Ligue Europa 2017-2018 – 2ème journée

Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 29 septembre 2017

Oh ! Qu’on l’attendait impatiemment, ce jeudi soir… Après un retour aux championnats nationaux et aux charmes des coupes nationales, après des polémiques ridicules autour du petit cercle blanc des surfaces de réparation et après deux soirs européens faméliques pour nos contrées, voici revenue la tendre, la belle, la gracieuse Ligue Europa 2017-2018 qui, une nouvelle fois, a rassasié notre faim de football champagne ! Retour sur les matchs Footballski de cette deuxième journée !

Groupe A : on se quitte en bons amis

  • Maccabi 0-0 Villarreal
  • FC Astana 1-1 Slavia Prague

Après sa défaite inaugurale contre Villareal, Astana devait gagner malgré l’opposition adverse, de qualité. Alors qu’il fait froid à Astana et que les premiers flocons de neige sont déjà tombés plus tôt dans la semaine, les premières minutes du match sont peu intéressantes malgré le tempo assez élevé. Le Slavia décide assez rapidement de laisser le ballon à Astana pour procéder par contres et ne pas s’exposer à la vitesse kazakhe, notamment celle du duo Kabananga-Twumasi. Avec réussite, puisque le Slavia réussit à mener 1-0 grâce à une belle tête de Ngadeu sur un coup-franc brossé. Patrick Twumasi mène la révolte avec un coup-franc arrêté d’une parade de haut vol. Sykora et Stoch sont les deux hommes dangereux côté Slavia, qui passe pas loin d’enfoncer les Kazakhs dans une lourde déprime. Une barre et un face à face manqué, notamment, coûtent cher aux Tchèques. Pourquoi ? Car Junior Kabananga, d’une lourde frappe aux 25 mètres, trouve les gants du gardien qui ne peut que repousser sur Marin Tomasov, qui conclut de près.

La fin du match est comme le début, avec une possession kazakhe. Tomasov, en pleine confiance, donne bien du mal aux défenseurs adverses. Finalement, le gardien d’Astana Nenad Eric réalise une ultime parade sur un contre du Slavia. Un match nul assez logique finalement, au vu de la physionomie du match. Ce qui arrange le Slavia, mais pas tellement Astana qui n’a qu’un petit point au compteur après deux journées.

Groupe B : un Dynamo renversant

  • Partizan 2-3 Dynamo Kiev
  • Skënderbeu 1-1 Young Boys Berne

Le Partizan se met en avant le premier dans cette rencontre à huis clos avec un très bon travail sur les côtés, généralement le point faible des Ukrainiens. Le Dynamo se procure pourtant la meilleure occasion avec un face à face perdu par Derlis Gonzalez, seul dans la surface adverse face à Vladimir Stojkovic. Un mauvais contrôle du paraguayen suffit au portier du Partizan pour jaillir dans ses pieds et repousser le danger. C’est finalement le Partizan qui trouve les filets en premier avec l’ouverture du score d’Ozegovic peu après la demi-heure de jeu. Le Serbe profite d’une percée de Léandro Tawamba qui, lancé sur le côté droit, se débarrasse de Domagoj Vida au physique avant de servir en retrait son coéquipier. A peine le temps de respirer que le Camerounais Tawamba enfonce le clou avec une percée plein centre au milieu d’une défense ukrainienne absente.

Le Dynamo revient dans la partie sur un penalty de Junior Moraes peu après la reprise, faisant suite à une faute de main d’Ostojic dans la surface. Kiev inverse totalement la dynamique dans cette seconde période pour s’offrir dans un premier temps l’égalisation à la 68e, par Vitaly Buyalskiy sur un service parfait d’Artem Besedin, bien lancé sur la droite. Le Partizan n’en finit plus de subir et voit même le Dynamo Kiev inscrire un troisième but par Junior Moraes, profitant d’une frappe renvoyée sur lui par le poteau. Mené encore une fois à la pause, le Dynamo aura su renverser une nouvelle fois la vapeur pour s’imposer et consolider sa première place dans le groupe B.

Dans la seconde rencontre, les Albanais de Skënderbeu ont tenu tête aux Bernois avec un but du Gambien Ali Sowe, 1-1 au final.

Groupe C : Ludogorets douche Hoffenheim

  • Ludogorets 2-1 Hoffenheim
  • Braga 2-1 Istanbul BB

Ludogorets accueillait Hoffenheim dans le cadre de cette deuxième journée de phase de groupe de la Ligue Europa. Ludogorets n’avait pas réussi à faire la différence contre Medipol Basaksehir lors du premier match et devait engranger des points à domicile face à Hoffenheim, défait face à Braga lors du premier match.

