Ligue Europa 2017-2018 – 3ème journée

Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 20 octobre 2017

Cette trêve internationale interminable a enfin pris ses clics et ses clacs pour nous laisser tranquille, le jeudi soir, avec nos clubs préférés et cette belle coupe qu’est la Ligue Europa 2017-2018. La troisième journée a pris place et cela nous a offert comme d’habitude de grandes émotions. Retour sur les matchs Footballski de ce jeudi !

Groupe A : Le Slavia tient bon

  • FC Astana 4-0 Maccabi
  • Villarreal 2-2 Slavia Prague

Match au sommet de ce groupe A entre Villarreal et le Slavia Praha. Un match qui promettait et qui n’a pas déçu, entre deux équipes luttant pour la première place du groupe. Après quelque temps à tâtonner du fait des nombreux changements estivaux, le Slavia Praha est aujourd’hui dans une phase ascendante, laissant présager de belles choses et confirmant les nombreux espoirs placés en eux pour cette Coupe d’Europe. Ce match face à Villarreal prenait ainsi valeur de test grandeur nature face à l’équipe qui, sur le papier, semble la plus à même d’accrocher cette première place. Pourtant, sur le terrain, ce sont bien les hommes de Šilhavý qui ont fait parler la poudre les premiers. Deux buts coup sur coup, à une dizaine de minutes d’écart, venant faire taire l’Estadio de la Cerámica. Le premier de ces buts est signé du beau Tomas Necid. De retour à la maison après des épisodes difficiles à l’étranger, le supporter-enfant du club-joueur se refait peu à peu une santé, enchainant les matchs et retrouvant son habilité devant les buts. Preuve en est dans ce match avec une tête parfaitement placé sur un centre tout aussi splendide de Sobol. Le début de match est parfait, les Tchèques peuvent exulter. D’autant que, suite à une action collective de grande classe sur le côté droit, ces derniers viennent aggraver le score avec un but signé du néo-capitaine Danny. Le football simple, collectif et efficace de Šilhavý vient de frapper dans toute sa pureté. Et puis, la dégringolade … Profitant de quelques errances défensives, les Espagnols viennent planter deux buts coup sur coup, peu avant la mi-temps. Le premier par Trigueros et le second par Bacca, d’un enchaînement contrôle – frappe splendide et digne des grands buteurs. Si la seconde mi-temps reste silencieuse en termes de buts, on se dit que le Slavia a finalement de la chance d’emmener le point du match nul après ce déplacement, tant cette dernière fut dominée par les Espagnols.

Groupe B : Tout le monde se neutralise

  • Dynamo Kiev 2-2 Young Boys Berne
  • Skënderbeu 0-0 Partizan

Dans un match à haute tension et aux enjeux sportifs importants, le Partizan Belgrade se rendait en Albanie jouer face à Skenderbeu. Les Belgradois avaient carrément amené deux cuisiniers dans leurs bagages tandis que les supporters serbes étaient interdits de déplacement et où 500 forces de sécurité étaient mobilisées (Stewards + policiers pour encadrer les 78 Serbes qui ont fait le déplacement). Les premières minutes sont à l’avantage des locaux même si la première occasion nette est l’œuvre du Partizan à la 8e minute grâce à Tawamba. À la 23e, on entendait « Le Kosovo est le cœur de l’ Albanie », repris en cœur par les tribunes. À la fin de la première mi-temps plutôt ennuyeuse, les deux équipes rentraient au vestiaire à égalité. La seconde mi-temps démarrait sur un rythme encore plus lent, rendant le match encore moins agréable à suivre. Les dix dernières minutes étaient clairement à l’avantage des visiteurs qui multipliaient les occasions (84, 91e), mais rataient le cadre. Au final, les deux équipes se séparaient sur le score nul et vierge de 0-0.

