Ligue Europa 2017/20178 – Huitièmes de finale retour

Pierre Vuillemot
Pierre Vuillemot - Publié le 16 mars 2018

Trois sur sept, voici le nombre de clubs qualifiés dans notre zone géographique. Si certains résultats sont logiques, d’autres ont su nous surprendre en bien, à commencer par le CSKA Moscou, tombeur de l’Olympique Lyonnais, à l’extérieur, après s’être incliné au match aller. De quoi, une nouvelle fois, montrer tout l’intérêt de cette Ligue Europa.

Lokomotiv Moscou (RUS) 1-5 Atlético Madrid (ESP)

La double confrontation contre l’Atlético avait tout l’air d’une répétition générale pour le Lokomotiv, promis à la Ligue des champions l’an prochain. Le score cumulé, sans appel (8-1), laisse entrevoir le gouffre qui existe encore entre le Loko et les grands d’Europe.

Encore plus qu’au match aller, les Madrilènes ont été impressionnants de maîtrise, méthodiques dans le pressing, inspirés dans les transmissions et redoutables devant le but. Chaque petite erreur s’est payée cash, à l’image du placement de Lysov sur le 1er but, ou de la sortie fautive de Kochenkov dans les pieds de Griezmann.

Si la défense du Loko remplit parfaitement son rôle en championnat, sur la scène européenne, elle a montré de criantes limites. Les attaquants de l’Atlético se sont fait un plaisir de combiner entre des centraux affolés.

Offensivement, les cheminots n’ont pas été beaucoup plus brillants. Éder, souvent seul en pointe, a fait ce qu’il a pu. Manuel Fernandes et Aleksey Miranchuk, bien tenus par les milieux de l’Atlético, ont été sevrés de ballons. Il a fallu une frappe lointaine de Rybus pour sauver l’honneur. Une bien maigre consolation pour le Loko, dont le parcours européen méritait un épilogue moins cruel.

Dynamo Kiev (UKR) 0-2 Lazio Rome (ITA)

Après un match nul prometteur en Italie, le Dynamo se préparait à défendre ses deux buts à l’extérieur face à une Lazio revancharde. La première grosse alerte ne tarde pas à arriver en début de rencontre avec un Ciro Immobile parfaitement lancé en profondeur qui élimine Denys Boyko d’un crochet avant de voir sa frappe repousser en catastrophe par Tamas Kadar quasiment sur sa ligne.

Très offensive depuis le début de match, la Lazio ouvre le score avant la demi-heure par Lucas Leiva de la tête à la réception d’un corner de Luis Alberto. L’ancien milieu de Liverpool profite d’un marquage bien laxiste de Volodymyr Shepelev et d’une sortie aérienne hasardeuse de Boyko. Le portier du Dynamo se rattrape quelque peu avant la pause en empêchant le 2 à 0 sur une nouvelle percé d’Immobile dans le dos de la défense.

Obligé de marquer désormais, le Dynamo va réagir, au moins dans l’attitude, en seconde période pour se créer quelques situations dangereuses, notamment des frappes de Viktor Tsygankov et Derlis Gonzalez frôlant la barre transversale romaine.

Bousculée, la Lazio répond une nouvelle fois sur coup de pied arrêté avec un but de Stefan De Vrij du bout du pied après une déviation sur corner de Felipe Caicedo. Deux corners deux buts.
En manque d’efficacité dans le dernier geste, le Dynamo s’incline donc dans ces huitièmes de finale de C3 sur un score cumulé de 4-2.

Zenit Saint-Petersburg (RUS) 1-1 RB Leipzig (ALL)

Défait à l’aller, le Zenit recevait le RB Leipzig avec la ferme ambition de revenir dans la partie et se qualifier pour la suite de la qualification. Malheureusement pour les hommes de Mancini, le sort semble s’être quelque peu acharné sur eux tandis que de vieux démons sont, eux, toujours présents. À commencer par cette blessure de Kokorin dès le début du match, une blessure grave dont le diagnostic confirme une rupture des ligaments croisés du genou droit. Et puis ? Un but. Allemand. Sur un magnifique appel dans la surface de réparation, le jeune attaquant français Jean-Kévin Augustin, dans un enchaînement parfait plein de vitesse et de justesse, ajuste Lunev et ouvre le score pour le RB. Si le Zenit accumule les occasions, rien n’y fait, Peter Gulacsi tient la baraque est-allemande … jusqu’à cette 45e minute et un coup de pied rageur signé Driussi. La seconde période, elle, n’est qu’une suite d’occasions manquées pour les Russes qui pourront toujours se réjouir de voir Lunev remporter son duel, sur penalty, face à Timo Werner.