Et ça commence mal pour les Bulgares qui encaissent d’entrée un but à la suite d’une perte de balle de la défense. Hoffenheim, réaliste, conclut l’action grâce à Kaderabek. Ludogorets tente de revenir au score grâce à sa ligne d’attaque Wanderson, Marcelinho, Lukoki mais les hommes de Dimitrov manquent de réalisme (seulement cinq tirs cadrés sur 14 tirs tentés durant les 90 minutes), comme à la 18e lorsqu’Andrianantenaina se trouve seul devant le gardien mais qu’il envoie le ballon totalement à côté. La vitesse de Lukoki sur le côté droit ne suffit pas à déverrouiller le compteur. La fin de la première période voit les Bulgares pousser mais la frappe de Natael dégagée par le gardien allemand Baumann ne suffit pas (41e). 0-1 à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Bulgares trouvent la faille sur une frappe énorme de Dyakov qui trompe Baumann ! Hoffenheim n’a pas grand chose à se mettre sous la dent, à part à la 66e sur une reprise de Rupp, laissé seul par la défense au deuxième poteau. Mais Broun effectue un arrêt de très grande classe en déviant le ballon au-dessus ! Un arrêt décisif puisque quelques minutes plus tard, Lukoki, sur le côté gauche, reçoit le ballon à l’extérieur de la surface, crochète pour se mettre sur son pied droit et envoie le ballon dans la lucarne opposée ! Superbe but qui donne les trois points à Ludogorets ! 2-1 au terme d’un match globalement maîtrisé par les Bulgares. Grâce à cette victoire, les hommes de Dimitrov sont deuxièmes au classement derrière Braga, leur prochain adversaire.

Dans l’autre match, Braga s’est imposé à domicile face au club turc de Medipol Basaksehir, 2-1. Accrochés durant tout le match, les Portugais ont marqué le but de la victoire à la 90e. Avec 6 points, Braga est seul en tête dans le groupe.

Groupe D : Rijeka passe tout près

  • AEK 2-2 Austria Vienne
  • AC Milan 3-2 Rijeka

Quelle intrigue !

Rijeka était à quelques secondes de prendre un point historique contre le Milan AC, après avoir marqué deux buts pour refaire leur retard dans les six dernières minutes ! Milan prend d’abord l’avantage à la 14e minute quand Andre Silva trouve le cadre après un rush rageur et un crochet bien senti. Rijeka ne démérite pas du tout mais c’est bien Milan qui prend le large suite à un cafouillage lors d’un corner, dont profite Musacchio pour le 2-0.

Trop confortable, Milan se laisse surprendre. Sur un contre, l’ex-joueur de la Juventus, Boadu Maxwell Acosty, sonne la révolte pour Rijeka, à la 84e. Peu importe si le contre face au gardien est chanceux, l’espoir revient s’installer parmi les fans de Rijeka qui se font remarquer en allumant des fumigènes. A la 89e, les Milanais tombent même sur la tête quand un penalty justifié est sifflé pour Rijeka, que Josip Elez transforme en nous faisant trembler. Mais voilà.

La dramatique 94e minute arrive. Fabio Borini, d’une passe lumineuse pour ne pas dire plus, trouve l’adolescent Patrick Cutrone. Ce dernier place son pied à la bonne hauteur et au bon timing pour valider d’un but sensationnel l’offrande de Borini. Montella peut louer le fighting spirit de son équipe. Le grand match de Rijeka en revanche, n’apporte rien comptablement et un sévère zéro point au classement est dur à avaler au petit-déjeuner avec le muesli…

Groupe E : l’Apollon toujours invincible

  • Olympique Lyonnais 1-1 Atalanta
  • Everton 2-2 Apollon Limassol

Ruzomberok avait échoué durant l’été, l’Apollon l’a fait. Face à un Everton il est vrai dans le dur voire aux abois, les Chypriotes ont livré une grosse performance et fait preuve de réalisme avec deux buts pour trois tirs cadrés au total, lors de ce match nul en terre anglaise.