Dans l’autre rencontre du groupe, il ne faudra que 46 secondes à Domagoj Vida pour mettre Dieumerci Mbokani en position de marquer. Le Congolais manquera malheureusement son face à face avec le gardien Von Ballmoos, envoyant le ballon dans les nuages. Les Bernois, entreprenants en début de match, trouveront les filets de Maksym Koval après le quart d’heure de jeu sur une frappe détournée de Roger Assalé. Le Paraguayen Derlis Gonzalez mangera une énorme opportunité d’égalisation à l’heure de jeu en trouvant le poteau à un mètre du but suisse. Junior Moraes se heurtera quelques minutes plus tard à la main ferme de Von Ballmoos partit chercher la frappe du brésilien dans la lucarne opposée. L’égalisation interviendra finalement à la 35e sur la première action vraiment construite du Dynamo. Vitaly Buyalskiy offrira sur un plateau d’argent le but au Congolais Mbokani qui n’aura plu qu’a conclure seul face au gardien adverse. Quasiment dans la foulée, Roger Assalé inscrira un second but pour les Suisses. Profitant d’un ballon renvoyé dans ses pieds sur corner, l’attaquant ivoirien n’aura plus qu’a conclure à bout portant.

Kiev reviendra à deux partout dès l’entame de seconde mi-temps avec un coup franc direct de Mykola Morozyuk. Comme à son habitude, le Dynamo finira en pleine bourre, acculant les Young Boys réduits à dix devant leur but. Malgré de belles opportunités en fin de rencontre, le score de deux partout ne bougera plus. Le Dynamo conserve tout de même la tête du groupe avec quatre longueurs d’avance sur leurs adversaires du jour.

Groupe C : Ludogorets prend la tête

  • Hoffenheim 3-1 Istanbul BB
  • Braga 0-2 Ludogorets

Match au sommet dans ce groupe C entre le leader Braga et Ludogorets. Intraitable en championnat et en Europa League depuis la mi-septembre, les Bulgares se déplaçaient avec toute la confiance engrangée possible. Dimitrov plaçait son équipe en 3-4-3 avec Lukoki aux avants postes, épaulé par le duo Marcelinho/Wanderson. En face, les Portugais connaissent pas mal de blessés de longue durée. Formation classique en 4-4-2 sans Rosic et remplacé par Silva en charnière, et Hassan au côté de Paulinho, Braga prend d’abord le match à son compte, se reposant sur sa grande qualité dans les centres et des joueurs explosant rapidement dans la surface et utilisant un jeu de tête dangereux.

Mais les Bulgares ont fait le dos rond jusqu’à la 25e sur un centre de Wanderson repris magnifiquement de la tête par Moti. Opportuniste sur leur seule action, Ludogorets prend ainsi l’avantage et aurait pu la minute d’après doubler la mise sur un contre éclair de Wanderson côté gauche ! Heureusement pour Braga, Matheus se détend parfaitement. Les Portugais eurent beaucoup de mal à contenir ce côté gauche par lequel la majorité des actions bulgares passa.

En deuxième période, Braga poussa en tentant énormément de frappes (20 au total du match) et de centres (40 au total du match), mais, solide sur sa ligne le gardien brésilien Renan réalisa un grand match et repoussa toutes les occasions.

Et dans ce match, le réalisme était bulgare ! Sur une mauvaise passe en retrait, Lukoki prit l’avantage sur le gardien et envoya le ballon sur le poteau. Mais de manière incompréhensible, Raul Silva en essayant de dégager le ballon l’envoya finalement au fond ! Boulette énorme du défenseur qui permit aux Bulgares de finir le match regroupé derrière et d’attendre les salves portugaises, en vain !

Score final 2-0 qui permet à Ludogorets de prendre la tête du groupe et de gérer tranquillement cette phase de groupe. Ça sent bon la qualification !

Groupe D : Rijeka se positionne, l’AEK confirme

  • Austria Vienne 1-3 Rijeka
  • AC Milan 0-0 AEK

C’était la grosse affiche. Celle où on imaginait un AEK séduisant en championnat, mais encore fragile en Europe vaciller, avant de sombrer face à un Milan au recrutement ronflant. Il n’en fut rien. Parce que dans un San Siro clairsemé, sauf la section des visiteurs pleine à craquer, la bande à Jimenez a livré un match titanesque, à l’image d’Anestis qui, dans ses buts, s’est régalé toute la soirée pour détourner chaque frappe milanaise dangereuse. Locatelli avait bien trouvé la faille, pourtant, mais son bel enchaînement amenant au but était invalidé pour cause de hors-jeu (8e). L’AEK, de son côté, avait une énorme occasion quand Simoes récupérait un ballon dans la surface italienne, avant de tenter sa chance dans un angle très fermé. Détournée par Donnarumma, sa tentative filait sur la ligne sans la franchir (30e). Mais le Milan, inlassablement, butait sur Anestis. De près, de loin, sur corner, sur coup franc : jeudi soir, il a tout sorti. Et fut le grand artisan de ce superbe nul ramené d’Italie qui, avec un poil plus de précision dans le dernier geste, aurait pu être un succès. Avec 5 points en 3 journées, toutefois, l’AEK conserve toutes ses chances de qualification. Là est l’essentiel.

