’ailleurs Skenderbreu qui ouvrit le score à la 37e sur un contre rondement mené qui vit au final Latifi se reprendre à deux fois pour envoyer le ballon au fond des filets. Mais l’ouverture aurait pu avoir lieu dès la 9e minute sur un but refusé pour position de hors-jeu. Sur coup franc, les Albanais se montrèrent dangereux. Radas mettait à contribution Livakovic sur un coup franc direct.

Les Croates revinrent en deuxième période avec les mêmes intentions, mais avec toujours autant d’imprécisions. Le match aurait pu être plié dès la 46e si Ali Sowe n’avait pas vu son but refusé pour hors-jeu. Durant cette deuxième mi-temps, les Albanais continuèrent de placer des contres dangereux qui malheureusement pour eux ne se concrétisèrent pas en but. Les occasions s’enchainèrent pour le Dinamo, mais le dernier geste n’y était pas. Jusqu’au bout le Dinamo poussa et fut récompensé à la toute dernière minute du temps additionnel sur un but de la tête d’Henriquez.

Un match nul arraché par le Dinamo qui laisse des regrets aux Albanais. Le match retour est donc plus qu’indécis !

Domzale (SLO) – Olympique de Marseille (FRA) : 1-1

Ce barrage de Ligue Europa constituait pour le NK Domžale le match le plus important de son histoire. À Ljubljana, devant plus de 10 000 spectateurs (un record), le troisième du dernier championnat de Slovénie recevait l’Olympique de Marseille avec l’ambition de rééditer l’exploit réalisé au tour précédent face à Fribourg pour atteindre la phase de poules. La mission s’annonçait difficile. Alors que les Phocéens, privés de leur capitaine Dimitri Payet et de Rolando, se présentaient dans leur traditionnel 4-3-3, les Slovènes évoluaient en 3-5-2. Domžale pouvait compter sur son jeune ailier Jan Repas, pour son dernier match avant son départ pour Caen, ainsi que sur l’expérimenté international bosnien Senijad Ibričić, placé dans un rôle de meneur reculé « à la Pirlo ». La première alerte dans la surface de réparation marseillaise arrive après un peu moins d’une minute de jeu et donne le ton de la première période.

Sans complexe, sous l’impulsion d’un Ibričić qui s’illustre par la qualité de ses passes et de ses remontées de balle, Domžale met en danger l’OM. Ce dernier ne se montre dangereux que de manière épisodique, mais pense ouvrir le score par Adil Rami, finalement signalé en position de hors-jeu (4’). Quelques minutes plus tard, Hiroki Sakai fait faute sur Bizjak le long de la ligne de touche. Ibričić se charge du coup franc et le ballon, dévié, atterrit sur la tête de Vetrih qui trompe un Mandanda impuissant (12’). L’ouverture du score slovène est surprenante « sur le papier », mais elle est totalement logique au vu de la physionomie de la rencontre. Le score de 1-0 à la pause est totalement logique.

En début deuxième période, le NK Domžale manque d’un rien de doubler la mise par Ivan Firer dont la reprise passe à côté des buts d’un Mandanda impuissant (48’). C’est l’un des tournants de la rencontre puisque dès lors Marseille prend tant bien que mal le contrôle des opérations. Les Marseillais croient même égaliser à la 57e minute : un coup franc de Thauvin trouve la tête de Valère Germain qui frappe le poteau. Adil Rami reprend et marque, mais pour la deuxième fois de la soirée l’international français, décidément malchanceux, est signalé hors-jeu. Il faudra attendre six minutes pour assister à l’égalisation marseillaise, œuvre de Morgan Sanson, parfaitement trouvé par Thauvin. D’une frappe croisée, le milieu de terrain marseillais n’a laissé aucune chance à Dejan Milić.

Malgré ce coup dur, Domžale trouvera son second souffle en fin de rencontre notamment sous l’impulsion de l’entrant Petar Franjić. L’attaquant croate causera bien des problèmes à la défense marseillaise et notamment à Patrice Évra, qui devra réaliser une faute grossière aux abords de la surface de réparation en toute fin de rencontre pour l’arrêter. Malheureusement pour Domžale, Jure Balkovec expédiera le coup franc de la dernière chance au-dessus du cadre (90’+3’). Score final : 1-1. Si le résultat est plutôt mauvais pour les Slovènes en vue du match retour au Stade Vélodrome la semaine prochaine, l’espoir demeure au vu de la manière. Le NK Domžale a en effet dominé l’OM pendant de longues séquences et il aurait pu s’en sortir avec une victoire, voire une large victoire. Tout reste donc encore à faire.