Tout commence parfaitement avec l’ouverture du score d’Adrian, dès la 12e, qui reçoit un centre de Maglica après une erreur monumentale d’Ashley William. Pickford repousse mais le rebond va dans les pieds de l’attaquant espagnol, 0-1 à Goodison Park ! Il n’en faut pas plus pour réveiller la bête. Rooney observe, de loin, et voit Yuste faire n’importe quoi sur le pressing relatif de Ramirez. La légende de Man U entame déjà sa course quand le défenseur espagnol remet la balle de façon hasardeuse à son gardien. Tout le monde est pris de court sauf Rooney qui égalise facilement. Everton ne parvient toutefois pas à prendre l’avantage avant la pause.

Il faut attendre la 67e minute de jeu pour que Vlasic, d’une touche toute croate, donne l’avantage aux siens sur une passe subtile de Sigurdsson. Everton est bien dans son match, pousse pour le troisième mais file de toute façon vers les trois points, tellement les attaques de Limassol restent fébriles. Le carton rouge du Français Roberge, qui s’est pris pour Zidane en essuyant sa semelle sur Calvert-Lewin, renforce les convictions anglaises à la 86e. Mais quoi d’autre qu’un coup franc excentré à deux minutes du terme pour refroidir tout un stade ? Et qui d’autre que Yuste pour mettre l’offrande de Joao Pedro au fond et se racheter de son erreur initiale ? Avec ce match nul 2-2 arraché au forceps, à 10 contre 11, l’Apollon reste dans la course et confirme qu’il sera plus qu’un poil à gratter dans ce groupe E où tout est encore ouvert, même si l’Atalanta a pris une option en ramenant le nul (1-1) de Lyon.

Groupe F : le Lokomotiv lancé vers la qualif’

  • Lokomotiv Moscou 3-0 Zlin
  • Sheriff Tiraspol 0-0 FC Copenhague

Après un match nul obtenu au courage contre Copenhague, les Moscovites avaient à cœur de lancer enfin leur campagne européenne contre Zlín. Les Tchèques sortaient eux aussi d’un match nul, contre les Moldaves du Sheriff Tiraspol. Autant dire que les Cheminots ne font pas dans le détail. Ils sont aidés, il est vrai, par la maladresse du défenseur serbe Gajić, qui donne un pénalty facile au Loko en envoyant son pied dans la figure d’Aleksey Miranchuk dans les premiers instants de la rencontre. Manuel Fernandes ne se fait pas prier pour transformer l’offrande (1-0, 2e). Visiblement pressé, Manuel Fernandes double le score sur l’offensive suivante, menée tambour battant par Eder (2-0, 6e). Dix minutes plus tard, le Portugais profite d’un énième caviar d’Aleksey Miranchuk pour inscrire son coup du chapeau (3-0, 17e). C’est à se demander si les Tchèques avaient préparé ce match. Alors que Manuel Fernandes est l’homme fort du Loko depuis un an, il est constamment laissé démarqué. Le reste du match, le Lokomotiv se contente de gérer son avantage, se compliquant parfois la vie en phase offensive. Peu importe, cette victoire probante permet aux hommes de Yuri Syomin de prendre la première place du groupe F.

Car à Tiraspol, on a eu droit à un Sheriff à deux visages. La première mi-temps voit Copenhague pousser et se créer de nombreuses opportunités alors que seul Jairo a pu un peu se tester dans la défense danoise. Mais après la pause, Copenhague semble tombé dans le piège tendu par Bordin. Une possession stérile, des passes qui n’arrivent pas, peu de mouvements, alors que du côté moldave, les jaillissements se font plus incisifs, les tacles biens sentis et les contre-attaques plus dangereuses. Les occasions les plus nettes sont du côté du Sheriff, mais ni Jairo, ni Mugosa, ni Brezovec ne parviennent à trouver le geste juste ou la dernière passe correcte. La forteresse Sheriff a une nouvelle fois tenu, puisqu’il s’agit du troisième match nul et vierge d’affilée dans cette Ligue Europa ! Mais pour viser la qualification, il faudra marquer. Au final, ce 0-0 fait les affaires du Lokomotiv. A Tiraspol, on a surtout la fâcheuse impression qu’avec un petit brin de réussite, d’expérience supplémentaire voire d’une certaine prise de risque, le Sheriff aurait pu être, ce soir, à la tête d’un 6/6..