Dans l’autre match du groupe, le champion de Croatie remporte son premier match d’Europa League de la saison grâce notamment à une très belle performance de Gavranović (il inscrit un doublé) et de Acosty. Une partie bien contrôlée par les hommes de Kek qui se sont quand même fait peur dans le dernier quart d’heure, une mauvaise habitude. Cependant, cette fois, c’est Rijeka qui a enfoncé le clou par Kvrzic dans le temps additionnel.

À mi-parcours de la phase de groupes, Rijeka prend la troisième place du groupe D, à deux points de l’AEK Athènes.

Groupe E : Coup d’arrêt pour l’Apollon

  • Atalanta 3-1 Apollon
  • Everton 1-2 Olympique Lyonnais

Match à oublier pour l’Apollon face à l’Atalanta. Alors que le club de Limassol réalisait jusqu’ici un parcours tout à fait acceptable avec deux matchs nuls face à Everton et l’Olympique Lyonnais, le club chypriote n’a pas su faire face aux talents des coéquipiers de Josip Illicic, auteur d’un match admirable et danger premier de l’attaque italienne. Pour cause, dès la dixième minute de jeu, les hommes de Gasperini font parler la poudre avec un beau jeu collectif parfaitement conclu par le métronome slovène sur une offrande de Spinazzola. Si les Chypriotes reviennent dans la course en seconde mi-temps grâce à une tête bien placée de Schembri, Josip Illicic décide d’accélérer et de faire marquer par deux fois ses coéquipiers. Le premier sur un corner parfaitement coupé par Petagna, et le second sur une passe parfaitement ajustée pour Freuler. La messe est dite, l’Atalanta s’envole au classement et s’empare de la première place tandis que l’Olympique Lyonnais, lui, profite de sa victoire en terre anglaise pour confirmer sa seconde place.

Groupe F : Quatre équipes toujours dans le brouillard

  • Zlin 1-1 FC Copenhague
  • Sheriff Tiraspol 1-1 Lokomotiv Moscou

Le groupe F est un groupe de gentlemen. Pas un crampon plus haut que l’autre, pas un match qui ne finisse sur un résultat nul. Seul le Loko a joué les goujats il y a quelques semaines en s’imposant 3-0 contre Zlín. Depuis tout est rentré dans l’ordre.

Ce sont les coupables vainqueurs de la dernière journée qui ont montré l’exemple. En déplacement à Tiraspol, le Lokomotiv est tombé sur une opposition plus coriace que ce à quoi il s’attendait. Les locaux ont fait feu de tout bois dès l’entame de match, inquiétant à plusieurs reprises Guilherme. Les cheminots se sont cependant vite repris et Anton Miranchuk a ouvert son compteur but en coupe d’Europe sur une superbe remise en talonnade de Farfán (0-1, 17e). L’égalisation est arrivée une dizaine de minutes plus tard par l’intermédiaire de l’ailier belge Badibanga (1-1, 31e), qui a semé la panique sur son côté gauche tout au long du match.

Les Tchèques du Fastav Zlín, eux, accueillaient Copenhague. Le onze danois est solide, très solide, mais peu imaginatif quand il s’agit de mener des offensives à l’extérieur. Les locaux l’ont compris assez vite, et sur une offensive 100% africaine – centre du Nigérian Moses, reprise à l’arrachée du Sénégalais Diop – ils sont parvenus à ouvrir le score (1-0, 11e). Comme d’habitude dans cette poule, les visiteurs leur ont rendu la politesse dans la foulée. C’est le latéral Ankersen, laissé complètement seul dans la surface, qui s’est chargé de la commission (1-1, 19e). En seconde période, une véritable purée de pois s’est abattue sur le stade Andrův, obligeant l’arbitre à interrompre le match pendant 20 minutes. Une belle métaphore de la situation dans ce groupe après 3 journées, qui refuse encore et toujours de se décanter.