Ludogorets (BUL) – Suduva (LIT) : 2-0

Après l’élimination des œuvres de Beer Sheva en C1 et la défaite en Supercoupe contre le Botev Plovdiv, Georgi Dermendzhiev laissait sa place sur le banc de Ludogorets à Dimitar Dimitrov. Le club s’était également séparé du brésilien Jonathan Barbosa Cafu parti à Bordeaux.

Du côté de Suduva, après la qualification historique contre le FC Sion, le club continuait sur sa dynamique positive en battant facilement Stumbras et en obtenant un bon nul contre le Zalgiris Vilnius en championnat. Zalgiris Vilnius qui avait précisément été éliminé par Ludogorets en juillet (victoire 2-1 à Vilnius et défaite 4-1 en Bulgarie). Vu la différence de standing, l’objectif des Lituaniens était évidemment de réaliser un résultat permettant de préserver un intérêt au match retour.

La première mi-temps était largement dominée par une équipe de Ludogorets qui ne parvenait cependant pas à se montrer concrète en zone de finition, gênée par les qualités habituelles de Suduva : organisation, engagement et solidarité.

Cependant, Ludogorets augmentait le tempo en seconde période et Suduva était rapidement complètement dépassé par la vitesse d’exécution et la technique supérieure des Bulgares. Fort logiquement Cosmin Moti (61e) et Virgil Misidjan (72e) crucifiaient l’infortuné Kardum qui s’est multiplié pour éviter un score plus sévère.

Au vu de la domination affichée par Ludogorets, une défaite 2-0 peut être considérée comme un bon résultat pour Suduva et laisse une possibilité (minime soyons honnête) de retourner la situation au retour en Lituanie.

Vardar Skopje (MAC) – Fenerbahce (TUR) : 2-0

La grosse désillusion de la soirée est pour les Turcs de Fenerbahce qui ne pensaient sûrement pas repartir de cette façon de la Philip II Arena. Et surtout au vu de la première période dominée de la tête et des épaules par des Turcs surpassant largement aussi bien techniquement que tactiquement de bien faibles Macédoniens. Et pourtant sur leur quasi seule occasion de cette première période l’attaquant arménien Barsegyan profite d’une erreur d’appréciation de la défense centrale turque pour inscrire un but plein de sang-froid. La seconde période repart sur les mêmes bases et l’on se dit que le Vardar ne tiendra plus longtemps face aux assauts turcs. Pourtant, face à l’obstination macédonienne le jeu des Turcs va se déliter au fil du temps et la bande à Valbuena se fera punir sur une incroyable erreur de Topal qui liberté son gardien sur une tête en retrait aux 6m. Incroyable dénouement à Skopje, avec cette avance de 2 buts les Macédoniens se retrouvent dans une situation bien plus confortable et sont plus prêts que jamais d’une première expérience européenne

FK Krasnodar (RUS) – Crvena Zveezda (SER) : 3-2

Les visiteurs avaient la pression après que leur ancien coach, Brozović avait déclaré dans la presse russe (où il entraîne dorénavant) qu’ils étaient favoris… L’équipe se présentait avec plusieurs changements notables: le retour de Damien Le Tallec en milieu, Radonjic en ailier gauche et Andjelkovic, ancien de Krasnodar, en arrière gauche. Du côté de Krasnodar, Ignatiev, le jeune produit de 18 ans de l’Académie était aligné en pointe alors que Smolov, tout juste remis d’une blessure, débutait sur le banc pour Krasnodar.

Le début de match était à l’avantage des noirs et verts, dictant leur tempo. À la 20e, alors qu’il n’y a toujours pas eu de vraie occasion pour l’une ou l’autre des équipes, Ristić, ancien de Zvezda tente sa chance de loin, Bojan le gardien relâche son ballon et Ignatov en renard des surfaces traine à côté et n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets (1-0, 20′). Il faudra attendre quelques minutes pour voir les visiteurs sortir la tête de l’eau et tenter de proposer du jeu. Chaque équipe pousse, mais rentre au vestiaire sur le score de 1-0.