Groupe G : carton plein pour le FCSB

  • Viktoria Plzen 3-1 Hapoël Be’er Sheva
  • Lugano 1-2 FCSB

Cinq ans! Le FCSB n’avait plus gagné à l’extérieur en coupe d’Europe depuis cinq longues années! Tout n’a cependant pas été simple en Suisse. Privée de Nedelcu, Alibec, Momcilovic et De Amorim, tous laissés au repos, l’équipe bucarestoise subit en première période. Trop timorés, les joueurs de Dică laissent Lugano jouer, et encaissent logiquement un but de Bottani, bien lancé en profondeur au milieu d’une défense à l’alignement très aléatoire. Pire, les Suisses touchent le poteau de Niță quelques minutes plus tard, et passent tout près de doubler la mise avant la pause. Une mi-temps où Nicolae Dică effectue un changement stratégique : Ovidiu Popescu cède sa place à Dennis Man, qui prend l’aile droite, laissant Teixeira glisser dans l’axe.

Le FCSB est transformé. Auteur d’un superbe début de saison, Man est à l’origine des deux buts de son équipe. En s’arrachant pour sauver une sortie de but, c’est lui qui glisse le ballon en retrait à Budescu, qui des six mètres envoie un boulet de canon juste au-dessus du gardien de Lugano. Huit minutes plus tard à peine, c’est encore lui qui centre au deuxième poteau pour Junior Morais, qui envoie victorieusement le ballon au fond des filets d’une reprise de volée en pleine course. Les Suisses pourront avoir bien des regrets au final. Pour ce poteau en première période, mais également pour ce face à face remporté par Niță en seconde période alors que les deux équipes étaient à 1-1. Mais c’est bien le FCSB qui prend les trois ponts, et se place seul en tête du groupe avec ses deux victoires.

Groupe H : Crvena Zvezda en patron

  • BATE Borisov 2-4 Arsenal
  • Cologne 0-1 Crvena Zvezda

Après un match nul à domicile face au BATE Borisov, l’Etoile Rouge de Belgrade avait à coeur de faire bonne figure pour ce premier match à l’extérieur. L’équipe alignait son 11 traditionnel avec la présence de Babić en défense centrale aux côtés de Damien Le Tallec. Dès le début de la rencontre, les Rouge et Blanc mettent du coeur à l’ouvrage. La première occasion est l’oeuvre de Boakye, pour son un contre un face au gardien, mais il pousse trop son ballon et s’écarte trop. Nous sommes alors à la cinquième minute. La seconde occasion est l’oeuvre de Kanga deux minutes plus tard avec une frappe lointaine qui passe au-dessus des cages d’Horn. L’ouverture du score intervient grâce à Boakye, le leader de l’attaque serbe qui s’impose physiquement dos au but, se retourne et frappe juste à l’extérieur de la surface de réparation (29e, 0-1). Il faut attendre la 57ème minute pour voir la première occasion allemande avec une frappe de Jojić qui trouve le poteau gauche de Bojan. Neuf minutes plus tard, Jojić encore lui, cherche une nouvelle fois à se distinguer (ex-Partizan) et touche une seconde fois la monture des cages. La pression s’accentue sur les cages de Crvena Zvezda et à la 74ème, Bittencourt voit son tir repoussé une troisième fois par les cages. En fin de rencontre, Zvezda plie mais ne rompt pas et s’impose à l’extérieur 0-1, avec une très belle prestation de Damien Le Tallec en défense centrale.

Dans le même temps, le BATE Borisov a offert des buts à Arsenal qui n’en demandait pas tant. Le début de match des joueurs d’Ermakovich est catastrophique. Walcott place une tête à bout portant que Scherbitski ne peut que dévier avant que ce même gardien du BATE rate sa relance pour le deuxième but de l’Anglais. La suite est du même acabit et malgré deux buts, le BATE s’incline 2-4 contre des Anglais qui se placent en tête du groupe.

Groupe I : le RB Salzburg en pôle

  • RB Salzburg 1-0 Olympique de Marseille
  • Konyaspor 2-1 Vitoria Guimaraes

Après un match nul concédé sur le terrain du Vitória Guimarães en ouverture, le RB Salzbourg recevait l’Olympique de Marseille, seul leader du groupe I après son succès face à Konyaspor lors de la première journée. Dans leur 4-4-2 habituel et avec leur équipe-type, les hommes de Marco Rose affrontaient des Phocéens peu concernés. Rudi Garcia avait en effet choisi de se passer d’environ la moitié de ses titulaires habituels pour ce match qui se déroulait devant des tribunes clairsemées.