Groupe G : Tout roule pour le FCSB

  • Hapoël Be’er Sheva 1-2 FCSB
  • Lugano 3-2 Viktoria Plzen

Après sa victoire à Lugano, le FCSB était seul en tête du groupe avant son déplacement en Israël, pour ce qui est probablement le match le plus compliqué à négocier dans cette poule. Un match que les Bucarestois abordent sans leur attaquant vedette Denis Alibec, écarté du groupe après une sombre histoire de… Counter Strike! C’est donc Florin Tănase, habituellement ailier, qui démarre en pointe, avec le jeune Dennis Man derrière lui aux côtés de Teixeira et Budescu. Le match débute plutôt mal pour les Roumains. L’Hapoël Be’er Sheva mène le jeu et ouvre le score par Melikson sur coup franc. Un but refusé pour un hors-jeu relativement discutable. Quelques minutes plus tard, c’est le latéral Romario Benzar qui doit quitter le terrain sur blessure. Malgré ce coup dur, le FCSB tient le choc. Au cours d’une première période équilibrée, mais très ouverte, les deux équipes ont de nombreuses occasions. Au contraire de ses coéquipiers attaquants, Florin Niță est en état de grâce et sauve les siens.

Éblouissant une fois de plus sur sa ligne, le gardien bucarestois fait des prouesses en seconde période, alors que le FCSB prend l’eau de toutes parts face à une équipe israélienne très entreprenante. Le tournant du match arrive à la 69e minute. Pour son dernier changement, Dică fait entrer Eddy-Harlem Gnohéré à la place de Tănase. Très exactement 20 secondes plus tard, l’attaquant français ouvre le score! Sur un tir raté de Teixeira, Gnohéré contrôle le ballon et trouve le petit filet sur un tir en pivot. Cinq minutes plus tard, ce dernier continue le show et s’offre un doublé en reprenant de la tête, seul au milieu de deux défenseurs, un centre de Budescu. Cinq petites minutes pour renverser le match! Les locaux n’abdiquent cependant pas et réduisent le score, à la 87e minute, par l’ancien Barcelonais Cuenca qui reprend un centre en retrait mal jugé par Niță. Trop tard cependant pour égaliser. En ratant de belles occasions dans ce match, l’Hapoël Be’er Sheva fait la mauvaise opération du soir. Au contraire du FCSB.

Car en plus de soigner le faible coefficient UEFA de la Roumanie, le FCSB a fait un grand pas vers la qualification grâce à la victoire de Lugano dans l’autre match. Car oui, si le club de Plzen se montre intraitable en championnat, les protégés de Pavel Vrba, sur la scène européenne, il en est tout autre. Dans une ambiance bien morose et un stade vide, la première mi-temps fut bien triste, les hommes Vrba n’arrivant pas inquiéter les cages adverses. Dixième au classement, Lugano n’est pas vraiment à la fête durant cette première moitié de saison, mais l’Europa League est belle et sait cicatriser quelques plaies le temps d’une soirée. Une soirée folle débutant à la soixantième minute de jeu suite à une belle action collective suisse parfaitement conclue par Bottani d’une balle piquée venant tromper Hruška. Un homme en forme qui, cinq minutes plus tard, vient déposer une galette parfaite pour son compère d’attaque Carlinhos. Seul dans la surface, l’attaquant brésilien de Lugano ne se pose pas de questions et vient conclure d’une magnifique reprise de volée cette action. Deux buts à zéro, les Tchèques plongent tandis que les Suisses, eux, retrouvent le sourire. Si la fin de match continue à être animée avec une succession de buts, c’est bien Lugano qui s’impose dans ce match sur le score de trois buts à deux.

Groupe H : Le BATE se replace

  • BATE Borisov 1-0 Cologne
  • Crvena Zvezda 0-1 Arsenal

Arsenal était attendu de pied ferme par les 52 000 supporters présents au Marakana créant une ambiance survoltée. Dès l’entame de match, les crvno-beli montraient qu’ils n’allaient pas se laisser marcher dessus par les Gunners, jouant à fond. À la 15e minute, Borjan écarte un ballon du pied sauvant son équipe alors qu’il était lui-même battu. Le ton était donné. Les locaux ont poussé avec une tête de Boakye qui toucha les montants de Petr Cech. Les attaques étaient proches de la conclusion pour les deux côtés, mais le tournant du match intervint 10 minutes avant le terme de la rencontre avec l’expulsion de Rodić. Ce dernier écopait d’un second carton jaune pour une faute très peu évidente sur Giroud (d’où le carton jaune surprenant). À 10 contre 11, des espaces se créaient et Giroud en profitait pour marquer un but superbe à la 85e minute. Une retournée digne des plus grands. (1-0, 85e). C’est une défaite difficile à encaisser pour les joueurs de Vlado Milojevic qui ont été au moins aussi bons si ce n’est meilleur à certains moments que leurs homologues.