En deuxième mi-temps, Krasnodar doublait très rapidement la mise. Un débordement de Ramirez dans le couloir gauche débouchait sur un centre de Claesson qui expédiait le ballon dans le but (2-0, 46′). L’Étoile rouge répondait offensivement. Sinitsyn devait s’imposer sur une frappe lointaine de Kanga et surtout sur une action jouée à trois entre Pešić, Anđelković et Boakye où le Ghanéen tirait au niveau des six mètres ! Le même Boakye se faisait contrer son tir par Martynovitch peu après. L’Étoile rouge obtenait gain de cause quand la frappe lointaine de Srnić était mal détournée par Sinitsyn et terminait dans le but (2-1, 57′). Les Byki repartaient à l’attaque après la réduction du score et croyaient rétablir l’écart sur une frappe spectaculaire d’un Ristic très actif (ancien joueur du Red Star) depuis l’extérieur de la surface où le ballon tapait la transversale, franchissait d’un mètre la ligne de but, puis ressortait des cages. Malgré l’évidence du but, l’arbitre le voyait différemment et le score restait à 2-1. Ristic se procurait une deuxième frappe dangereuse qui rasait la base du poteau, puis Anđelković écartait de justesse en corner le lob d’Ignatiev par dessus Borjan. Ce moment était choisi par Shalimov pour faire entrer sa star : Fyodor Smolov. Sur le corner, Mamaev trouvait Petrov qui plantait sa reprise de volée depuis la ligne de surface de réparation (3-1, 66′). L’Étoile rouge réduisait à nouveau l’écart très peu de temps ensuite sur une passe en retrait de Milić reprise par Aleksandar Pešić, tout juste entré et libre de tout marquage (3-2, 71′). Les Byki dominaient nettement les vingt dernières minutes pour restaurer l’écart, mais Smolov mettait une tête au-dessus, Ristic se faisait arrêter son tir lointain par Borjan qui réitérait l’effort contre Smolov. Suleymanov, entré en fin de match, se faisait contrer un tir, puis Claesson poussait trop loin son lob lointain (Borjan était bien placé de toute manière). Slavoljub Srnić avait la dernière occasion de l’Étoile rouge, mais son tir n’était pas cadré.

Au final, ce match était très plaisant, très débridé en seconde mi-temps. Mention particulière au coach de Zvezda, Milojević qui a réalisé un coaching gagnant et où tout est possible avant le match retour. Krasnodar, habitué de la phase de poules de ces dernières années, a pris un léger avantage, mais l’Étoile rouge, maudite en barrages depuis dix ans, a inscrit deux buts très importants à l’extérieur.

Legia Warszawa (POL) – Sheriff Tiraspol  (MOD) : 1-1

Toujours la même petite musique pour le Legia cette saison que ça soit en Coupe d’Europe ou en championnat. Un beau tifo de la Zyleta déclarant (encore une fois) sa flamme à l’UEFA, un stade quasiment plein, une belle pelouse et puis rien… Le néant. Rien ne fonctionne, la machine est grippée comme une vieille Polonez ayant du mal à démarrer les jours d’hiver. Une défense qui ne ferait pas peur à une équipe U16, un milieu ne tournant pas rond, une attaque absente. Après avoir été éliminée de la Champions League par Astana, une élimination en Europa League avant la phase de groupe ferait tache pour le champion de Pologne en titre. Il n’y a pas grand-chose à signaler pendant près de quarante-cinq minutes. Seule une tête de Jedrzejczyk passant de peu au-dessus de la transversale Moldave sur un corner tire par Szymanski vient réveiller un L3 endormi. Si l’UEFA était à la fête dans les tribunes, sur le terrain le football ne l’était pas.

En seconde période, les entrées d’Hamalainen et Hildeberto vont redonner un peu d’élan aux Polonais qui ont maintenant le pied sur le ballon. C’est d’ailleurs une action entamée par le Portugais qui va se finir par un but du Finlandais à la 75e minute. Plat du pied, sécurité, liberté. On se dit alors que ce Legia qui pousse encore pour marquer le deuxième but devrait s’en sortir calmement malgré une prestation indigente. À la 84e, Kucharczyk n’est pas loin de donner un avantage plus conséquent aux siens, mais sa tête est trop molle pour inquiéter Mikulic. Et comme à son habitude, le Legia Warszawa va se faire punir dans les dernières minutes du match. Les Moldaves acculés obtiennent un corner à la 86e. Horriblement marqué par Dabrowski c’est Bayala qui d’une tête puissante aux deux mètres va délivrés les siens en marquant ce but à l’extérieur si important. Le Legia a été nul comme le résultat final de ce match, le Sheriff les a flingués au moment opportun. Il faudra donc gagner en Moldavie, pour que la Pologne et le Legia ne soient pas la risée de l’Europe. Les Polonais en sont-ils capables? Pas si sur.

La rédaction Footballski


Image à la une© Foto Olimpik/NurPhoto via AFP Photos

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Raphaël Brosse

Raphaël Brosse

De retour en France après plusieurs mois passés à Varsovie, j'ai intégré la rédaction de Footballski, où j'écris principalement sur le foot hongrois.

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