La première période est plutôt à l’avantage des Marseillais qui, après quelques moments de flottement, prennent le contrôle de la rencontre en excellant notamment à la récupération du ballon. Pour autant, peu d’occasions ressortent de cette domination alors que le RB profite des opportunités qui lui sont offertes pour créer le danger, des opportunités souvent livrées sur un plateau par la défense de l’OM elle-même. Paulo Miranda profite ainsi de la passivité olympienne sur un coup franc de Berisha pour placer une tête bien repoussée par Yohann Pelé (21’) avant que Dabbur ne profite d’une audacieuse tentative de dribble du gardien de l’OM pour subtiliser le ballon à ce dernier sans pour autant réussir à marquer, Adil Rami sauvant sur sa ligne (30’). Marseille ne s’est illustré auparavant que par un contre bien mené mais mal conclu par Florian Thauvin dont le centre est repoussé par la défense autrichienne (15’). À la mi-temps, le score est de 0-0.

La deuxième période est davantage dominée par le RB Salzbourg, à l’image d’un Moanes Dabbur plus présent et plus entreprenant. L’attaquant israélien oblige notamment Pelé à se mettre en valeur : « l’Albatros » réalise une jolie parade pour envoyer une frappe de Dabbur en corner (49’). La réplique marseillaise est signée Florian Thauvin, dont le coup franc à l’entrée de la surface passe de peu à côté du but d’un Alexander Walke archi battu (62’). Ce n’est qu’une simple éclaircie dans le ciel marseillais et de manière logique, le RB Salzbourg finit par ouvrir le score. Servi par Haidara, l’arrière droit Stefan Lainer sert en retrait Moanes Dabbur qui ne laisse aucune chance à Yohann Pelé (73’). Récompensé de ses efforts, Salzbourg se contente ensuite de gérer sans vraiment trembler, sinon sur un ultime rush de Bouna Sarr conclu par une frappe du gauche qui fuit le cadre (88’).

De manière logique, face à un OM peu concerné, le RB Salzbourg s’impose à domicile (1-0). Dans l’autre rencontre du groupe, Konyasport a battu le Vitória Guimarães (2-1). Musa Araz a ouvert le score pour le club turc (24’) avant que le Bosnien Deni Milošević ne double la mise (48’). Le Péruvien Paolo Hurtado réduit la marque à la 74ème minute pour le club portugais. Avec ce résultat, Konyaspor revient à hauteur de Marseille, le duo étant un point derrière le RB Salzbourg, seul leader. Avec un point, le Vitória Guimarães est dernier.

Groupe J : historique Zorya !

  • Athletic 0-1 Zorya Luhansk
  • Östersunds 1-0 Hertha

Sensation ! Quel exploit ! Énorme surprise à Bilbao où le Zorya Luhansk, club de l’est de l’Ukraine basé en plein territoire séparatiste et qui est en pleine difficulté dans ce début de saison, est allé remporter la première victoire de son histoire en phase de groupes de la Ligue Europa en Espagne face au finaliste de l’édition 2012 ! Un résultat sur lequel personne, y compris les Ukrainiens, n’aurait parié un seul sou.

Depuis le début de saison, le Zorya était victime d’un effectif assez renouvelé et d’un manque patent dans la qualité du jeu de passe malgré l’un des jeux les plus offensifs d’Ukraine et de nombreuses prestations prometteuses. Tombé dans un groupe très difficile l’année dernière, Luhansk avait eu beaucoup d’occasions à Old Trafford avant que le futur vainqueur ne marque le but d’une victoire courte. Juste avant, il avait concédé le nul dans le temps additionnel contre Fenerbahçe. Il y a deux semaines, le Zorya avait encore souffert de son défaut principal contre Östersunds.

Mais en cette deuxième journée de Ligue Europa à Bilbao, malgré une grosse domination dans les premières minutes de l’Athletic dont un coin de cadre frappé, les Ukrainiens tiennent bon. Ils commencent à prendre confiance au fur et à mesure que la première mi-temps s’écoule. Juste après un tir lointain de Hrechyshkin arrêté par le gardien espagnol, puis un autre tir contré d’Andriyevskiy, le Zorya ouvre la marque sur un corner de Sukhotskiy (qui sera l’unique des Ukrainiens dans ce match) bien repris de la tête par Kharantin (0-1, 26′). Stupeur dans les tribunes !

L’Athetic Bilbao apparaît très dépendant de ses ailiers. Ses centres sont repris par les défenseurs visiteurs et quand les attaquants réussissent à tirer, c’est le plus souvent hors-cadre. Le gardien Lunin a tout de même réalisé quelques interventions décisives en deuxième mi-temps, notamment sur un face à face que le gardien ukrainien anticipe bien. Le Zorya a quelques petites occasions sur des tirs lointains, mais s’applique avant tout à bien défendre, quitte à ce que cela coûte des avertissements, les visiteurs ayant écopé de quatre cartons jaunes au cours de la partie.