Fortunes diverses pour les clubs Footballski dans ce groupe H puisque, dans le même temps, le BATE Borisov s’imposait face au FC Cologne. En grande difficulté en Bundesliga, les Allemands réalisent pourtant un très bon début de match. Convaincant, le Effzeh n’est même pas très loin d’ouvrir le score sur une tête de Zoller, mais Denis Scherbitski sort une parade de très grande classe pour empêcher son équipe d’être menée au score. C’est d’ailleurs plus ou moins la seule action dangereuse que le gardien international espoir biélorusse devra sortir, car si les joueurs de Peter Stöger sont dominateurs et gênent considérablement leurs adversaires, ils n’en sont pas moins maladroits, preuve d’un manque de confiance important.

Un problème de confiance qui se voit également à la 55e minute. Sur un ballon anodin, la défense allemande cafouille et laisse à Alexey Rios le soin de battre Timo Horn. L’international biélorusse d’origine péruvienne est récompensé de sa régularité cette saison au poste de latéral droit. Le BATE fait ensuite ce qu’il sait faire de mieux, jouer en contre. Cologne est trop maladroit devant les deux pour pouvoir égaliser et ce sont Mikhail Gordeychuk et Maxim Volodko qui seront les plus près de marquer le deuxième but du match, manquant deux grosses occasions de plier la rencontre. Une victoire importante pour le BATE, qui se replace à égalité de point avec Crvena Zvezda derrière le leader Arsenal.

Groupe I : Salzburg en pôle

  • Olympique de Marseille 2-1 Vitoria Guimaraes
  • Konyaspor 0-2 RB Salzburg

Seul leader du groupe I après deux journées, le RB Salzbourg pouvait prendre une nette option sur la qualification. Il se déplaçait sur le terrain de Konyaspor, deuxième à égalité avec Marseille un point derrière le club autrichien.

Les hommes de Marco Rose se présentaient dans leur 4-4-2 habituel avec quasiment la même équipe que celle qui avait battu l’OM avant la trêve internationale. Un seul changement été opéré : Hannes Wolf, aligné en attaque face aux Phocéens, reculait d’un cran à la place de Schlager pour laisser sa place aux avant-postes à Gulbrandsen.
Un choix payant puisque cinq minutes suffisaient à l’attaquant norvégien pour ouvrir le score en terre turque. À la suite d’un corner, Ulmer était bien lancé en profondeur avant de centrer en retrait. Dabbur se manquait, mais Gulbrandsen, qui avait bien suivi, battait Serkan Kırıntılı en renard des surfaces. Ce but donnait le coup d’envoi d’un premier quart d’heure très animé au cours duquel Şahiner, pour Konyaspor (13’) puis Dabbur, pour Salzbourg (15’) manquaient tour à tour le cadre. Il n’y a ensuite que peu à dire sur la suite de la première période qui s’achève sur ce score de 1-0 en faveur des Autrichiens.

La seconde période ne sera pas davantage animée. La victoire du RB Salzbourg, qui semblait inévitable, se confirmera à dix minutes du terme. À l’origine, le gardien de Konyaspor Serkan Kırıntılı manque son contrôle après une passe en retrait mal assurée de Ferhat Öztorun. Pressé par le Japonais Minamino, entré en jeu à la 78e minute, le portier turc perd le ballon et voit son adversaire direct s’en emparer pour servir Moanes Dabbur qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide pour doubler la mise et inscrire le but de la victoire (80’).

2-0, ce sera le score final. Grâce à ce succès, le RB Salzbourg reste solide seul leader du groupe I. S’il n’est plus vraiment menacé par Konyaspor, Salzbourg l’est toujours par l’Olympique de Marseille. Ce dernier l’a emporté face au Vitória Guimarães (2-1) grâce à des buts de Ocampos (28’) et Lopez (76’) qui ont répondu à l’ouverture du score du club portugais signée Rafael Martins (17’). À l’issue de cette troisième journée, la dernière des matchs aller, le RB Salzbourg compte sept points, l’OM six, Konyaspor trois et le Vitória Guimarães un.