Viktoria Plzen (CZE) 2-1 Sporting Club Portugal (POR)

Alors que le match aller avait montré une grande différence de niveau entre le Viktoria Plzen et le Sporting Club Portugal, voilà que ce match retour, en Tchéquie, a bien failli jouer des tours aux Portugais, la faute à Pavel Vrba jouant de malice et d’ingéniosité. Pourtant, au commencement, le doute était permis dans les choix du tacticien tchèque : meilleur buteur du club, Krmenčík laisse sa place de titulaire au vétéran slovaque Bakoš tandis qu’Hejda doit, lui, rester sur le banc pour cause de santé.

Ces choix assumés deviennent rapidement payants avec une ouverture du score rapide, dès la première occasion, par l’intermédiaire de Marek Bakoš. En bon renard des surfaces, le Slovaque redresse parfaitement un ballon de la tête sur une passe signée Kovařík. « Dès la première occasion dangereuse, nous avons réussi à marquer, cela nous a encouragés, tout le monde a pensé à des choses positives. » déclare ainsi l’intéressé durant les traditionnelles conférences d’après match.

Et pour cause, le Viktoria Plzen est au début de l’un de ses meilleurs matchs européens. Tout y est, vitesse, technique, justesse, hargne et volonté ; les joueurs de Vrba galopent, taclent, tentent et réussissent la plupart de leurs gestes. Si le Sporting ne lâche pas l’affaire et arrive se créer quelques occasions, notamment par l’intermédiaire de Ruiz et Bruno Fernandes, les Tchèques sont, à la surprise générale, séduisants et dominateurs. Au point de lancer une vague d’espoir dans les travées de la Doosan Arena.

Des espoirs se matérialisant après la 65e minute de jeu, quand les supporters locaux ont le plaisir de contempler Marek Bakoš, toujours lui, conclure une action signée Havel. Tout est alors à refaire pour le Sporting tandis que les actions s’enchaînent des deux côtés. Et ce jusqu’à la dernière minute du temps réglementaire avec une faute dans la surface de réparation du Viktoria Plzen sur l’attaquant Bast Dost. Mais rien n’y fait, Hruska sauve et envoi son club en prolongation. Des prolongations malheureusement qui voient finalement le Sporting l’emporter après un dernier but, sur corner, signé Battaglia. Qu’importe, ce Viktoria Plzen nous a fait plaisir.

Olympique Lyonnais (FRA) 2-3 CSKA Moscou (RUS)

Auteur d’un match aller terne, mais victorieux, l’Olympique Lyonnais recevait le CSKA Moscou en ballottage favorable. Mais Bruno Genesio n’est pas Viktor Goncharenko et le jeu, les Moscovites savent le faire. Ainsi, malgré une première occasion signée Memphis Depay pour l’OL, c’est bien le CSKA qui se met en valeur, obtenant la possession et décrochant ci et là quelques frappes dangereuses par l’intermédiaire de Kuchaev ou encore Musa. Et puis, il y a Golovin. Soyeux milieu de terrain possédant déjà une belle réputation, le jeune homme vient punir l’Olympique Lyonnais et son gardien Anthony Lopes d’une frappe enroulée se logeant dans la lucarne du portier portugais. Un à zéro, le CSKA est lancé.

Si le début de la seconde mi-temps est marqué par une erreur arbitrale permettant à l’OL d’égaliser sur un but de Cornet, c’est bien le CSKA Moscou qui se montre une nouvelle dangereux et vient tromper, quelques minutes après l’égalisation, une seconde fois Anthony Lopes grâce à un but de Musa. Pendant que la défense lyonnaise se montre fébrile face aux attaques moscovites, les hommes de Goncharenko continuent le show grâce notamment à son meneur de jeu maison : Golovin. Intenable, le grand espoir du football russe délivre une passe décisive pour son compère du milieu, Pontus Wernbloom, qui, du plat du pied, vient aggraver le score. Trois buts à un, la messe est dite et le but de Mariano Diaz à la soixante-dixième minute de jeu n’y change rien.

RB Salzburg (AUT) 0-0 Borussia Dortmund (ALL)

En voyage en terre autrichienne, le Borussia Dortmund savait ce qu’il avait à faire pour espérer une qualification après sa piètre prestation du match aller. Autant le dire, ce match retour fut très compliqué pour les Allemands tant la domination du club de Salzburg fut nette. Enchaînant les occasions, le RB profite des errances défensives de la charnière Sokratis – Zagadou pour s’offrir de nombreuses occasions de but. Si ces dernières ne terminent jamais au fond des filets de Bürki, le RB Salzburg mérite amplement sa qualification.

Le tirage des quarts

La rédaction de Footballski


Image à la une : Vitaliy Belousov / Sputnik via AFP Photos

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