Mais à la fin, ce sont les Ukrainiens qui s’imposent ! Une victoire extrêmement rafraîchissante, tant pour le club que pour un pays en situation difficile, qui restait sur une saison 2016-2017 noire. Le Zorya est entièrement relancé dans ce groupe grâce à ce succès de prestige, le premier de toute l’histoire du club en phase de groupes européenne. Il est deuxième à trois points des Suédois d’Östersunds, qui ont réalisé une autre surprise en venant à bout du Hertha Berlin (1-0).

Groupe L : le Zénit s’envole

  • Rosenborg 3-1 Vardar
  • Zenit 3-1 Real Sociedad

Le Zenit s’est imposé face à la Real Sociedad devant plus de 50 000 spectateurs. Pour ce qui s’annonçait comme le choc de ce groupe, le Zenit a fait la différence encore une fois pour son maître artificier en ce début de saison : Kokorin. Auteur d’un doublé, l’attaquant russe a pesé de tout son poids sur cette deuxième rencontre de ces poules de l’Europa League. L’Argentin Rigoni ouvre la marque très tôt dans la partie d’une frappe limpide des 25 mètres, avant la première banderille de Kokorin qui profite il est vrai d’une sortie complètement loupée de Rulli, pour n’avoir plus qu’à pousser la balle au fond. Llorente réduit le score juste avant la pause. A l’heure de jeu, Ivanovic balance un centre sur la tête de Kokorin qui s’est bien démarqué et qui trucide Rulli pour le 3-1. Le Zenit a remporté ses 7 derniers matches de groupe. Le seul et dernier club à avoir battu le Zenit à domicile reste le Real Madrid (2-1, en 2008).

Dans l’autre match de ce groupe, Rosenborg s’est imposé sur le même score face au Vardar Skopje (3-1). Bendtner avait ouvert le score sur penalty avant que Konradsen double la mise. Le défenseur central Hedenstad alourdissait la marque en inscrivant le troisième but sur un service du talon de Bendtner. Juan Felipe réduisait le score d’un ballon piqué pour le Vardar.

La rédaction de Footballski


Image à la une : © Sokolov / fc-sheriff.com/fr

Ligue Europa 2017-2018 – 2ème journée
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La Syldavie gagnera la Coupe du Monde 2018. Folie sur la PMAN.

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3 Commentaires

  • Pour moi le diminutif correct c’est Steaua, mais depuis quelques temps tout le monde parle de FCSB ce qui ne manque pas de m’interpeller. Est-ce dû à une volonté du club lui-même ? Ou j’ai raté quelque chose ?

    • Salut Tim, en effet la confusion est encore présente chez pas mal de monde, même en Roumanie, mais officiellement le FCSB est le nouveau nom du club dont Gigi Becali est le propriétaire, et qui s’appelait Steaua Bucarest jusqu’à une décision de la Cour Suprême, en 2014. Cette décision confirme que la « marque » Steaua appartient à l’armée, et donc le club de Becali ne pouvait dès lors plus se l’approprier. Cela prend source donc dans le conflit qui oppose l’Armée et Becali depuis plusieurs années.

      Le nom officiel du club de première division est FCSB, il possède un nouveau logo, différent du logo historique du Steaua. La question du palmarès reste encore très confuse. Un nouvel épisode est apparu cet été avec l’entrée en lice, en quatrième division, d’une section football du club CSA Steaua Bucarest, qui est donc l’héritier en quelque sorte du « vrai » Steaua Bucarest.

      Tu trouveras davantage d’informations sur deux de nos articles :
      – « Du Steaua Bucarest au FCSB : Mutation et déchéance du plus grand club roumain » – https://footballski.fr/steaua-bucaresti-fcsb-mutation-decheance-plus-grand-club-roumain
      – « On a vécu le tout premier match du CSA Steaua Bucarest » – https://footballski.fr/on-a-vecu-tout-premier-match-csa-steaua-bucarest

      • Exactement. Les deux clubs se veulent héritier du grand Steaua, question de prestige (et d’opportunités financières).
        Le FCSB n’a pas le droit de se faire appeler Steaua, mais passe outre la décision de Justice. Le CSA Steaua est (légalement) le seul Steaua, mais cette lutte n’est pas prête d’être réglée. Becali ne lâchera pas facilement le morceau.

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