Groupe J : Luhansk à l’assaut des Berlinois

  • Zorya Luhansk 2-1 Hertha
  • Östersunds 2-2 Athletic

Lorsque le Zorya était battu à domicile par Östersunds à la première journée, beaucoup pensaient que les espoirs de qualification étaient enterrés. Après deux autres matchs, les Ukrainiens ont renversé la situation et sont désormais en position de force. Lors du deuxième jour, le Zorya était allé s’imposer à la surprise générale en Espagne contre Bilbao. Il fallait désormais confirmer, d’autant plus que Luhansk était revenu sur une dynamique positive dans le championnat domestique. En cas de victoire, le Zorya pouvait se rapprocher d’un palier historique : une qualification pour la suite de la C3.

À la 42e minute, le Zorya bénéficia d’un coup franc. C’était Silas s’en occupa. Le ballon se trouva alors un chemin en plein dans le mur entre deux défenseurs, le traversant. Le gardien allemand fut trop court et ne put rattraper. Ouverture du score du Zorya au meilleur des moments possibles : juste avant la mi-temps (1-0, 42′).

En deuxième mi-temps, le Hertha Berlin était sur la réaction. Une dizaine de minutes après la mi-temps, Selke surgit dans la surface sur coup franc et reprit le ballon de la tête. C’était dedans et les Allemands revinrent à égalité (1-1, 56′). La réaction du Zorya ne se fit pas attendre, mais la concrétisation, elle, tardait jusqu’à l’approche des dix dernières minutes. Karavayev s’élança sur le flanc droit et entra dans la surface. Il effectua une passe en retrait. Celle-ci était à destination de Svatok qui, imitant Drogba, plaça son pied en arrière et l’orienta de sorte que le ballon fut expédié dans le filet (2-1, 79′).

C’est ainsi que le Zorya Luhansk porta son deuxième coup fort dans la compétition après sa victoire-surprise contre l’Athletic Bilbao. Le club ukrainien se débrouille merveilleusement bien malgré le fait de disputer son match européen dans le stade de Lviv, soit bien plus loin que le Dnipro à Kiev. Avec ce second résultat, le Zorya est deuxième de son groupe à seulement une longueur de retard d’Östersunds et à quatre longueurs d’avance sur son premier poursuivant qu’est Bilbao qui a arraché un match nul de justesse en Suède (2-2). Le Hertha Berlin est dernier avec un seul point. À noter que la victoire du Zorya a permis à l’Ukraine de reprendre la huitième place à une Belgique en pleine déprime. Cette position lui permet d’avoir son champion dans le chapeau des têtes de série au tirage au sort de la phase de groupes de la Ligue des Champions à condition que le tenant du titre provienne d’un des sept meilleurs championnats (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie, France, Russie ou Portugal) et ait été couronné en championnat domestique.

Groupe L : Le Zénit s’envole

  • Vardar 0-6 Real Sociedad
  • Zenit 3-1 Rosenborg

La venue de Bentdner à la Zenit Arena hier soir avait beaucoup fait réagir en Russie. Au final, une défaite et trois buts encaissés. Un triplé signé de l’Argentin Rigoni qui revient bien après avoir fait ses premiers pas avec la sélection argentine la semaine passée. Côté Rosenborg, c’est Helland qui a réduit la marque en toute fin de rencontre. Avant le choc face au CSKA dimanche après-midi, le Zenit engrange donc trois nouveaux points et reste leader de son groupe. En contrôle donc les hommes de Mancini pour le moment. Dans l’autre match de ce groupe, la Real Sociedad a atomisé le Vardar Skopje six à zéro. L’homme du match est forcément Willian José, auteur d’un quadruplé. Avec cette victoire, le club espagnol se positionne en seconde place et s’affirme comme un sérieux concurrent au Zenit pour la première place de ce groupe. La défaite de Rosenborg en Russie est donc bénéfique pour la Real Sociedad qui prend trois longueurs d’avance.

La rédaction de Footballski


Image à la une : © JOSE JORDAN / AFP

Ligue Europa 2017-2018 – 3ème journée
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La Syldavie gagnera la Coupe du Monde 2018. Folie sur la PMAN.

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